Saint Bernardin de Sienne Frère mineur (+ 1444)
Il naît dans une famille noble près de Sienne en Italie. Orphelin, il est élevé par son oncle. Très doué il fait de savantes études. Très pieux, il appartient à une confrérie de prière. Sa
charité trouve à s'exprimer pleinement au cours de l'épidémie de peste qui ravage la ville en 1400. Il a 20 ans et tel est son dévouement qu'on lui confie la direction provisoire de l'hôpital.
Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, y devient prêtre et son prieur lui donne la charge de la prédication. Ce sera désormais sa vocation principale. Saint Bernardin parcourt toute
l'Italie, prêchant sur les places publiques car les églises sont trop petites. Parfois ce sont des milliers de personnes qui s'écrasent pour l'entendre et qui l'entendent, parfaitement malgré
l'épaisseur de la foule, tant sa voix est forte. Il parle d'une manière concrète, directe, alerte, insistant sur la vie chrétienne et sur la primauté absolue du Christ. Vie mystique, vie morale
et vie sociale sont, chez lui, inséparables. Il aura également un rôle important dans la transformation de l'ordre franciscain connue sous le nom de "réforme de l'observance".
Il présentait à tous le monogramme du Christ inscrit dans un disque. Ici, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot Caritas (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.
Autre biographie:
St-Bernardin de Sienne Fils du gouverneur de la Toscane. À l’âge de 6 ans, ayant perdu ses deux parents, il est pris en charge par sa tante Bartholomea, qui lui procure une éducation très pieuse.
À 17 ans, il se joint à la fraternité Notre-Dame. Au cours de la terrible épidémie de peste qui survient en 1400, il prend soin des malades, aidé par un groupe de compagnons dont plusieurs
perdent la vie (selon certains auteurs, lui-même aurait échappé de justesse à la mort et selon d’autres il n’aurait pas été touché). En 1402, il entre au monastère franciscain de Sienne et deux
ans plus tard il est ordonné. Il entreprend ensuite à prêcher de ville en ville et ses talents exceptionnels d’orateur attirent des foules considérables. En 1427, il refuse l’évêché de Sienne que
le Pape Martin V veut lui offrir, mais accepte toutefois de devenir vicaire général des Frères de la Stricte Observance (dits ‘les Cordeliers’), dont il réforme la règle. C’est aussi à cette
époque qu’il entreprend l’écriture d’ouvrages de théologie et qu’il fonde deux écoles consacrées à cette discipline. En 1442, le Pape le libère de ses charges afin qu’il puisse entreprendre un
dernier voyage, en dépit des ennuis de santé qui ont fait leur apparition. Jusqu’à son dernier souffle de vie il poursuit sa mission, qui prend fin à Aquila, dans les Abruzzes (1380-1444)
Saint-Bernardin de Sienne est le patron des publicitaires et des professionnels des secteurs des communications et des relations publiques. Il est invoqué pour guérir les maladies de la poitrine
et pour être délivré des problèmes de dépendance au jeu.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-20.htm#bernardin
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/20.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardin_de_Sienne
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/20/index.html
Saint Amalbert (7ème s.)
Formé par saint Ouen à l'école palatine, il avait toute sa confiance. Il vivait en donnant ses biens aux pauvres et, quand il mourut à vingt ans dans les bras de Clovis, de retour d'une
expédition militaire, il avait rempli la course d'une longue vie au service de Dieu dans les tâches qui étaient les siennes.
Saint Arcangelo Tadini fondateur de la Congrégation des sœurs ouvrières de la sainte Maison de Nazareth (+ 1912)
Au moment de la révolution industrielle qui créait des conditions misérables chez les ouvriers du nord de l'Italie, l'abbé Tadini fonda des caisses mutuelles de secours pour les maladies,
l'invalidité et la vieillesse. Il construisit même une filature où il épuise le patrimoine familial. Il crée une congrégation de religieuses qui sont des ouvrières dans les usines. Une révolution
pour cette époque. Les soeurs, partageant la vie des jeunes ouvrières sont mieux à même de les aider à vivre leur dignité et leur vie spirituelle. Par toutes ses fondations, l'abbé Tadini fait
ainsi comprendre que le travail peut aussi devenir un lieu où l'on peut se réaliser en tant qu'homme et en tant que chrétien.
Canonisé par Benoît XVI le 26 avril 2009.
Arcangelo Tadini (1846-1912)
biographie sur le site du Vatican.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19991003_beat-Tadini_fr.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcangelo_Tadini
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F91272
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.verolanuova.com%2Flucesalelievito%2Fdonarcangelotadini%2Findex.html
Saint Astère (+ 272)
Martyr à Edesse en Cilicie. Chargé de mettre à mort un chrétien, il se convertit à la vue du courage de celui-ci et voulut partager son martyre.
