19 février
Saints catholiques du jour
- Bienheureux Alvarez de Cordoue (1360-1430), dominicain
- Bienheureuse Élisabeth Picenardi, o.s.m.
- Boniface de Lausanne († 1265), évêque
- Bienheureux Conrad de Plaisance († 1351), frère mineur
- Bienheureuse Lucie Yakichi († 1622), martyre au Japon
Prêtre et martyr.
Frère du pape saint Caïus et père de sainte Suzanne, il fut longtemps détenu en prison et y mourut pour la foi sous l'empereur Dioclétien. D'aucuns donnent une autre version. C'était un prêtre romain qui ne connut pas le martyre, mais qui eut un renom de sainteté parce qu'il fut enterré dans la basilique de Sainte Suzanne à Rome, honneur qui lui valut en même temps d'entrer dans le martyrologe.
Saint Barbat Confesseur et évêque de Bénévent (+ 682)
Il connut une vie mouvementée. Il persuada avec succès les Lombards païens, qui venaient d'envahir le duché, d'abandonner leurs pratiques superstitieuses. Durant le siège de sa ville par l'empereur Constant II de Byzance, il soutint les affamés et les blessés. Il participa au 6ème concile oecuménique, à Constantinople, où fut condamnée l'hérésie monothélite en 681.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbat_de_B%C3%A9n%C3%A9vent
Saint Béat (+ 789)
Moine au monastère Saint-Martin à Liebana, en Espagne, où il combat l’hérésie adoptioniste. Il se serait ensuite retiré au monastère de Valcavado. Il est aussi l’auteur de plusieurs écrits théologiques, et notamment de commentaires sur l’Apocalypse (+ 789)
Saint Boniface de Lausanne Evêque (+ 1265)
Né à Bruxelles au coeur de la cité historique au Caudenberg. De la famille des Cluting il a étudié la théologie à Paris à l'université ; il est revenu pour être six ans durant doyen de la collégiale Ste Gudule (l'actuelle cathédrale de Bruxelles); puis il fut nommé professeur de théologie à Paris en un temps où les critères étaient plus serrés; de là il est reparti pour fonder l'université de Mayence et de là il reçut la mission de devenir évêque de Lausanne.
Le poste était vacant depuis un petit temps et l'accueil fut des plus froids et difficile. Boniface de Bruxelles désira rénover la vie de l'église mais fut en butte à l'influence des chanoines et l'hostilité de l'empereur. Il dut renoncer et demanda au pape de le relever de sa mission. Il l'obtint après plusieurs demandes et s'installa à l'abbaye cistercienne de la Cambre dans la forêt de Soignes.
Pendant 18 ans il se donna à la prière et à l'accueil des plus pauvres.
Boniface est vénéré dans l'abbatiale de la Cambre "c'est la sainteté de sa vie à travers les heurs et les malheurs qui nous parlent aujourd'hui du Seigneur"...
d'après un courrier reçu de la paroisse St-Boniface à Ixelles (Bruxelles)
Saint-Boniface de Lausanne est invoqué pour soulager les douleurs causées par les rhumatismes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Boniface_de_Lausanne
Saint Conon Moine-prêtre au monastère de Penthucla (+ 555)
Moine-prêtre, il vivait au monastère de Penthucla, à l'ouest du Jourdain. Malgré de longues années d'ascèse et de mortification, il était troublé quand il devait faire les onctions sur des femmes. Un jour une jeune fille de Perse vint à lui pour être baptisée. Belle et attirante, saint Conon ne voulut pas la baptiser et lui faire l'onction de l'huile sainte. Elle attendit deux jours et voulut charger une diaconesse de le faire. Il eut, durant la nuit, une vision de Jean le Baptiste qui lui signifia qu'il était délivré de toute tentation ou scrupule. Le lendemain, il baptisa la jeune persane sans même s'apercevoir que c'était une femme et, depuis lors, nous dit le synaxaire orthodoxe: "Il était comme élevé au-dessus de la condition humaine par la grâce de l'impassibilité". Il devint higoumène de son monastère et mourut dans la paix de Dieu.
Bienheureux Conrad de Plaisance Frère mineur (+ 1351)
Moine et confesseur.
