Galerie des Saints

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Les Saints du Jour



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Nominis
Ordre chronologique





Dictionnaire des saints
Biographies de nombreux saints, date de fête, saints-patrons, fêtes, légendes, etc. Le classement par ordre alphabétique et une présentation claire et soignée rendent très agréable la consultation de ce site.

Fête du jour
Le site est actualisé quotidiennement afin d'afficher en page d'accueil le nom et la biographie du saint du jour. Possibilité de télécharger un logiciel éphéméride de l'année complète, ou d'effectuer une recherche de fête par date ou par nom.

Infocatho
Pour chaque jour de l'année, une courte biographie des saint(e)s à fêter.

 

Dictons/Proverbes

Des dictons pour savoir le temps qu'il fera
Quelques dictons à saveur météorologique.

Au fil du temps
... Au fil des mois, la nature... tous les moyens sont bons pour tenter de prédire le temps qu'il fera.

Proverbes, de Congo Online
Très rafraîchissants ces proverbes africains, qui sont autant de préceptes de morale que de sagesse. Cités dans la langue d'origine, ils sont traduits en français et comportent une courte explication de leur signification.

Sans titre
Le site revendique plus de 4 000 proverbes et aphorismes dans sa base de données, mais j'avoue ne pas avoir compté pour vérifier!

 

Éphémérides

Almaniaque
Pour chaque jour : le(s) saint(s) à fêter, le dicton, le court récit d'un événement qui s'est produit ce jour-là dans l'histoire et quelques autres informations intéressantes.

Au fil de l'an
Présentation et description des principaux événements qui jalonnent une année : calendrier, jours fériés, traditions, fêtes religieuses, etc. Comprend une bibliographie.

Ça s'est passé un...
Section du site Jours d'histoire qui propose pour chaque jour de l'année une liste d'événements, principalement à caractère historique.

Ephéméride
Un peu sur le même principe que le site précédent, Éphéméride propose pour chaque jour de l'année les fêtes, le dicton, le proverbe, les événements importants et les anniversaires. En plus, la section Infos pratiques propose une douzaine d'outils interactifs permettant d'effectuer divers calculs (jour de la semaine correspondant à une date, calcul de l'ascendant astrologique, calendrier perpétuel imprimable, etc.) ainsi que des informations pratiques.

Ephéméride
Site très complet pour rechercher événements, naissances et décès célèbres.

Fêtes, saints patrons et dictons
Site du courrier de l'environnement de l'INRA. Liste de saints patrons essentiellement relatifs au monde agricole, saints guérisseurs + quelques dictons.



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Cardinaux récemment décédés
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Saints

Jeudi 21 mai 2009
Saint Constantin Ier le Grand Empereur romain (+ 337)

Les Eglises d'Orient fêtent tout spécialement et ensemble l'empereur et sa mère. L'Eglise en Occident les fête séparément. Hélène était l'épouse d'un obscur centurion romain à qui elle avait donné un fils. Mais voici que les circonstances font du centurion un empereur, l'empereur Constance II. Jugée trop peu décorative par le nouvel empereur parvenu au pouvoir, elle est répudiée sans autre forme de procès. Humblement, elle se retire, mais son fils lui reste fidèle et, quand il sera, lui aussi, devenu empereur en 306 sous le nom de Constantin, "égal des apôtres" comme l'appelle l'Orient chrétien, il rappellera sa mère et la comblera d'honneurs. On ne sait qui des deux devint chrétien le premier et convertit l'autre. Constantin arrête les persécutions et favorise l'Eglise, convoque le concile de Nicée, bâtit à Rome une basilique sur le tombeau de Pierre. Sainte Hélène veut voir la Terre Sainte, retrouve ce qu'elle pense être les reliques de la croix, fonde des basiliques à Bethléem et au Mont des Oliviers. Tout cela conduit Constantin à être placé aussi parmi les saints. Il l'est sans aucun doute car il est monté tout droit au ciel ayant attendu l'heure de sa mort pour recevoir le baptême.

Autre biographie:
Fils de Constance Chlore et de Sainte-Hélène. Pour des raisons politiques, l’empereur Dioclétien, qui gouverne alors, oblige Constance Chlore à répudier Hélène et à épouser la fille de son ami Maximien. Le jeune Constantin, quant à lui, est gardé à la cour de Nicomédie, instruit des mœurs païennes et formé à l’art de la guerre. En 306, à la mort de son père, les généraux de l’armée le proclament empereur et il demande alors à sa mère de venir le rejoindre (elle passera d’ailleurs le reste de sa vie à ses côtés). En 313, il proclame un édit autorisant le culte chrétien. À la veille d’une bataille décisive qu’il doit livrer contre son rival Maxence, le Christ lui apparaît et lui commande de faire confectionner une croix pour la placer à la tête de ses armées. Ayant remporté la victoire, Constantin décide alors de se convertir, proclame la fin des persécutions contre les chrétiens, encourage même la pratique de ce culte, et fait graver sur son étendard (labarum) un chrisme qui deviendra son emblème. En 330, il établit sa capitale à Byzance, qui prend alors le nom de Constantinople. Il décède très peu de temps après avoir été baptisé par le pape Arien Sylvestre (280-337)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai21.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Ier_(empereur_romain)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Ier_(empereur_romain)#Articles_connexes



Saint Agapit (+ 1584)
Moine dans le district de Vologda en Russie, il guérissait les malades qui venaient à lui. Il fut assassiné par des bandits qui pensaient trouver quelque argent puis jetèrent son corps dans le fleuve.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Agapit



Saint Ageran moine de Bèze (+ 888)
Moine de Bèze en Bourgogne, lors de l'invasion des normands, il resta avec d'autres moines, un enfant Aldaric et un prêtre Ansuin. Ils furent tous massacrés.
http://saints.sqpn.com/saintabm.htm



Saints Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons martyrs mexicains (+ 1927)
Saint Christophe (Cristobal) Magallanes Jara
né le 30.07.1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara)
mort le 25.05.1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)
Prêtre - Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937)
Prêtre le 17.09.1899. Directeur prudent de ses frères prêtres, attentif aux vocations sacerdotales. Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs prêtres. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant: "Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."
Béatification: 22.11.1992 à Rome par Jean Paul II
Canonisation: 21.05.2000 à Rome par Jean Paul II
Source: 25 martyrs du Mexique (1915 - 1937)
SS. Cristobal Magallanes et 24 compagnons
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg024.htm
"Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Eglise est heureuse de proclamer saints ces fils du Mexique: Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, prêtres et laïcs...
Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle. La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux prêtres. Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion catholique. Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs. Fidèles à Dieu et à la foi catholique enracinée dans les communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Eglise et pour la société mexicaine en particulier."
Homélie de Jean-Paul II pour la canonisation, dimanche 21 mai 2000.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000521_canonizations_fr.html

Un internaute nous signale:
Le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique ; le P. Christophe a été béatifié en 1992. Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".



Saint Eugène de Mazenod Fondateur des Oblats de Marie-Immaculée (+ 1861)

Né à Aix-en-Provence en 1782, il vit en exil en Italie durant la Révolution française. A son retour, après une période de réflexion, il entre en 1808 au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Trois ans après, il est ordonné prêtre et revient à Aix exercer son ministère auprès des pauvres. En 1816, il fonde les Missionnaires de Provence qui deviendront les Oblats de Marie Immaculée. Nommé vicaire général de son oncle, archevêque de Marseille, il lui succède en 1837 et, tout en s'occupant des Oblats, il développe la vie de son diocèse, marqué par les suites de la Révolution et les secousses sociales de l'époque. Il dirige les Oblats vers les missions les plus difficiles comme celles du Grand Nord.
Canonisé le 3 décembre 1995.
Eugène de Mazenod (1782-1861) - Biographie
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19951203_de-mazenod_fr.html
Ouvrages mentionnés sur le site Internet du diocèse de Marseille:
http://marseille.catholique.fr/article.php?id_article=25
- Jean LEFLON, Eugène de MAZENOD, évêque de Marseille, fondateur des missionnaires oblats de Marie Immaculée, 1782 - 1861, 3 vol.
- Jean CHELINI, (sous la direction de), Saint Eugène de Mazenod, Evêque de Marseille, fondateur des Oblats de Marie Immaculée, Actes du Colloque du 18 novembre 1995.
"Aimer le Christ, c’est aimer l’Eglise"
http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010724_eugenio-mazenod_fr.html

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/21.php
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090521&id=4234&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_de_Mazenod
http://www.omiworld.org/



Sainte Gisèle (9ème s.)
ou Isbergue ou Ysbergue.
Elle avait eu le pape Etienne II comme parrain et saint Venant la décida à se consacrer totalement à Dieu alors qu'elle était promise à l'empereur d'Orient, Constantin Copronyme. Elle refusa aussi le roi des Lombards. Saint Venant ayant été assassiné pour avoir soutenu sainte Gisèle, elle se construisit un ermitage sur le lieu de sa mort, à Aire-sur-la-Lys, dans le nord de la France, dans le Pas-de-Calais. Elle y passa les trente dernières années de sa vie.
Visitez la Collégiale Saint-Pierre d'Aire-sur-la-Lys où des représentations de faits de la vie de sainte Isbergue, ou Gisel(l)e, ornent le transept.

