30 août

Publié le par echosdelabastide

Saint Fiacre Ermite près de Meaux (+ 670)

Statue de Saint Fiacre à l'église Saint Taurin d'Évreux

Fils d'un roi d'Ecosse ou d'Irlande (on s'interroge sur ses origines), il émigra en France à l'époque mérovingienne. Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par saint Faron, évêque de Meaux. Son ermitage donna naissance à la localité de 77470 Saint Fiacre. On lui prêta beaucoup de vertus guérisseuses après sa mort. Le roi Louis XIII portait une médaille de saint Fiacre et la reine Anne d'Autriche lui rendait grâces de la naissance de son enfant qui devint Louis XIV. Moine défricheur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu'il nourrissait des fruits et légumes qu'il cultivait pour eux. C'est pourquoi il est spécialement honoré par les jardiniers et les maraîchers de l'Ile-de- France. Un hôtel particulier portait son nom à Paris. Et, détail pittoresque, c'est ainsi que les voitures parisiennes prirent le nom de "Fiacre" car elles étaient garées non loin de cet hôtel.

Autre biographie:
Jeune noble d’origine irlandaise (selon certains auteurs, il serait même un prince, fils du roi d’Écosse Eugène IV). Émigré en France, il s’installe en un lieu nommé Breuil (en Brie). Saint-Faron, l’évêque de Meaux, lui fait don d’un terrain sur lequel Fiacre s’installe comme ermite, partageant son temps entre la prière et le jardinage. Doué du pouvoir de guérison par l’imposition des mains, il fait bientôt l’objet d’une grande sollicitation et de nombreux malades affluent pour obtenir ses faveurs. Afin de les accommoder, il demande à Saint-Faron de lui octroyer un territoire beaucoup plus grand, sur lequel il fait édifier une abbaye destinée à offrir l’hospitalité à ses fidèles (des hommes seulement, Fiacre n’ayant jamais autorisé aucune femme à franchir les limites de son domaine). Il dote également l’abbaye d’un magnifique jardin, où il cultive légumes et plantes médicinales (+ vers 670) Saint-Fiacre est le patron des jardiniers, des fleuristes, des chauffeurs de taxi et des céramistes.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/08-30.htm#fiacre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Fiacre



Saint Aile Abbé de Rebais (+ 650)
Ayeul ou Agyle.
Un jeune noble franc qui se fit moine à Luxeuil sous la direction de saint Colomban. Sous son impulsion, en 612, il accompagne saint Eustase pour évangéliser la Bavière et revint comme abbé de Rebais, près de Meaux en Champagne française, monastère que saint Ouen, disciple de saint Colomban, venait de fonder et dont il fut le premier abbé.

Autre biographie:
St-Agile (Ayeul) Fils d’Agnoald et de Deutérie, un couple de nobles de la cour du roi Franc Childebert II. À l’âge de huit ans, il est confié aux soins de l’abbé Saint-Colomban, au monastère de Luxeuil. Quelques années plus tard, il s’acquitte avec succès d’une mission auprès du roi Thierry afin d’obtenir son appui dans le différend qui oppose les moines de Luxeuil à la reine Brunehaut. Il est ensuite envoyé en Bavière en mission d’évangélisation. De retour en France, il est choisi pour être le premier abbé du monastère de Rebais, qui vient d’être fondé par Saint-Ouen près de Meaux (Seine-et-Marne) (580-650)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Aile



Saint Alexandre Nevski Prince russe (+ 1262)

Buste de A. Nevski à Pereslavl-Zalesski, devant la cathédrale où il a été baptisé.