C'est une partie de chasse qui changea la destinée de Conrad, le seigneur de Plaisance en Italie. Un sanglier s'était réfugié dans un fourré, Conrad y fit mettre le feu pour le débusquer, mais un vent violent se leva qui, gagnant de proche en proche, fit de grands ravages. On chercha un coupable et ce fut un pauvre diable qui fut arrêté alors qu'il ramassait du bois mort. Conrad le laissa condamner à mort. Mais sa conscience condamna Conrad qui vint témoigner au procès et obtint le non-lieu. Il lui fallut sacrifier toute sa fortune pour réparer les dégâts. Devenus pauvres, lui et sa femme, décidèrent d'embrasser la vie religieuse, elle chez les clarisses de Plaisance, lui ermite tertiaire franciscain en Sicile, passant les trente-six dernières années de sa vie comme infirmer à l'hôpital de Noto.
Autre biographie:
Noble de la ville de Plaisance, marié et père de famille. Un jour, au cours d’une partie de chasse, il allume accidentellement un incendie qui embrase toute la contrée et causa beaucoup de dommages. Un pauvre paysan, soupçonné d’en être l’auteur, est arrêté, torturé et condamné à mort. Au moment de l’exécution, Conrad avoue être le vrai responsable et promet réparation. Pour ce faire, il vend tous ses biens et distribue l’argent aux victimes afin de les dédommager. De ce fait, il est réduit à la plus extrême pauvreté. Sa femme entre donc au monastère des Clarisses tandis que lui prit l’habit de Saint-François et part se fixer près de Noto, en Sicile. Il consacre le reste de sa vie à prier, à faire pénitence et à opérer des miracles grâce auxquels il acquiert une renommée importante (1290-1350)
Saint-Conrad de Plaisance est invoqué pour obtenir la guérison des hernies.
Saints Eugène et Macaire Martyrs à l'époque de l'empereur Julien l'Apostat (4ème s.)
Le juge les condamna à être suspendus la tête en bas, au-dessus d'un feu d'herbes et de fumier dégageant une odeur nauséabonde. Après deux heures de ce supplice, il les fit étendre sur un gril rougi au feu. Malgré cela, ils restèrent insensibles et ils furent exilés dans un désert de Phénicie, brûlés par le soleil. Ils y trouvèrent une grotte et après quatre mois de prière et d'ascèse, ils rendirent leur âme à Dieu.
Saint Georges de Lodève Evêque de Lodève (+ 884)
Ayant pris l'habit monastique au monastère bénédictin de Conques en Auvergne, il y connut l'invasion des Normands et la destruction du monastère. Invité par le comte de Toulouse, il fonda le monastère de Vabres qu'il gouverna saintement comme, plus tard, le diocèse dont il fut chargé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lod%C3%A8ve
Bienheureuse Lucie Yakichi Martyre au Japon (+ 1622)
Louis Yakichi, Lucie, son épouse, et leurs fils André et François, âgés de 8 et 4 ans, qui allèrent à la mort pour le Christ, les enfants et leur mère décapités devant le père, et lui-même brûlé vif quelques jours après.
Saint Mansuet Confesseur et évêque de Tours (+ 700)
Il assista au concile de Rome dont il souscrivit les actes. Nous avons une lettre de lui adressée à l'empereur Constantin III. Tout le reste n'est connu que de ses contemporains et de Dieu seul désormais.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tours
Saint Nicétas Martyr (+ 1809)
Il avait quitté sa patrie, l'Epire en Grèce, pour le Mont-Athos, prêtre au monastère de Saint Pantéleimon. Mais il portait comme un reproche personnel le fait que sa famille feignait d'être musulmane pour échapper aux oppresseurs. Nombreux étaient ces crypto-chrétiens en cette époque. Il voulut offrir sa vie en expiation et se livra aux Turcs. Il connut des supplices d'une cruauté inouïe avant d'être pendu.
Saint Odran martyr (+ v. 452)
La légende dit qu'il aurait donné sa vie pour saint Patrick en changeant de place avec lui sur son chariot lors d'une attaque de bandits.