Autre biographie:
Ste-Isbergue (Giselle) Fille de Pépin le Bref, soeur du roi Charlemagne, elle est placée par son père sous la protection du Pape Étienne II. Au retour d’une expédition, la famille royale s’installe ensuite à Aire (Pas-de-Calais). Très pieuse, elle s’attache et devient la disciple de l’ermite Saint-Venant. Quelque temps après, elle est demandée en mariage par un prince gallois, séduit par sa beauté. Préférant la vie religieuse, elle obtient par ses prières la grâce d’être atteinte d’une maladie qui la laisse défigurée. Son père et son fiancé, convaincus que Saint-Venant est la cause de cette décision, le font rechercher et mettre à mort (lui conférant ainsi le titre de martyr). D’autres prétendants sont encore présentés à notre sainte, mais elle parvient tout de même par devenir religieuse sous la règle bénédictines, dans un monastère qu’elle fonde sur des terres adjacentes au château de la Salle (+ vers 806)



Saint Godric (+ 1170)
Colporteur, il en profita pour se rendre en pèlerinage à Rome et en France. Il alla même jusqu'à Jérusalem. A son retour, il se retira dans la forêt de Finkley. Sa retraite fut découverte par des chasseurs qui pourchassaient un cerf. Ils l'épargnèrent à cause du saint. A partir de ce moment, nous dit son hagiographe, les animaux poursuivis vinrent se réfugier auprès de saint Godric. Sa renommée fut si grande qu'on le vénéra dès le lendemain de sa mort.

Autre biographie:
St-Godric de Finchale Fils d’une modeste famille de Walpole, dans le comté de Norfolk, en Angleterre. Marchand ambulant, il effectue de nombreux voyages, se déplaçant de ville en ville pour vendre dans les foires. Il arrive un jour à Lindisfarne et, vivement impressionné par ce qu’on lui rapporte sur Saint-Cuthbert, décide de quitter sa vie pour entrer en religion. Il effectue d’abord un pèlerinage à Jérusalem (en faisant un détour par Saint-Jacques de Compostelles), puis un autre en France et à Rome. Il rentre ensuite en Angleterre et s’installe comme ermite avec un compagnon nommé Godwin. Deux après, Godwin étant décédé, il change de lieu et part se fixer dans le désert de Finchale, s’astreignant à de grandes austérités. Après quelques années, sa retraite est découverte et la renommée de sa sainteté se répand, attirant de nombreux pèlerins. Il entretient avec les animaux de la forêt des liens privilégiés, leur procurant soins et protection. Au bout de plus de soixante ans passés dans la forêt, il tombe malade et décède peu de temps après (1069-1170)



Saint Hospice Ermite près de Nice (6ème s.)
Ermite installé dans les ruines d’une ancienne tour située près de Saint-Jean-Cap-Ferrat (près de Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes). En guise de mortification, il a le corps enserré en permanence dans une lourde chaîne et ne se nourrit que de dattes et de pain sec. Favorisé du don de prophétie, il prédit les invasions des Lombards. Vers 575, en effet, les lombards commencent à déferler sur la région, dévastant tout ce qui se trouve sur leur passage. Arrivés près de la tour de notre saint, et le trouvant ainsi enchaîné, ils le prennent pour un criminel. Un des barbares se saisit alors de son épée, mais au moment où il allait frapper, son bras devient si raide qu’il ne peut plus bouger et laisse tomber son arme. D’un signe de croix, Hospice le libère. Le barbare se convertit aussitôt et devient son disciple. Ermite près de Nice (+ 581) La biographie de Saint-Hospice nous est rapportée par Saint-Grégoire de Tours, dans son Histoire des Francs.
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/gregoire/francs6.htm#_ednref21



Saint Nicostrate Soldat romain, martyr à Césarée de Philippe sous le règne de Dioclétien (+ vers 304)
Groupe de soldats romains. Nicostrate était leur tribun. Le récit se trouve dans les acta apocryphes de saint Procope.



Sainte Restitude martyre (4ème s.)

Calenzana, sarcophage de Sainte Restitude.

Vierge et martyre , patronne de Calenzana et de la Balagne, elle est honorée depuis le IVe siècle par les habitants de Calenzana.
Sa fête est célébrée le 21 Mai, dans le sanctuaire proche de Calenzana, où son sarcophage a été mis à jour en 1951.
Source: les saints en Corse
http://catholique-ajaccio.cef.fr/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Restitude



Saint Second Martyr en Egypte (+ 357)
et ses compagnons martyrs en Egypte le jour de la Pentecôte, dans le cimetière où ils se réunissaient puisque les tenants de l'arianisme les avaient chassés de leur église. Les uns moururent des suites de leurs blessures, les autres furent exilés pour leur fidélité au Christ, vrai Dieu et vrai homme.



Saint Thibaud de Vienne Evêque (+ 1001)
ou Théobald ou Ubald archevêque de Vienne et confesseur, naquit à Tolvon, vers 927. Petit-neveu du roi de Bourgogne et arrière-grand-oncle de saint Thibauld de Provins, élevé chez le roi Conrad, il fut nommé évêque de Vienne (957). Il distribua ses biens aux pauvres, et il affranchit la plupart de ses serfs. Il présida un concile qui réunissait les évêques des provinces de Lyon, de Vienne et de Tarentaise (994) où l’on confirma les possessions des abbayes de Cluny et de Romans, défendit la chasse aux clercs, sévit contre les clefcs mariés, fit obligation aux prêtres d’apporter le viatique aux mourants. Il mourut le 21 mai 1001, date retenue pour sa fête.
Un internaute nous communique: "Thibaud de Vienne naquit en 927 au chateau familial de Tolvon, à 2 km de Voirons (Isère) où les ruines sont encore visibles. Son père était de race franque et sa mère nièce du roi de Bourgogne. Il fut élevé à la cour du roi Conrad et fit son instruction à l'abbaye de st Chef. Après la mort de l'archevêque Sobon de Vienne, le siège resta longtemps vacant, car l'aristocratie laïque voulait imposer un candidat du clergé qui se refusait à cette manoeuvre. Pour en finir le roi poussa Thibaud et l'accord se fit immédiatement sur son nom. Il fut sacré le 8 mars 957, il avait alors 30 ans. Quand ses parents moururent, il disposa de ses grands biens en faveur des pauvres et affranchit nombre de serfs. En 994, il convoqua le concile d'Anse qui réunissait les trois Provinces de Lyon, Vienne et de Tarentaise et d'où sortit en particulier la défense faite aux clercs de faire la chasse et de prendre femme et le rappel aux prêtres l'obligation de porter le viatique aux mourants. Thibaud eut un immense rayonnement dans la Province de Vienne dans laquelle il fit battre monnaie et où il exerça sa charge quarante quatre ans. Il mourut le 21 mai 1001. Il fut l'arrière grand-oncle de saint Thibaud de Provins et fort prisé à ce sujet dans les chansons de geste en langues vernaculaires des 12e-13e siècles pour préfigurer la gloire de son jeune descendant. Le culte de saint Thibaud de Vienne a été confirmé par Pie X en 1903, et sa fête figure au propre de Grenoble.
(Tiré, entre autres sources, des Tables Hagiographiques de l'abbaye st Benoit de Port-Valais )"
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1415/Saint-Thibaut-de-Provins.html



Saint Venant (+ 1001)
Evêque de Vienne en Gaule pendant un demi-siècle, apparenté aux rois de Bourgogne, il consacre sa fortune à l'affranchissement des serfs de son diocèse. Il préside un concile à Anse dans lequel nous le voyons défendre aux prêtres d'aller à la chasse, de se marier et leur imposant d'aller porter le saint viatique aux mourants qui le demandent. Saint Venant-62350 rappelle sa mémoire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Venant



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Hélène (+env. 330), protectrice des Lieux Saints

Catholiques d’occident : Mancius d’Evora (V-VIe s.), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (13 basans/genbot) : Arsène (+ env. 445), moine (Église copte)

Luthériens : Constantin le Grand (+337), empereur et protecteur du christianisme dans l’empire romain

Maronites : Hélène, mère de Constantin

Orthodoxes et gréco-catholiques : Constantin le Grand et sa mère Hélène, comparables aux apôtres.



