21 mai

Publié le par echosdelabastide

Saint Constantin Ier le Grand Empereur romain (+ 337)

Les Eglises d'Orient fêtent tout spécialement et ensemble l'empereur et sa mère. L'Eglise en Occident les fête séparément. Hélène était l'épouse d'un obscur centurion romain à qui elle avait donné un fils. Mais voici que les circonstances font du centurion un empereur, l'empereur Constance II. Jugée trop peu décorative par le nouvel empereur parvenu au pouvoir, elle est répudiée sans autre forme de procès. Humblement, elle se retire, mais son fils lui reste fidèle et, quand il sera, lui aussi, devenu empereur en 306 sous le nom de Constantin, "égal des apôtres" comme l'appelle l'Orient chrétien, il rappellera sa mère et la comblera d'honneurs. On ne sait qui des deux devint chrétien le premier et convertit l'autre. Constantin arrête les persécutions et favorise l'Eglise, convoque le concile de Nicée, bâtit à Rome une basilique sur le tombeau de Pierre. Sainte Hélène veut voir la Terre Sainte, retrouve ce qu'elle pense être les reliques de la croix, fonde des basiliques à Bethléem et au Mont des Oliviers. Tout cela conduit Constantin à être placé aussi parmi les saints. Il l'est sans aucun doute car il est monté tout droit au ciel ayant attendu l'heure de sa mort pour recevoir le baptême.

Autre biographie:
Fils de Constance Chlore et de Sainte-Hélène. Pour des raisons politiques, l’empereur Dioclétien, qui gouverne alors, oblige Constance Chlore à répudier Hélène et à épouser la fille de son ami Maximien. Le jeune Constantin, quant à lui, est gardé à la cour de Nicomédie, instruit des mœurs païennes et formé à l’art de la guerre. En 306, à la mort de son père, les généraux de l’armée le proclament empereur et il demande alors à sa mère de venir le rejoindre (elle passera d’ailleurs le reste de sa vie à ses côtés). En 313, il proclame un édit autorisant le culte chrétien. À la veille d’une bataille décisive qu’il doit livrer contre son rival Maxence, le Christ lui apparaît et lui commande de faire confectionner une croix pour la placer à la tête de ses armées. Ayant remporté la victoire, Constantin décide alors de se convertir, proclame la fin des persécutions contre les chrétiens, encourage même la pratique de ce culte, et fait graver sur son étendard (labarum) un chrisme qui deviendra son emblème. En 330, il établit sa capitale à Byzance, qui prend alors le nom de Constantinople. Il décède très peu de temps après avoir été baptisé par le pape Arien Sylvestre (280-337)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai21.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Ier_(empereur_romain)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Ier_(empereur_romain)#Articles_connexes



Saint Agapit (+ 1584)
Moine dans le district de Vologda en Russie, il guérissait les malades qui venaient à lui. Il fut assassiné par des bandits qui pensaient trouver quelque argent puis jetèrent son corps dans le fleuve.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Agapit



Saint Ageran moine de Bèze (+ 888)
Moine de Bèze en Bourgogne, lors de l'invasion des normands, il resta avec d'autres moines, un enfant Aldaric et un prêtre Ansuin. Ils furent tous massacrés.
http://saints.sqpn.com/saintabm.htm



Saints Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons martyrs mexicains (+ 1927)
Saint Christophe (Cristobal) Magallanes Jara
né le 30.07.1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara)
mort le 25.05.1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)
Prêtre - Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937)
Prêtre le 17.09.1899. Directeur prudent de ses frères prêtres, attentif aux vocations sacerdotales. Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs prêtres. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant: "Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."
Béatification: 22.11.1992 à Rome par Jean Paul II
Canonisation: 21.05.2000 à Rome par Jean Paul II
Source: 25 martyrs du Mexique (1915 - 1937)
SS. Cristobal Magallanes et 24 compagnons
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg024.htm
"Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Eglise est heureuse de proclamer saints ces fils du Mexique: Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, prêtres et laïcs...
Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle. La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux prêtres. Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion catholique. Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs. Fidèles à Dieu et à la foi catholique enracinée dans les communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Eglise et pour la société mexicaine en particulier."
Homélie de Jean-Paul II pour la canonisation, dimanche 21 mai 2000.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000521_canonizations_fr.html

Un internaute nous signale:
Le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique ; le P. Christophe a été béatifié en 1992. Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".



