27 février
Saints catholiques du jour
- Anne Line († 1601), Anglaise, martyre
- Bienheureuse Françoise-Anne Cirer-Carboneli (1781-1855)
- Bienheureux François-Xavier Blanchi, prêtre, moine chez les « Passionistes »
- Gabriel de l'Addolorata ou Possenti (1838-1862)
- Bienheureuse Marie de Jésus Deluil-Martiny ( 1841-1884 ) fêtée à Anvers
On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.
Des internautes nous signalent
- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.
- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche.
Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré.
Pour échapper aux invasions normandes, son corps est amené à Conflans (confluent de la Seine et de l'Oise).
Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depuis l'an 1080.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Honorine_de_Graville
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conflans-Sainte-Honorine
Sainte Anne Line Martyre en Angleterre (+ 1601)
martyre anglaise.
D'origine noble et élevée dans la Communion anglicane, elle se convertit au catholicisme, hébergeant souvent des prêtres. En raison de sa fidélité à l'Eglise romaine, elle fut condamnée à être pendue à Tyburn.
Elle fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.
Autre biographie:
Fille d’une noble famille protestante d’Angleterre. Son frère et elle se convertissent au christianisme et sont aussitôt rejetés et déshérités par leurs parents. Anne épouse un autre converti du nom de Roger Line, qui est arrêté pour avoir célébré une messe puis exilé en Flandres où il décède peu de temps après. Suspectée de protéger et d’héberger des prêtres catholiques (dont Saint-Roger Filcock et Saint-Marc Lambert, également fêtés ce jour), elle est arrêtée et condamnée à la pendaison et est exécutée à Tyburn.
Saint Ascelepios et Saint Jacques (5ème s.)
Deux ascètes qui s'étaient retirés dans les déserts de Syrie après avoir mené une vie communautaire dans un bourg voisin. Ils s'enfermèrent chacun séparément dans une maisonnette du village pour y mener une vie solitaire toute consacrée à la contemplation.
Saint Émmanuel de Crémone (+ 1198)
(Bienheureux) Évêque de Crémone, en Italie puis moine cistercien à l’abbaye d’Adwerth, aux Pays-Bas.
Saint Etienne l'Hospitalier (+ 614)
Dignitaire de la cour de l'empereur Maurice, il se retira pour fonder un asile de vieillards et une hôtellerie pour les étrangers, dans le quartier de la Corne d'Or, au coeur de la capitale Constantinople. Il y pratiqua une intense et joyeuse charité.
Saint Gabriel de l'Addolorata Passioniste italien (+ 1862)
Saint Gabriel de Notre-Dame des Sept-Douleurs était originaire d'Assise. A 17 ans, il entra chez les religieux passionnistes. A 24 ans, il offre sa vie à Dieu, tuberculeux et atteint d'une grande souffrance qu'il supporte joyeusement.
Il a été proposé par l'Eglise comme patron des novices et des séminaristes.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_de_l%27Addolorata
http://pagesperso-orange.fr/passionistes.du.cros/passio111.htm
http://www.sangabriele.org/
Saint Galmier Moine au monastère Saint-Just (+ v. 650)
Saint Gulmier ou Baldomer.
Son nom serait une déformation du nom germanique Waldemar, latinisé en Baldomerus.
Humble forgeron, il fut remarqué par l'abbé de Saint-Just de Lyon "comme de l'or caché sous la cendre". L'archevêque Gandésic l'ordonna sous-diacre et, après sa mort, les miracles fleurirent sur sa tombe.
Sa paroisse natale (42330 Saint-Galmier) prit son nom par la suite.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Galmier
"Saint Galmier (Baldomerus, 27 fécrier) Gulmier, Baldomer, Waldemer.
Serrurier ou forgeron à Auditiacus (Saint Galmier) où Viventius, abbé de Saint-Just, le rencontra et l'emmena dans son monastère de Lyon. Ordonné sous-diacre, il mourut à Saint-Just en 650.
Son tombeau devint un but de pélerinage jusqu'à sa destruction par les huguenots. Cependant, une translation antérieure avait eu lieu au monastère de Savigny près de l'Arbresle... Il est encore l'éponyme de Puy-Saint-Gulmier en Auvergne. Il est le patron des forgerons."
