24 mars

Publié le par echosdelabastide

Sainte Catherine de Suède Fille de sainte Brigitte, moniale à Vadstena (+ 1381)

Elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson. Elevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le jeune noble qu'on lui destine, Edgar Lydersson qui est un invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement. D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui cause bien des complications en Italie. A plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentent de l'enlever. Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'abbesse. Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les brigittines et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.
Les femmes qui craignent d’accoucher prématurément adressent des prières à Sainte-Catherine de Suède.


Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/03/22/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_de_Su%C3%A8de
http://www.magnificat.ca/cal/fran/03-22.htm



Saint Aldemar Diacre à l'abbaye du mont Cassin (10ème s.)
D'abord moine au Mont-Cassin, il fut plus tard nommé abbé de Saint-Laurent de Capoue. Il fonda ensuite plusieurs autres monastères dans le diocèse de Chieti qu'il évangélisa. Il est considéré comme un grand ami des animaux, au même titre que saint François.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont-Cassin

Autre biographie:
Moine du Mont-Cassin, prêtre et confesseur au monastère de Capoue, maison fondée par la princesse Aloara. Lorsqu’éclate un conflit entre la princesse et l’abbé supérieur d’Aldemar, celui-ci décide de partir. Quelque temps après, il fonde le monastère de Bocchignano, dans les Abruzzes, qui devient la maison-mère de plusieurs autres maisons (+ vers 1080).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Capoue



Saint Artémon, Evêque de Seleucie

Saint Artémon naquit dans une famille noble de la ville de Séleucie. en Pisidie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pisidie
Lorsqu'au cours de ses missions, le Saint Apôtre Paul fit halte dans cette cité pour y prêcher la Bonne Nouvelle, Artémon s'attacha à lui de tout son cur et, négligeant toute attache et toute autre préoccupation, il décida de se joindre aux disciples de l'Apôtre. Comme Paul s'embarquait pour Chypre (Actes 13:4), il le suivit et endura avec lui de nombreux périls, en vue d'annoncer à tous les hommes le Salut. Quand l'Apôtre fut mis en prison et enchaîné, il fut enchaîné avec lui, et c'est avec joie qu'il souffrit avec lui persécutions et flagellations, complétant en son corps ce qui manquait à la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ (cf. Col. 1:24). Quand il eut atteint la pleine stature de la plénitude du Christ, il fut désigné par l'Apôtre comme Evêque de sa patrie, Séleucie. Le bienheureux Artémon fut dès lors le protecteur des veuves, le père des orphelins, le havre de salut pour tous ceux qui étaient en péril, le médecin des âmes et des corps, le toit des sans-toit, se faisant tout polir toits, à l'exemple de son maître Saint Paul (cf. 1 Cor. 9:22). Il prenait un soin tout particulier pour l'éducation de son clergé, et célébrait chaque jour la Sainte Liturgie devant son troupeau spirituel rassemblé. Il avait en effet convaincu ses fidèles que les fêtes elles-mêmes sont sans joie pour ceux qui ne se soucient pas de leur âme; mais pour les amis de la vertu, il est normal que chaque jour devienne une fête et comme un dimanche ininterrompu.
Ayant ainsi orné son Eglise de ses vertus et de ses Enseignements Apostoliques, Saint Artémon remit son âme au Seigneur dans un âge très avancé, recevant pour récompense de ses labeurs les biens éternels et le Royaume des cieux, préparés par Dieu pour Ses Saints depuis la création du monde.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars24.html



Saint Bernulf (9ème s.)
Martyr à Asti dans le Piémont lors de l'invasion des Sarrasins. Il est le patron de la ville de Mondovi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Asti
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mondovi_(Italie)



Bienheureuse Berthe (+ 1163)
Née à Florence dans la famille des Alberti, elle entra au monastère bénédictin de Vallombreuse à Florence. Envoyée comme abbesse à Cavriglia, c'est de là qu'elle s'en fut vers le ciel.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alberti_(famille)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Vallombrosa
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cavriglia



Saint Caimin (+ 653)
Irlandais, il se fit reclus dans l'île d'Inis Cealtra. Mais sa réputation de sainteté lui attira beaucoup de disciples et il dut fonder un monastère dans l'île des Sept-Eglises. Nous avons encore aujourd'hui les fragments d'un psautier qu'il aurait copié de sa main. SAINT CAIRLON (6ème s.) Une vie admirable, puisqu'il fut ressuscité par le saint abbé irlandais Dagée qui se mit plus tard sous sa direction spirituelle.



Saint Denys et ses compagnons martyrs, Timolaüs, Romulus, Paësis et Alexandre (+ 303)
Les saints martyrs Timolaus, Denis, sous-diacre, Pauside, Romulus, Alexandre et un autre Alexandre ne voulaient pas qu'on ignore le fait qu'ils étaient disciples de Jésus-Christ et, volontairement, durant la persécution de Dioclétien, ils se présentèrent les mains liées, devant le préfet Urbain, à Césarée de Palestine, en criant qu’ils étaient chrétiens. Le préfet les fit mettre en prison, où ils furent rejoints par deux autres chrétiens : Agapios et un autre Denis. Le même jour ils eurent la tête tranchée et par leur mort, ils méritèrent la couronne de vie.



