08 mai

Publié le par echosdelabastide

Saint Désiré Evêque de Bourges (+ 550)
Chancelier royal et évêque de Bourges, il fut l'un des plus grands évêques de l'époque mérovingienne qui contribuèrent à tirer la Gaule du chaos où l'avait plongée l'effondrement de l'empire romain et qui lui rendirent une civilisation en la rendant chrétienne. Chancelier, il exerça sa charge de manière à contenter tout le monde. Mais il avait aussi souvent l'envie de quitter cette cour pleine de débauches et de cruautés. Il sut patienter en pensant que d'autres à sa place n'auraient peut-être pas la possibilité d'empêcher tant de mal. Son épiscopat fut aussi marqué par la conciliation et la paix. Il parvint en effet à concilier l'Anjou et le Poitou en guerre et à remettre la paix entre les tribus allemandes prêtes à s'entr'égorger.



Saint Acace Soldat martyr à Byzance (+ 303)
Comme tous les soldats, il dut un jour offrir l'encens à la statue de l'empereur pour témoigner de sa loyauté. Il refusa. Conduit à Byzance, il eut les machoires brisées durant le voyage et souvent flagellé. Il resta fidèle à Jésus Christ et fut décapité dans le quartier du Staurion à Constantinople où une petite église fut construite en son honneur.



Bienheureux Ange de Massaccio martyr (+ 1458)
Le bienheureux Ange de Massaccio passa sa vie au monastère camaldule de Santa Maria di Serra, dans la région des Marches d'Ancône, Italie. C'est à Santa Maria que le bienheureux Ange devint prêtre. Il mourut assassiné par des hérétiques, Fraticelli et Bertolani, pour sa véhémence dans la défense de la foi catholique authentique. Il était en particulier un ardent défenseur de l'observance du dimanche.
Les camaldules ont été fondés par saint Romuald, à Camaldoli, en Toscane.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1352/Saint-Romuald.html
Lire aussi: congrégation camaldule de l'Ordre de saint Benoît, Camaldoli dans l'histoire.
http://www.camaldoli.it/web_fr/ca_storia/ca_storia00.htm



Saint Arsène le Travailleur (4ème s.)
Moine de la Laure des Grottes de Kiev, personne ne le vit dans l'oisiveté.
Ce même jour, les Eglises d'Orient joignent à sa mémoire, saint Arsène le Grand (4ème s.)

père du désert aux mérites étonnants et saint Arsène de Novgorod qui, au 16ème siècle, défendit la ville de Pskov contre les prétentions du tsar Ivan le terrible qui venait de détruire la ville de Novgorod.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai08bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ars%C3%A8ne_de_Sc%C3%A9t%C3%A9



Saint Benoît II Pape (81 ème) de 683 à 685 (+ 685)

Son pontificat fut très bref, un an à peine. Il appartenait à la" schola cantorum" de Rome et il sut faire respecter sa ville. Il aimait les pauvres et eut un gouvernement favorable au petit peuple, distribuant même, sans le contrôle des agents impériaux, des sommes importantes pour la diaconie. Il eut quelque difficulté avec les Eglises nationales d'Espagne et d'Angleterre. Il favorisa l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu contre l'hérésie monothélite.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_II



Bienheureux Bernard du Portugal (+ 1265)
Prêtre sacristain du couvent des dominicains de Santarem au Portugal, il aimait réunir les enfants pour leur faire le catéchisme et leur parler du Christ. Une vie toute simple. La communauté remarqua toutefois que Jésus venait s'entretenir souvent avec frère Bernard.



Saint Boniface IV Pape (67 ème) de 608 à 615 (+ 615)
Il continua fidèlement le pontificat de son maître saint Grégoire le Grand. Il transforma le Panthéon païen en une église et sa maison familiale de Rome en un monastère. Il décida que les moines pouvaient être ordonnés prêtres et exercer pleinement le ministère sacerdotal. Il équilibra les relations pontificales entre les Francs, les Anglais et l'empire germanique. Son culte se répandit grâce au pape Boniface VIII qui avait beaucoup d'admiration pour sa vie et son oeuvre.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1787.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Boniface_IV



Bienheureux Frédéric d'Hirschau Abbé bénédictin (+ 1070)
Calomnié par des moines mal intentionnés de l'abbaye d'Hirschau où il était venu de Suisse avec douze compagnons pour rétablir l'ordre, il se retira à Edesberg où il mourut.



Saint Gibrien ermite (+ v. 515)
venu d’Irlande, avec ses frères et sœurs, pour évangéliser la région de la Marne.
diocèse de Châlons en Champagne
http://catholique-chalons-en-champagne.cef.fr/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gibrien
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gibrien



Saint Guiron (+ 700)
ou Wiron. Evêque régionnaire du Limbourg hollandais. Originaire d'Ecosse, il fut sacré évêque par le pape saint Serge Ier lors d'un de ses pèlerinages romains.



Saint Hellade (+ 387)
Evêque d'Auxerre qui continua avec succès l'oeuvre d'évangélisation entreprise par ses prédecesseurs.



Bienheureuse Itte de Nivelles bénédictine à Nivelles (+ 652)

(Bienheureuse) Ide ou Iduberge. Épouse du bienheureux Pépin de Landen. Elle fonde le double monastère bénédictin de Nivelles dont sa fille Sainte-Gertrude devient l’abbesse et où elle-même se retire lorsqu’elle devient veuve.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_629.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Itta_de_Nivelles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Nivelles



Bienheureuse Marie-Catherine de St Augustin (+ 1668)

Catherine Simon de Longpré naquit à Saint Sauveur le Vicomte en France, mais elle est surtout honorée au Québec. A 11 ans, elle rencontre saint Jean Eudes et elle entre alors quelque temps plus tard chez les moniales augustines hospitalières de la Miséricorde. Elle prend alors le nom religieux de Marie-Catherine de Saint Augustin.
En 1647, elle répond à l'appel de Dieu pour aller dans la Nouvelle-France où elle donne toute sa mesure auprès des malades. Elle devient économe puis maîtresse des novices de sa congrégation au Québec, où elle rejoint la maison du Père le 8 mai 1668.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1696/Saint+Jean+Eudes.html
Diocèse du Québec.
http://www.diocesequebec.qc.ca/histoire/catherine_st_augustin/qui/


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Catherine_de_Saint-Augustin
http://www.ourroots.ca/e/toc.aspx?id=1733
http://www.quebecixthus.com/content/view/14/12/
http://www.diocesequebec.qc.ca/histoire/catherine_st_augustin/
http://www.augustines.org/nosOrigines/nosOrigines_catherine.htm



Saint Martin de Saujon prêtre et abbé de Saujon en Saintonge (+ v. 400)
Originaire de Saintes, il fut le disciple de saint Martin de Tours à l'abbaye de Marmoutier. Après la mort de son père spirituel, il revient dans son pays d'origine y fonder lui-même un monastère à Saujon.
Il figure au martyrologe romain à la date du 8 mai.
Un internaute nous écrit: habitant à 25kms de Candes, une légende de St Martin subsiste : à sa mort les habitants de Tours venus chercher son corps retournent sur une barque sur la Loire; tout au long du parcours les arbres et toute la végétation se mettent à fleurir (c'est en novembre !) d'où l'expression "l'été de la St Martin"
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/13/Saint-Martin-de-Tours.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saintes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_de_Tours
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marmoutier



Saint Pierre de Tarentaise évêque (+ v. 1174)
Ce petit berger dauphinois est un enfant prodige. Gardien vigilant de ses moutons, il mémorise entièrement le psautier. A 12 ans, il décide de lui-même d'entrer à l'abbaye cistercienne de Bonnevaux. De là on l'envoie fonder l'abbaye de Tamié (mons qui stat medius).
A 40 ans, le voici nommé, bien malgré lui, archevêque de Tarentaise, vallée supérieure de l'Isère. Au bout de 13 ans, il s'enfuit et va se réfugier dans l'anonymat d'un petit couvent cistercien suisse. On le retrouve, on le ramène sur son siège archiépiscopal.
Il poursuivra bon gré mal gré sa tâche ingrate de conciliateur et d'administrateur : faiseur de paix, inlassable distributeur d'aumônes, constant soutien du pape légitime Alexandre III contre l'empereur Frédéric Barberousse. Le "bien-avisé" conseille à merveille les plaideurs abusifs :"Pas de disputes à propos des biens matériels ! vous y perdriez vite vos deux richesses : celles du ciel et celles de la terre."
Notice du diocèse de Besançon concernant saint Pierre de Tarentaise :
"Né en 1101, en Dauphiné, Pierre de Tarentaise est lié à l'histoire du diocèse de Besançon ; c'est en 1174 qu'il termina au monastère de Bellevaux (Haute-Saône), sa longue marche pacificatrice à travers la Franche-Comté. Il avait été chargé par le pape de réconcilier les rois de France et d'Angleterre et de mettre fin à de sérieuses oppositions dans la ville de Besançon.
Avant même sa canonisation précoce (1191), on se disputait la garde de son corps. Les moines comtois réussirent à le conserver. Dès lors, se développa à Cirey-les-Bellevaux, un pèlerinage important en l'honneur de saint Pierre de Tarentaise. Les églises de Bellevaux et Vesoul possèdent quelques-unes de ses reliques".

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Tarentaise
http://www.abbaye-tamie.com/l_abbaye/saint-pierre-de-tarentaise-1102-1174/saint-pierre-de-tarentaise/vue


Bienheureuse Ulrika Nisch (+ 1913)
Elle est célébrée dans la province de Bade en Allemagne. Durant toute sa vie, elle pratiqua les béatitudes.