A dix ans, il était prince de Novgorod une cité où les "petites gens" jouissaient d'un degré de liberté et de liberté d'expression (car toutes les couches sociales étaient lettrées) plutot exceptionnel pour l'époque.. Il sut se faire aimer d'eux et de tous.
Quelques années plus tard, en 1237, les Tatares déferlèrent sur la Russie contrôlant pour deux cents ans l'ensemble des principautés russes par de lourdes impositions financières. Mais à la même époque, Novgorod eut à affronter le royaume de Suède, le royaume de Lituanie et les chevaliers teutoniques qui voulaient convertir au catholicisme romain les peuples orthodoxes.
Partisan intransigeant de l'orthodoxie byzantine, saint Alexandre s'opposa à eux victorieusement sur les rives du lac Peipus. Il eut aussi à faire face aux pressions du khan et dut même aller lui rendre visite aux extrêmes confins de la Mongolie. Ayant obtenu le pouvoir sur toute la Russie, il intercéda pour son peuple allégeant les taxes des Mongols d'un côté et repoussant à l'Ouest la coalition germano-scandinave dirigée par les chevaliers teutoniques.
Epuisé par les voyages et par la maladie, il retourna dans la paix de Dieu dans la petite ville de Gorodets, au retour de sa dernière expédition à Sarai, la ville dont dépendait Novgorod depuis la fragmentation de la Horde d'Or (le grand empire de Batou khan, partagé à sa mort entre tous ses fils).

Pour lire:
le livre "Soleil de la Russie" de Catherine Durand-Cheynet, édité à la Librairie Académique Perrin
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Nevski



Saint Alexandre de Svir (+ 1533)

Notre vénérable Père Alexandre naquit à Olonets, dans la région de Novgorod, à la suite d'une vision accordée à ses pieux parents (1449). Il fut confié à un homme fervent pour lui enseigner les Divines Ecritures, mais l'enfant éprouvait plus de difficulté que ses compagnons. Un jour, alors qu'il implorait le secours de la Mère de Dieu dans le monastère proche de son village, il entendit la voix de la Toute-Sainte qui l'encourageait, et dès lors il put apprendre sans peine. Il fréquentait tous les jours l'église et vivait, malgré son jeune âge, dans une stricte tempérance. Quand il parvint à maturité, ses parents firent les préparatifs pour le marier. Mais le jeune homme les avertit qu'il ne souhaitait appartenir qu'à Dieu seul et, prétextant une occupation dans un autre village, il prit, avec joie et allégresse, le chemin qui devait le conduire au salut. Ayant traversé la rivière Svir, il se retrouva, la nuit venue, près d'un petit lac entouré d'une forêt impénétrable. Tandis qu'il priait pour demander à Dieu de le guider, un rayon de lumière illumina l'endroit, et il entendit une voix céleste qui lui commandait de poursuivre sa route jusqu'au Monastère de Valaam et lui annonçait qu'après y avoir lutté quelque temps, il reviendrait dans cet endroit pour y fonder un monastère. Il reprit sa route dès le matin et, guidé par un homme qu'il avait rencontré en chemin, il put franchir aisément la distance qui le séparait du Monastère de Valaam. Quand ils arrivèrent en vue du monastère, son compagnon disparut soudain, et le serviteur de Dieu réalisa qu'il s'agissait d'un Ange envoyé par le Seigneur.
Pour lire la suite:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout30bis.html



Bienheureux Alfred-Ildefonso Schuster évêque de Milan et cardinal (+ 1954)

Le corps d'Alfred Idelfonse Schuster dans la cathédrale de Milan

Nommé archevêque de Milan et cardinal en 1929.
Moine dès sa jeunesse, puis abbé de Saint-Paul-hors-les-murs à Rome, il fut appelé à occuper le siège de saint Ambroise. Homme de doctrine et de sagesse, il mit toutes ses forces à remplir son rôle de pasteur pour le bien de son peuple. On lui doit en particulier de nombreux livres sur la liturgie eucharistique où il commente les textes bibliques des liturgies. Il quitta la terre pour le ciel et sa Divine Liturgie au séminaire de Venegono, près de Varèse en Lombardie.
Proclamé bienheureux par Jean-Paul II en Italie le 12 mai 1996.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfredo_Ildefonso_Schuster
http://fr.wikipedia.org/wiki/Opus_sacerdotale_Amici_Israel