Bienheureux Didace (+ 1801)
ou Diego.
Originaire de Cadiz, il rejoint les Capucins à Séville et, devenu prêtre, il parcourt l'Espagne pour prêcher, en particulier l'Andalousie dont il est appelé l'apôtre. Il passait de longues heures au confessional pour réconcilier avec Dieu les pécheurs qui avaient été transformés par sa parole et par la grâce. Il a été béatifié en 1894.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Didace



Saint Donard (+ 500)
ou Domangard. Irlandais, contemporain de saint Patrick, il vécut en ermite sur une montagne qui prit son nom, Slieve-Donard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Slieve_Donard



Sainte Hildelite, Abbesse de Barking (+ 720)
Comme cette princesse anglaise ne trouvait point de couvents pour femmes, car ils y étaient inexistants dans son pays à cette époque, elle passa la Manche pour se faire moniale en France. Le roi des Anglais ayant donné de quoi bâtir un monastère à sa soeur Ethelburge, saint Hildelite revint en Angleterre pour y entrer et elle y succéda à Ethelburge comme abbesse.



Saint Latin de Brescia (+ 115)
Flavius Latin succéda à saint Viateur comme évêque de Brescia en Italie du Nord, de 84 à sa mort qui eut lieu dans la prison où il était torturé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brescia



Saint Macartin (+ 505)
L'un des innombrables compagnons de saint Patrick qui l'aurait consacré évêque de Clogher.



Bienheureuse Marie Karlowska Fondatrice des Soeurs du Bon Pasteur (+ 1935)
Née en 1865, à Kartowo en Pologne, elle eut dès sa jeunesse une grande dévotion au Sacré-Coeur de Jésus. Elle se sentait devoir être l'instrument de l'annonce de l'Evangile et, pour cela, elle s'occupait des pauvres, des malades et des jeunes femmes de sa région. Jean Paul II l'a surnommée: "Un bon Samaritain." Elle fonda l'Institut des Soeurs du Bon Pasteur et s'établit en Poméranie, à Plock. Elle répétait souvent: "Rendre le Christ plus visible que nous-mêmes."
Béatifiée le 6 juin 1997 à Zakopane (Pologne) par Jean Paul II.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plock



Saint Parthenios (+ 1657)
Patriarche de Constantinople. Il fut accusé d'avoir préparé un soulèvement contre l'Empire Ottoman avec le prince de Valachie. En fait, il lui demandait une aide financière. Dans le même temps, il fut dénoncé par les Tatares, parce qu'il était honoré chez les Cosaques du Sud de la Russie. Il fut condamné à être pendu publiquement par le Grand Vizir de Constantinople, malgré les preuves d'innocence qu'il lui apportait.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarche_de_Constantinople



Saint Pigmène (+ 362)
Ami de Ste-Viviane, Prêtre romain, il fut jeté dans le Tibre sous l'empereur Julien l'Apostat.



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Walter Hilton di Thurgarton (+1396), chanoine augustin, mystique ; Oscar Romero, archevêque de San Salvador, martyr (Voir ci-dessous)

Coptes et Ethiopiens (15 baramhät/maggaäbit) : Sara de la Thébaïde (IV-Ve s.), recluse (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Veit Dietrich (+1549), théologien à Nuremberg

Maronites : Artémon de Séleucie (Ier s.), évêque

Orthodoxes et gréco-catholiques : Vigile de l’Evangélisation de la très sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie ; Artémon, évêque de Séleucie ; Alexis de Goloseevo (+1917), moine (Église ukrainienne)

Vieux catholiques : Gabriel, archange




OSCAR ARNULFO ROMERO (1917-1980) pasteur et martyr

Romero dans une peinture mural de l'Université de Droit du Salvador.