LES SEPT MOINES TRAPPISTES DE L’ATLAS (+ 1996) martyrs

Le 21 mai 1996, un communiqué du Groupe Islamique Armé, organisation extrémiste algérienne, annonce qu’a eu lieu l’exécution des sept moines trappistes enlevés deux mois auparavant au monastère Notre Dame de l’Atlas. C’est le point final d’un itinéraire de témoignage évangélique poussé jusqu’à rendre présent l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, au cœur de la haine qui se répand entre les hommes.
Le chemin des moines de l’Atlas avait commencé depuis longtemps, depuis 1938, par l’installation de certains d’entre eux dans la région de Tibhirine, pour témoigner, dans le silence, la prière et l’amitié discrète, la fraternité universelle des chrétiens.
La communauté avait été très près de se fermer dans les années ’60, mais elle avait connu un fort sursaut spirituel grâce à l’intervention directe de divers abbés français et grâce aussi à la direction du nouveau prieur, frère Christian de Chergé. C’est ce dernier précisément qui a laissé à la postérité des écrits de grande valeur évangélique, où transpire la makrothymia, la magnanimité de celui qui, à l’exemple de son Maître, sait désormais voir l’autre, même l’ennemi, avec les yeux de Dieu.
A ses côtés, ses frères Bruno, Célestin, Christophe, Luc, Michel et Paul seront là pour partager jusqu’à la mort toute joie et toute douleur, toute angoisse et toute espérance, pour donner totalement leur vie à Dieu et à leurs frères algériens.
Lorsque les événements s’étaient précipités, ensemble, ils avaient décidé de rester en Algérie et avaient tissé là des liens étroits de dialogue et d’approfondissement spirituel avec les musulmans de la région.
La mort sanglante de ces moines a rappelé à l’attention des chrétiens d’Occident que le martyre est potentiellement présent dans toute vie vraiment chrétienne ; elle a transmis à tout homme capable d’écoute la conviction que seul celui qui a une motivation pour laquelle il est prêt à mourir a une véritable motivation pour laquelle il vaut la peine de vivre.

Lecture

S’il m’arrivait un jour – et çà pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNEE à Dieu et à ce pays.(…)
J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint.(…)
Ma mort, évidemment, semblera donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : « Qu’il dise maintenant ce qu’il pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité.
Voilà que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l’islam tels qu’il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.(…)
Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « A-DIEU » en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! Inch’ Allah !
(Frère Christian de Chergé, Testament spirituel).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_des_moines_de_Tibhirine
Par echosdelabastide
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Mercredi 20 mai 2009
Saint Bernardin de Sienne Frère mineur (+ 1444)

Il naît dans une famille noble près de Sienne en Italie. Orphelin, il est élevé par son oncle. Très doué il fait de savantes études. Très pieux, il appartient à une confrérie de prière. Sa charité trouve à s'exprimer pleinement au cours de l'épidémie de peste qui ravage la ville en 1400. Il a 20 ans et tel est son dévouement qu'on lui confie la direction provisoire de l'hôpital. Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, y devient prêtre et son prieur lui donne la charge de la prédication. Ce sera désormais sa vocation principale. Saint Bernardin parcourt toute l'Italie, prêchant sur les places publiques car les églises sont trop petites. Parfois ce sont des milliers de personnes qui s'écrasent pour l'entendre et qui l'entendent, parfaitement malgré l'épaisseur de la foule, tant sa voix est forte. Il parle d'une manière concrète, directe, alerte, insistant sur la vie chrétienne et sur la primauté absolue du Christ. Vie mystique, vie morale et vie sociale sont, chez lui, inséparables. Il aura également un rôle important dans la transformation de l'ordre franciscain connue sous le nom de "réforme de l'observance".
Il présentait à tous le monogramme du Christ inscrit dans un disque. Ici, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot Caritas (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

Autre biographie:
St-Bernardin de Sienne Fils du gouverneur de la Toscane. À l’âge de 6 ans, ayant perdu ses deux parents, il est pris en charge par sa tante Bartholomea, qui lui procure une éducation très pieuse. À 17 ans, il se joint à la fraternité Notre-Dame. Au cours de la terrible épidémie de peste qui survient en 1400, il prend soin des malades, aidé par un groupe de compagnons dont plusieurs perdent la vie (selon certains auteurs, lui-même aurait échappé de justesse à la mort et selon d’autres il n’aurait pas été touché). En 1402, il entre au monastère franciscain de Sienne et deux ans plus tard il est ordonné. Il entreprend ensuite à prêcher de ville en ville et ses talents exceptionnels d’orateur attirent des foules considérables. En 1427, il refuse l’évêché de Sienne que le Pape Martin V veut lui offrir, mais accepte toutefois de devenir vicaire général des Frères de la Stricte Observance (dits ‘les Cordeliers’), dont il réforme la règle. C’est aussi à cette époque qu’il entreprend l’écriture d’ouvrages de théologie et qu’il fonde deux écoles consacrées à cette discipline. En 1442, le Pape le libère de ses charges afin qu’il puisse entreprendre un dernier voyage, en dépit des ennuis de santé qui ont fait leur apparition. Jusqu’à son dernier souffle de vie il poursuit sa mission, qui prend fin à Aquila, dans les Abruzzes (1380-1444) Saint-Bernardin de Sienne est le patron des publicitaires et des professionnels des secteurs des communications et des relations publiques. Il est invoqué pour guérir les maladies de la poitrine et pour être délivré des problèmes de dépendance au jeu.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-20.htm#bernardin
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/20.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardin_de_Sienne
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/20/index.html



Saint Amalbert (7ème s.)
Formé par saint Ouen à l'école palatine, il avait toute sa confiance. Il vivait en donnant ses biens aux pauvres et, quand il mourut à vingt ans dans les bras de Clovis, de retour d'une expédition militaire, il avait rempli la course d'une longue vie au service de Dieu dans les tâches qui étaient les siennes.



Saint Arcangelo Tadini fondateur de la Congrégation des sœurs ouvrières de la sainte Maison de Nazareth (+ 1912)

Au moment de la révolution industrielle qui créait des conditions misérables chez les ouvriers du nord de l'Italie, l'abbé Tadini fonda des caisses mutuelles de secours pour les maladies, l'invalidité et la vieillesse. Il construisit même une filature où il épuise le patrimoine familial. Il crée une congrégation de religieuses qui sont des ouvrières dans les usines. Une révolution pour cette époque. Les soeurs, partageant la vie des jeunes ouvrières sont mieux à même de les aider à vivre leur dignité et leur vie spirituelle. Par toutes ses fondations, l'abbé Tadini fait ainsi comprendre que le travail peut aussi devenir un lieu où l'on peut se réaliser en tant qu'homme et en tant que chrétien.
Canonisé par Benoît XVI le 26 avril 2009.
Arcangelo Tadini (1846-1912)
biographie sur le site du Vatican.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19991003_beat-Tadini_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcangelo_Tadini
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F91272
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.verolanuova.com%2Flucesalelievito%2Fdonarcangelotadini%2Findex.html



Saint Astère (+ 272)
Martyr à Edesse en Cilicie. Chargé de mettre à mort un chrétien, il se convertit à la vue du courage de celui-ci et voulut partager son martyre.



Saint Baudière martyr (3ème s.)
Saint Baudière (ou Baudelius en latin) est un martyr de Nîmes au troisième siècle.
Ses reliques ont été emmenées par la communauté de bénédictins qui les possèdait quand elle est venue à Cessy-les-bois (canton de Donzy dans la Nièvre) après avoir fui l'invasion des Maures au IXe siècle. Ces moines ont alors reconstruit le monastère de Cessy qui appartenait au diocèse d'Auxerre.
Ce monastère a été détruit pendant les guerres de religion.
Sur l'actuelle commune de Marzy, il y a une petite chapelle privée dédiée à Saint Baudière.
(Source: curé de Marzy et diocèse de Nevers.)
Dans l'ancien calendrier du diocèse de Nevers qui a été valide jusqu'à la réforme de Saint Pie X (1913), la Saint Baudière était fêtée le 20 mai.



Saint Baudile Martyr à Nimes (3ème s.)
ou Baudille, Bauzile ou Bauzille, Bauzély ou Baudelle.
Originaire d'Orléans, il décida avec son épouse d'aller évangéliser la région de Nîmes et c'est là qu'il fut décapité pour avoir interrompu un sacrifice païen.
Son culte se répandit très loin de Nîmes comme le montrent les nombreuses localités et quelques 400 églises qui lui sont consacrées en France.