Saint Amat (+ 411)
Evêque d'Avignon qui connut le martyre lors de l'invasion des Vandales. Ceux-ci d'ailleurs massacrèrent beaucoup des habitants de la ville qui refusaient d'abandonner le christianisme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_et_archev%C3%AAques_d%27Avignon



Saint Amédée Evêque de Lausanne (+ 1158)
Formé à Clairvaux sous la direction personnelle de saint Bernard, il fut appelé à diriger les moines de l'abbaye de Hautecombe en Savoie. Elu évêque de Lausanne, il regarda comme deux oeuvres capitales de son ministère l'éducation de la jeunesse et la formation d'un clergé fervent et éclairé.
Amédée de Lausanne est fêté à Chambéry (mémoire obligatoire), en Maurienne et en Tarentaise (mémoire facultative) le 30 août, à Annecy le 1er septembre.
Un internaute nous écrit:
"Amédée de Clermont est né à Chatte dans le Dauphiné. Il partit à 18 ans avec son père veuf à Clairvaux. La paroisse de Catte (38) est jumelée avec la paroisse catholique de Lausanne. Le château des Clermont existe encore mais en mauvais état. Il est appelé 'Chateau des Pauvres' car la famille de Clermont nourissait tous les pauvres autour. Les reliques de St Amédée ont été données à l'Evéché de Fribourg après la transformation de la Cathédrale de Lausanne en temple protestant."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9d%C3%A9e_de_Clermont_dit_de_Lausanne



Saint Bononius (+ 1026)
Originaire de Bologne, il entra très jeune au monastère de Saint Stefano. Il partit quelques années en Orient pour y mener une vie érémitique. Il revint dans le Piémont où il fut nommé abbé du monastère de Lucedio.



Saint Fantin le Thaumaturge (+ 1000)

Dont le rayonnement fut si grand qu'il ne put jamais vivre la solitude dont il rêvait pour prier Dieu. Il vécut la réalité quotidienne des fidèles qui venaient lui demander conseil et soutien. Il s'endormit en paix à Thessalonique.
Voir aussi sur Myriobiblos (Eglise de Grèce):
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/synaxaire/nil.html

"Saint Fantin fut l'une de ces personnalités qui unirent par leur existence des régions bien distinctes du monde chrétien



Saints Félix et Audacte martyrs (+ v. 303)
Martyrs romains qui préférèrent mourir plutôt que de renier le Christ. Leurs tombes furent découvertes en 1905 au cimetière de Commodille sur la route d'Ostie. Le pape saint Damase y avait inscrit une poésie en leur honneur.



Saint Gaudens martyr (+ v. 475)
Un jeune martyr qui fut célébré à Toulouse, dans la région de la Haute-Garonne. Selon la tradition, c’était un jeune berger qui fut arrêté à l’âge de treize ans par les Wisigoths ariens qui voulurent l’obliger à se convertir à l’arianisme, ce qu’il refusa. Ce pourquoi il eut la tête tranchée.
Une localité rappelle ce martyre : Saint Gaudens-31800.
"Dès le 3 ème siècle, Saint-Gaudens s'avéra être un lieu très rattaché à la foi chrétienne. S'y trouvait en effet un des plus anciens sanctuaires chrétiens, qui fut détruit au 5ème siècle par les Wisigoths lors des invasions."
(site internet de la ville de Saint-Gaudens)
http://www.stgo.fr/

