14 avril
Célébrations
- Nouvel An Khmer (Chaul Chhnam Khmer) jusqu'au 16 avril
- Fête du Bangla Naba Barsha - Navabarsha au Bangladesh
- 14 et 15 avril, Yayoi matsuri, défilé de chars décorés au Japon
- Nouvel an népalais (Nayabarsa ou Bisket jatra)
Maxime, Lambert, Labériane, Lacmé, Lamé, Lamia, Lamie, Lidwine, Ludivine, Ludwine, Tiburce, Wallerand, Achille Luamba
| Ardelion le Comédien († vers 300), martyr. Martyr. Il était comédien, et, comme ce fut le cas pour plusieurs autres bateleurs, il fut touché par la grâce, alors qu'il parodiait en public les mystères chrétiens. Devant tous les specateurs, il se proclama réellement chrétien. Ceux-ci, furieux, demandèrent et obtinrent sa mort sur un bûcher. |
| Aristarque disciple du Seigneur († 67) Il appartenait au groupe des soixante-douze disciples du Christ, avec saint Pudens et saint Trophime que l'on fête également aujourd'hui dans les Eglises d'Orient. Saint Aristarque fut disciple de saint Paul (Lettre aux Colossiens. 4. 10) comme saint Pudens et saint Trophime (2ème lettre à Timothée. 4. 20 et 21) |
| Saint Bernard de Thiron ou Bernard d'Abbeville Ermite, bénédictin (+ 1117) Avec Robert d'Arbrissel dans le Maine-Anjou, Pierre de l'Etoile en Berry, Vital en Normandie et Raoul de la Fustaie en Bretagne, il fut l'un des animateurs du mouvement monastique au 11ème siècle, en fondant dans une forêt du diocèse de Chartres un monastère qui devint, plus tard, le centre d'une congrégation bénédictine. Originaire d'Abbeville dans le Nord de la France, il se fit moine à Saint Cyprien près de Poitiers, se préoccupa de l'abbaye de Saint Savin dont les moines se conduisaient d'une manière peu monastique. Il y rétablit l'austérité, mais il lui fallait en même temps éviter de se laisser absorber par la tentaculaire abbaye de Cluny afin de respecter l'originalité de sa Congrégation bénédictine dans l'Ouest de la France. Au 17ème siècle, elle s'agrégea à la Congrégation de Saint Maur. |
| Christophe de Saint-Sabas († 797) Il était d'origine perse et se convertit. Après avoir reçu le baptême, il entra au monastère de Saint-Sabas. Dénoncé par un chrétien apostat auprès du tribunal des Sarrasins, comme ayant abandonné l'Islam, il fut condamné à être décapité. |
| Dimitrios (1803) Martyr. Originaire du Péloponnèse, il quitta très jeune la maison familiale pour devenir maçon itinérant puis apprenti chez un coiffeur turc de Tripolis en Grèce. Petit à petit, il renia sa foi et, sous les pressions constantes de ses compagnons de travail, il se convertit à l'Islam sous le nom de Mehmed. Il entraîna son frère dans la même apostasie. Peu à peu, il retrouva la foi en Jésus-Christ tout en restant au service de ses maîtres. Quand il le put, il s'enfuit à Smyrne, entra dans le monastère de Kydonia. Mais il avait le remords de son reniement public et il voulut laver son péché dans le sang de son martyre. Il retourna à Tripolis et là, devant son ancienne échoppe, se fit connaître comme chrétien. Malgré les instances de ses anciens maîtres, il persista, fut arrêté, condamné à mort et eut la tête tranchée par trois coups de sabre. Après les deux premiers coups, il dit :"Souviens-Toi de moi, Seigneur !" |
| Jean (+ 1342) et ses compagnons martyrs à Vilnius en Lituanie, saint Antoine et saint Eusthate. Le pays était encore païen et ils reçurent en secret le saint Baptême. Après avoir hésité dans le témoignage de leur foi, ils témoignèrent publiquement de Jésus-Christ et furent pendus l'un après l'autre au même chêne. Ils sont vénérés au monastère orthodoxe du Saint Esprit tout autant par l'Eglise catholique romaine que par l'Eglise orthodoxe. |