(source: Grand livre des saints culte et iconographie en Occident de Jacques Baudoin)
http://books.google.fr/books?id=6Hwa38EjyoAC&pg=PA232&lpg=PA232&dq=saint+gulmier+statue&source=web&ots=LFhSACyFWH&sig=_tKJBse7j9Gwea8Eh0MkPNgrkPM&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=3&ct=result#PPA232,M1
Autre biographie:
Originaire de l’ancienne province française du Forez , Galmier se rend à Lyon, où il exerce la profession de serrurier. Reconnu pour sa grande simplicité et sa générosité, il consacre la plupart de ses revenus à soulager les pauvres. Il demande ensuite à être admis au monastère de Saint-Just, où l’évêque Gaudry le consacre au sous-diaconat (+ vers 650)
Saint-Galmier est invoqué pour atténuer les traces laissées par des cicatrices ou des tatouages.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Forez
Saint Gélase (+ 297)
Il était comédien en Syrie, à Mariamne près de Damas. En parodiant la scène du baptême chrétien, il jouait le rôle du néophyte jeté dans l'eau baptismale. C'est alors qu'il se convertit. "Je suis chrétien, prêt à mourir", proclama-t-il devant les spectateurs qui, s'apercevant que la bouffonnerie n'existait plus, le lapidèrent jusqu'à la mort.
Saint George Herbert Martyr (+ 1633)
Le même jour, l’Église d’Angleterre fait mémoire d’un autre grand poète chrétien: George Herbert.
Né en 1593, dans une famille de l’aristocratie, les Pembroke, George se rendit à Cambridge en 1614, où il fit des études jusqu’à devenir fellow du Trinity College. Devenu à vingt-cinq ans seulement orateur public à l’université et membre du Parlement, Herbert semblait destiné à une carrière politique, quand, à la stupeur de tous, il prit la décision de se retirer dans la communauté « monastique » de Little Gidding pour s’y préparer à l’ordination diaconale.
Après son mariage, George fut ordonné prêtre et on lui assigna la paroisse de Bermerton, aux alentours de Salisbury, où il passa le reste de sa brève vie. A Bermerton, il s’appliqua surtout à nourrir la vie spirituelle de ses paroissiens par la récitation quotidienne de l’Office des heures et par la composition de nombre d’hymnes et de poèmes liturgiques.
En dépit de sa mort prématurée, alors qu’il avait à peine quarante ans, il nous a laissé un patrimoine poétique inestimable, qui le situe de droit au nombre des plus grands hymnographes chrétiens. Herbert mourut, ce jour, en 1633.
Lecture
Ô Seigneur, quand mon âme aura trouvé à se cacher sous ton toit, permets qu’en un tel lieu je puisse y faire mon nid ; alors toi, tu seras délivré d’un pécheur et moi du besoin d’espérer et de craindre.
Mais comme tu veux ! sans aucun doute tes voies sont les meilleures.
Exauce ou repousse ton pauvre débiteur : ce ne sera qu’une façon d’accorder mon cœur pour rendre meilleure sa musique.
Que je vole avec les anges ou que je tombe dans la poussière,
les uns comme l’autre sont l’œuvre de tes mains, et là est ma musique ;
ta puissance et ton amour, mon amour et ma foi
font de tout lieu la terre de la rencontre
(George Herbert, The Temper).
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Herbert_(po%C3%A8te)
Saint Jean de Gorze Abbé de Gorze (+ 974)
Bénédictin, devenu abbé de Gorze et réformateur de son Ordre.
Originaire de Vandières, près de Metz, il avait quelques propriétés et vivait sur ses terres. Au retour d'un pèlerinage à Rome, il restaura l'abbaye de Gorze et s'y fit moine bénédictin. L'empereur germanique Othon 1er, qui avait grande estime pour lui, lui confia une ambassade auprès du calife de Cordoue, Abd-el-Rahman. Devenu abbé de Gorze, il réforma plusieurs abbayes bénédictines voisines. Il mourut le 7 mars 976. L'Eglise de Metz le célèbre le 23 mai avec tous les saints du diocèse.