Autre biographie:
St-Gaudens Fils de Quiterie, une femme très pieuse du Nébouzan (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées, Gaudens travaille comme berger. À cette époque, la région est sous l’influence des Visigoths Ariens et les Chrétiens sont persécutés. À peine âgé de 13 ans, Gaudens est arrêté puis traduit devant un tribunal qui le condamne à être décapité. Saint-Gaudens fait partie des saints dits « céphalophores », dont le plus connu est Saint-Denis de Paris, et qui, une fois décapités, reprennent leur tête et la portent jusqu’au lieu où ils souhaitent reposer pour l’Éternité. Dans le cas de Gaudens, il aurait porté sa tête jusque dans l’église d’un village nommé Mas-Saint-Pierre (maintenant Saint-Gaudens) (+ 475)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gaudens



Bienheureux Juvenal Ancina Evêque de Saluces, dans le Piémont (+ 1604)
Béatifié le 9 février 1890 par le pape Léon XIII.
Professeur de médecine à l'université de Turin. Saint Philippe Neri qu'il rencontra à Rome lors d'un voyage le convainquit de rejoindre l'Oratoire.
Ordonné prêtre en 1582, il fut envoyé pour fonder une nouvelle maison à Naples, puis fut nommé évêque de Saluzzo (Saluces) en 1602.



Sainte Marguerite Ward (+ 1588)
Pendant la persécution déclanchée par la reine Elisabeth d'Angleterre, elle fit évader un prêtre prisonnier avec l'aide de son valet, Jean Roche. Pour cette raison, ils furent tous trois arrêtés ainsi que Richard Leigh un autre prêtre et trois laïcs, Richard Martin, Richard Lloyd et Edouard Shelley. Ils furent décapités à Tyburn, pour leur fidélité à l'Eglise romaine.
Elle fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10122/Saints-Quarante-martyrs-d-Angleterre-et-du-Pays-de-Galles.html



Bienheureuse Marie Rafols fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Sainte-Anne (+ 1853)
Religieuse espagnole qui fonda avec le Père Juan Bonal en 1804, à Saragosse en Aragon, la Congrégation des Sœurs de la Charité de Sainte-Anne, près de l’hospice des vieillards de cette ville, Cette année-là, un groupe de 12 religieuses quittèrent la terre catalane pour se mettre au service des malades à l’Hôpital Royal et Général de Notre-Dame de Grâce, à Saragosse. Elle la dirigea d’une âme vaillante, à travers beaucoup d’épreuves.
Béatifiée le 16 octobre 1994 à Rome par Jean Paul II



Bienheureux Martyrs d'Almeria martyrs (+ 1936)
Quatre martyrs durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile en Espagne: à Almeria en Andalousie, Didace Ventaja Milan, évêque du lieu, et Emmanuel Medina Olmos, évêque de Cadix, qui subirent avec patience injures et coups en prison et furent exécutés de nuit - à Bilbao, au pays basque, Vincent Cabanes Badenas, prêtre du Tiers-Ordre franciscain - au Levant, Joachim (Joseph Ferrer Adell), prêtre capucin, tué sur la route entre Puebla Tornesa et Villafamès, près de Castellon.
Béatifiés par Jean-Paul II le 11 mars 2001.

"Aujourd'hui, à travers cette proclamation solennelle de martyre, l'Eglise désire reconnaître chez ces hommes et ces femmes un exemple de courage et de constance dans la foi, aidés par la grâce de Dieu."
Homélie de Jean-Paul II sur le site du Vatican.
http://benedettoxvi.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010311_beatification_fr.html

Lire aussi: Beatification des serviteurs de Dieu, José Aparicio Sanz, prêtre et 232 compagnons prêtres, religieux, religieuses et laïcs
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_20010311_sanz-compagni_sp.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Bienheureux_Martyrs_d%27Almer%C3%ADa



Saints Martyrs de Colonia Suffetana martyrs (+ v. 699)
Ils étaient soixante qui furent tués à Colonie Suffetana, non loin d'Hippone au nord-est de l'actuelle Algérie, par des païens furieux, en représailles de la destruction d’une statue d’Hermès.



