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05 Jan

05 janvier

Publié par echosdelabastide  - Catégories :  #Calendrier


Le 5 janvier est le 5e jour de l'année du calendrier grégorien.

Il reste 360 jours avant la fin de l'année, (361 jours dans le cas des années bissextiles).

C'était généralement le jour du silex, 16e jour du mois de Nivôse, dans le calendrier républicain français.

 

Dictons 
  • Au 5 de Janvier tu sauras le temps de tout le mois
  • « À la Saint-Gerlac le temps froid et serein, l'année sera bonne c'est certain. »[4].

Célébrations 


Saints chrétiens 
Saints catholiques[2] et orthodoxes[3] du jour
Saints et bienheureux catholiques[2] du jour

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

  • Edouard, au calendrier civil 2009, et ses dérivés : Ed, Edard, Eddie, Eddy, Teddy, Ted, Edouarde, Edouardine, Edward, Ned, Neil, etc.

Et aussi aux :

Saints catholiques du jour 
Saint Edouard le Confesseur Roi d'Angleterre (+ 1066)

Il fut le dernier roi à régner sur l'Angleterre avant la conquête de ce pays par les Normands de Guillaume le Conquérant. Il avait horreur du sang versé. Son peuple le chérissait. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l'ami des petites gens et fut vite l'objet d'un culte populaire, mais il n'était pas fait pour être roi.
Après bien des querelles pour le pouvoir en Angleterre, la situation n'était pas bien claire. Les Danois avec le roi Canut régnait sur l'est du pays, la Norvège et le Danemark. Edmond "Cote de Fer" prince d'Angleterre avait été assassiné et sa femme s'était réfugiée en Normandie. Leur fils Edouard revint en Angleterre et y rétablit la couronne par sa sagesse, son humilité et sa compétence. Il cherchait toujours l'entente et la réconciliation là où c'était possible. Les expéditions danoises échouèrent. Le royaume connut une période moins troublée. Il épousa une princesse et vécurent toujours l'un et l'autre dans l'union la plus intime et la plus parfaite. Pourtant les guerres continuaient de se succéder entre Gallois et Anglais, entre les partisans d'Harold et ceux de Malcolm en Ecosse, ce qui n'empêcha pas saint Edouard de légiférer pour son royaume afin d'y établir meilleure justice et plus grande attention aux pauvres. Il résidait à Londres et à Westminster où il fit construire sa cathédrale. Il mourut quelque temps après sa dédicace.
Décédé le 5 janvier 1066, il est aussi fêté le 13 octobre, date à laquelle son corps fut transféré dans le tombeau prévu pour lui (1163).
Voir sur le site de l'abbaye de Westminster.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.westminster-abbey.org%2Flibrary%2FburialSaint Edouard le Confesseur Roi d'Angleterre (+ 1066)


Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/10-13.htm#edward
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_le_Confesseur



Saint Siméon Stylite l'Ancien Ascète en Syrie (+ 459)

Il est fêté par les Eglise d'Orient le 1er septembre.
Fils d'un pauvre berger, ermite austère, il fut pris pour un fou par les plus austères ermites de son entourage. Il vit quelques années au fond d'un puits comme reclus, au sud d'Antioche. Puis il s'enchaîne sur une montagne. Enfin il monte sur une colonne chaque fois de plus en plus haute jusqu'à atteindre 16 mètres. C'est delà qu'il évangélise et controverse avec les païens, aimable, courtois et toujours souriant. Le roi de Perse le vénère et lors d'un passage de pèlerins gaulois, il leur fit promettre de porter à sainte Geneviève de Paris ses meilleurs compliments. "On n'allume pas une lampe pour la mettre cachée sous un boisseau, mais bien sur le lampadaire pour qu'elle éclaire." (saint Matthieu 5.15) disait-il à propos de la colonne où il se tenait.


Bouquet spirituel: Il a renversé les puissants de leur trône, et relevé les humbles. Lc 1, 52

Saint Siméon Stylite

SAINT SIMÉON STYLITE L'ANCIEN
(IVe siècle)

Voici peut-être le plus étrange, le plus miraculeux de tous les Saints. Il naquit en Cilicie. Son père était berger, et lui-même passa les premières années de sa vie à garder les troupeaux. Il avait treize ans, quand un jour, à l'église, il entendit lire ces paroles: "Bienheureux ceux qui pleurent!... Bienheureux ceux qui ont le coeur pur!" Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s'endort et fait un songe: "Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d'un édifice; quand je crus la fosse assez profonde, je m'arrêtai: "Creuse encore!" me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m'arrêtai, et par quatre fois j'entendis la même parole: "Creuse encore!" Enfin la voix me dit: "C'est assez! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu'il te plaira." Ce songe signifiait sans doute l'humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme.

