26 février
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Nestor de (IIIe siècle)
- Photine la Samaritaine (Ie siècle) et ses fils.
- Porphyre de Gaza († 420), évêque.
Il était évêque de Magydos, dans le sud de l'actuelle Turquie, quand éclata la persécution de Dèce. Nombreux furent alors les chrétiens qui apostasièrent pour sauver leur vie. Craignant que ses fidèles n'en fassent autant, il leur conseilla de fuir et lui-même se laissa arrêter. Conduit devant le gouverneur, il s'entendit condamner :"Puisque tu préfères un homme crucifié à nos divins empereurs, toi aussi tu mourras sur une croix." Et saint Nestor fut crucifié.
Saint Agricole (+ 594)
Fils d’une famille fortunée de Sainte-Reine, il est ami du poète Fortunat. Il est choisi pour succéder à Éolade comme évêque de Nevers
Saint Alexandre Evêque d'Alexandrie (+ 326)
Evêque d'Alexandrie. Après avoir vainement essayé de ramener à la foi orthodoxe, Arius, l'un de ses prêtres, il convoqua un concile pour condamner l'hérésie naissante.
Secondé par l'un de ses diacres qui deviendra saint Athanase, il fait triompher la vérité lors du concile de Nicée en 325.
Il était plein de miséricorde pour recevoir les "lapsi" ceux qui étaient tombés devant les tortures, avaient quitté l'Eglise et voulaient y revenir une fois la paix revenue. Il refusa les intégrismes soutenus par l'évêque Mélèce de Lycopolis, connut les débuts de l'hérésie arienne où le même évêque soutenait Arius. Saint Alexandre rencontra ainsi bien des difficultés tant devint grande l'extension de l'hérésie, grâce aux chansons populaires qui la traduisaient. Il put voir le concile oecuménique de Nicée et eut la joie d'être soutenu par saint Athanase.
Saint Arille Evêque de Nevers (+ 594)
Il succéda à saint Eolade que nous fêtons aussi ce jour. Il fut l'ami de saint Venance Fortunat qui avait remarqué son zèle pour sa charge épiscopale.
Saint Auspice Evêque de Toul (5ème s.)
Evêque de Toul. Les "Centuriateurs" de Magdebourg en parlent avec éloge. Mais n'en disent pas davantage.
Sainte Eartongathe (VIIIe siècle)
Fille du roi de Kent Ercombert, religieuse sous la direction de ses tantes Sainte-Sétride et Sainte-Adalberge au monastère de Faremoutiers
Saint Eolade Evêque de Nevers (+ 580)
Evêque de Nevers, dont nous connaissons l'existence par sa souscription au concile de Lyon de 570. Il fut longtemps célébré à Nevers où une confrérie était établie sous son vocable avant la Révolution française.
Saint Faustinien évêque (4ème s.)
Evêque de Bologne, il réorganise le diocèse qui avait beaucoup souffert sous les persécutions de l'empereur Dioclétien.
Sainte Irène de Gaza (+490)
Jeune païenne de 14 ans. Un jour, elle est témoin du lynchage de Saint-Porphyre par une foule. Profondément marquée par cette violence, elle intervient et réussit à le sauver, puis elle l’invite à se réfugier chez elle, où il la convertit.
Saint Jean l'Ebéniste (+ 1575)
Il travaillait comme ébéniste au palais du sultan et son atelier se trouvait dans le quartier de Galata à Constantinople. Humble et charitable, il dépensait tout son salaire pour les pauvres et les abandonnés. Accusé par l'un de ses apprentis d'avoir tenté de le convertir, il fut condamné aux galères. Après quelque temps, il fut transféré à Constantinople, où il fut décapité sur ordre du vizir.
Sainte Mathilde de Spanheim (Bienheureuse) (+ 1154)
Fille d’Eberhard et d’Hiltrude, Mathilde (ou Mechtilde) fait vœu de virginité dès l’âge de treize ans puis et s’installe comme recluse dans une cellule adossée au monastère où réside son frère Bernhelm. Lorsque ce dernier est nommé abbé d’un nouveau monastère fondé sur les terres du comte Étienne de Spanheim, Mathilde est autorisée à le suivre et déménage sa cellule près de la nouvelle maison, où plusieurs jeunes filles viennent bientôt la rejoindre pour se placer sous sa direction.
Saints Papias, Diodore et Claudien martyrs (+ v. 250)
Papias, évêque, martyrisé à Pergé, en Pamphylie, avec Diodore et Claudien.
Bienheureuse Philippa de Gheldre (+ 1547)
Gisant de Philippe de Gueldre par Ligier Richier, situé dans l'église des Cordeliers, à Nancy.
Apparentée à la famille des Bourbons, elle fut orpheline très tôt et fut élevée par l'une de ses tantes. Demandée en mariage par le duc de Lorraine René II, elle forme avec lui un couple très uni. Devenue veuve, elle élève très chrétiennement ses douze enfants, aidant le jeune duc Antoine de Lorraine, son fils, à gouverner ses sujets. Mais dès qu'elle reconnaît qu'il n'a plus besoin d'elle, elle sait se retirer, entre chez les clarisses de Pont-à-Mousson et là, pendant vingt-sept ans, y mènera une vie religieuse exemplaire.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Gueldre
Sainte Photine ou Svetlana (1er s.)