Saint Pammaque Sénateur de Rome (+ 410)
Sénateur romain d’origine noble et disciple de Saint-Jérôme, avec qui il étudie la rhétorique. En 385, il épouse Paulina qui décède en couches quelques années plus tard. Il consacre alors le reste de sa vie à l’étude et aux œuvres charitables, et plus particulièrement aux pèlerins malades pour qui il fonde un hôpital avec l’aide de Sainte-Fabiola. Il est aussi l’ami de Saint-Paulin de Nôle (340-410)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pammaque



Saint Philonide Évêque de Kourion, Martyr (+ vers 303)
Pas d'information complémentaire.



Saint Pierre de Trevi (+ 1050)
Sans connaître les sciences littéraires, il s’attacha dans la solitude à la sagesse de l’Évangile qu'il enseigna avec succès aux paysans de Tivoli, d'Anagni, de Subiaco et de Trévi, dans le Latium romain.



Saint Tecla Haimanot (+ 710)
Un moine très vénéré dans l'Eglise copte. Le discret récit de sa vie doit en être le fidèle reflet, car l'imagination ne semble pas y avoir enjolivé la réalité.
Voir aussi: La Vie de Saint Teklehaimanot (Saint Takla Church - Alexandria, Egypt)
Il est fêté le 30 août (24 Mesra) dans l'Eglise copte.
http://st-takla.org/Saints/Debre-Guenet-Abune-Teklehaimanot-Ethiopian-French/Story-index.html

Autre biogaphie:
L’Église d’Éthiopie célèbre aujourd’hui la mémoire du moine Takla Haymanot qui fonda le monastère de Dabra Libanos.
Fesseha Seyon – c’est son nom de baptême – naquit dans la première moitié du XIII ème siècle à Zorare, région fraîchement évangélisée de l’Éthiopie. Devenu majeur, il se maria mais devint très vite veuf. Il entreprit alors un ministère itinérant de prédicateur de l’Évangile.
Mais le vrai tournant dans sa vie se produisit lors de son entrée au monastère de Dabra Hayq, au nord du pays, dont l’abbé était un autre moine éthiopien renommé : Iyasus Mo’a. Takla Haymanot fut donc disciple de Iyasus Mo’a et de l’abbé Yohanni, avant de devenir à son tour père spirituel d’un grand nombre de moines.
De retour dans sa région natale, il fonda le monastère de Dabra Asbo, qui , vers la moitié du XV ème siècle, prendra le nom actuel de Dabra Libanos, l’un des plus importants centres spirituels de l’histoire de l’Éthiopie. Le rayonnement monastique de Dabra Asbo fut extraordinaire, car il compta aussi parmi ses premiers moines bien des hommes issus de la dynastie naissante des salomonides ; nombreux furent les monastères qui en naquirent. Pour cette raison aussi, Takla Haymanot, qui signifie en éthiopien « plante de la foi », est considéré comme le père de la plus grande famille monastique d’Éthiopie.
Ce fut surtout un homme de prière intense. L’iconographie tardive le représente souvent en train de prier debout sur une seule jambe, puisque, d’après la tradition, il avait perdu l’autre qui s’était totalement atrophiée.
Il passa les dernières années de sa vie dans une solitude volontaire quasi totale. Il mourut le 24 nahasë, qui correspond au 30 août, en 1313.