Siméon entre dans un monastère; là, ses mortifications paraissent si effrayantes, qu'on lui conseille la solitude. Il se retire dans un désert et passe le Carême entier sans manger; le jour de Pâques, la Sainte Communion lui rend toute sa vigueur. Dès ce moment, il prend la résolution de passer ainsi tous les ans le temps du Carême. Les foules se pressent bientôt autour de lui attirées par ses miracles; il s'enfuit sur une montagne pour échapper au commerce des hommes; mais le concours prodigieux s'accroissait tous les jours. C'est alors qu'il se fit bâtir une colonne qui, s'élevant d'année en année, atteignit enfin la hauteur de quarante coudées, ou à peu près vingt mètres, sur laquelle il vécut environ trente-six ans. De là lui vient le surnom de Stylite, mot qui signifie, en grec, l'habitant de la colonne. Les heures de sa journée étaient partagées entre la prière, la prédication et les oeuvres de charité; la nuit se passait presque entière dans les entretiens avec le Ciel. Quelqu'un voulut un jour compter les inclinations profondes qu'il faisait en la présence de Dieu; arrivé au nombre de mille deux cent quarante-quatre, il s'arrêta, n'ayant pas la patience de continuer plus longtemps. Tout est merveilleux dans les détails de cette vie surprenante; et cependant on n'y trouve rien qui ne montre un homme conduit par l'Esprit de Dieu et soutenu par la vertu d'En Haut.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Voir aussi:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sim%C3%A9on_le_Stylite



Saint Arnulphe Évêque de Sens (VIe siècle)
Pas d'information complementaire.



Saint Conwoion abbé de Redon (+ 868)
ou Convoyon.
Breton de naissance, il connut une vie mouvementée. Archidiacre de Vannes, puis moine de Glanfeuil, abbé fondateur de l'abbaye du Saint-Sauveur à Redon, dont il fut chassé par les Vikings. Il mourut en exil et si grande fut sa vénération des Bretons à son égard que son culte fut ratifié par Rome en 1866.

Autre biographie:
Originaire de Comblessac (Ille-et-Vilaine), il débute sa vie ecclésiastique comme archidiacre de l’évêque Rainier de Vannes. Vers 831, il fonde un nouveau monastère où il s’installe en compagnie de six autres moines. Cette communauté constitue les bases de ce qui deviendra plus tard l’abbaye Saint-Sauveur de Redon après que Louis le Débonnaire ait ratifié sa fondation. Au cours d’une visite qu’il effectue au pape Léon IV à Rome, il réussit à obtenir les reliques de Saint-Marcelin, qu’il rapporte à son abbaye. Lorsque surviennent les invasions normandes, la communauté est obligée de déménager temporairement à Pléban, où Convoïon décède.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conwoion



Saint Domnon (+ 307)
Martyr à Bergame sous le règne de Maximin.



Sainte Emilienne Tante de saint Grégoire le Grand (6ème s.)
Tante du pape saint Grégoire le Grand qui en parle avec admiration. Elle vécut à Rome.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-24.htm#tarsille



Sainte Euprexie (+ vers 280)
Veuve, vénérée en Sicile en compagnie de sa fille Saint-Théognie, vierge.



Saint Gerlac Ermite à Houthem (+ 1170)

Il était originaire du Limbourg hollandais. Militaire, il combattait l'ennemi pendant la guerre et détroussait les honnêtes gens durant la paix et menait une vie de grands désordres. Avant un tournoi, il apprend subitement la mort de sa sainte femme. Ce coup le fait réfléchir ; il voulut la rejoindre au paradis, tellement il l'admirait et l'aimait. Il se convertit alors, changea sa manière de vivre, partit à Rome faire l'aveu de ses fautes au pape Eugène III. Le Pontife lui imposa comme pénitence d'aller soigner les malades à Jérusalem pendant sept années. Il revint auprès du Pape Adrien IV et, sur son conseil, retourne dans son pays. Il y mène la vie la plus dure, ermite dans le creux d'un gros chêne. Dans des persécutions, il fut soutenu par l'Evêque de Liège. Il mourut le 5 janvier 1170. Sur son tombeau, on bâtit une abbaye de Norbertines qui porta son nom.