Sainte Philothée d'Athènes Martyre (+ 1589)
Née dans la riche famille des Venizélou, elle fut mariée contre son gré, dès l'âge de douze ans, à un homme dur et violent. Elle supporta avec patience les traits de son humeur et les mauvais traitements. Elle en fut délivrée par sa mort trois ans après. Avec la fortune familiale, elle ouvrit un monastère à Athènes distribuant sans compter des aumônes aux pauvres. Elle accueillait, au mépris des dangers de représailles, les captives chrétiennes qui s'étaient enfuies de chez leurs maîtres turcs pour préserver leur foi et leur vertu. Elle fut arrêtée et emprisonnée dans un sombre cachot. Libérée grâce à l'intervention des autorités grecques locales, elle fonda un deuxième monastère. Les Turcs l'envahirent et la maltraitèrent si cruellement à coups de bâtons qu'elle mourut des suites de ses blessures.
Un internaute nous écrit:
(1528 – 1589) elle rendit au Seigneur son âme de martyre, le 19 février 1589.
Informations de la part de: PATRIARCAT OECUMENIQUE DE CONSTANTINOPLE Chapelle Orthodoxe Sainte Philothée Domaine de Grammont 34000 MONTPELLIER
Autre biographie:
Le 19 février 1589, après une longue agonie, meurt Philothée d’Athènes, dont les Églises du patriarcat de Constantinople font mémoire comme martyre.
Native d’Athènes et baptisée sous le nom de Regula, Philothée appartenait à une famille chrétienne de la noblesse cultivée. Ces conditions lui permirent d’être bien préparée à recevoir une culture qui, chez elle, s’accompagna toujours d’une vue de foi adulte.
A 14 ans, elle épousa par la volonté de ses parents un riche athénien qui la laissa veuve après trois ans de mariage seulement. Regula renonça à se remarier et transforma une petite église dédiée à saint André en un monastère, où elle prit le nom de Philothée, se vouant à une intense activité éducative et caritative. Philothée se consacra aux femmes les moins aisées de la ville, et en particulier aux jeunes filles sans protection, qui couraient toujours le risque de devenir esclaves des oppresseurs turcs. En peu de temps, elle fonda pour elles des ateliers, des écoles, un hôpital, et même un hospice pour les pauvres.
Les paroles et les actes courageux de Philothée en faveur des esclaves suscitèrent vite le courroux des puissants. Philothée fut emprisonnée et subit de mauvais traitements ; elle fut malmenée le 2 octobre 1588 pendant la célébration de la liturgie dans un monastère de la ville : les ravages physiques qu ‘elle endura furent tels que sa santé en fut irrémédiablement compromise.
La dépouille mortelle de Philothée repose dans l’église métropolitaine d’Athènes, où on la considère parmi les saintes les plus aimées de l’Église de Grèce.
Lecture
Philothée n’avait point d’égale pour sa charité et pour sa compassion envers les pauvres et les malades. Sans se lasser, elle distribuait des aumônes, au point que les finances du monastère en furent réduites à leur extrémité et que plusieurs de ses sœurs se mirent à murmurer. Philothée les exhorta à la patience et à chercher avant tout le règne de Dieu.
Poussée par sa foi et sa compassion, et en dépit des dangers de représailles, Philothée avait offert l’asile à plusieurs esclaves dans son monastère. Ce fut là la bonne occasion pour les turcs qui prirent d’assaut le monastère, se jetèrent sur elle comme des bêtes fauves et la traînèrent devant le juge pour la faire apostasier. Mais Philothée confessa avec grande joie que son plus profond désir était de subir le martyre pour l’amour du Christ (D’après le Synaxaire orthodoxe).
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsfevrier/fev19.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philoth%C3%A9e_d%27Ath%C3%A8nes
Saint Quodvultdeus Evêque de Carthage (+ 454)
Confesseur. Il gouvernait l'Eglise de Carthage quand elle fut prise en 430 par Genséric, roi des Vandales. Ce prince arien n'ayant put le faire apostasier, le fit embarquer avec son clergé sur des bateaux endommagés dans le dessein de les noyer. Ils purent aborder près de Naples où ils furent reçus avec honneur et où ils moururent exilés, confesseurs de la foi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quodvultdeus_de_Carthage
Saint Rabulas Confesseur (+ 527)
Originaire de Samosate en Mésopotamie, il était très versé dans les lettres syriaques. Devenu moine, il gagna la Phénicie où il fonda un monastère dans la montagne, au milieu des païens qui vinrent à Jésus-Christ grâce à son exemple et à sa prédication. Puis, il fonda un monastère à Constantinople, charitable, patient et miséricordieux.
Saint Vallier Dans les diocèses de Fréjus et de Nice (5ème s.)
