25 mars

Publié le par echosdelabastide

L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR
L'annonciation à la Vierge Marie
La scène nous est bien connue. Dieu propose et attend une réponse. Ce sera "Qu'il me soit fait selon ta parole." Elle devient la Mère de Dieu et du Sauveur avant de devenir, au pied de la croix, la Mère de l'Eglise. Cette fête est d'abord la fête de l'Incarnation puisque Dieu commence en Marie sa vie humaine qui conduira ce minuscule embryon jusqu'à la Croix et la Résurrection, jusqu'à la Gloire de Dieu.
NB: Lorsque, comme en 2005, le 25 mars est le Vendredi saint, la fête de l'annonciation est célébrée le premier jour hors fête, c'est-à-dire le lundi qui suit la semaine de Pâques, le 4 avril.
En 2008, le 25 mars coïncide avec le mardi de Pâques. D’un point de vue liturgique, la semaine qui suit la fête de Pâques ne fait qu’un avec la fête elle-même. Pour cette raison, la fête de l’Annonciation est reportée au 31 mars.

Lecture

Aujourd’hui est révélé le mystère qui est de toute éternité ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme ; en prenant part à ce qui est d’en bas, il nous rend participants des réalités les plus hautes. Adam au commencement fut menteur : il chercha à se faire Dieu, mais n’y réussit pas. A présent, c’est Dieu qui se fait homme pour diviniser Adam.
Que se réjouisse la création et qu’elle exulte la nature : l’archange plein de crainte se tient devant la Vierge, et par sa salutation : « Réjouis-toi ! » il apporte l’annonce joyeuse que notre malheur est fini.
Ô Dieu, toi qui t’es fait homme par ta miséricordieuse compassion, gloire à toi !
Orthros, Liturgie orthodoxe


Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/03/25.php#angelus
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/03/25/index.html
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars25.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Annonciation
http://www.dammarilys.com/comm/myriam.html



Saint Baronce (+ 700)
Après quelques années de mariage, il se retira dans l'abbaye de Saint-Cyran non loin de Nevers. Mais comme saint Dizier, il préféra la vie érémitique. Bien que cachés, ils attirèrent des disciples qui les considérèrent comme des saints, même de leur vivant.



Saint Dismas le Bon Larron qui, en Croix, reconnut Jésus comme le Messie (1er s.)

Le Bon Larron dit Saint Dismas.

Il confessa le Christ sur la croix et, pour cela, il est le premier saint canonisé, "Tu seras avec moi dans le paradis", lui dit le Christ avant de mourir. S'ajoute à ce passage de l'Evangile, une belle légende qui mérite d'être contée. Elle date des tout-premiers temps de l'Eglise. Lors de la fuite en Egypte, deux brigands dévalisèrent la Sainte Famille de son argent et de son âne, mais Dismas intervint et les leur fit restituer, parce que c'étaient des pauvres gens sur la route de l'exil. L'Enfant-Jésus l'en remercia lui promettant qu'il lui revaudrait çà à l'occasion. Dismas continua à être un larron, mais Jésus ne l'oublia pas à la dernière minute.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bon_larron



Sainte Dula (4ème s.)
Elle était l'esclave d'un soldat païen à Nicomédie en Asie Mineure. Il jugeait qu'il avait tous les droits sur elle. Il voulut la violer. Défendant sa chasteté, elle fut tuée par son maître.



Bienheureux Herman de Zahringen (+ 1074)
Il était margrave ou marquis, de Zähringen, près de Fribourg en Brisgau. Il quitta ses richesses et son rang, pour devenir moine de Cluny.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fribourg-en-Brisgau
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Cluny



Saint Hermeland Abbé d'Indre (+ 718)

ou Hermeland ou Herblain. Confesseur. Issu d'une famille noble de Noyon dans la Picardie, il fut élevé à la cour du roi Clotaire III. Puis il entra à l'abbaye de Saint Wandrille. Mis à la tête d'une douzaine de moines, il fonda un foyer de prière dans l'île d'Indre, sur la Loire, non loin de Nantes. Cette île a été submergée par les modifications du cours du fleuve. Une localité conserve cependant sa mémoire : Saint-Herblain-44800
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Wandrille_de_Fontenelle