| Lambert de Lyon Evêque (+ 688) Confesseur et évêque. Il occupa longtemps un poste important à la cour du roi Clotaire III. Puis, il décida de prendre l'habit monastique à Fontenelle. Il succéda en 666, comme abbé, au fondateur saint Wandrille, puis, il fut élu évêque de Lyon à la mort de saint Genès. |
| Saint Maxime le Confesseur, moine (+ 662) |
| Saint Maxime Martyr à Rome (+ 260) Saint Tiburce Martyr à Rome (+ 260) au cimetière “Aux deux lauriers”, sur la voie Labicana. Le pape saint Damase a célébré ses louanges. Fiancé à Sainte Cécile, converti par elle le jour de leur mariage, Saint Valérien fut baptisé par le pape Urbain à qui il avait professé sa foi : "Un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout et en nous tous " (Eph 4) Il fut condamné à mort avec Tiburce, parce qu'ils donnaient une sépulture aux chrétiens massacrés; avant leur supplice, ils convertirent Maxime, chargé de les exécuter. Tous trois (Valérien, Tiburce et Maxime) sont fétés le même jour. |
| Tomaide (5ème s.) Martyre pour avoir refusé les désirs impudiques de son beau-père. Prétextat (+ 588) d'une noble famille d'Antioche. Pendant la persécution de Dioclétien contre les chrétiens, elle s'enfuit avec sa mère et sa soeur à Edesse. Dénoncées par leur père elles sont arrêtées et emmenées par des soldats vers Hiéraple. Pendant le trajet, pour échapper aux violences des soldats elles se jettent dans un fleuve et se noient. L'Eglise orthodoxe les fête le 4 octobre et l'Eglise latine le 14 avril. SAINT BÉNÉZET ou BENOÎT (1165-1184) Berger.Confesseur. Ses parents étaient pauvres, très pauvres, et leur seule richesse était en Dieu. Le petit Benoît, d'où le surnom de Bénezet, perdit son père très jeune et dut garder les troupeaux pour permettre à sa famille de survivre. Les légendes lui font traverser le Rhône d'une manière originale et racontent son intervention près des échevins pour qu'existe un pont. De là vient l'histoire de la construction du pont d'Avignon. La corporation des "frères pontifes" commença les travaux. Ils avancèrent lentement à cause des crues et du débit du fleuve et saint Bénezet n'en vit pas la fin. Mais tout le temps qu'il vécut, il secourut les pauvres tout en y travaillant et, ses miracles, selon la tradition, multiplièrent les pierres. vie de saint Benezet sur le site Internet du diocèse d'Avignon. Saint Bénézet vint au monde en Savoie. Il fut élevé sous le toit de chaume de ses parents, qui lui apprirent de bonne heure à aimer Dieu. Quand il eut douze ans, sa mère, devenue veuve, l'employa à la garde des troupeaux. Or, un jour, dans la campagne, Bénézet entendit trois fois cette parole: "Bénézet, Mon fils, écoute la voix de Jésus-Christ. Je veux que tu laisses ton troupeau et que tu ailles Me bâtir un pont sur le Rhône. -- Mais, Seigneur, je ne sais où est le Rhône, et je n'ose abandonner les brebis de ma mère. -- Va, Je serai avec toi; tes brebis retourneront à l'étable, et Je vais te donner un compagnon qui te conduira. -- Mais, Seigneur, je n'ai que trois oboles; comment pourrai-je construire un pont sur le Rhône? -- Va, Mon fils, Je te donnerai les moyens." Et l'enfant laissa sa mère et son troupeau, pour obéir à la voix du Ciel. Un ange, sous la forme d'un pèlerin, vint tout à coup s'offrir pour le conduire. Quand ils arrivèrent au bord du Rhône, Bénézet, saisi de frayeur à la vue de la largeur du fleuve, s'écria: "Il est impossible de faire un pont ici. -- Ne crains rien, dit le guide, Dieu sera avec toi: va vers ce batelier, qui te fera passer le fleuve, et tu iras te présenter à l'évêque d'Avignon et à son peuple." En disant cela, l'ange disparut. L'enfant se rendit à la cathédrale. L'évêque y parlait à son peuple; mais Bénézet l'interrompit en disant: "Écoutez-moi; Jésus-Christ m'a envoyé vers vous pour construire un pont sur le Rhône." L'évêque, indigné, le mit entre les mains de l'autorité civile, devant laquelle il renouvela sa demande avec tant de fermeté, qu'il lui fut dit: "Voici une pierre énorme; si tu peux la remuer et la porter, nous croirons que tu peux faire le pont." Et bientôt le petit berger, à la vue de l'évêque et de toute la ville portait une pierre de trente pieds de longueur sur dix-sept de largeur, que trente hommes n'auraient pu soulever. On devine l'enthousiasme universel. Cet enthousiasme augmenta encore quand on vit Bénézet, dès ce jour, rendre la vue aux aveugles, l'ouïe et la parole aux sourds-muets, et la facilité de marcher aux boiteux. L'envoyé de Dieu commença par fonder une corporation d'ouvriers faiseurs de ponts. Après sept ans de travaux, le pont, d'une longueur immense, n'était pas encore achevé. Bénézet mourut à dix-neuf ans. Sa mémoire est restée en bénédiction. Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. SAINTE LYDWINE de SCHIEDAMVierge (1380-1433) Lydwine ou Ludwine, mystique hollandaise. née à Schiedam (Hollande) le 18 avril 1380 et morte le 14 avril 1433 Elle n'a laissé aucun écrit, rien d'autre que le témoignage de ses atroces souffrances transfigurées en amour. Elle mourut en 1433 après 35 ans passés sur son grabat. Son culte a été confirmé par Léon XIII en 1890. À l'orée du XXe siècle, l'écrivain français Huysmans lui a consacré un ouvrage, intitulé Sainte Lydwine de Schiedam. Originaire de Schiedam en Hollande, elle naquit dans une famille modeste. Jusqu'à quinze ans, elle fut bien portante. En patinant sur la glace, elle se blessa et dut s'aliter. A partir de ce jour, elle dut rester couchée et les abcès, les névralgies, la gangrène furent désormais son lot. Elle connut cette vie de souffrance durant 30 ans. En contrepartie, Dieu lui accordait ses faveurs célestes, extases et ravissements. Tant était grand le bonheur qui en découlait pour elle, qu'elle se tenait pour être une femme vraiment heureuse. Les reliques de Sainte Ludwine sont conservées au Carmel Saints Joseph et Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles. Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais le principal des reliques de Sainte Ludwine se trouve au carmel. (source: Secrétariat de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, Bruxelles). Des internautes nous signalent: - "Il existe une biographie écrite par Joris-Karl Huysmans 'Sainte Lydwine de Schiedam', éditions A Rebours rééditée en novembre 2002. Ste Lydwine est née en Hollande en 1380; Elle vécut 37 ans de souffrances." - "La fête locale de cette sainte hollandaise Lidwina de Schiedam aux Pays-Bas est le 14 juin, et j'ai cru comprendre que le principal de ses reliques sont rendues à son lieu natal Schiedam!" Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté. Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents: "Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes." Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre. Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation. Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais. J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 152-153 ![]() |
- Justin de Naplouse († 166), Grec né en Palestine, fondateur d'une école de philosophie, martyr avec ses compagnons à Rome
également connu comme Justin Martyr ou Justin le Philosophe,
- Lambert de Lyon († 688), évêque.
- Prétextat de Rouen († 588), évêque martyr.
- Bénezet d'Avignon († 1184), constructeur du pont.
- Bernard d'Abbeville († 1117), ermite, bénédictin.
- Antoine, Jean et Eustache de Lituanie († 1342), martyrs à Vilnius.
- Dimitrios du Péloponnèse († 1803), néo-martyr.