Saint Victor Soldat africain en garnison à Milan (+ 303)
Il fut appelé à répondre de sa foi devant les tribunaux et résista avec courage à tous les efforts pour le faire apostasier.



Saint Wiron de Roermond Evêque régionnaire en Ecosse (+ 700)
Prêtre originaire de la Northumbrie (certains auteurs mentionnent l’Irlande ou l’Écosse), il est prêtre. En compagnie du prêtre Plechelm et du diacre Otger il se rend à Rome. Il est ensuite envoyé comme missionnaire en Hollande et il évangélise les populations de la vallée de la Meuse. Sur des terres qui lui sont données par Pépin de Herstal, il fonde le monastère de Peterkloster (qui deviendra plus tard Odilienberg). Il meurt assassiné pendant qu’il était en train de prêcher (+ 753) Certains auteurs pensent qu’il fut également évêque d’Utrecht mais l’information est sujette à caution.



8 mai. Apparition de saint Michel Archange au Mont Gargan. 492.

http://hodiemecum.hautetfort.com/



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Julienne de Norwich, auteur spirituel (Voir ci-dessous)

Catholiques d’occident : Victor de Milan (+env.303), martyr (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (30 barmüdah/miyazya) : Marc, évangéliste, premier patriarche d’Alexandrie

Luthériens : Grégoire de Nazianze (+389/90), docteur de l’Église
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Nazianze

Maronites : Jean l’évangéliste, apôtre ; Arsène le Grand, anachorète

Orthodoxes et gréco-catholiques : La sainte « manne » qui sort du tombeau de Jean le Théologien ; Arsène le Grand, anachorète.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai08.html

Syro-occidentaux : Solomonie et ses 7 fils (+166 a.C.), Maccabées, martyrs.




JULIENNE DE NORWICH (env.1343- 1417) témoin
Le 8 mai 1373, une jeune femme de Norwich dont nous ne savons pas le nom, est gravement malade et sur le point de mourir. Mais soudainement, selon son propre récit, elle cesse de souffrir et reçoit successivement seize visions qui lui font contempler l’amour de Dieu pour les hommes dans la passion du Christ.
Sa santé physique pleinement retrouvée, cette femme s’adonna, vingt années durant, à la méditation sans relâche du sens à accorder à la mystérieuse expérience qu’elle avait vécue. Il en sortit le livre des Révélations de l’amour de Dieu, le premier écrit en langue anglaise par une femme. De ces pages transpire une profonde connaissance des sources bibliques et patristiques, ainis que de la littérature médiévale : l’auteur anonyme livre à ses lecteurs, dans un surprenant enchaînement de pensées sobres et lumineuses, la conscience que tout l’être de l’homme prend sens du fait qu’il se trouve dans les mains amoureuses de Dieu.
Après avoir achevé la rédaction des Révélations, la mystique de Norwich vécut en anachorète près de l’église de Saint Julien à Conisford. C’est pourquoi la postérité la connaîtra sous le nom de Julienne de Norwich.
L’extraordinaire contenu spirituel et théologique des Révélations de Julienne de Norwich, quelle qu’en soit l’origine, témoigne d’une profonde expérience de la miséricorde de Dieu, nourrie d’une éducation religieuse qu’une femme, à cette époque, n’a vraisemblablement pu recevoir que dans un monastère.
Julienne mourut vers 1417, et demeura inconnue jusqu’au début du XX è siècle, lorsque fut découverte la rédaction brève de ses Révélations, dont on apprécia la profondeur théologique et le message spirituel, parmi les plus évangéliques de tout le Moyen Age.

Lecture

Depuis le jour où tout ceci me fut révélé, j’avais souvent désiré voir, d’une façon encore plus claire, quelle avait été l’intention de Notre-Seigneur en me faisant ces révélations. Un peu plus de quinze ans après, je reçus spirituellement, dans mon entendement, la réponse suivante : « Tu voudrais savoir ce que ton Seigneur a voulu dire ? Sache-le bien, c’est l’amour qu’il avait en vue. Qui t’a révélé tout ceci ? l’amour. Que t’a-t-il montré ? l’amour. Et pourquoi l’a-t-il fait ? par amour. Si tu t’y attaches fermement, tu le découvriras encore bien davantage. Mais tu n’y trouveras sûrement jamais autre chose que de l’amour. Tout cela, nous le verrons en Dieu, pendant l’éternité » (Julienne de Norwich, Révélations de l’amour de Dieu 86).

Prière

Dieu de sainteté, fondement de notre prière, par ta servante Julienne tu as révélé les merveilles de ton amour : toi qui nous as créés dans ta nature et restaurés dans ta grâce, donne à nos volontés de s’unifier dans la tienne pour que nous puissions parvenir à te voir en fixant pour toujours sur toi notre regard. Par Jésus Christ.

Publié dans Saints

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