Autre biographie:
Originaire de Walkenberg (Pays-Bas), il se destine au métier des armes et devient officier dans l’armée de l’empereur de Germanie. Bien qu’il soit marié, il se livre au brigandage et mène une vie plutôt dissolue. En 1164, alors qu’il s’apprête à participer à tournoi, il apprend que son épouse vient de décéder. Cet événement provoque lui fait prendre conscience de ses égarements et il décide de tout quitter pour se rendre à Rome, où il rencontre le pape Eugène III. En guise de pénitence, ce dernier lui ordonne d’aller à Jérusalem, où il doit s’occuper des malades de l’hôpital. Sept ans plus tard, il revient à Rome où il rencontre le nouveau pape Adrien IV, qui l’autorise à vivre en ermite sans pour autant être rattaché à un ordre religieux. Gerlac retourne alors dans son pays et s’installe dans un chêne creux situé dans les environs de la campagne des environs de la ville de Maëstricht. Il effectue à pied le trajet qui le sépare de l’église Saint-Servais, où il assiste chaque jour à la messe en compagnie des moines. Avertie de la sainteté de l’ermite grâce à une révélation, l’abbesse Hildegarde de Bingen entre en contact avec lui afin d’échanger sur des questions spirituelles. Plusieurs années plus tard, un monastère double de prémontrés est établi sur les lieux de son ermitage (connu sous le nom de Houthem) et occupé par des moines et des moniales norbertins (1100-1170) Saint-Gerlac est le protecteur des animaux domestiques.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.premontre.org%2Fsubpages%2Fsancti%26beati%2Fsagerlac.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gerlac
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.premontre.org%2Fsubpages%2Fsancti%26beati%2Fsagerlac.htm



Saint Grégoire d'Akritas (+ 820)
Berger dans l'île de Crète, il s'en fut en pèlerinage vers les Lieux Saints à l'âge de vingt-six ans et il y resta douze ans supportant patiemment les brimades des musulmans. Puis, il se rendit à Rome, aux tombeaux des Apôtres, et là entra dans la vie monastique. Saint Michel de Synades, ambassadeur de Constantinople auprès du Pape, le fit revenir en Orient et l'installa parmi les moines d'un monastère du cap d'Akritas, près de Chalcédoine. C'est là qu'il vécut en reclus, dans une étroite cellule, couvert d'un seul vêtement de peau, se plongeant nu dans un grand tonneau d'eau glacée chaque nuit, le temps de réciter les 150 psaumes, pour expier les fautes des iconoclastes qui recommençaient leur persécution.



Saint Jean Népomucène Neumann Evêque de Philadelphie (+ 1860)
Saint Jean Népomucène Neumann naquit en Bohème d'une mère tchèque et d'un père bavarois. Bilingue dès le berceau, il apprendra le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol, le grec moderne, le gaélique, dans sa passion d'annoncer l'Evangile à tous les européens émigrés en Amérique. Ses études terminées, il s'arrache à sa famille et, malgré son évêque, le jeune séminariste se retrouve à New York où il est ordonné prêtre. Il entre dans la congrégation des Rédemptoristes fondée par saint Alphonse de Liguori.(1) Curé à Baltimore, il est nommé évêque de Philadelphie en 1852. Il se dépense jusqu'à en mourir, bâtissant quatre-vingt églises, des orphelinats et une centaine d'écoles en huit ans d'épiscopat. Il tombe mort dans la rue. Il avait 48 ans. Ce tchèque, apôtre des émigrés d'Europe Centrale aux Etats-Unis, est le premier Américain du Nord à avoir été canonisé.
(béatifié en 1963 par Paul VI, canonisé en 1977)

Dans sa mort subite, Dieu l'a surpris, veillant à son ouvrage. Il fut par excellence le pasteur vigilant. Il veillait sur ses prêtres, les instruisant par son exemple plus encore que par sa parole. Il veillait sur les fidèles comme le bon berger qui donne chaque instant de sa vie pour son troupeau.
Homélie de ses funérailles, janvier 1860

(1)Evêque de Nocera, fondateur des Rédemptoristes, confesseur et Docteur de l'Eglise (+ 1787)De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi. L'enfant est doué. A seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès. Il ne perd aucun procès quand il le plaide. Mais, de son côté, le Seigneur plaide tout doucement la cause du Royaume des cieux dans le coeur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde. Alphonse décide d'abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela renonce à un beau mariage. Désormais on le trouve assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie. Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort. A vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des presssions exercées sur les juges par des puissants fortunés. Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient prêtre et se consacre aux "lazzaroni", ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes. Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés. Pour eux, il fonde la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales. Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l'Eglise une pastorale de miséricorde et de liberté. Devenu malgré lui évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.
décédé le 1er août 1787, béatifié le 6 septembre 1816, canonisé le 26 mai 1839 et déclaré Docteur de l'Eglise le 23 mars 1871.