Saint Eugène de Mazenod Fondateur des Oblats de Marie-Immaculée (+ 1861)

Né à Aix-en-Provence en 1782, il vit en exil en Italie durant la Révolution française. A son retour, après une période de réflexion, il entre en 1808 au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Trois ans après, il est ordonné prêtre et revient à Aix exercer son ministère auprès des pauvres. En 1816, il fonde les Missionnaires de Provence qui deviendront les Oblats de Marie Immaculée. Nommé vicaire général de son oncle, archevêque de Marseille, il lui succède en 1837 et, tout en s'occupant des Oblats, il développe la vie de son diocèse, marqué par les suites de la Révolution et les secousses sociales de l'époque. Il dirige les Oblats vers les missions les plus difficiles comme celles du Grand Nord.
Canonisé le 3 décembre 1995.
Eugène de Mazenod (1782-1861) - Biographie
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19951203_de-mazenod_fr.html
Ouvrages mentionnés sur le site Internet du diocèse de Marseille:
http://marseille.catholique.fr/article.php?id_article=25
- Jean LEFLON, Eugène de MAZENOD, évêque de Marseille, fondateur des missionnaires oblats de Marie Immaculée, 1782 - 1861, 3 vol.
- Jean CHELINI, (sous la direction de), Saint Eugène de Mazenod, Evêque de Marseille, fondateur des Oblats de Marie Immaculée, Actes du Colloque du 18 novembre 1995.
"Aimer le Christ, c’est aimer l’Eglise"
http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010724_eugenio-mazenod_fr.html

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/21.php
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090521&id=4234&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_de_Mazenod
http://www.omiworld.org/



Sainte Gisèle (9ème s.)
ou Isbergue ou Ysbergue.
Elle avait eu le pape Etienne II comme parrain et saint Venant la décida à se consacrer totalement à Dieu alors qu'elle était promise à l'empereur d'Orient, Constantin Copronyme. Elle refusa aussi le roi des Lombards. Saint Venant ayant été assassiné pour avoir soutenu sainte Gisèle, elle se construisit un ermitage sur le lieu de sa mort, à Aire-sur-la-Lys, dans le nord de la France, dans le Pas-de-Calais. Elle y passa les trente dernières années de sa vie.
Visitez la Collégiale Saint-Pierre d'Aire-sur-la-Lys où des représentations de faits de la vie de sainte Isbergue, ou Gisel(l)e, ornent le transept.

Autre biographie:
Ste-Isbergue (Giselle) Fille de Pépin le Bref, soeur du roi Charlemagne, elle est placée par son père sous la protection du Pape Étienne II. Au retour d’une expédition, la famille royale s’installe ensuite à Aire (Pas-de-Calais). Très pieuse, elle s’attache et devient la disciple de l’ermite Saint-Venant. Quelque temps après, elle est demandée en mariage par un prince gallois, séduit par sa beauté. Préférant la vie religieuse, elle obtient par ses prières la grâce d’être atteinte d’une maladie qui la laisse défigurée. Son père et son fiancé, convaincus que Saint-Venant est la cause de cette décision, le font rechercher et mettre à mort (lui conférant ainsi le titre de martyr). D’autres prétendants sont encore présentés à notre sainte, mais elle parvient tout de même par devenir religieuse sous la règle bénédictines, dans un monastère qu’elle fonde sur des terres adjacentes au château de la Salle (+ vers 806)



Saint Godric (+ 1170)
Colporteur, il en profita pour se rendre en pèlerinage à Rome et en France. Il alla même jusqu'à Jérusalem. A son retour, il se retira dans la forêt de Finkley. Sa retraite fut découverte par des chasseurs qui pourchassaient un cerf. Ils l'épargnèrent à cause du saint. A partir de ce moment, nous dit son hagiographe, les animaux poursuivis vinrent se réfugier auprès de saint Godric. Sa renommée fut si grande qu'on le vénéra dès le lendemain de sa mort.

Autre biographie:
St-Godric de Finchale Fils d’une modeste famille de Walpole, dans le comté de Norfolk, en Angleterre. Marchand ambulant, il effectue de nombreux voyages, se déplaçant de ville en ville pour vendre dans les foires. Il arrive un jour à Lindisfarne et, vivement impressionné par ce qu’on lui rapporte sur Saint-Cuthbert, décide de quitter sa vie pour entrer en religion. Il effectue d’abord un pèlerinage à Jérusalem (en faisant un détour par Saint-Jacques de Compostelles), puis un autre en France et à Rome. Il rentre ensuite en Angleterre et s’installe comme ermite avec un compagnon nommé Godwin. Deux après, Godwin étant décédé, il change de lieu et part se fixer dans le désert de Finchale, s’astreignant à de grandes austérités. Après quelques années, sa retraite est découverte et la renommée de sa sainteté se répand, attirant de nombreux pèlerins. Il entretient avec les animaux de la forêt des liens privilégiés, leur procurant soins et protection. Au bout de plus de soixante ans passés dans la forêt, il tombe malade et décède peu de temps après (1069-1170)