Autre biographie:
(Aussi appelé ‘Jean de Vandières’) Jean voit le jour dans une famille de Vandières (Meurthe-et-Moselle). Après quelques années d’études à Metz puis au monastère de Saint-Mihiel, il est obligé de rentrer chez lui pour s’occuper de ses frères après le décès de son père. Très respecté des seigneurs des environs et remarqué par l’évêque de Verdun, il se voit confier la gestion de plusieurs églises. Il reprend aussi le cours de ses études, et se sentant de plus en plus attiré par la vie religieuse, il fréquente plusieurs prêtres et religieux, qui lui suggèrent d’effectuer un pèlerinage à Rome. À son retour, il s’associe à quelques compagnons (le reclus Humbert, l’archidiacre Einold, entre autres) et ensemble ils entreprennent de restaurer l’abbaye de Gorze, qui avait été dévastée par les invasions normandes et hongroises, et où la vie religieuse était très relâchée. Sa grande sagesse lui vaut d’être choisi pour une ambassade auprès du roi Abdérame III de Cordoue, et à son retour il est nommé abbé de Gorze (+ 973).
Selon la légende, Jean de Gorze était doté d’une mémoire prodigieuse. C’est sans doute pour cette raison qu’il est invoqué pour améliorer les capacité de la mémoire.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Gorze
Saints Julien et Eunus Martyrs en Egypte (+ 250)
Julien était tellement affligé de la goutte qu’il ne pouvait ni marcher ni se tenir debout; lors de la persécution de Dèce, deux serviteurs le portèrent sur une chaise pour le présenter devant le juge. L’un d’eux renia sa foi, mais l’autre, nommé Eunus, persévéra avec son maître à confesser le Christ. Julien et Eunus, placés sur des chameaux, furent promenés par toute la ville, déchirés à coups de fouet, jetés enfin dans un brasier, où ils furent consumés à la vue de tout le peuple.
(source: martyrologe romain)
Saint Léandre Evêque de Séville (+ 599)
Envoyé en mission à Constantinople par le roi wisigoth Herménégilde, il y rencontrera le futur pape saint Grégoire le Grand. Une amitié profonde et durable les unit désormais, comme en témoigne le courrier qu'ils échangèrent et qui est conservé. Devenu archevêque de Séville, il uniformisa la liturgie espagnole, jetant les fondements de ce qui deviendra la liturgie mozarabe. Par sa patience et son souci apostolique, il ramena les Wisigoths à l'unité de l'Eglise. Il fonda l'école épiscopale de Séville, qui eut un grand rayonnement durant plusieurs siècles. L'Eglise d'Espagne le vénère à l'égal d'un Docteur de l'Eglise.
Autre biographie:
Fils du duc d’Andalousie et frère de Saint-Isidore de Séville, de Saint-Fulgence et de Sainte-Florentine, Léandre voit le jour à Carthagène, en Andalousie. Après plusieurs années passées comme moine à Saint-Claude de Léon puis à Séville, il est finalement nommé évêque de cette ville en 579. Impliqué aux côtés du roi Reccarède dans le conflit qui oppose ce dernier au roi Wisigoth Leuvigilde et à son fils Herménégilde, Léandre est exilé à Constantinople. Au cours de ce séjour, il fait la connaissance et devient l’ami de Saint-Grégoire le Grand, futur pape. De retour en Espagne, il devient légat de ce pape et œuvre à convertir les Wisigoths pour les ramener dans la foi de l’Église.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9andre_de_S%C3%A9ville
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/02/27/index.html
Bienheureux Marc Barkworth Martyr en Angleterre (+ 1601)
père Marc Barkworth, bénédictin, avec le père Roger Filcock, jésuite, il fut traîné dans les rues de Tyburn. Les deux prêtres s'encouragèrent en priant ensemble. Ils arrivèrent juste après l'éxécution d'Anne Line qui avait été la pénitente du père Filcock.