Saint Ménas le Sinaïte (6ème s.)
Moine du monastère de Sainte-Catherine au Sinaï, il y servit Dieu pendant quinze années puis remit en paix son âme à Dieu.




Saint Phostère (?)
Abbé en Sicile (période inconnue). Selon la légende, il se faisait nourrir par un ange.




Saint Romanos le Néomartyr (+ 1694)
Chrétien pieux mais illettré, originaire de la Grèce centrale, il partit en pèlerinage aux Lieux Saints et resta au monastère de Saint-Sabas. Voulant se livrer comme témoin de la foi devant les musulmans, l'higoumène ne lui accorda pas sa bénédiction. Romanos retourna en Grèce et, à Thessalonique, confessa publiquement sa foi en Jésus-Christ. Arrêté, condamné aux galères, puis racheté, il se retira au skite de Kavsokalyvia sur le Mont-Athos. Mais le désir du martyre le tenaillait toujours. Il partit à Constantinople où il provoqua les Turcs. Jeté dans un puits à sec pendant quarante jours, sans nourriture, il en fut tiré pour être décapité.




Saint Rusticien (?)
Évêque de Brescia (période inconnue)




Saint Siméon de Menou Ermite (Xe siècle)
vénéré au diocèse de Nevers



Sainte Synclétique (4ème s.)

Née au sein d'une noble famille chrétienne de Macédoine qui était venue s'établir à Alexandrie, la bienheureuse Synclétique décida de n'avoir pour époux que le Christ. Son rayonnement spirituel lui fit jouer auprès de ses compagnes un rôle analogue à celui de saint Antoine d'Egypte (1) auprès de ses disciples. On peut la considérer comme étant la fondatrice du monachisme féminin en Orient. Saint Athanase (2) a écrit sa vie.

(1)Ermite en Egypte (+ 356)
C'était un jeune homme riche, propriétaire terrien en Haute-Egypte.
Mais la question de son salut le tourmentait. Préoccupé par ce qu'il avait lu dans les Actes des Apôtres qui décrivent la première communauté chrétienne où tout était en commun, il entre dans une église.
Et c'est là qu'il entend l'Evangile du jeune homme riche. Il est saisi par la coïncidence : ce texte s'adresse à lui, pense-t-il, et aujourd'hui même. Il distribue sa fortune aux plus pauvres et se retire quelque temps après dans le désert de Nitrie, habitant un fort militaire abandonné.
Là, pendant plus de vingt ans, il subira les attaques du démon qui prend l'apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Ce sont les célèbres tentations de saint Antoine.
Des disciples viennent le rejoindre et, pour eux, il organise une vie monastique en même temps qu'érémitique. C'est pourquoi il est considéré comme "le père des moines".
Attentif à la vie contemporaine de l'Eglise, il se rend à Alexandrie pour soutenir les controverses contre les païens et les hérétiques ariens. Le père des moines s'éteint à 105 ans.
Plus que les faits merveilleux de sa vie, retenons ses paroles et les enseignements qu'il donnait à ses disciples : "Efforçons-nous, leur disait-il, de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c'est-à-dire la charité, la douceur et la justice... Les épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé."

(2)Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Eglise (+ 373)
Les Eglises d'Orient le fêtent aussi en janvier. Nul ne contribua davantage à la défaite de l'arianisme. Il n'écrivit, ne souffrit, ne vécut que pour défendre la divinité du Christ. Petit de taille, prodigieusement intelligent, nourri de culture grecque, il n'était encore que diacre lorsqu'il accompagna l'évêque d'Alexandrie au concile de Nicée en 325. Il y contribua à la condamnation de son compatriote Arius et à la formulation des dogmes de l'Incarnation et de la Sainte Trinité. Devenu lui-même évêque d'Alexandrie en 328, il fut, dès lors et pour toujours, en butte à la persécution des ariens, semi-ariens et anti-nicéens de tout genre qui pullulaient en Egypte et dans l'Eglise entière. Ces ariens étaient soutenus par les empereurs qui rêvaient d'une formule plus souple que celle de Nicée, d'une solution de compromis susceptible de rallier tous les chrétiens et de rendre la paix à l'empire. C'est ce qui explique que sur les quarante-cinq années de son épiscopat, saint Athanase en passa dix-sept en exil : deux années à Trèves, sept années à Rome, le reste dans les cavernes des déserts de l'Egypte. Il fut même accusé d'avoir assassiné l'évêque Arsène d'Ypsélé. Il ne dut la reconnaisance de son innocence qu'au fait qu'Arsène revint en plein jour et se montra vivant aux accusateurs de saint Athanase. Son oeuvre théologique est considérable.