Il vivait sans doute au moment de l'invasion des Goths, si l'on en croit la tradition peu historique qui nous parle de lui. Sa fête se célèbre dans les diocèses de Fréjus et de Nice. Plusieurs localité perpétuent sa mémoire : Saint Vallier-06460.
Les Églises font mémoire...
Catholiques d’occident : Turibe de Mongrovejo (+ 1606), évêque (calendrier ambrosien) ; Pantaléon, martyr (calendrier mozarabe)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Turibio_de_Mongrovejo
Coptes et Ethiopiens (11 amsir/yakkatit) : Fabien (+ 250), pape de Rome (Église copte-orthodoxe)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabien_(pape)
Luthériens : Peter Brullius (+ 1545), témoin jusqu’au sang en Flandre
Maronites : Archippe et Philémon (1er s.), apôtres
Orthodoxes et gréco-catholiques : Archippe, apôtre ; Philothée d’Athènes (Église grecque)
Syriens d’occident : Jacques Baradée, évêque (Voir ci-dessous)
JACQUES BARADÉE (+578) pasteur
L’Église syro-occidentale fait aujourd’hui mémoire de Jacques Baradée, de qui l’Église « jacobite » tient son nom, attribué aux Antiochiens non chalcédoniens par leurs détracteurs.
Jacques naquit à Tella d’Mauzelat, en Syrie, au début du VI è siècle. Devenu moine dans le monastère voisin de Psilta, il vécut à une période difficile pour les Églises de tradition syriaque, profondément déchirées par les divisions entre chalcédoniens et non chalcédoniens, au détriment souvent des seconds, dits « monophysites » à cause de leur christologie.
Jacques se rendit à Constantinople vers 528 ; l’impératrice Théodora, antichalcédonienne, et le patriarche d’Alexandrie Théodose reconnurent en lui les qualités indispensables pour redonner vie aux communautés syro-occidentales, orphelines depuis la disparition de Sévère d’Antioche. Jacques était en effet renommé pour son ascèse, son érudition et sa capacité à rester ferme même dans les situations d’extrême tension.
Ordonné évêque d’Edesse par Théodose, Jacques parcourut en long et en large les régions orientales, de l’Egypte à la Syrie, parvenant jusqu’en Arménie et aux confins de la Perse. Partout il prêcha l’Évangile, conforta les chrétiens persécutés et ordonna des prêtres, dans le but de créer les fondements nécessaires à la renaissance de son Église. Pour passer inaperçu, il se déplaçait travesti en marchand ambulant, d’où son pseudonyme de « Baradée ».
Grâce à son activité d’organisateur, l’Église syro-occidentale survécut à la période la plus difficile de son histoire et jeta les bases d’une future renaissance.
Baradée mourut au monastère égyptien de Qasiun le 30 juillet 578.
Lecture
Ô Dieu qui par ta puissance as fait toutes choses et qui as fondé l’univers par le vouloir de ton Fils unique, qui nous a révélé la connaissance de la vérité et nous a fait connaître l’Esprit de tendresse, de sainteté et de royauté, tu nous as donné comme pasteur et médecin de nos âmes ton Fils bien-aimé et Verbe unique, Jésus seigneur de la gloire ; par son sang précieux tu as établi ton Église et tu y as constitué l’ordre des prêtres, tu nous as donné des guides pour que nous puissions trouver grâce à tes yeux par la connaissance du Nom de ton Christ, qui s’est multipliée et désormais répandue par tout l’univers.
Sur ton serviteur ici présent envoie l’Esprit de sainteté et d’intériorité, qu’il puisse protéger et servir ton Église qui lui a été confiée : pour qu’il ordonne des prêtres, donne l’onction aux diacres, consacre églises et autels, bénisse les maisons, intercède efficacement , guérisse, juge, sauve et libère, délie et lie, donne la vêture ou l’enlève, reçoive et renvoie.
Donne-lui sagesse et intelligence, pour qu’il sache reconnaître ta volonté royale, discerner le péché et connaître les normes de la justice ; qu’il puisse ainsi résoudre les problèmes les plus complexes et défaire tous les liens par lesquels le mal nous retient prisonniers (Liturgie syriaque, Prière d’ordination épiscopale).

JULES II
5 décembre 1443 - 20 février 1513
Vatican (Cité du)
5 décembre 1443 - 20 février 1513
Vatican (Cité du)