Autre biographie:
St-Baudile Citoyen laïc marié originaire d’Orléans. Se sentant investi d’une mission, il part à Nîmes en compagnie de son épouse, bien décidé à y répandre la bonne parole. Il arrive en plein milieu des fêtes païennes dites ‘des Gonales’, célébrées en l’honneur de Jupiter, et commence à s’adresse alors à la foule importante qui est assemblée pour l’occasion. Brandissant sa Croix, il se met à condamner les pratiques païennes, tout en proclamant la foi du Christ. Il est rapidement saisi, puis offert en sacrifice (+ 187 selon certains auteurs, 295 selon d’autres)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Baudile



Bienheureuse Colombe de Rieti (+ 1501)
Religieuse du Tiers-Ordre de Saint Dominique. Elle apprit à lire l'alphabet et aussi les signes de Dieu chez les dominicaines de Rieti. Aussi, dès l'âge de douze ans, elle voulut les rejoindre. Ses parents malgré leur désir de la voir mariée, acceptèrent sa vocation, mais la gardèrent près d'eux pour le travail qu'elle accomplissait et qui les faisait vivre. Elle put enfin réaliser ce qu'elle attendait. Grande fut sa réputation de sainteté qu'augmentait celle de ses extases. Le Pape Alexandre VI, comme bien des évêques et des grands de son temps lui témoignèrent un vif intérêt.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rieti



Saint Dovmont (+ 1299)
Païen originaire de Lituanie, il s'en vint à Pskov en Russie pour y demander le baptême. Il fut choisi comme prince de la ville dix ans plus tard et se distingua par sa vie vertueuse et sa grande miséricorde envers les pauvres. Il observait pieusement la discipline de l'Eglise, nous souligne le synaxaire.



Saint Ethelbert (+ 793)
Roi d'Angleterre et martyr à Cardiff. Son assassin fit pénitence en découvrant la sainteté de sa victime.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%86thelberht_II_d%27Est-Anglie



Saint Etienne (+ 1697)
Il naquit dans le Montenegro. Sa famille était pauvre mais vivait intensément la foi. Devenu moine et prêtre, il fut élevé à la charge d'higoumène au monastère de Moratcha. Les pillages des Turcs rendant la situation insupportable, les moines partirent et saint Etienne se réfugia dans la montagne au milieu des bergers, puis il se vit offrir une propriété par la famille des Pipéri où il y reconstitua le monastère au fur et à mesure du retour des moines.



Saint Germain de Constantinople Patriarche de Constantinople (+ 733)
Germain est né dans une noble famille de Constantinople. Son père ayant été condamné à mort pour des raisons politiques, le fils âgé de vingt ans est fait eunuque et incorporé de force au clergé de Sainte Sophie. Germain fait contre mauvaise fortune bon coeur, il assume cette décision et poursuit une carrière ecclésiastique classique. D'ailleurs plus que classique puisqu'il devint patriarche, composant des oeuvres liturgiques et favorisant le culte marial. Lors de la crise iconoclaste, il révèle sa véritable énergie. Il tient tête publiquement à l'empereur pour défendre le culte des images. Il s'appuie sur l'évêque de Rome, car il considère le siège du patriarche d'Occident comme un critère de vérité et d'indépendance à l'égard du pouvoir civil. Contraint à démissionner, il meurt en exil peu après. Premier théologien des Saintes Icônes, il fut célébré comme un martyr par le concile de Nicée II qui décréta la légitimité des images et de leur culte. On vénère en France, à Bort les Orgues -19110- des reliques de saint Germain qui furent apportées de Constantinople durant la 4ème croisade.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarche_de_Constantinople



Saint Hilaire évêque de Toulouse (4ème s.)
Il a dû vivre vers le milieu du IVe siècle, contemporain de saint Martin et de saint Hilaire le Grand (premier évêque de Poitiers de 352 à 368 et Docteur de l'Eglise). Tout comme saint Saturnin, leur influence s'est étendue sur la Gaule entière.
La Passio Saturnini nous apprend que, longtemps après le martyr de saint Saturnin, fondateur du diocèse de Toulouse, l'évêque Hilaire fit creuser le sol pour trouver le cercueil de bois où était enselveli le martyr. Il le fit recouvrir d'une voûte en brique et fit édifier une basilique en bois qui subsista jusqu'à la construction d'une nouvelle basilique par les évêques Saint Sylve et Saint Exupère. Les reliques de Saint Hilaire se trouvent dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Hilaire



Sainte Lydie (1er s.)

Les Eglises d'Orient fêtent cette païenne qui professait la foi juive et qui fut convertie au Christ par saint Paul lors de son passage à Philippes en Macédoine. Elle l'accueillit avec ses compagnons Silas et Luc (Actes 16. 11 à 15). Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai20.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Lydie



Saints Nicétas et Jean (11ème s.)
Deux frères épris de Dieu qui fondèrent, avec saint Joseph de Chio, le monastère de Néa-Moni à Chio en Grèce. Ils découvrirent dans la forêt où ils s'étaient retirés, une icône de la Mère de Dieu qu'ils ne purent déplacer, ce pourquoi ils construisirent une église à cet endroit. Ils connurent bien des vicissitudes de la part des empereurs comme de la part des pirates sarrasins, mais jamais ils ne désespérèrent.



Saint Outrille de Bourges Evêque (+ 624)
Il avait passé sa jeunesse à la cour des rois de Bourgogne. Il refusa une épouse pour devenir prêtre à Lyon, puis évêque de Bourges où il se concilia l'estime de son peuple en chassant un seigneur malfaisant que saint Outrille força lui-même, une épée à la main, à déguerpir et à pratiquer son brigandage ailleurs.
Une localite se rappelle de cela : Saint Outrille-18310.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Outrille



Sainte Plautille (+ 67)
Les données sur la vie de cette sainte sont sujettes à caution, mais il semble qu’elle aurait été la mère de Sainte-Flavie Domitille et aurait assisté au martyr de Saint-Paul.



Saint Protais Chong (+ 1839)
Martyr à Séoul en Corée. Cette même année, une persécution intense frappera la jeune Eglise coréenne qui verra plusieurs milliers de martyrs donner le témoignage de leur foi en Jésus-Christ.



Vénérables Suzanne et Zabulon parents de sainte Nino (4ème s.)

Parents de sainte Nino.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/260/Sainte-Nino.html
Zabulon, issu d'une famille célèbre et pieuse, était apprécié de l'empereur Maximien qu'il servait dans l'armée. Il prit part à la libération de chrétiens prisonniers en Gaule.
Puis, il partit à Jérusalem où il distribua tous ses biens et se consacra au service de Dieu en vivant en ascète sur le bord du Jourdain et Suzanne devint diaconesse du Saint Sépulcre.
Suzanne aurait été soeur du patriarche de Jérusalem.
A lire aussi Ss Sosanna (Susanna) and Zabulon, parents of St. Nino, déclarés confesseurs de la Foi chrétienne par l'Eglise orthodoxe géorgienne le 10 décembre 1996
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.antiochian.org%2Fnode%2F18626et sur le site pravoslavie.ru:
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.pravoslavie.ru%2Fenglish%2F7273.htm



Saint Thallelaios (3ème s.)
Son père était, dit-on, évêque en Phénicie. Il apprit l'art médical et soignait les malades pauvres gratuitement, transformant même sa maison en hôpital quand il le fallait, ne faisant aucune différence entre les païens et les chrétiens. A la suite d'une dénonciation, il fut arrêté. Le juge le condamna d'abord à être pendu la tête en bas, attaché par des crochets dans ses chevilles percées. Devant sa résistance le juge ordonna d'autres tortures. Le saint fut cloué sur une planche, par les bras, les jambes et d'autres parties du corps, puis on lui versa du goudron brûlant. Il fut enfin décapité



Saint Yves de Chartres (+ 1116)
Un évêque de Chartres qui développa la célèbre " école de Chartres " qui donna à l'Eglise tant de saints et tant de théologiens. Il était lui-même un grand saint et un grand théologien qui n'hésita pas à s'opposer aux désordres du roi de France Philippe I, ce qui conduisit saint Yves en prison, mais plus tard conduisit le roi à se réconcilier avec l'Eglise.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_de_Chartres




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Alcuin de York (+804), diacre, abbé de Tours
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alcuin

Catholiques d’occident : Bernardin de Sienne (+1444), prêtre (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (12 basans/genbot) : Translation des reliques de Jean Chrysostome à Constantinople (Église copte) ; Translation des reliques de Thécle Haimainot (Église éthiopienne)

Luthériens : Samuel Hebich (+1868), évangélisateur en Inde et en Ethiopie

Maronites : Thalalée d’Egée (+ env. 284), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Thalalée d’Egée et ses compagnons, martyrs ; Nil Sorski, moine (Église russe) ; (Voir ci-dessous) Jean Zedazneli (VIe s.) et ses compagnons, apôtres de la Géorgie (Église géorgienne) http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/fetemobile/ascension.html