Autre biographie:

SYNCLÉTIQUE (IVe s.) moniale
Au IVe siècle, parmi les chrétiens qui se pressèrent en grand nombre dans le désert d’Egypte, en quête d’une vie radicalement évangélique, plusieurs femmes donnèrent vie à une forme d’existence semi-anachorétique. La plus célèbre d’entre elles est sans aucun doute Synclétique, dont il nous est parvenu une Vie signée du nom d’Athanase.
Issue d’une famille de la noblesse d’Alexandrie, mais macédonienne d’origine, Synclétique prit la décision, à la mort de ses parents, de mener une vie à l’écart et dans la prière.
Elle se retira ensuite dans le désert avec sa sœur non voyante, pour vivre plus cachée encore. Sa réputation grandit toutefois à tel point que bien des jeunes filles se regroupèrent autour d’elle, désireuses d’être guidées dans le combat spirituel et l’ascèse monastique. Synclétique, d’abord fort contrariée, s’adonna avec elles à une forme de vie quasi cénobitique, où le point de référence était l’obéissance, qu’elle considérait comme une voie plus sûre pour acquérir la pauvreté du cœur que la purification requise par la simple ascèse anachorétique.
Sur les pas de Jésus, doux et humble de cœur, Synclétique vécut la joie profonde et mena bien des disciples à cette joie, accessible, dans la vie chrétienne, à ceux qui consentent à vivre un chemin d’abaissement par amour.
Synclétique mourut, après une longue et tragique maladie qui lui abîma le visage et la rendit muette et aveugle, sans pour autant l’empêcher de demeurer, jusqu’à son dernier souffle, témoin éloquent de la bonne nouvelle de l’Évangile.

Lecture

Il est impossible de bâtir un navire si 1 ‘on n ‘a pas de clous, de même il est impossible de gagner son salut sans l’humilité. Puisque par nature l’humilité est bonne et porte au salut, le Seigneur s ‘en est revêtu quand il a rempli son oeuvre pour les hommes. Principe et fin des vertus, c ‘est que tu sois pauvre. Le Seigneur dit en effet: « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Prête attention à Celui qui te parle ainsi, deviens son parfait disciple. II dit pauvre la façon de penser, pas seulement l’apparence, il met à demi-mot l’accent sur l’intime de l’homme: en effet, l’extérieur lui-même s’y conforme.
Il faut exercer l’humilité au cœur des violences, sous les coups qui blessent; alors le sot et l’insensé, le pauvre et le malheureux, le malade et le handicapé, celui qui ne peut plus rien faire, qui tient des propos privés de raison ou dont l’aspect inspire le dégoût, celui qui est sans force... tous peuvent l’écouter. Ce sont eux les ressorts de l’humilité. C’est de cela que notre Seigneur a été accusé et dont il a souffert : aussi devons-nous imiter son humilité dynamique.
Vie de Synclétique, 56-59

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv05.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8res_du_D%C3%A9sert




Saint Télesphore Pape (8 ème) de 125 à 136 et martyr (+ 136)

Originaire de la Grande Grèce, il nous est peu connu. Il aurait décrété que le "Gloria" soit chanté à la messe de la nuit de Noël. Selon la Tradition rapportée par saint Irénée et Eusèbe, il fut le premier pape, après saint Pierre, à avoir été martyrisé. Les Eglises d'Orient le fêtent le 22 février. Sa mémoire est célébrée le 5 janvier dans l'Eglise catholique romaine.

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/05/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9lesphore_(pape)




Saint Théodore Martyr à Cagliari en Sardaigne (+ 313)
Martyr à Cagliari en Sardaigne où de nombreuses églises lui sont dédiées. Il n'est connu que par une inscription de la basilique souterraine de Sainte-Restitute.



Saint Théoeidos (+ 303)
qui fut mis à mort, piétiné par ses bourreaux et, même selon d'autres témoignages, piétiné par des enfants.



Les Églises font mémoire...

Arméniens : Vigiles des Théophanies.

Coptes et Ethiopiens (26 kiyahk/tahsas) : Anastasie la Pharmacôlitria (« celle qui protège des sortilèges et des poisons », III-IVe s.), martyre (Église copte).

Luthériens : Théophane (+1894), moine et père spirituel en Russie.

Maronites : Paul de Thèbes (+341 env.), premier ermite.

Orthodoxes et Gréco- catholiques : Vigile des Théophanies; Théopempte et Théonas de Nicomédie (IIIe s., martyrs; Synclétique, moniale; Nahum de Okhrida (IXe s.), moine (Église serbe).
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