17 avril
Le 17 avril est le 107e jour de l'année (108e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
17 avril dans les croisades
Célébrations
- Jour de gratitude pour l'action du pape (Pie XII) pendant la guerre, pour l'Union des communautés juives d'Italie.
| Elie, Paul et Isidore Martyrs à Cordoue (+ 856) Ils connurent le martyre en même temps. saint Elie était prêtre, Paul et Isidore étaient ses disciples. Ils furent mis à mort pour avoir confessé la foi chrétienne face à l'Islam qui s'implantait à Cordoue. C'est saint Euloge témoin de ce martyre qui en a laissé le récit. |
| Etienne Harding Abbé de Citeaux († le 28 mars 1134) (1065-1134) né à une date inconnue (1065 ?) et mort le 28 mars 1134, est prieur puis abbé de Cîteaux de 1099 à 1122. Il rédige la règle cistercienne. Confesseur. Il était né en Angleterre et regagnait son pays après un voyage en Italie et en France. Passant par la Bourgogne, il rencontra sur sa route l'abbaye de Molesme. Il y entra et s'y fit moine. En 1098, il quitta Molesme, avec une vingtaine de moines, dont le futur saint Robert de Molesme, pour essaimer et fonder à 100 kilomètres de là un monastère plus austère. Ainsi naquit Citeaux dont il devint le Père abbé. Il venait d'entrer dans cette charge quand saint Bernard et ses trente compagnons arrivèrent (1112). L'abbaye reprit vie et la réforme cistercienne ne tarda pas à se répandre dans toute l'Europe. Un de ses moines écrit de lui :"C'était un bel homme, toujours abordable et toujours de bonne humeur." |
| Landry (+ 675) Evêque de Meaux. Il connut le cheminement de beaucoup de saints de cette époque. Une noble et sainte famille, le désir d'embrasser la vie monastique, l'élection à l'épiscopat. Il renonça à cette charge pour entre au monastère d'Hautmont qu'il gouverna en même temps que celui de Soignies. De nombreux miracles donnèrent au peuple le témoignage de sa sainteté. |
| Macaire de Corinthe Moine grec (+ 1805) Confesseur. Les débuts de sa carrière avaient été catastrophiques. Jeune intendant chargé de faire rentrer les impôts, il en dispensait les pauvres. Il payait à leur place. Il fut rappelé à la maison et s'enfuit au couvent. Son père, influent personnage, força les moines à lui rendre son fils. A la mort de ses parents, il abandonna à ses frères et soeurs sa part d'héritage et retourna au couvent. En 1764, il fut mis à la tête de l'évêché de la ville de Corinthe qui allait à vau-l'eau. Il voulut le réformer, mais ce n'était pas ce qu'on attendait de lui. Au bout de trois ans, il démissionna de sa charge, laissant à un autre le soin de le remplacer. Il voulut revenir dans un monastère, mais les moines et l'higoumène, peut-être trop ignorants, l'empêchèrent de se livrer à tout travail intellectuel. Ce fut enfin dans l'île de Chio qu'il trouva une solitude propice pour écrire et prier autant qu'il le voulait. Il y construisit un ermitage où il passa les vingt dernières années de sa vie, servi par un bon frère convers, recevant ceux qui s'étaient mis à son école. Les meilleurs écrivains de sa génération furent de ses disciples. Il ne signait pas les ouvrages qu'il écrivait, mais on a pu en identifier beaucoup sur les grands mystiques, la théologie et les martyrs des temps modernes. |
| Marie-Anne de Jésus Vierge (+ 1783) Marianne Navarra de Guevara. Elle appartenait à une famille noble de Madrid et ne put réaliser sa vocation monastique qu'à l'âge de 42 ans. Elle entra alors dans l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le rachat des chrétiens captifs. Béatifiée par Pie VI en 1784. |
| Pantaghate (+ 540) Confesseur. Il avait été consul, mais l'humilité chrétienne le distingua plus que l'éclat de sa dignité consulaire. Il occupa cinq ans le siège épiscopal de Vienne en Gaule qu'il gouverna très sagement. Les actes du concile d'Orléans attestent sa présence. |
| Robert de la Chaise-Dieu Fondateur de l'abbaye de la Chaise-Dieu (+ 1067) |