NIL SORSKI (1433-1508) moine
L’Église russe fait mémoire aujourd’hui de Nil Sorski (Nil de la Sora), moine et acteur de la renaissance hésychaste dans la Russie du XV è siècle.(Catholiques d’occident: 07 Mai)
Aristocrate par ses origines, Nil Majkov était né à Moscou en 1433 ; il entra très jeune au monastère de Saint Cyrille du Lac Blanc, où il fut disciple du starets Païssij Jaroslavov.
S’étant initié aux rudiments de l’hésychasme, Nil se rendit au Mont Athos et à Constantinople pour y approfondir sa quête spirituelle auprès des grands maîtres de l’époque. Il demeura longtemps sur la Sainte Montagne, où il apprit l’art de la prière continue et du discernement spirituel.
De retour sur le Lac Blanc, après une période de vie solitaire, Nil s’établit sur les rives du fleuve Sora, non loin de son monastère, y organisant une nouvelle forme de vie monastique, à mi-chemin entre la vie cénobitique et l’érémitisme, sur le modèle des skiti du Mont Athos.
Nil manifesta toujours beaucoup d’humanité envers ses disciples qu’il aimait appeler « mes seigneurs et mes frères ». Sa disponibilité à ouvrir l’oreille de son cœur à Dieu et à son prochain lui permit d’apprendre à reconnaître son péché personnel et l’inépuisable miséricorde de Dieu, et de devenir un témoin crédible de cet amour miséricordieux. Pour tous les moines russes, Nil Sorski est un digne exemple de douceur et de sobriété évangéliques.
Convaincu qu’il devait contribuer à la naissance d’un monachisme plus pauvre et moins mondain, eu égard à celui qui dominait dans les grands centres monastiques de son temps, Nil n’hésita pas, au cours des dernières années de sa vie, à prendre la tête d’un véritable mouvement de réforme qui favorisa le courageux retour de nombreux monastères à un style de vie conforme à la radicalité évangélique.
Nil Sorski mourut le 20 mai 1508.

Lecture

En entretenant la lutte contre leur corps, les saints pères cultivaient aussi spirituellement la vigne de leur cœur ; et, après avoir ainsi purifié leur esprit des passions, ils trouvaient le Seigneur et acquéraient l’intelligence spirituelle. Et ils nous ont commandé à nous, qui sommes consumés par le feu de nos passions, d’atteindre l’eau vive à la source de la Divine Écritures – c’est elle qui peut éteindre le feu de nos passions et nous manifester la véritable intelligence.
C’est pourquoi moi aussi, grand pécheur sans le moindre bon sens, j’ai recueilli quelques perles de la Sainte Écritures et de ce que les saints pères nous ont rapporté et je les ai écrites pour en garder le souvenir, pour que moi aussi, malgré mon insouciance et ma paresse, je puisse les accomplir. (Nil Sorsky, Prologue de la Règle)

Prière

Dieu de tendresse et juge plein de miséricorde, tu as accordé à Nil Sorski le grand don de voir ses propres péchés, donne-nous, à nous aussi, des larmes de componction et de reconnaissance infinie devant ce don encore plus grand qu’est la rémission de tous nos péchés ; tu nous l’as promis et accordé par Jésus Christ ton Fils bien-aimé et notre unique Seigneur.
Par echosdelabastide
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Mardi 19 mai 2009
Saint Yves Yves Hélory, prêtre et juge en Bretagne (+ 1303)

Pardon de Saint-Yves.http://irc.lannion.free.fr/index.php?2005/07/13/38-pardon-de-saint-yves

Il était le fils d'un pauvre chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s'en vient à l'Université de Paris. Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les lettres, la théologie pour être prêtre, et le droit. Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléns, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier. Sous l'influence de moines franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres. Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur. Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autres, à une vie de prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Ecriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle. Sa maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres. On l'appelle "le prêtre saint". Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.
A lire sur le site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier:
http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/Saint-Yves-de-Treguier

"La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 mai 1947, le VIe centenaire de sa canonisation par Clément VI (19 mai 1347) attirait à Tréguier, où la basilique–cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins 'de toute nation et de toute langue', deux cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux archevêques et évêques, des centaines de prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats–Unis…
Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint–Yves. Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est en bénédiction.
Pourquoi cet humble prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?"
Il fut canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.
A lire aussi:
Message du Pape à Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, à l'occasion du septième centenaire de la naissance de saint Yves.
http://212.77.1.245/news_services/bulletin/news/13342.php?index=13342

Autre biographie:
Saint Yves Hélory (1250-1303)
Yves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250.
Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique.
Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.
Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.
Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.
Il mourut à Kermartin le 19 mai 1303 épuisé par le travail et la pénitence. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage.
Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang.
Saint-Yves est le patron de la Bretagne, des avocats, des juristes, des juges, des notaires, des personnes abandonnées et des orphelins.

Prière à Saint-Yves ( proposée dans l’Enclos paroissial de Guimiliau )

Saint-Yves, tant que tu as vécu parmi nous

Tu as été l’avocat des pauvres,

Le défenseur des veuves et des orphelins,

La Providence de tous les nécessiteux ;

Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.

Fais que nous sachions défendre nos droits,

Sans porter préjudice aux autres,

En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.

Suscite des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé

Pour que « justice soit rendue dans l’amour ».

Donne nous un coeur de pauvre,

Capable de résister à l’attrait des richesses,

Capable de compatir à la misère des autres

Et de partager.

Toi, le modèle des prêtres,

Qui parcourais nos campagnes

Bouleversant les foules par le feu de ta parole

Et le rayonnement de ta vie,

Obtiens à notre pays les prêtres dont il a besoin.

Saint-Yves, priez pour nous,

Et priez pour ceux que nous avons du mal à aimer.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_H%C3%A9lory_de_Kermartin
http://www.missionet.fr/s_saint_yves.htm
http://ledroitcriminel.free.fr/dictionnaire/noms_propres/biographies/saint_yves.htm



Saint Adolphe (+ 711)
ou Hadulphe. Moine de Saint Vaast qui devint évêque de Cambrai. Son hagiographe, tout en donnant quelques légendes, a l'honnêteté de préciser :"On ne connaît pas le détail des actes de son épiscopat qui dura douze ans. Mais la réputation de vertu et de sainteté qu'a laissée ce digne évêque dit assez que tous ses moments furent consacrés à la sanctification de ses ouailles et à la pratique des vertus épiscopales."



Bienheureux Alcuin En charge de l'Abbaye de Saint Martin de Tours (+ 804)

Raban Maur (gauche), soutenu par Alcuin (milieu), dédicace son œuvre à l'archevêque Otgar de Mayence (droite)

Sa famille était originaire d'York en Angleterre et c'est là qu'il fit ses études dans l'école épiscopale où l'on enseignait les arts (lettres), la grammaire et les Saintes Ecritures. Il aimait fréquenter la bibliothèque qui contenait aussi Aristote, Virgile et Cicéron. Alcuin fut chargé très tôt d'y être professeur. Il alla à Rome pour rapporter à son évêque le "pallium" et c'est sur le chemin du retour qu'il rencontra Charlemagne à Parme. De cette rencontre naquirent une grande amitié et une grande estime entre eux deux. Sa mission accomplie, Alcuin revint à la cour de Charlemagne et c'est ainsi que fut fondée l'école du palais (école palatine). Il fut en même temps attaché à l'abbaye de Saint Josse-sur-Mer dont il fut abbé. A quelque temps de là, l'empereur lui donna la charge de l'abbaye de Saint Martin de Tours dont les domaines étaient considérables. Alcuin était fidèle, mais n'hésitait pas à tenir tête à l'empereur, malgré tant de largesses. C'est ainsi qu'il lui écrivit cette remarque à propos de la conversion forcée des Saxons :"On peut être attiré par la foi, mais non y être forcé. Etre contraint au baptême ne profite pas à la foi." L'Eglise accepta le culte populaire qui range le très docte Alcuin parmi les bienheureux.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alcuin
http://www.presses.ens.fr/Data/ex_0255-4-reflexion.pdf



Saint Célestin V Pape (190 ème) (+ 1294)

Il y avait deux ans que durait le conclave qui devait élire un pape, mais les factions romaines et les cardinaux soumis à l'empereur germanique n'arrivaient pas à s'entendre sur un nom. Devant les menaces, ils élirent un saint vieillard qu'ils tirèrent de sa cellule monastique. Il arriva à Aquila monté sur un âne et comprit bien vite qu'il n'était pas fait pour cette charge. Au bout de six mois, il donna sa démission et fut enfermé par son successeur, Boniface VIII dans le château de Fumone à Agnani. Il y resta dix mois avant de mourir en disant "Je n'ai jamais eu de cellule où l'on put aussi bien prier."
A la particularité d'être à ce jour le seul pape a avoir démissionné...