Ce sont les Grecs qui nous disent ainsi le nom de la Samaritaine qui rencontra Jésus au puits de Jacob et dont saint Jean (chapitre 4. versets 4 à 42) nous parle lorsqu'elle reçut la révélation de la grâce, "source jaillissante en vie éternelle." Selon une tradition, elle serait partie à Carthage où elle mourut, oubliée, dans une prison avec l'un de ses fils.
Selon une autre tradition, elle serait restée en Galilée où l'un de ses fils officier romain, Victor, chargé de persécuter les chrétiens, multipliait au contraire les conversions. Beaucoup d'entre eux furent condamnés à mort et exécutés avec elle et lui. Ce dernier sert à "donner un patron" au prénom Hector, pour lequel il n'existe aucun saint.
Il est peut-être utile de rappeler l'étymologie grecque "photos", la lumière et donc son équivalent latin, "lux, lucis", la lumière, comme Lucie.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsfevrier/fev26.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Photine_la_Samaritaine
Saint Porphyre de Gaza Evêque de Gaza, en Palestine (+ 420)
Evêque et confesseur.
Originaire de Thessalonique, il se rend en Egypte où, durant cinq ans, il mène une austère vie d'ermite dans le désert de Scété. Il vient alors en Palestine dans le désert, et, miné par une tumeur au foie, il s'en fut à Jérusalem pour y mourir. Nous connaissons alors quelle fut sa vie par un moine, Marc le diacre, qui nous en donna quelques aperçus. Mais Dieu en voulait autrement. Porphyre reçoit la vision du Christ crucifié avec le bon larron et il retrouve la santé. Ne voulant pas quitter la ville sainte où se trouve la croix, il devient cordonnier pour gagner sa vie. Ordonné prêtre, il obtient d'être l'un des gardiens de la vraie croix et, peu de temps après, il est choisi comme évêque de Gaza où sa charité et ses dons de thaumaturge transforment la ville païenne en une ville chrétienne.
Autre biographie:
Fils d’un couple fortuné de Thessalonique (Grèce), Porphyre décide de quitter sa famille pour émigrer Égypte, où il réside durant 5 ans, au monastère de Scété. Il décide ensuite de partir pour la Palestine, où il s’installe pour cinq autres années comme ermite dans une caverne inhospitalière située non loin du Jourdain. Ses conditions de vie provoquent une grave maladie qui l’oblige à quitter sa retraite pour se rendre à Jérusalem. Ordonné prêtre à l’âge de 40 ans, il est finalement nommé évêque de Gaza trois ans plus tard (353-420)
On adresse des prières à Saint-Porphyre pour avoir la force de soulever ou de déplacer des objets lourds et encombrants.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Porphyre_de_Gaza
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/02/26/index.html
Bienheureux Robert Drury (+ v. 1606)
Robert Drury (1567 - 26 février 1606/07) ordonné prêtre à Valladolid en Espagne en 1592, il retourna en Angleterre en 1593 comme missionnaire. Il survécut en signant un acte d'allégeance à la reine Elizabeth mais en spécifiant que le Pape était successeur de saint Pierre. Cette déclaration a été signée par plusieurs membres du clergé catholique et satisfaisait Elizabeth. Le roi James qui lui succéda, insista pour avoir une autre déclaration mentionnant que le Pape était hérétique. Robert Drury refusa de signer, fut arrêté et condamné à mort. Il fut pendu à Tyburn et plus tard déclaré martyr par l'Eglise (martyrologe du Vatican).
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/009.html
Saint Victor Ermite et confesseur (6ème s.)
Arcis-sur-Aube, près de Troyes en Champagne.
Quelques siècles plus tard, saint Bernard en fera un bref éloge dans l'un de ses sermons :"Comme saint Victor, mettons un frein à notre langue et à notre humeur. Dormons peu et prions beaucoup."
Autre biographie:
Né à Troye, en Champagne, il est ordonné diacre et prêtre alors qu’il est encore très jeune. Il s’adonne pendant quelque temps à la prédication mais préfère la solitude et part s’installer dans un petit ermitage à Arcis-sur-Aube, dans la région de Troyes (VIe siècle). Selon la légende, sa renommée de sainteté étant parvenue jusqu’au roi, celui-ci vint le visiter dans son ermitage, mais Victor, n’ayant que de l’eau à offrir au roi, fit un signe de croix sur son modeste pichet, qui aussitôt se trouva rempli d’un excellent vin.
http://www.arcis-sur-aube.com/
Les Églises font mémoire...
Coptes et Ethiopiens (18 amsir/yakkatit) : Mélèce (+ 381), patriarche d’Antioche (Église copte)
Luthériens : Mathilde de Magdebourg (+ env. 1283), mystique en Saxe
Maronites : Porphyre de Gaza (+ 420) ; Alexandre (+ 344), évêque d’Alexandrie
Orthodoxes et Gréco-catholiques : Porphyre, évêque de Gaza ; Simeon le Myroblite (+ 1196), père de Sava (Église serbe)