| Siméon de Perse († vers 341), évêques et martyrs avec 1154 compagnons. et les martyrs perses anonymes au temps du roi Sapor. Le roi des rois avait besoin d'argent pour mener ses guerres contre les Romains. Il doubla les impôts sur les chrétiens qui furent réduits souvent à l'indigence devant la cruauté des percepteurs. Beaucoup renièrent leur foi pour survivre. D'autres, comme l'évêque de Séleucie, saint Syméon Bar Sabbée, refusèrent de se soumettre. Les mages, de leur côté, engagèrent le roi à faire disparaître ces chrétiens qui, par centaines, étaient entassés dans les prisons. Le Vendredi Saint, le catholicos fut décapité et ce martyre marqua le début d'une persécution générale pendant près de quarante ans. |
| Zosime de Solovki († 1478), cofondateur du monastère de Solovki. Natif de Novgorod, il refusa le mariage que ses parents lui proposaient et se dirigea vers le Grand Nord pour y trouver l'hésycha favorable à la prière. Ayant rencontré saint Germain qui lui parle des îles Solovki, il s'y rendit, affrontant avec vaillance les rigueurs de la nature sauvage dans ce climat polaire. Il y vécut en paix. Ce monastère fut un des plus durs camps de concentration où, durant le régime soviétique, des milliers de chrétiens, de prêtres et d'évêques y donnèrent le témoignage de leur fidélité au Christ. |
| Bienheureuse Kateri Tekakwitha (+ 1680) Vierge amérindienne Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-Xavier sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680. En savoir plus sur le site des jésuites Un internaute canadien nous signale: "Elle est décédée le 17 avril 1680, et sa fête dans le calendrier des saints et bienheureux du Canada est fixée au 17 avril.""Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?" Bienheureuse Claire Gambacorti (1362-1419) Patronne de Pise Claire Gambacorti, fille d'illustre famille, vint au monde à Pise. Jeune encore, elle voulut n'avoir d'autre époux que Dieu. Chaque jour on la voyait s'acheminer vers une humble maison où gisait une pauvre malade abandonnée, dont le corps n'était qu'une plaie; son visage fétide et repoussant, dévoré par un affreux ulcère, n'était plus reconnaissable. L'enfant consolait la pauvre affligée, préparait sa nourriture, faisait son lit, pansait ses plaies et ne s'éloignait jamais sans avoir approché son beau et frais visage de ce visage souillé et infect pour y déposer un baiser affectueux. La jeune fille, n'ayant pu obtenir le consentement de son père, entre à son insu chez les Clarisses et y prend le voile sous le nom de Claire. Mais aussitôt son frère, furieux, va l'y saisir avec des hommes d'armes et la ramène au palais paternel, où elle est enfermée et abandonnée pendant trois jours. Joyeuse dans son épreuve, elle se livre à la contemplation et goûte en Dieu une paix profonde: "Que mon corps périsse, s'écrie-t-elle, avant qu'il plaise à d'autres yeux qu'à ceux de mon Jésus." Après de longues et inutiles vexations, sa famille consent enfin à la laisser partir, non au couvent des Clarisses, mais au couvent des soeurs de Saint-Dominique. Ses exemples ranimèrent la ferveur dans la communauté: elle était la plus humble et la plus pauvre; elle ne voulait porter que les vêtements abandonnés par ses soeurs comme trop usés; elle se contentait souvent, pour nourriture, des restes de ses soeurs. Devenue prieure, elle fut davantage encore le modèle de ses religieuses. Le sacrifice le plus héroïque de sa vie fut de voir son frère, poursuivi par des assassins, frapper à la porte de son couvent, et de ne pouvoir pas lui ouvrir; elle dut se résigner à le voir tomber sous les coups de ses ennemis. Elle ne fut pas moins héroïque à pardonner à celui qui avait massacré son père et ses frères. Près de mourir, elle disait dans ses souffrances: "Seigneur, me voici en Croix avec Vous!" Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. |
Saint Anicet (+166) Pape
Pape (11 ème) de 155 à 166 (+ 166)
Quand le vieil évêque de Smyrne, saint Polycarpe, vint le voir pour tenter d'obtenir que Rome célèbrât la fête de Pâques à la même date que les Orientaux, ils ne purent s'entendre. Mais, dans cette querelle, saint Anicet donna priorité à la sauvegarde de la paix et de l'unité de l'Eglise.