Autre biographie:
PIERRE DU MORRONE (Célestin V ; +1296) moine et pasteur
En 1296 meurt dans la tour du château de Fumone, près de Ferentino, où il avait été isolé par Boniface VIII, Pierre du Morrone, ermite et pape de l’Église de Rome.
D’origine humble – il était le onzième enfant d’une famille de paysans – Pierre était parti tout jeune encore de son Isernie natale au monastère bénédictin de Sainte Marie de Faifoli.
Désirant une majeure solitude, Pierre commença très tôt à mener une vie érémitique et à se vouer totalement à la prière. Il acquit une telle notoriété qu’il dut s’enfoncer jusqu’au pied de la Maiella pour pouvoir se soustraire à la curiosité des pèlerins, attirés par sa quête de Dieu et son radicalisme évangélique.
Mais son nom s’était dès lors répandu à tel point qu’en juillet 1294, à sa grande surprise, il fut élu pape de Rome après un conclave qui avait duré plus de deux ans, et que Pierre lui-même avait stigmatisé pour son incapacité d’en finir.
Ayant pris le nom de Célestin V, Pierre se présenta comme un pasteur extrêmement humain et compatissant ; et son bref pontificat sembla mettre en route une profonde réforme de l’Église. Pourtant, convaincu de son inaptitude pour la charge qu’il avait reçue, Célestin renonça au pontificat avec l’espoir de retrouver la paix de son ermitage. Peu après, cependant, il fut mis aux arrêts par son successeur Boniface qui, bien vite, avait révoqué presque toutes les dispositions prises par Célestin.
Pierre mourut seul, et brève fut aussi la vie de la congrégation d’ermites qu’il avait fondée. Mais son témoignage de liberté évangélique, dont Pétrarque déjà fait l’éloge dans sa poésie, a laissé des marques profondes dans l’histoire de la spiritualité.

Lecture

La puissance ne m’attire pas, je la trouve même essentiellement mauvaise. Le commandement chrétien qui résume tous les autres c’est l’amour. Durant ces derniers mois, tandis que je m’étais caché pour échapper aux recherches de votre police, je suis devenu plus conscient que je ne le fus dans le passé, que la racine de tous les maux, pour l’Église, est dans la tentation du pouvoir.
Qu’est devenu le christianisme en s’adaptant au monde ? A quel point l’a-t-il transformé ou en a-t-il été corrompu ? Nous avons oublié que le christianisme a eu son commencement par la Croix…
Mais pourquoi continuons-nous à nous appeler chrétiens ? Qu’est devenue la Croix pour les chrétiens d’aujourd’hui ? Un simple ornement ! (Ignazio Silone, L’aventure d’un pauvre chrétien).

Prière

Ô Dieu, tu as élevé saint Pierre Célestin à la dignité du souverain pontificat et tu lui as appris à lui préférer l’humilité ; accorde-nous dans ta bonté de mépriser comme lui les choses de ce monde : nous arriverons alors au bonheur de la récompense promise aux humbles. Par le Christ notre Seigneur.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-19.htm#celestin
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_V



Saint Corneille (+ 1537)
Apparenté au Grand-Prince de Moscou, il préféra se retirer au monastère de Saint Cyrille-au Lac-Blanc. Pour mieux vivre l'hésychia, il se fit solitaire à Komel et ce n'est qu'à l'âge de soixante ans qu'il accepta d'être entouré de disciples qu'il mit sous la conduite d'une règle monastique inspirée à la fois de saint Nil de la Sora et de saint Joseph de Volokolamsk. Mais un beau jour, les moines se montrèrent indociles et saint Corneille humblement retourna au Lac Blanc. Une invasion des Tatares l'obligea à revenir à Komel et il mourut tandis qu'on y récitait l'hymne acathiste.



Saint Crispin de Viterbe Capucin italien (+ 1750)

Pierre Fioretti.
Béatifié le 17 septembre 1806 par Pie VII
Cannonisé par Jean-Paul II le 20 juin 1982.
Homélie sur le site du Vatican.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fholy_father%2Fjohn_paul_ii%2Fhomilies%2F1982%2Fdocuments%2Fhf_jp-ii_hom_19820620_canonizzazione-crispino_it.html
Biographie.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_19820620_crispino_it.html
Voir aussi, San Crispino (Pietro Fioretti) da Viterbo
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F54425

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crispin_de_Viterbe
http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=54425&dispsize=Original



Saint Dimitri Donskoi (+ 1389)

Après l'époque de la longue et implacable domination tatare qui avait réduit la Russie à un état lamentable, Dimitri rénova le royaume et l'Eglise, préparant ainsi l'émancipation du joug mongol. Il y fut aidé par saint Serge de Radonège et saint Théodore de Rostov. Il réunifia les principautés russes de Souzdal, de Riazan et de Tver, affronta les Tatares et les Lituaniens, puis, dans la plaine de Koulikovo, sa victoire sur la Horde d'Or marqua le réveil spirituel et national du peuple russe. Les Tatares continuèrent leurs incusions, mais il sut les contenir sans jamais les vaincre totalement.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dimitri_IV_de_Russie



Saint Dunstan (+ 988)

Dunstan et le diable (George Cruikshank)

Abbé bénédictin, il devint évêque de Worchester et de Londres, puis archevêque de Cantorbery. Durant ce siècle de fer, il ranima la ferveur monastique en Grande-Bretagne. C'était un homme assez extraordinaire. On dit de lui qu'il n'était pas seulement théologien, mais aussi orfèvre, peintre, fondeur, architecte. L'Eglise anglicane en conserve sa mémoire.

Autre biographie:
DUNSTAN DE CANTERBURY (env.910-988) moine et pasteur
En 988 meurt à Canterbury le moine Dunstan, archevêque primat de l’Église d’Angleterre. Dunstan était né aux environs de Glastonbury, probablement en 910. De ses biographies il ne ressort pas de façon claire si sa famille fut noble, ou s’il n’a été introduit qu’après sa naissance dans l’importante maison de l’évêque de Winchester. Quoi qu’il en soit, c’est ce dernier qui l’a orienté vers la vie monastique, en le poussant à entrer dans l’abbaye bénédictine de Glastonbury.
Très cultivé et amoureux de la beauté, Dunstan se voua comme moine à diverses activités artistiques, comme la décoration de manuscrits, la composition de musique sacrée et le travail de métaux précieux.
En 943, le nouveau roi du Wessex le nomma abbé de Glastonbury et profita de sa vaste culture pour engager la renaissance du monachisme dans tout le pays. Comme abbé, Dunstan promut l’étude et l’amour pour l’art dans divers monastères, organisant une réforme qui atteindra son apogée quand il sera élu archevêque de Canterbury sous le roi Edouard. Même si, dès 970, Dunstan perd l’appui du roi, son engagement de prédicateur, de maître et d’animateur du monachisme ne sera pas diminué pour autant. Les hagiographes font mémoire de lui pour son discernement et l’énergie avec laquelle il dirigea jusqu’au bout le diocèse dont il était le pasteur.

Lecture

Dunstan étudia avec zèle les livres des anciens pèlerins irlandais arrivés à Glastonbury, méditant sur les chemins de la vraie foi ; toujours il examina avec attention les livres d’autres savants que lui, grâce à la vue pénétrante de son cœur, avait perçu comme étant garantis par les enseignements des saints pères.
Il veillait sur sa propre conduite en ayant recours, chaque fois qu’il le pouvait, à l’examen des Saintes Écrituress : c’était comme si Dieu lui parlait à travers elles. Et véritablement, chaque fois qu’il pouvait être soustrait aux sollicitudes terrestres pour trouver sa joie dans la prière, il lui semblait que c’était lui qui parlait à Dieu
(Vie de Dunstan 11).

Prière

Dieu tout-puissant, tu as fait de Dunstan un authentique pasteur de ton troupeau, un restaurateur de la vie monastique et un fidèle conseiller de qui avait autorité ; accorde à tous les pasteurs les mêmes dons de ton Esprit, pour qu’ils puissent être de vrais serviteurs du Christ et de tout son peuple. Par Jésus Christ notre Seigneur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dunstan_de_Cantorb%C3%A9ry
http://christophe.giordani.free.fr/superstitions.htm



Bienheureuse Emilienne (+ 1246)
Née à Florence, elle fut mariée à seize ans à un mari brutal. Elle s'en vengea en le soignant avec patience, amour et délicatesse durant sa maladie mortelle. Devenue veuve, elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint François. Elle connut des extases et des visions. Elle mourut à l'âge de vingt-sept ans.



Bienheureuse Humiliana de’ Cerchi Recluse laïque à Florence (+ 1246)
ou Humiliane.Tiers Ordre franciscain.
Elle subit avec patience les violences de son époux et, devenue veuve, se consacra à la prière et aux oeuvres de charité.
Autre biographie:
Fille de la grande famille florentine des Cerchi, elle se maria à l'âge de seize ans. Aprés la mort de son précoce de son mari, elle devint la premiére tertiaire franciscaine cloîtrée de Florence.
Culte approuvé par Innocent XII.



