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22 Feb

22 février

Publié par echosdelabastide  - Catégories :  #Calendrier

Saints catholiques du jour 
Bienheureuse Isabelle de France religieuse clarisse, soeur de Saint Louis (+ 1270)

Statue d'Isabelle de France sous le porche de Saint-Germain-l'Auxerrois, refaite en 1841 par Louis Desprez.

Vierge. Ce n'est pas une princesse de légende. Nous avons d'elle le portrait vivant qu'a écrit l'une de ses dames d'honneur, Agnès d'Harcourt, qui deviendra par la suite abbesse de Longchamp. Dès son plus jeune âge, cette soeur du roi saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad, le fils de l'empereur Frédéric II, malgré les instances du Pape. Après la mort de Blanche de Castille elle résolut de vivre à l'écart du monde et passa le reste de sa vie dans une petite maisonnette, près du couvent de Longchamp qu'elle avait bâti à Paris pour les clarisses et qu'elle consacra à "l'Humilité de Notre-Dame." Elle y mena une vie d'austérité et de prière, sans prononcer pour autant des voeux de religion.
Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février...
Soeur du roi saint Louis, elle resta à la cour tant que vécut sa mère Blanche de Castille. Elle y tint son rang avec simplicité mais aussi avec dignité. Elle s'occupait surtout des pauvres, des malades et des lépreux. Puis elle fonda le monastère des religieuses clarisses "Notre-Dame de l'humilité", sur la plaine de Longchamp, grâce à l'appui royal. (http://mapage.noos.fr/hubert.demory/longchamp.htm)
Saint Bonaventure rédigea la règle de ces moniales. Isabelle resta simple laïque, habitant à côté du monastère dans la piété, l'austérité et la prière.
Sainte-Isabelle de France est invoquée pour éviter aux enfants de périr étouffés dans leur berceau.


Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090222&id=13343&fd=0



Saint Abyle d’Alexandrie (+ 97)
Deuxième évêque d’Alexandrie, successeur de Saint-Marc.
(Selon d’autres sources, il aurait été le troisième évêque, après Saint-Aniane.)



Saint Athanase de Pavlopétrion Confesseur en Bithynie (+ 826)
Sa richesse familiale lui permettait de posséder le bonheur selon la sagesse des hommes. Il préféra quitter sa famille à Constantinople pour de retirer loin des vanités du monde. A l'époque de la persécution contre les Saintes Images, il fut le défenseur de la vraie foi et, pour cela, il subit la flagellation, l'exil et la prison, écrivant d'ailleurs à saint Théodore le Studite pour le soutenir. Il fut libéré à l'avènement de l'empereur Michel II. Saint Théodore le Studite adressa à ses moines une catéchèse sur la vie de saint Athanase, après sa mort subite. Cet éloge est encore lu dans de nombreux monastères orientaux.



Saint Baradate d'Antioche Confesseur (+ 460)
Par amour de Dieu, il s'enferma dans une cage où il ne pouvait se tenir que courbé. Son historien, Théodoret de Cyr, nous dit que de nombreux philosophes venaient le consulter. Son évêque lui ayant ordonné de cesser cette pénitence, il accepta d'abandonner ce mode de vie et il resta constamment debout, les mains tendues vers le ciel, couvert d'une tunique de peau où il n'avait laissé qu'une petite ouverture pour le nez, afin de respirer, et pour la bouche, pour se nourrir de l'Eucharistie.



Chaire de Saint Pierre
Cette fête désigne la charge apostolique de l'Apôtre et sa mission dans l'Eglise. Le Siège apostolique était ainsi célébré jadis le 18 janvier à Rome et le 22 février à Antioche où les disciples du Christ reçurent le nom de chrétiens. La liturgie de Vatican II a regroupé ces deux dates.

Autre biographie:
Le 22 février, à Rome, on a pris très tôt l’habitude d’honorer la mémoire des défunts et de prendre son repas près de leurs tombes, autour de la « cathèdre » vide qui leur était réservée : ce rituel indiquait la foi en leur présence au milieu de leurs familles.
En 354 déjà, la Depositio martyrum, le plus ancien calendrier de l’Église de Rome, atteste que cette fête païenne est remplacée par la mémoire de la chaire de Pierre, c’est-à-dire du commencement de son épiscopat romain.
Plus tard, on célébra deux mémoires de la chaire de Pierre, l’une la 18 janvier, particulière à la Gaule, qui commémore le début du service épiscopal de Pierre à Rome, et l’autre le 22 février, mémoire de son ministère à Antioche.
Par la fête de ce jour, actuellement célébrée seulement dans l’Église catholique, on a voulu garder pour Pierre, comme on l’a fait aussi pour Paul, une seconde mémoire qui en rappelle la mission spécifique dans l’Église.
La commémoration de l’épiscopat romain de l’apôtre est ainsi l’occasion, d’une part, de souligner le fondement apostolique de l’Église de Rome et, de l’autre, son service de présidence dans la charité que la tradition la plus ancienne a reconnu à Pierre et à ses successeurs, que ceux-ci soient l’ensemble des évêques, selon l’interprétation actuelle de l’orthodoxie, ou qu’ils soient plutôt les seuls évêques de Rome, selon l’exégèse de l’Écritures qui prévaut en Occident.