Pape (11 ème) de 155 à 166 (+ 166)
Quand le vieil évêque de Smyrne, saint Polycarpe, vint le voir pour tenter d'obtenir que Rome célèbrât la fête de Pâques à la même date que les Orientaux, ils ne purent s'entendre. Mais, dans cette querelle, saint Anicet donna priorité à la sauvegarde de la paix et de l'unité de l'Eglise.
Saint Anicet était originaire de la Syrie. Son père se nommait Jean et était habitant du bourg d'Omise; il gouverna l'Église sous Marc-Aurèle, et succéda, sur le trône pontifical, à Pie Ier. Il était le dixième pape depuis saint Pierre.
Il arrivait à la tête de l'Église en des temps difficiles. C'était le moment du Gnosticisme dont le siège était à Rome, avec ses chefs, Valentin et Marcion. Cette hérésie avait été apportée dans la ville par une femme nommée Marcelline, qui fut cause de la perte d'un grand nombre d'âmes. Outre les pernicieuses doctrines qu'ils enseignaient, en se donnant pour chrétiens, ils rendirent la religion odieuse par leur vie désordonnée et leurs actions infâmes. Saint Anicet s'opposa aux progrès de l'hérésie de toute la force de son autorité et de sa doctrine et Dieu, en même temps, le consolait par l'arrivée de plusieurs saints personnages.
C'est sous son pontificat que saint Justin vint passer quelque temps à Rome et y composa cette seconde apologie de la religion chrétienne qui lui valut le martyre. La cinquième année du règne de Marc-Aurèle, Anicet reçut la visite de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, en Asie, et ancien disciple de saint Jean l'Évangéliste, qui venait le consulter sur la question de la célébration de la fête de Pâques, question qui ne fut décidée que sous le pape Victor. Saint Anicet et saint Polycarpe ne purent s'entendre, mais cela ne troubla en rien leur bonne harmonie, et ils se séparèrent après s'être donné le baiser de paix; ils ne devaient plus se revoir qu'au ciel où le martyre les conduisit tous deux. Avant le départ de saint Polycarpe, Anicet lui ayant fait célébrer les saints Mystères, il avait parlé au peuple assemblé: sa parole avait converti grand nombre d'hérétiques, et l'insolence de Marcion avait été confondue par cette parole si connue du Saint : «Je te connais pour le fils aîné de Satan.»
C'est aussi vers l'an 157 qu'Hégésippe, juif converti, vint à Rome, et sur les ordres d'Anicet, composa une histoire de l'Église, dont il ne reste aujourd'hui que des fragments conservés dans Eusèbe. Cette histoire avait pour titre: Commentaire sur les Actes des Apôtres, et s'étendait depuis la Passion jusqu'au pontificat d'Anicet.
On attribue à ce pape un décret adressé aux évêques de France qui défendait aux clercs de porter les cheveux longs. Il ordonna aussi qu'un prêtre ne pourrait être sacré évêque que par trois autres prélats, comme le Concile de Nicée l'a aussi défini plus tard, et que pour le Métropolitain, tous les évêques de sa province assisteraient au sacre. Saint Anicet fit cinq fois les ordres au mois de décembre, et ordonna dix-sept prêtres, quatre diacres et neuf évêques pour divers lieux. Il vécut dans le pontificat huit ans, huit mois et vingt-quatre jours. Il reçut la couronne du martyre pour la foi du Christ, et fut enseveli sur la voie Appienne, dans le cimetière qui fut depuis appelé de Calliste.
Comme on le voit, on sait peu de chose des actions de saint Anicet. Nous vénérons en lui, aujourd'hui, une des glorieuses assises de la maison de Dieu. Il a gouverné l'Église de Jésus-Christ au milieu des tempêtes : nous devons le prier pour qu'il demande à Dieu de Se lever et de commander à l'orage qui gronde toujours.
Père Giry, Vie des Saints, Paris, Victor Palmé, 1875.