Autre biographie:
Natif de Noyon, Hermeland travaille d’abord comme échanson royal à la cour de Clotaire III, puis se retire à Fontenelle où il devient moine sous la direction de Saint-Lambert. Après avoir été ordonné prêtre, il est envoyé (avec 12 autres moines) sur l’île d’Aindre, dans l’estuaire de la Loire, pour y fonder une nouvelle abbaye (+ vers 720) Lire sa biographie détaillée sur le site de la commune de Saint Jean de Boiseau .
http://boiseau.free.fr/dossiers/personnages/SaintHermelandpdf.pdf



Saint Humbert Moine à Laon puis à l'abbaye de Maroilles (+ 680)
Moine de l'abbaye de Laon, dans l'Aisne. Sa noble famille pensait qu'il ferait ainsi une bonne carrière dans l'Eglise en devenant un jour évêque. A la mort de ses parents, il revint dans ses domaines, à Mézières sur Oise, pour y régler quelques questions d'héritage. Il y trouva de nombreux esclaves de l'un et l'autre sexe, des lits moelleux et une table excellente, des distractions et des chasses à courre, tant de choses qui lui retirèrent le goût de la vie monastique. Il y passa de nombreuses années, jusqu'au jour où saint Amand l'emmena en pèlerinage à Rome. Il en revint totalement changé. L'abbaye de Laon lui étant fermée, il entra dans celle de Maroilles dont la pauvreté fut bien contnete de trouver sa fortune. Et c'est là qu'il passa ses dernières années dans la pauvreté, la pénitence et la prière.

Autre biographie:
Fils d’une famille de la noblesse de Picardie. Placé au monastère de Laon pour y être éduqué, puis il est élevé au sacerdoce. Lorsque ses parents décèdent, il rentre chez lui pour s’occuper de la succession et fait la connaissance de Saint Saint-Amand, qu’il décide de suivre dans son pèlerinage en Italie. De retour, il se retire au monastère de Marolles (près de Cambrai) qui vient d’être fondé par le comte Rodobert. Selon certaines sources, il aurait été l’abbé de ce monastère (+ 680).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maroilles_(Nord)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Maroilles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Vincent_de_Laon



Bienheureuse Ida (+ 1250)
Originaire de la région de Liège, elle y fut d'abord bénédictine au monastère de Saint-Léonard, puis, première abbesse du monastère cistercien d'Argensolles dans le diocèse de Soissons.



Saint Irénée (+ 304)
Evêque et martyr à Sirmium, l'actuelle Hongrie. Il fut décapité pour sa foi au Christ. Les « acta » de sa mort sont authentiques et très touchants.



Sainte Kennocha (+ 1007)
ou Kyle. Religieuse écossaise, elle était très honorée dans la région de Glasgow. On commence à l'oublier, d'autant que sa vie ne présente que peu d'originalités : elle vécut intégralement le don qu'elle avait fait d'elle-même en entrant dans son monastère.

Autre biographie:
Fille unique d’une riche famille écossaise, elle renonce aux biens matériels pour devenir religieuse au couvent de Fife (+ 1007) Elle est particulièrement vénérée dans la région de Glasgow où elle a la réputation d’accomplir des miracles.



Le Centurion (1er s.)
Il reconnut la divinité du Christ au moment de sa mort sur la croix et, pour cette raison, il aurait été condamné à trouver la mort dans un obscur cachot.



Sainte Lucie Filippini Fondatrice de l'Institut des Maîtresses pieuses (+ 1732)

Née en Toscane, elle rejoindra une de ses amies pour fonder un institut destiné à la formation des jeunes institutrices. Sa vie de dévouement au service de l'Eglise et d'attention aux autres l'ont fait canoniser en 1930.