Lecture

Le fondement de toute primauté dans l’Église est le Christ.
Toute primauté dans l’humanité rachetée, avant tout de l’évêque dans l’église locale, mais aussi du métropolite au milieu de ses évêques, du patriarche au milieu de ses métropolites, et enfin du premier évêque, celui de Rome dans la pentarchie aux temps où l’Église était indivise, n’est qu’une pauvre image, qui a toujours besoin d’être purifiée, du primat du Seigneur-Amour. Primat de service, jusqu’au témoignage du sang et de la mort, si cela s’impose.
(Olivier Clément, Rome autrement).

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/02/22.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaire_de_saint_pierre



Bienheureux Jacques Carvalho Martyr (+ 1624)
ou Didace Carvalho, jésuite portugais, martyrisé à Sendai au Japon avec une soixantaine de compagnons chrétiens japonais.
http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9suite
A lire aussi: 1924, Troisième Centenaire du martyre du Bienheureux Didace Carvalho
(sur le site internet des Missions Etrangères de Paris)
http://www.mepasie.org/?q=archives-des-missions-etrangeres-de-paris



Saint Jean le Saxon (+895)
Moine français invité par le roi Alfred d’Angleterre pour restaurer la foi dans les monastères après les dévastations danoises. Il est ensuite nommé abbé d’Athelingay. Il meurt assassiné par deux de ses moines, ce qui lui fait mériter le titre de martyr.



Sainte Marguerite de Cortone Pénitente laïque italienne (+ 1297)

Elle avait vingt-huit ans et était mère d'un petit garçon quand elle perdit son amant, le comte de Montepulciano en Italie. Elle le trouva assassiné au pied d'un arbre. Elle retourna chez son père, un pauvre paysan de Toscane qui l'accueillit avec amour. Elle voulait rentrer dans un couvent de Cortone, mais on la refusa parce qu'elle était trop belle et pas encore assez vieille. Elle décida de racheter ses errements par une pénitence publique, se promenant dans les rues, montrée par un ânier qui, dans les rues de la ville, criait son passé. Elle logeait dans une cabane chez des gens riches qui la lui avaient donnée au fond de leur jardin tandis que les Frères Mineurs se chargeaient de son fils. Admise dans le tiers-ordre franciscain, elle y vécut vingt-trois ans, gratifiée par Dieu de nombreuses faveurs mystiques.
Sainte-Marguerite de Cortone est la patronne des prostituées repenties. Elle est invoquée pour avoir la force de lutter contre les tentations.

Autre biographie:
Le 22 février 1297, Marguerite de Cortone, tertiaire franciscaine, achève son séjour sur la terre.
Née en 1247 à Laviano, sur le lac Trasimène, Marguerite resta vite orpheline de mère. Mal à l’aise avec sa marâtre, elle s’enfuit à seize ans à peine, dans le château du comte Arsène de Montepulciano, avec lequel elle vécut dix années durant. Quand l’homme qu’elle aimait trouva précocement la mort au cours d’une partie de chasse, Marguerite fut repoussée par sa propre famille comme par celle d’Arsène. Abandonnée de tous, avec un enfant à élever, qu’elle avait eu de sa relation avec le noble toscan, la jeune femme fut accueillie par deux nobles dames de Cortone, qui l’adressèrent aux frères mineurs : c’est là qu’elle passera une grande partie de sa vie.
Avec l’aide des franciscains, Marguerite marqua à son tour leur spiritualité avec beaucoup de profondeur, en menant une vie de grande austérité et de totale disponibilité aux plus humbles. Sa grande charité et la mystique qu’elle vouait à la passion du Christ, où elle puisait la force d’aimer, firent de Marguerite l’inspiratrice d’innombrables initiatives en faveur des pauvres et des malades : elle ne se lassa jamais de chercher en eux le visage de son Seigneur.
Elle s’éteignit à l’âge de cinquante ans dans une petite cellule de la grotte qui surplombe Cortone, déçue par les décisions prises par les chapitres franciscains qui s’éloignaient désormais de la rigueur des commencements, mais considérée par tous comme un modèle de vie évangélique.