Saint Baudière martyr (3ème s.)
Saint Baudière (
ou Baudelius en latin) est un martyr de Nîmes au troisième siècle.
Ses reliques ont été emmenées par la communauté de bénédictins qui les possèdait quand elle est venue à Cessy-les-bois (canton de Donzy dans la Nièvre) après avoir fui l'invasion des Maures au
IXe siècle. Ces moines ont alors reconstruit le monastère de Cessy qui appartenait au diocèse d'Auxerre.
Ce monastère a été détruit pendant les guerres de religion.
Sur l'actuelle commune de Marzy, il y a une petite chapelle privée dédiée à Saint Baudière.
(Source: curé de Marzy et diocèse de Nevers.)
Dans l'ancien calendrier du diocèse de Nevers qui a été valide jusqu'à la réforme de Saint Pie X (1913), la Saint Baudière était fêtée le 20 mai.
Saint Baudile Martyr à Nimes (3ème s.)
ou Baudille, Bauzile ou Bauzille, Bauzély ou Baudelle.
Originaire d'Orléans, il décida avec son épouse d'aller évangéliser la région de Nîmes et c'est là qu'il fut décapité pour avoir interrompu un sacrifice païen.
Son culte se répandit très loin de Nîmes comme le montrent les nombreuses localités et quelques 400 églises qui lui sont consacrées en France.
Autre biographie:
St-Baudile Citoyen laïc marié originaire d’Orléans. Se sentant investi d’une mission, il part à Nîmes en compagnie de son épouse, bien décidé à y répandre la bonne parole. Il arrive en plein
milieu des fêtes païennes dites ‘des Gonales’, célébrées en l’honneur de Jupiter, et commence à s’adresse alors à la foule importante qui est assemblée pour l’occasion. Brandissant sa Croix, il
se met à condamner les pratiques païennes, tout en proclamant la foi du Christ. Il est rapidement saisi, puis offert en sacrifice (+ 187 selon certains auteurs, 295 selon d’autres)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Baudile
Bienheureuse Colombe de Rieti (+ 1501)
Religieuse du Tiers-Ordre de Saint Dominique. Elle apprit à lire l'alphabet et aussi les signes de Dieu chez les dominicaines de Rieti. Aussi, dès l'âge de douze ans, elle voulut les rejoindre.
Ses parents malgré leur désir de la voir mariée, acceptèrent sa vocation, mais la gardèrent près d'eux pour le travail qu'elle accomplissait et qui les faisait vivre. Elle put enfin réaliser ce
qu'elle attendait. Grande fut sa réputation de sainteté qu'augmentait celle de ses extases. Le Pape Alexandre VI, comme bien des évêques et des grands de son temps lui témoignèrent un vif
intérêt.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rieti
Saint Dovmont (+ 1299)
Païen originaire de Lituanie, il s'en vint à Pskov en Russie pour y demander le baptême. Il fut choisi comme prince de la ville dix ans plus tard et se distingua par sa vie vertueuse et sa grande
miséricorde envers les pauvres. Il observait pieusement la discipline de l'Eglise, nous souligne le synaxaire.
Saint Ethelbert (+ 793)
Roi d'Angleterre et martyr à Cardiff. Son assassin fit pénitence en découvrant la sainteté de sa victime.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%86thelberht_II_d%27Est-Anglie
Saint Etienne (+ 1697)
Il naquit dans le Montenegro. Sa famille était pauvre mais vivait intensément la foi. Devenu moine et prêtre, il fut élevé à la charge d'higoumène au monastère de Moratcha. Les pillages des Turcs
rendant la situation insupportable, les moines partirent et saint Etienne se réfugia dans la montagne au milieu des bergers, puis il se vit offrir une propriété par la famille des Pipéri où il y
reconstitua le monastère au fur et à mesure du retour des moines.
Saint Germain de Constantinople Patriarche de Constantinople (+ 733)
Germain est né dans une noble famille de Constantinople. Son père ayant été condamné à mort pour des raisons politiques, le fils âgé de vingt ans est fait eunuque et incorporé de force au clergé
de Sainte Sophie. Germain fait contre mauvaise fortune bon coeur, il assume cette décision et poursuit une carrière ecclésiastique classique. D'ailleurs plus que classique puisqu'il devint
patriarche, composant des oeuvres liturgiques et favorisant le culte marial. Lors de la crise iconoclaste, il révèle sa véritable énergie. Il tient tête publiquement à l'empereur pour défendre le
culte des images. Il s'appuie sur l'évêque de Rome, car il considère le siège du patriarche d'Occident comme un critère de vérité et d'indépendance à l'égard du pouvoir civil. Contraint à
démissionner, il meurt en exil peu après. Premier théologien des Saintes Icônes, il fut célébré comme un martyr par le concile de Nicée II qui décréta la légitimité des images et de leur culte.