Autre biographie:
Jeune orpheline native de Corneto, en Toscane. Elle s’illustre très jeune en attirant à elle de nombreuses personnes à qui elle explique le catéchisme. Remarquée par le Cardinal Barbarigo, il la fait conduire dans un couvent de clarisses pour y être instruite. Plus tard, elle s’associe à la bienheureuse Rose Venerini pour former des maîtresses d’école à Montefiascone. Elle consacre la majeure partie de sa vie à fonder des écoles pour les jeunes filles et à œuvrer pour l’amélioration du statut de la femme (1672-1732).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucia_Filippini
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Venerini



Saint Pelage (4ème s.)
Il subit l'exil en Arabie pour avoir défendu l'orthodoxie de la foi aux côtés de saint Basile le Grand.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_P%C3%A9lage
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Basile_le_Grand



Saint Quirin de Tegernsée(+ 269)
Martyr à Rome. Il fut victime de la persécution de l'empereur Claude II. Son corps fut jeté dans le Tibre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Quirin



Saint Richard de Pontoise martyr (+ 1179)
Richard de Pontoise ou de Paris, enfant, prétendu martyr des juifs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pontoise



Saint Tykhon Patriarche de Moscou et de toute la Russie (+ 1925)

Dieu lui confia la charge de l'Eglise Russe dans une période troublée. Il avait suivi le cours des études ecclésiastiques. Son caractère affable et son humilité le firent consacrer évêque à trente-deux ans. D'abord envoyé en Amérique du Nord, il y déploya un grand zèle missionnaire. Evêque de Yaroslav au moment où éclata la Révolution, il fut élu patriarche par le Saint Synode qui rétablissait le patriarcat après sa disparition pendant deux siècles, aboli par Pierre le Grand. Il sut aider son peuple durant cette période où tant de profanations, d'arrestations et d'assassinats ravagèrent l'Eglise. Il prêcha toujours le pardon et la réconciliation, même au moment du schisme de 'l'Eglise vivante'. Arrêté puis libéré, il défendit l'Eglise jusqu'à sa fin prononçant alors ces paroles: "La nuit sera longue, obscure, obscure".
"Homme d’une profonde compassion Tykhon (1865-1925) opta pour la vie monastique. Il fut consacré évêque de Lublin à l’âge de trente-deux ans. Pourvu d’une grande aptitude au dialogue avec les catholiques et les protestants, il projeta des chemins d’unité, qu’il parviendra presque à réaliser avec les anglicans.
Tykhon devint en 1917 métropolite de Moscou et présida le concile de l’Église russe, qui rétablit le titre de patriarche, le conférant à Tykhon lui-même. Bien qu’à l’écart de la politique, il réconforta ses fidèles, membres d’une Église vouée au martyre. Le chemin du patriarche fut un long calvaire."
(source: diocèse de Marseille)
http://marseille.catholique.fr/Octobre

"Le 7 avril (25 mars selon le calendrier julien), le jour de la fête de l'Annonciation, l'Eglise orthodoxe russe commémore la fin de la vie terrestre du patriarche Tikhon de Moscou, décédé ce même jour en 1925 après avoir connu les persécutions et l'emprisonnement. Le patriarche Tikhon a été canonisé comme confesseur de la foi au concile des évêques de l'Eglise orthodoxe russe le 9 octobre 1989."
(Mémoire de saint Tikhon, patriarche de Moscou et confesseur de la foi)

A lire: Bernard Le Caro. Véritable Orthodoxie ou arbitraire?
http://www.diocesedegeneve.net/index.php?option=com_content&task=view&id=96&Itemid=41

"L’Eglise n’a pas été faite pour que ceux qui s’y rassemblent se séparent, mais pour que ceux qui sont séparés s’unissent"
S. Jean Chrysostome


[url]Voir aussi:[/url]
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars25bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tikhon_de_Moscou
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarcat_de_Moscou_et_de_toute_la_Russie



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Annonciation de notre Seigneur à la bienheureuse Vierge Marie

Catholiques d’occident : Annonciation du Seigneur (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (16 baramhät/maggäbit) : Michel Ier (+767) 46e patriarche d’Alexandrie (Église copte-orthodoxe) ; Juste (IIe s.), patriarche d’Alexandrie (Église copte-catholique)

Luthériens : Annonciation à Marie de la naissance du Seigneur ; Ernest le Pieux (+1675), duc de Saxe

Maronites : Annonciation de la Vierge

Orthodoxes et Gréco-catholiques : Evangélisation de la très sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie ; Basile de Poiana Märului (+1767), hésycaste (Église roumaine)

Syro-occidentaux : Annonciation à la Mère de Dieu

Syro-orientaux : Annonciation du Seigneur à la Mère de Dieu (Églises chaldéenne et malabar)

Vieux catholiques : Annonciation à Marie

Publié dans Saints

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