3 avril
SAINT RICHARD
Évêque de Chichester
(1197-1253)
Saint Richard naquit en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme.
Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis choisis, aussi pauvres que lui; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford.
Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.
Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus: "Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ."
Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent: "Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur!"
Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
HONORIUS IV

Pape du 20 Mai 1285 au 03 Avril 1287
Giacomo Savelli
Né le 1210
Décédé le 3 avril 1287
élu pape par le conclave de Pérouse en 1285 sous le nom d'Honorius IV.
Dans la prophétie de Saint Malachie, il est connu sous la devise Ex rosa leonina.
Descendant d’une lignée aristocratique romaine, il avait été nommé cardinal par Urbain IV et est le petit neveu d’Honorius III, dont il prend le prénom pour monter sur le trône pontifical.
Très peu de choses sont connues de sa vie avant qu'il ne soit monté sur le trône papal.
Il a étudié à l’université de Paris.
Durant son règne il éliminera des États de l’Église les brigands qui l’infestaient.
Le successeur de Charles Ier d'Anjou étant décédé en 1285, prisonnier des Aragonais, Honorius IV s’immisce dans les affaires du royaume de Sicile pour combattre les prétentions des Espagnols.
Il excommunie Jacques II d'Aragon, fil de Pierre III d'Aragon, lui aussi décédé cette même année, et prend sous sa protection le futur royaume de Naples, possessions ayant appartenu à Charles Ier d’Anjou.
Il cède la Sicile aux Aragonais et obtient néanmoins un statut très favorable au clergé.
Il encouragea les ordres mendiants mais condamne la secte des apostoliques, qui, à Parme prône la pauvreté évangélique