On vénère en France, à Bort les Orgues -19110- des reliques de saint Germain qui furent apportées de Constantinople durant la 4ème croisade.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarche_de_Constantinople
Saint Hilaire évêque de Toulouse (4ème s.)
Il a dû vivre vers le milieu du IVe siècle, contemporain de saint Martin et de
saint Hilaire le Grand (premier évêque de Poitiers de 352 à 368 et
Docteur de l'Eglise). Tout comme saint Saturnin, leur influence s'est étendue sur la Gaule entière.
La Passio Saturnini nous apprend que, longtemps après le martyr de saint Saturnin, fondateur du diocèse de Toulouse, l'évêque Hilaire fit creuser le sol pour trouver le cercueil de bois où était
enselveli le martyr. Il le fit recouvrir d'une voûte en brique et fit édifier une basilique en bois qui subsista jusqu'à la construction d'une nouvelle basilique par les évêques Saint Sylve et
Saint Exupère. Les reliques de Saint Hilaire se trouvent dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Hilaire
Sainte Lydie (1er s.)
Les Eglises d'Orient fêtent cette païenne qui professait la foi juive et qui fut convertie au Christ par saint Paul lors de son passage à Philippes en Macédoine. Elle l'accueillit avec ses
compagnons Silas et Luc (Actes 16. 11 à 15). Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai20.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Lydie
Saints Nicétas et Jean (11ème s.)
Deux frères épris de Dieu qui fondèrent, avec saint Joseph de Chio, le monastère de Néa-Moni à Chio en Grèce. Ils découvrirent dans la forêt où ils s'étaient retirés, une icône de la Mère de Dieu
qu'ils ne purent déplacer, ce pourquoi ils construisirent une église à cet endroit. Ils connurent bien des vicissitudes de la part des empereurs comme de la part des pirates sarrasins, mais
jamais ils ne désespérèrent.
Saint Outrille de Bourges Evêque (+ 624)
Il avait passé sa jeunesse à la cour des rois de Bourgogne. Il refusa une épouse pour devenir prêtre à Lyon, puis évêque de Bourges où il se concilia l'estime de son peuple en chassant un
seigneur malfaisant que saint Outrille força lui-même, une épée à la main, à déguerpir et à pratiquer son brigandage ailleurs.
Une localite se rappelle de cela :
Saint Outrille-18310.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Outrille
Sainte Plautille (+ 67)
Les données sur la vie de cette sainte sont sujettes à caution, mais il semble qu’elle aurait été la mère de Sainte-Flavie Domitille et aurait assisté au martyr de Saint-Paul.
Saint Protais Chong (+ 1839)
Martyr à Séoul en Corée. Cette même année, une persécution intense frappera la jeune Eglise coréenne qui verra plusieurs milliers de martyrs donner le témoignage de leur foi en Jésus-Christ.
Vénérables Suzanne et Zabulon parents de sainte Nino (4ème s.)
Parents de
sainte Nino.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/260/Sainte-Nino.html
Zabulon, issu d'une famille célèbre et pieuse, était apprécié de l'empereur Maximien qu'il servait dans l'armée. Il prit part à la libération de chrétiens prisonniers en Gaule.
Puis, il partit à Jérusalem où il distribua tous ses biens et se consacra au service de Dieu en vivant en ascète sur le bord du Jourdain et Suzanne devint diaconesse du Saint Sépulcre.
Suzanne aurait été soeur du patriarche de Jérusalem.
A lire aussi Ss Sosanna (Susanna) and Zabulon, parents of St. Nino, déclarés confesseurs de la Foi chrétienne par l'Eglise orthodoxe géorgienne le 10 décembre 1996
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.antiochian.org%2Fnode%2F18626et sur le site pravoslavie.ru:
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.pravoslavie.ru%2Fenglish%2F7273.htm
Saint Thallelaios (3ème s.)
Son père était, dit-on, évêque en Phénicie. Il apprit l'art médical et soignait les malades pauvres gratuitement, transformant même sa maison en hôpital quand il le fallait, ne faisant aucune
différence entre les païens et les chrétiens. A la suite d'une dénonciation, il fut arrêté. Le juge le condamna d'abord à être pendu la tête en bas, attaché par des crochets dans ses chevilles
percées. Devant sa résistance le juge ordonna d'autres tortures. Le saint fut cloué sur une planche, par les bras, les jambes et d'autres parties du corps, puis on lui versa du goudron brûlant.