Saint Ignace de Vologda (+ 1522)
Mis en prison à l'âge de treize ans, avec ses frères, par le prince de Moscou, pour des raisons de politique, il y vécut trente-cinq ans et y rendit son âme à Dieu, sans avoir connu la liberté, acceptant cette épreuve avec une grande paix intérieure.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vologda



Saint Jean Moine de Kantara à Chypre (+ 1231)

et les douze moines de Kantara à Chypre qui témoignèrent de leur attachement à la foi orthodoxe devant le roi latin de Chypre qui les condamna à être attachés par les pieds derrière des chevaux lancés au galop dans les rues. Puis on détacha leurs corps expirants pour les jeter dans un bûcher dressé à cette intention, et sur lequel se trouvaient des ossements d'animaux pour mieux les déshonorer.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai19.html



Bienheureux Jean de Dominique (+ 1619)
Martyr dominicain à Suzuta au Japon. C'est au terme de cette grande persécution que l'Eglise japonaise devint une Eglise du silence pendant près de 250 ans.



Sainte Marie-Bernarde (+ 1924)

Verena Bütler était originaire du canton d'Argau en Suisse, mais toute sa vocation s'accomplira en Amérique Latine. Religieuse capucine, elle partit en Equateur, puis en Colombie en 1888, après avoir été supérieure du couvent d'Altstätten en Suisse. Elle aimait répéter: "Celui qui reçoit le corps du Christ ne saurait mépriser ses frères." Elle les servit dans sa vocation éducative et caritative en fondant en Colombie la congrégation des franciscaines de Marie Auxiliatrice.
"Maria Bernarda Bütler (1848-1924), religieuse d’origine suisse, sera la deuxième sainte suisse après saint Nicolas de Flüe qui fut canonisé en 1947. Elle fut la fondatrice à Carthagène, en Colombie, des Missionnaires franciscaines de Marie-Auxiliatrice. Morte en Colombie en 1924, cette dernière avait été béatifiée par Jean Paul II le 29 octobre 1995.
Verena Bütler naît en 1848 à Auw, canton d'Argovie (Suisse), dans une famille de paysans modestes qui compte en tout huit enfants. Elle entre en 1867 chez les Capucines de Maria Hilf à Altstätten et prend le nom de Maria Bernarda du saint Cœur de Marie. Elle assume bientôt les responsabilités de maîtresse des novices puis de supérieure. L'Église de l'Équateur demandant des missionnaires, elle s'embarque avec six compagnes.
Partie pour une fondation, elle se trouve rapidement à la tête d'un nouvel institut: la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Auxiliatrice. A Chone, elle se dévoue à des soins charitables et à l'apostolat. Les conditions sont difficiles: chaleur équatoriale, pauvreté, malentendus avec les autorités ecclésiastiques. Elle supporte tout sans juger personne et en pardonnant à ses détracteurs. Elle essaime dans d'autres localités de l'Équateur. Une révolution d'inspiration maçonnique l'oblige à fuir le pays en 1895. Avec 15 sœurs, elle arrive à Carthagène, en Colombie, où l'évêque de cette ville les a invitées, leur confiant une dépendance délabrée de l'hôpital appelée "Obra Pia". Sa spiritualité est marquée par l'esprit franciscain: amour de Dieu s'exprimant par l'amour de tout homme, spécialement des pauvres et des marginaux."
(source : Service de presse du Vatican)
Canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2F2008%2Fns_lit_doc_20081012_verena_it.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Verena_B%C3%BCtler
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0365.htm



Saint Patrice (4ème s.)
Evêque de Prousse, martyr avec plusieurs chrétiens. Ils furent décapités en chantant une ultime prière d'action de grâces.



Sainte Pudentienne Vierge à Rome (+ 160)
La grande famille romaine des "Pudens" fut l'une des premières à devenir chrétienne et à offrir aux nouvelles communautés chrétiennes les maisons dont elle disposait.
Culte de sainte Pudentienne supprimé en 1969.



Saint Serge de Choukhtov Au monastère de Choukhtov, près de Novgorod (+ 1609)
Il se considérait indigne de la vie monastique. Alors il se fit pèlerin, de Solovki dans le Grand Nord jusqu'à Jérusalem, de Novgorod à Constantinople, menant une vie rude et pauvre. A 73 ans, il se prépara à l'étape dernière et se stabilisa au monastère de Choukhtov, près de Novgorod. Six ans plus tard, il se reposa dans le Seigneur.



Saint Théophile de Corte Frère mineur (+ 1740)
Prêtre franciscain, il ranima la vitalité de nombreux couvents par sa fermeté et sa douceur, forçant même l'admiration des moines qui lui étaient le moins favorables.




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Dunstan, archevêque de Canterbury, a redonné vigueur à la vie monastique

Catholiques d’occident : Célestin V, pape et ermite (calendrier monastique)

Coptes et Ethiopiens (11 basans/genbot) : Paphnuce (Xe s.), évêque (Église copte-orthodoxe) ; Yared l’Hymnographe (VIe s.), diacre (Église éthiopienne)

Luthériens : Alcuin (+804), abbé et docteur en Franconie

Maronites : Philétère et Eubiote de Nicomédie (III-IVe s.), martyrs

Orthodoxes et gréco-catholiques : Patrice, évêque de Brousse, et ses compagnons (+env. 100), martyrs ; Transfert des reliques de Saint Sava (Église serbe)



LES ROGATIONS



1/ SIGNIFICATION ET HISTOIRE DES ROGATIONS

2/ SERMON POUR LES ROGATIONS.
SERMONS DE GUERRIC, ABBÉ D'IGNY, DISCIPLE DE SAINT BERNARD, POUR LE COURS DE L'ANNÉE



1/ SIGNIFICATION ET HISTOIRE DES ROGATIONS

1° Qu'est ce que les Rogations ?
Rogations, du latin " rogatio ", veut dire une prière de demande. " Les Rogations " sont une prière de demande liturgique, accomplie par la Communauté Chrétienne à une époque de l'année fixée au printemps, les trois jours avant l'Ascension.
Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d'une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. On peut aussi les faire dans des circonstances diverses, comme par exemple aujourd'hui la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle, les inondations, etc.

2° Histoire des Rogations
Les Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert (encore connu dans le dicton météorologique parmi les " Saints de Glace ", avec les Saints Pancrace et Servais dont la fête tombe les 11, 12 et 13 mai ; c'est à cette époque en effet que peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation). A l'époque il y avait des calamités de tout ordre, non seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions incendies et guerres, Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.
Les rogations en tout cas avaient été étendues à toute la Gaule Romaine : par Sidoine Apollinaire à Clermont, et Césaire d'Arles les trouve déjà établies dans son diocèse . Les Conciles d'Orléans en 511 , de Tours et de Lyon en 567 ordonnent de les célébrer , et unifient leur date aux trois jours précédant l'Ascension. Le pape Grégoire Ier les institue à Rome.
Lors de la réforme liturgique, en 1969, le nouveau " Calendarium romanum " a maintenu les prières des Rogations, mais en précisant qu'elles ne pouvaient être célébrées à la même date sur toute la terre. En effet les Rogations, avec le temps, avaient accentué leur côté rural, avec des processions et aspersions d'eau bénite dans les champs, et étaient attachées au printemps de l'hémisphère boréal. Le Calendrier Romain de 1969 observait aussi qu'elles n'avaient pas le même sens et la même importance à la ville et à la campagne. Enfin il donnait tâche aux Conférences épiscopales pour en fixer " la discipline ". A ce jour, la Conférence épiscopale française n'a rien fixé.
Même si elles n'ont pas de caractère obligatoire, on peut donc toujours célébrer des Rogations à l'époque du printemps, les trois jours qui précèdent l'Ascension, avec des litanies après une messe ou au cours d'une procession ; une bénédiction avec de l'eau bénite peut être faite. On pourrait d'ailleurs faire de telles prières à d'autres époques selon les circonstances. On trouve dans le " Livre des Bénédictions " une bénédiction sur la terre qui peut être faite justement pendant les Rogations.

(Source : http://www.1000questions.net/fr/chroniq/rogations.html )

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SERMON POUR LES ROGATIONS.
SERMONS DE GUERRIC, ABBÉ D'IGNY, DISCIPLE DE SAINT BERNARD, POUR LE COURS DE L'ANNÉE.

1. « Prêtez-moi trois pains (Lc. 11, 5). »
« Des amis » nous sont arrivés de voyage et je n'ai rien à leur servir. « Je ne suis point médecin, et en ma maison, il n'y a pas de pain (Is. 3, 7). » Aussi, je vous le disais dès le principe, « ne me constituez pas prince. » Celui qui ne peut être utile ne doit point commander. Or comment peut-il être utile celui qui n'est point médecin, qui n'a point de pain en sa maison, c'est-à-dire, qui ne connaît pas l'art de guérir, et qui ne possède pas la doctrine suffisante pour nourrir? Voilà ce que je vous disais, mais, hélas! vous ne m'avez nullement écouté; car vous m'avez établi, chef. N'ayant pu éviter le danger, il me restait donc de recourir au remède, et d'entendre à ce sujet le conseil du sage : « On t'a établi supérieur, sois parmi tes inférieurs comme l'un d'entre eux (Si. 32, 1). » Mais malheur à moi ! Ce refuge ne m'a point été laissé. Car, de même que mon peu d'habileté m'empêche d'être au dessus des autres, de même mon infirmité ne me permet pas d'être parmi eux ; et, comme par l'esprit je ne suis pas capable de prêcher la parole, de même par le corps, je ne puis donner l'exemple.