Lecture

Notre saint père Takla Haymanot se mit à réfléchir et dit : « Hélas, que ma misère est grande !Que répondrai-je le jour où le juste Juge viendra ? N’a-t-il pas dit : « Personne n’entrera dans le royaume des cieux s’il n’a pas fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » ? Aussi, pauvre de moi ! où vais-je fuir et trouver refuge devant sa colère ? Pauvre de moi qui ne me suis pas revêtu de la moindre œuvre bonne pour les noces célestes. Je suis comme le sel dont on se sert pour donner la saveur aux aliments : quand il perd sa saveur, on le jette dehors et les hommes le foulent aux pieds. Je suis comme une lampe éteinte, dont personne ne réussit à raviver la flamme et qui reste dans l’obscurité. Qui peut guérir le médecin qui ne sait pas se guérir lui-même ? Tel est l’état de mon âme au creux de moi ».
Alors il se construisit dans le désert une petite cellule où c’est tout juste s’il pouvait se tenir debout ; il y pénétra et y entreprit une lutte d’ascète très rude ; il dit : « Je ne prendrai pas de repos sur mon lit, je n’accorderai pas de sommeil à mes yeux ni de répit à mes paupières, tant que je n’aurai pas trouvé un lieu à mon Seigneur, une demeure au Puissant de Jacob. »
(Actes de saint Takla Haymanot)

Prière

Heureuse ta naissance qui suivit la longue stérilité de ta mère, ô Takla Haymanot, soleil qui juge le temps : ta louange a rempli la terre, d’une extrémité à l’autre, et les cieux sont remplis de ta beauté !



Les Églises font mémoire…

Anglicans : John Bunyan, auteur spirituel
Voir ci-dessous

Coptes et Éthiopiens (24 misra/nahasë) : Thomas (IVe s.) évêque de Maras (Église copte) ; Abuna Takla Haymanot (Église éthiopienne)

Luthériens : Matthias Grünewald (+1528), peintre alsacien
http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthias_Gr%C3%BCnewald

Maronites : Mélanie la Jeune (+439), moniale

Orthodoxes et gréco-catholiques : Alexandre (+337), Jean (+577) et Paul le Jeune (+784), patriarches de Constantinople
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout30.html



JOHN BUNYAN (1628-1688) témoin

En 1688, meurt à Londres John Bunyan, prédicateur et écrivain anglais.
Né à Elstow, près de Bedford, Bunyan reçut en héritage la chaudronnerie de son père. À vingt-cinq ans, il se mit à fréquenter les milieux baptistes de Bedford et à prêcher l’Évangile.
Mais comme il n’avait pas reçu l’autorisation de prêcher, il passa plus de douze ans en prison, pour son refus de promettre que, de son plein gré, il allait cesser de prêcher l’Évangile ; en prison, où pour toute lecture il ne possédait que la Bible et le Livre des martyrs de George Fox, il composa une splendide autobiographie spirituelle, ainsi que Le voyage du pèlerin, ouvrage qui le rendra célèbre et apprécié de tout le monde de la Réforme de langue anglaise.
Bunyan, qui collait fort à la réalité, dut à son éducation calviniste, qu’il repoussa dans un premier temps mais qui constituera par la suite l’élément structurant de sa personnalité, son peu de penchant pour des évasions spiritualistes et surtout le courage avec lequel il affronta ce qui devait être son unique vocation : annoncer la Parole du Seigneur.
Sorti de prison et devenu désormais célèbre, il put finalement exercer son ministère itinérant, qu’il accomplit fidèlement jusqu’à la fin de ses jours.

Lecture

Lecteur, fais attention au contenu de mes paroles, élargis ta tente, regarde derrière le voile, découvre les métaphores et ne manque pas de trouver ce qui, si tu cherches bien, peut combler de joie un esprit honorable.
Quand tu trouves des scories, aie le courage de les jeter, cependant conserve ce qui est de l’or. Qu’importe si dans le tamis l’or est caché ? Ne jette pas le fruit à cause du trognon. Mais si tu crois que tout est à jeter, alors, oui, je me prendrai à rêver de nouveau !
(John Bunyan, Le voyage du pèlerin)

Prière

Dieu de paix, toi qui as appelé ton serviteur John Bunyan à être courageux pour la vérité : accorde à nous aussi, étrangers et pèlerins, de pouvoir nous réjouir à l’heure de notre mort avec tout le peuple chrétien de ta cité céleste. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur…

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Bunyan
http://www.regard.eu.org/Livres.5/BunyanJohn/00.Table.html

Publié dans Calendrier

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