Il fut enfin décapité
Saint Yves de Chartres (+ 1116)
Un évêque de Chartres qui développa la célèbre " école de Chartres " qui donna à l'Eglise tant de saints et tant de théologiens. Il était lui-même un grand saint et un grand théologien qui
n'hésita pas à s'opposer aux désordres du roi de France Philippe I, ce qui conduisit saint Yves en prison, mais plus tard conduisit le roi à se réconcilier avec l'Eglise.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_de_Chartres
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Alcuin de York (+804), diacre, abbé de Tours
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alcuin
Catholiques d’occident : Bernardin de Sienne (+1444), prêtre (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (12 basans/genbot) : Translation des reliques de Jean Chrysostome à Constantinople (Église copte) ; Translation des reliques de Thécle Haimainot (Église
éthiopienne)
Luthériens : Samuel Hebich (+1868), évangélisateur en Inde et en Ethiopie
Maronites : Thalalée d’Egée (+ env. 284), martyr
Orthodoxes et gréco-catholiques : Thalalée d’Egée et ses compagnons, martyrs ;
Nil Sorski, moine (Église russe) ; (
Voir ci-dessous) Jean Zedazneli (VIe s.) et ses compagnons,
apôtres de la Géorgie (Église géorgienne)
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/fetemobile/ascension.html
NIL SORSKI (1433-1508) moine
L’Église russe fait mémoire aujourd’hui de Nil Sorski (Nil de la Sora), moine et acteur de la renaissance hésychaste dans la Russie du XV è siècle.(Catholiques d’occident: 07 Mai)
Aristocrate par ses origines, Nil Majkov était né à Moscou en 1433 ; il entra très jeune au monastère de Saint Cyrille du Lac Blanc, où il fut disciple du starets Païssij Jaroslavov.
S’étant initié aux rudiments de l’hésychasme, Nil se rendit au Mont Athos et à Constantinople pour y approfondir sa quête spirituelle auprès des grands maîtres de l’époque. Il demeura longtemps
sur la Sainte Montagne, où il apprit l’art de la prière continue et du discernement spirituel.
De retour sur le Lac Blanc, après une période de vie solitaire, Nil s’établit sur les rives du fleuve Sora, non loin de son monastère, y organisant une nouvelle forme de vie monastique, à
mi-chemin entre la vie cénobitique et l’érémitisme, sur le modèle des skiti du Mont Athos.
Nil manifesta toujours beaucoup d’humanité envers ses disciples qu’il aimait appeler « mes seigneurs et mes frères ». Sa disponibilité à ouvrir l’oreille de son cœur à Dieu et à son prochain lui
permit d’apprendre à reconnaître son péché personnel et l’inépuisable miséricorde de Dieu, et de devenir un témoin crédible de cet amour miséricordieux. Pour tous les moines russes, Nil Sorski
est un digne exemple de douceur et de sobriété évangéliques.
Convaincu qu’il devait contribuer à la naissance d’un monachisme plus pauvre et moins mondain, eu égard à celui qui dominait dans les grands centres monastiques de son temps, Nil n’hésita pas, au
cours des dernières années de sa vie, à prendre la tête d’un véritable mouvement de réforme qui favorisa le courageux retour de nombreux monastères à un style de vie conforme à la radicalité
évangélique.
Nil Sorski mourut le 20 mai 1508.
Lecture
En entretenant la lutte contre leur corps, les saints pères cultivaient aussi spirituellement la vigne de leur cœur ; et, après avoir ainsi purifié leur esprit des passions, ils trouvaient le
Seigneur et acquéraient l’intelligence spirituelle. Et ils nous ont commandé à nous, qui sommes consumés par le feu de nos passions, d’atteindre l’eau vive à la source de la Divine Écritures –
c’est elle qui peut éteindre le feu de nos passions et nous manifester la véritable intelligence.
C’est pourquoi moi aussi, grand pécheur sans le moindre bon sens, j’ai recueilli quelques perles de la Sainte Écritures et de ce que les saints pères nous ont rapporté et je les ai écrites pour
en garder le souvenir, pour que moi aussi, malgré mon insouciance et ma paresse, je puisse les accomplir. (Nil Sorsky, Prologue de la Règle)
Prière
Dieu de tendresse et juge plein de miséricorde, tu as accordé à Nil Sorski le grand don de voir ses propres péchés, donne-nous, à nous aussi, des larmes de componction et de reconnaissance
infinie devant ce don encore plus grand qu’est la rémission de tous nos péchés ; tu nous l’as promis et accordé par Jésus Christ ton Fils bien-aimé et notre unique Seigneur.