Ne pouvant donc ni vous gouverner, ni habiter avec vous, où puis-je être placé, sinon à la dernière place, qui est la plus assurée, et qui se trouve après toutes les autres? Et je le puis, en ayant de moi des sentiments humbles mais vrais ; rien ne m'empêche, et la vérité m'y engage beaucoup, rien ne m'empêche d'être, par la pensée, au dessous de tous, bien que ma charge me place à votre tête.

2. C'est vous-même, Seigneur, qui ordonnez qu'on s'abaisse et qui néanmoins voulez qu'on commande; je vous demande, et j'attends de vous, je vous demande de me rendre humble et utile en même temps dans le ministère que vous m'avez confié : humble, en ayant de moi des sentiments véritables ; utile, en parlant, de vous, ô Sion.
Mettez l'un de ces biens dans mon cœur, et l'autre dans ma bouche. Mettez sur mes lèvres des paroles justes et bien sonnantes, vous qui avez dit : « ouvre ta bouche et je la remplirai (Ps. 80, 11), » afin que toute votre famille soit remplie de bénédictions. Voici que des amis me sont venus. S'ils sont les miens, ils sont encore plus les vôtres. Je n'ai rien à leur servir, et il faut qu'on me prête ce qui me manque. Et quel autre est aussi riche ou aussi généreux à donner que le Seigneur de tous? Il est riche envers tous ceux qui l'invoquent (Rm. 10, 12), il ouvre sa main et remplit tout être animé de bénédictions (Ps. 144, 16), il donne à tous sans reproches (Jc. 1, 5), si ce n'est peut-être à celui qui demande avec nonchalance et retient avec ingratitude la grâce qu'il a reçue? Que de mercenaires dans la maison de ce père de famille ont en abondance du pain ; comme ils annoncent le Christ, bien que ce soit sans pureté d'intention, néanmoins la grâce de la doctrine ne leur est point refusée, mais c'est dans l'intérêt des autres. Là où les mercenaires sont dans l'abondance, les fils seront-ils dans l'indigence ?
Eh bien donc, ô Seigneur, je n'ose vous dire mon ami, mais seulement mon Seigneur, prêtez-moi trois pains pour nourrir mes amis, de crainte que si je les renvoie à jeun ils ne tombent en défaillance en route, et qu'on ne me dise « les petits enfants ont demandé du pain, et nul ne s'est trouvé pour le leur rompre (Lm. 4, 4). » Prêtez-moi, Seigneur, un bien qui tourne à votre profit, vous pourrez reprendre avec usure, quand cela vous plaira, ce qui vous appartient : Prêtez-moi trois pains, s'il vous plaît, prêtez-moi si peu que ce soit, une bouchée de pain même ; une seule bouchée de pain peut suffire à je ne sais combien de mille personnes, si vous la bénissez.
Vous voulez, je le sais, que nous soyons importuns, bien que vous ne répondiez pas, et que vous donniez pour excuse que vous êtes rentré au ciel, que vos apôtres sont avec vous dans ce lieu de repos, vous voulez que nous continuions à demander, à chercher, à frapper, parce que l'innocence qui nous fait vos amis ne suffit point pour mériter la doctrine si elle n'est accompagnée d'une prière constante et assidue qui nous rende comme importuns. Pour moi, je n'ai aucune de ces deux choses : je ne m'appuie que sur les mérites de ceux qui doivent être nourris de la parole sainte; ils méritent ce que je ne suis pas digne d'obtenir.

3. Pour vous, mes frères, pour l'usage et en vertu des mérites de qui je demande ces pains, croyez vous que nous suffirons, moi à les rompre, et vous à les manger !
Je crains que l'on ne me dise : « Ne cherchez point les choses qui sont au dessus de vous, et ne scrutez pas ce qui vous dépasse (Si. 3, 22).» Je crains que l'on ne vous dise: «Vous êtes des enfants qui ont besoin de lait non de pain (He. 5. 12). »

Je sais, en effet, que chez le père de famille, il y a des pains de telle qualité, qu'ils briseraient plutôt nos dents qu'ils ne garniraient nos estomacs, c'est-à-dire qu'ils n'édifieraient nos âmes, si notre âge tendre avait la hardiesse de les demander. Qui comprendrait, en effet, qui pourrait expliquer ou saisir, comme il faut, le mystère ineffable de la Trinité, comment le père est de lui- même, comment le Fils procède du Père, comment le Saint-Esprit procède et du Père et du Fils, et comment, enfin, trois personnes se trouvent en l'unité de substance ?

La femme insensée, la vanité pleine d'audace des hérétiques, sollicite ceux qui ont des démangeaisons dans les oreilles à discuter ces mystères, alors que Dieu doit être l'objet de notre foi, non pas de notre examen. Touchez sans crainte, disent-ils, à ces pains cachés. Comme un insensé, vous toucherez ce qui dépasse la hauteur même des anges. Et que m'importe de porter la main sur des pains cachés que je ne puis rompre ou manger sans péril ?

Il me suffit de savoir que ce sont des pains, qu'il y en a trois. Je ne parle pas de la Trinité des personnes, mais de la trinité des discours, ou plutôt des conceptions relatives à ces personnes : ce sont trois pains de même grandeur, de même poids, de même forme et de même goût. Tout ce qu'on dit du Père, il faut le dire du Fils ou du Saint-Esprit : avec cette seule exception, que les propriétés particulières font le nombre des personnes dans la Trinité, comme elles font la différence des intelligences, quand il s'agit de les distinguer.

4. Laissons donc l'intelligence sublime des anges rompre ces pains, jusqu'à ce que, parvenus à la hauteur de ces esprits bienheureux, nous soyons en état de nous asseoir à leur table.

Car, dans l'Écriture, nous trouvons ces trinités d'autres pains mieux proportionnés à notre infirmité: par exemple, pour ne pas trop nous éloigner de la Trinité suprême, que toutes choses sont de Dieu, par lui, et en lui: que le Père nous a créés; que le Fils nous a rachetés et que le Saint-Esprit nous a sanctifiés. En ce sens, on peut dire tant de choses, que, quelque affamé que soit l'ami qui arrive de voyage, si vous lui en serviez seulement la moitié, il ne serait pas moins exposé à sentir du dégoût qu'il ne ressentait auparavant les aiguillons de la faim, et l'abondance pourra bien accabler celui que le besoin tourmentait auparavant. Car vous pourrez décrire en trois manières, non-seulement celui qui nous a faits avec tout ce qui a été fait, mais encore ce qui a été écrit pour nous, en sorte que nous trouvons une réfection abondante dans les trois pains de l'histoire, de l'allégorie et de la morale.
Tout l'ensemble de l'Écriture, divisé en trois parties, forme comme trois pains quand elle traite de la justice naturelle, ou de ce qui est selon la loi de la lettre ou selon celle de l'esprit, c'est-à-dire de ce qui est avant la loi, sous la loi et après la loi, je veux dire sous la grâce. La nature a donné l'intelligence droite, la loi donne l'acte, et la grâce, l'affection. Le Pasteur et Docteur des nations dans la foi et dans la vérité, nous apprend que l'Église doit être nourrie d'une sorte de trinité de pains, et que celui qui l'édifie doit parler pour « l'édification, l'exhortation et la consolation. »
Pour l'édification, afin que vous sachiez ce que vous devez faire pour l'exhortation, afin que vous vouliez ce que vous connaissez, pour la consolation, afin que dans l'adversité vous puissiez accomplir ce que vous connaissez et ce que vous voulez. Et non-seulement dans la matière, les sens et les parties des Écritures, dans le genre et les tournures de langage qui s'y trouvent, mais même dans toute la fin à laquelle elles aboutissent, vous trouverez une trinité de pains, trinité salutaire et pleine de goût : c'est-à-dire, la foi, l'espérance et la charité.

Car la charité seule a été définie comme la fin du précepte, et cette vertu est triple en une certaine façon, puisqu'on doit l'avoir de tout son cœur, de toute son âme, et de toute sa force. Mais comme un repas trop long et composé de mets trop variés est réputé blâmable, nous mettrons fin à ce discours, vous laissant recueillir les miettes qui sont restées, c'est-à-dire les pensées plus subtiles qui sont tombées de nos mains : quant à vous et à nous, nous chanterons à celui qui nous nourrit : béni soit Dieu en ses dons, lui qui vit et règne dans tous les siècles des siècles. Amen.

GUERRIC, ABBÉ D'IGNY
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090519&id=104&fd=1
Par echosdelabastide
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