Lecture

Le Seigneur, dans une vision, lui dit : « Que me demandes-tu, Marguerite, ma martyre ? ». « Mon Seigneur, pourquoi m’appelles-tu martyre, quand je n’ai encore rien souffert d’insupportable pour toi ? ». Le Seigneur lui répondit : « Ton martyre est la crainte que tu as de me perdre et de m’offenser moi, ton Créateur ; mais moi je te dis que tu es la lumière nouvelle que je donne à ce monde pour l’illuminer ». A ces mots l’humble Marguerite s’exclama : « Que descende sur moi, Seigneur, ta miséricorde, pour que je ne sois pas ténèbre en ce monde, mais fais que je resplendisse de ta lumière, toi qui es ma lumière ». Et le Seigneur d’ajouter : « Ne serait-ce pas vrai, ma fille, que par amour pour moi tu t’es privée de toute joie sur la terre ? Et que par amour pour moi tu es prête à faire face à toutes les souffrances ? Ne gardes-tu pas au fond de ton cœur, par amour pour moi, tous les pauvres du monde ? » (fr. Giunta Bevignati, Histoire de Marguerite de Cortone 10,16).


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_de_Cortone
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.newadvent.org%2Fcathen%2F09653b.htm



Saint Maximien Evêque et confesseur (+ 556)
Il bâtit plusieurs églises dans sa ville épiscopale de Ravenne, notamment la basilique Saint Vital qu'il consacra en présence de l'empereur Justinien et de l'impératrice Théodora.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Vital_de_Ravenne



Saint Papias Evêque en Phrygie (+ 163)

Evêque et martyr. Disciple de saint Polycarpe de Smyrne et de saint Ignace d'Antioche, il était évêque de Hiérapolis. Il écrivit beaucoup et dans ce qui reste des fragments de son livre intitulé "Les discours du Seigneur", nous avons des renseignements précieux concernant les auteurs des quatre évangiles.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Papias_d%27Hi%C3%A9rapolis
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/5524/TM.htm#



Saint Paschase Evêque et confesseur (+ 310)
Evêque et confesseur. Il dirigea le diocèse de Vienne en Dauphiné, renommé pour sa droiture et son érudition.



Saint Télesphore Pape (8 ème) de 125 à 136 et martyr (+ 136)

Originaire de la Grande Grèce, il nous est peu connu. Il aurait décrété que le "Gloria" soit chanté à la messe de la nuit de Noël. Selon la Tradition rapportée par saint Irénée et Eusèbe, il fut le premier pape, après saint Pierre, à avoir été martyrisé. Les Eglises d'Orient le fêtent le 22 février. Sa mémoire est célébrée le 5 janvier dans l'Eglise catholique romaine.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9lesphore_(pape)



Saint Thalassa et saint Limnée, confesseurs (5ème s.)

Théodoret de Cyr, dans "l'histoire des moines de Syrie", nous décrit la vie de ces deux vénérables Pères du Désert qui vécurent dans le plus grand silence, chacun enfermé dans un enclos, ne parlant à leurs visiteurs que rarement et au travers d'une étroite fenêtre, mais parlant sans cesse à Dieu, les bras tournés vers le ciel.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsfevrier/fev22.html



Saint Vartan et ses compagnons martyrs, morts à la bataille d'Aravair contre les Perses (+ 451)
Faits prisonniers, ils furent massacrés au nombre de mille trente-sept par l'armée du shah de Perse le 2 juin 451 parce qu'ils refusèrent de se convertir à la religion du dieu soleil et de Zarathoustra. L'Eglise catholique romaine en fait mémoire le 2 juin.



Les Églises font mémoire ...

Catholiques d’occident : Chaire de saint Pierre, apôtre

Coptes et Ethiopiens (14 amsir/yakkatit) : Sévère d’Antioche (+ 538), évêque (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Bartholomäus Ziegenbalg (+ 1719), évangélisateur en Inde
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fen.wikipedia.org%2Fwiki%2FBartholomaeus_Ziegenbalg

Maronites : Recouvrement des reliques des saints martyrs dans le quartier d’Eugène à Constantinople (395-408) ; recouvrement des reliques d’Innocent de Irkoutsk (1805 ; Église russe)

Syro-occidentaux : Chaire de Pierre à Antioche
  • Mgr Giussani († 22 février 2005)

    Dans plusieurs pays du monde, de l’Ethiopie aux Etats-Unis, du Japon à l’Argentine, les fidèles catholiques commémorent ces jours-ci  la mort de Mgr Luigi Giussani, fondateur du mouvement
    « Communion et libération »
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