Autre biographie:
Anglais diplômé de l’Université d’Oxford, il se convertit au catholicisme et rejoint l’église de Douai, en France, avant de partir étudier au Collège Anglais de Rome, en Italie, puis à Valladolid, en Espagne. En chemin, Saint-Benoît lui apparaît en vision et lui prédit qu’il deviendra un moine bénédictin et un martyr. Ordonné en 1599, il retourne en Angleterre en compagnie de Saint-Thomas Garnet et œuvre à convertir les protestants. Il est finalement arrêté, condamné à mort et exécuté en compagnie d’Anne Line et de Roger Filcock.
Sainte Marie de Jésus Deluil-Martiny (1884)
Aînée de cinq enfants et fille d'un avocat aisé, elle était aussi l'arrière-petite nièce de la vénérable Anne-Madeleine Rémuzat, apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur.
Dans la continuité de la sœur visitandine Marie du Sacré-Cœur, elle fonda l´Association de la Garde d´Honneur du Sacré Cœur, aujourd´hui appelée Association de la Présence au Christ qui a pour but de trouver des personnes priant devant le Saint Sacrement nuit et jour à tour de rôle.
À cause des troubles politiques en France, elle fonda une nouvelle congrégation en 1873 à Berchem en Belgique appelée la Société des Filles du Sacré Cœur, consacrées à l´adoration du Très Saint Sacrement. Elle mourut assassinée par un anarchiste le 27 février 1884 dans le jardin du monastère de la Servianne près de Marseille qu´elle avait fondé.
Elle fut béatifiée par Jean-Paul II le 22 octobre 1989 à Saint Pierre de Rome. Elle est fêtée à Anvers le 27 février.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_J%C3%A9sus_Deluil-Martiny
http://pagesperso-orange.fr/nouvelle.cite/f-p15-deluil-martiny.htm
Sainte Philippa (+ 1547)
Orpheline très jeune, elle épousa le duc de Lorraine, mais le ménage fut difficile. Bientôt veuve, elle entra chez les religieuses clarisses de Pont-à-Mousson, où elle vécut dans une grande austérité.
Saint Procope le Décapolite (+ 741)
Originaire de Séleucie, en la Décapole d'Asie Mineure, il devint moine à Constantinople. A l'époque de la persécution iconoclaste menée par l'empereur Léon III l'Isaurien, il eut beaucoup à souffrir. Par l'ascèse et la prière silencieuse, il sut dominer toutes ces tribulations.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsfevrier/fev27.html
Bienheureux Roger Filcock (+ 1601)
Roger Filcock (1570-1601)
arrêté en Angleterre pendant sa période probatoire avant d'entrer chez les jésuites. Il a étudié à Reims, puis à Valladolid.
Avec le père Marc Barkworth, bénédictin, il fut traîné dans les rues de Tyburn. Les deux prêtres s'encouragèrent en priant ensemble. Ils arrivèrent juste après l'éxécution d'Anne Line qui avait été la pénitente du père Filcock.
Voir aussi:
- sur le site des Jésuites
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.sjweb.info%2Fjesuits%2FsaintShow.cfm%3FSaintID%3D70
Saint Thalélée Anachorète en Syrie et confesseur
Saint Tite de Kiev (+ 1190)
Moine vertueux, devenu prêtre, il vit monter en son coeur une haine violente contre Evagre, un autre moine. Ils avaient tous deux un caractère obstiné et les autres frères ne purent les réconcilier. Au moment où il sentit la mort s'approcher, il voulut demander pardon à Evagre qui lui refuse cette réconciliation. Evagre mourut alors et saint Tite passa le reste de ses jours dans la pénitence et la charité fraternelle.
Les Églises font mémoire...
Anglicans : George Herbert, prêtre et poète
Coptes et Ethiopiens (19 amsir/yakkatit) : Translation des reliques de Marcien, moine (Église copte-orthodoxe) ; Pierre II (+380), 21e patriarche d’Alexandrie (Église copte catholique)
Luthériens : Patrick Hamilton (+ 1528), témoin de la foi jusqu’au sang en Ecosse
Maronites : Thalalée de Gabala (+ env.460), ermite ; Procope de la Décapole, moine et confesseur ; Cyrille (+869), moine et apôtre des slaves (Église russe et Église serbe)