San Salvador, 24 mars 1980 : à 18h30, au cours de l’eucharistie qu’il est en train de célébrer, Oscar Romero, archevêque de la capitale, s’effondre, tué par un sicaire.
Né à Ciudad Barrios, d’une famille de sang mêlé, il avait mûri sa vocation presbytérale après avoir pratiqué le travail de menuisier dans le bourg où il avait grandi.
Pendant la seconde guerre mondiale, il fit ses études à Rome, puis rentra dans sa patrie, où lui furent confiées des charges de toujours plus grande responsabilité dans l’Église du Salvador.
A la mort de l’archevêque Luis Cháver y Gonzales, grand défenseur des pauvres et des opprimés, l’archidiocèse du Salvador était déchiré par de profondes divisions : Romero fut désigné comme successeur de Cháver, pour la satisfaction générale des secteurs conservateurs de la société, qui le considéraient porteur d’une spiritualité inoffensive et désincarnée.
Mais dans la dramatique situation politique et sociale de son pays, monseigneur Romero se mit à dénoncer avec force les injustices et les violences subies par les paysans et les pauvres du Salvador, en confrontant courageusement la réalité quotidienne avec l’Évangile et ses exigences.
Promoteur du dialogue et de la réconciliation au sein de l’Église et du pays, durant les trois années de son épiscopat dans la capitale, sa popularité s’accrût considérablement ; mais avec la faveur des pauvres, il s’attira aussi l’hostilité des puissants et d’une partie de la hiérarchie catholique dans son pays.
Fidèle à sa devise épiscopale : « sentir avec l’Église », Romero se sacrifia jusqu’au don de sa vie pour promouvoir une profonde conversion du corps ecclésial, unique voie capable d’habiliter l’Église elle-même à dénoncer la face obscure du monde.

Lecture

Dieu en Christ vit tout proche de nous. Et le Christ nous a donné un précepte : « J’avais faim et tu m’as donné à manger ». Là où se trouve un affamé, le Christ est tout proche de nous. « J’avais soif et tu m’as donné à boire » : quand quelqu’un frappe à ta porte et te demande de l’eau, c’est le Christ, si tu le regardes avec foi. Et du malade qui mendie une visite, Christ te dit : « J’étais infirme et tu es venu me visiter ».
Et le Christ est dans celui qui est incarcéré. Que de gens aujourd’hui ont honte de se porter témoins pour des personnes innocentes ! Quelle peur a été semée dans notre peuple quand les amis trahissent leurs amis dès qu’ils les voient tomber en disgrâce !
Si nous étions conscients que c’est le Christ l’homme dans le besoin, l’homme qu’on torture, l’homme qu’on met en prison, l’homme que l’on tue, lui dans chaque figure humaine indignement piétinée le long de nos routes, nous découvririons ce Christ piétiné comme une pièce d’or qu’on recueille avec soin, qu’on baise et nous n’aurions certainement pas honte de lui.

Oscar Arnulfo Romero, paroles prononcées le 16 mars 1980




PAUL–IRENÉE COUTURIER (1881-1953)prêtre et témoin de l’œcuménisme

En 1953, s’éteint à Lyon Paul-Irénée Couturier, prêtre catholique, dont la vie est un témoignage incontestable et sincère de cet oecuménisme auquel, grâce à lui aussi, l’Église catholique s’ouvrira au cours de Vatican II.
Paul Couturier était né à Lyon en 1881. Après une solide formation scientifique, il entra au séminaire et fut ordonné prêtre. A 39 ans, il fit une expérience déterminante : mû par le désir de soulager les souffrances des immigrés russes dans le pays lyonnais, il en connut la vie et la foi, et se convainquit de la profonde unité qui existait déjà avec les chrétiens d’Orient.
Il approfondit sa connaissance du christianisme orthodoxe et arriva à Chevetogne, où il fut profondément touché par les écrits du cardinal Mercier et de dom Lambert Beaudoin. C’est ainsi qu’il donna vie à ce qui allait devenir la « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens », dans la conviction que le cœur de l’œcuménisme était la prière même de Jésus : « Que tous soient un ».
Paul Couturier fut aussi à l’origine du Groupe des Dombes, né pour promouvoir une meilleure connaissance entre catholiques et protestants français. Il constitua un impressionnant réseau de rapports épistolaires : moyen pour lui de tisser la trame indispensable d’amitié et d’estime entre chrétiens et de poser les fondements des grands dialogues oecuméniques.
A sa mort, les messages de condoléances adressés à l’évêque de Lyon de la part de toutes les Églises chrétiennes témoignèrent de la reconnaissance unanime pour l’engagement évangélique d’un homme qui avait su donner une âme à l’œcuménisme .

Lecture

Chaque génération est appelée à se poser de nouveau la question : que faites-vous pour guérir le corps brisé du Christ ? Depuis bien longtemps, depuis des siècles, la charité, lien de l’unité, s’est effilochée. L’unité a été brisée, les chrétiens ont été séparés par la blessure du péché. Et les divisions persistent parce que la charité, dans les cœurs , est encore froide.
La charité retrouvera sa flamme, sa flamme de chaleur lumineuse, dans la douleur, dans l’humilité, dans la pénitence, dans la prière, dans la supplication, dans l’ardeur et dans la persévérance de la prière. La prière, comme dit Kierkegaard, est un combat avec Dieu en qui on triomphe grâce à la force même de Dieu.

Paul-Irénéé Couturier, Opuscules

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Couturier
http://catho60.cef.fr/histoire/temoins/Couturier/Abbe_Couturier.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_Dombes




Dicton du jour :
C'est en mars que le printemps chante,
Et que le rhumatisme augmente.

Publié dans Saints

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