Saint Hospice Ermite près de Nice (6ème s.)
Ermite installé dans les ruines d’une ancienne tour située près de Saint-Jean-Cap-Ferrat (près de Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes). En guise de mortification, il a le corps enserré en permanence dans une lourde chaîne et ne se nourrit que de dattes et de pain sec. Favorisé du don de prophétie, il prédit les invasions des Lombards. Vers 575, en effet, les lombards commencent à déferler sur la région, dévastant tout ce qui se trouve sur leur passage. Arrivés près de la tour de notre saint, et le trouvant ainsi enchaîné, ils le prennent pour un criminel. Un des barbares se saisit alors de son épée, mais au moment où il allait frapper, son bras devient si raide qu’il ne peut plus bouger et laisse tomber son arme. D’un signe de croix, Hospice le libère. Le barbare se convertit aussitôt et devient son disciple. Ermite près de Nice (+ 581) La biographie de Saint-Hospice nous est rapportée par Saint-Grégoire de Tours, dans son Histoire des Francs.
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/gregoire/francs6.htm#_ednref21



Saint Nicostrate Soldat romain, martyr à Césarée de Philippe sous le règne de Dioclétien (+ vers 304)
Groupe de soldats romains. Nicostrate était leur tribun. Le récit se trouve dans les acta apocryphes de saint Procope.



Sainte Restitude martyre (4ème s.)

Calenzana, sarcophage de Sainte Restitude.

Vierge et martyre , patronne de Calenzana et de la Balagne, elle est honorée depuis le IVe siècle par les habitants de Calenzana.
Sa fête est célébrée le 21 Mai, dans le sanctuaire proche de Calenzana, où son sarcophage a été mis à jour en 1951.
Source: les saints en Corse
http://catholique-ajaccio.cef.fr/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Restitude



Saint Second Martyr en Egypte (+ 357)
et ses compagnons martyrs en Egypte le jour de la Pentecôte, dans le cimetière où ils se réunissaient puisque les tenants de l'arianisme les avaient chassés de leur église. Les uns moururent des suites de leurs blessures, les autres furent exilés pour leur fidélité au Christ, vrai Dieu et vrai homme.



Saint Thibaud de Vienne Evêque (+ 1001)
ou Théobald ou Ubald archevêque de Vienne et confesseur, naquit à Tolvon, vers 927. Petit-neveu du roi de Bourgogne et arrière-grand-oncle de saint Thibauld de Provins, élevé chez le roi Conrad, il fut nommé évêque de Vienne (957). Il distribua ses biens aux pauvres, et il affranchit la plupart de ses serfs. Il présida un concile qui réunissait les évêques des provinces de Lyon, de Vienne et de Tarentaise (994) où l’on confirma les possessions des abbayes de Cluny et de Romans, défendit la chasse aux clercs, sévit contre les clefcs mariés, fit obligation aux prêtres d’apporter le viatique aux mourants. Il mourut le 21 mai 1001, date retenue pour sa fête.
Un internaute nous communique: "Thibaud de Vienne naquit en 927 au chateau familial de Tolvon, à 2 km de Voirons (Isère) où les ruines sont encore visibles. Son père était de race franque et sa mère nièce du roi de Bourgogne. Il fut élevé à la cour du roi Conrad et fit son instruction à l'abbaye de st Chef. Après la mort de l'archevêque Sobon de Vienne, le siège resta longtemps vacant, car l'aristocratie laïque voulait imposer un candidat du clergé qui se refusait à cette manoeuvre. Pour en finir le roi poussa Thibaud et l'accord se fit immédiatement sur son nom. Il fut sacré le 8 mars 957, il avait alors 30 ans. Quand ses parents moururent, il disposa de ses grands biens en faveur des pauvres et affranchit nombre de serfs. En 994, il convoqua le concile d'Anse qui réunissait les trois Provinces de Lyon, Vienne et de Tarentaise et d'où sortit en particulier la défense faite aux clercs de faire la chasse et de prendre femme et le rappel aux prêtres l'obligation de porter le viatique aux mourants. Thibaud eut un immense rayonnement dans la Province de Vienne dans laquelle il fit battre monnaie et où il exerça sa charge quarante quatre ans. Il mourut le 21 mai 1001. Il fut l'arrière grand-oncle de saint Thibaud de Provins et fort prisé à ce sujet dans les chansons de geste en langues vernaculaires des 12e-13e siècles pour préfigurer la gloire de son jeune descendant. Le culte de saint Thibaud de Vienne a été confirmé par Pie X en 1903, et sa fête figure au propre de Grenoble.
(Tiré, entre autres sources, des Tables Hagiographiques de l'abbaye st Benoit de Port-Valais )"
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1415/Saint-Thibaut-de-Provins.html



Saint Venant (+ 1001)
Evêque de Vienne en Gaule pendant un demi-siècle, apparenté aux rois de Bourgogne, il consacre sa fortune à l'affranchissement des serfs de son diocèse. Il préside un concile à Anse dans lequel nous le voyons défendre aux prêtres d'aller à la chasse, de se marier et leur imposant d'aller porter le saint viatique aux mourants qui le demandent. Saint Venant-62350 rappelle sa mémoire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Venant



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Hélène (+env. 330), protectrice des Lieux Saints

Catholiques d’occident : Mancius d’Evora (V-VIe s.), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (13 basans/genbot) : Arsène (+ env. 445), moine (Église copte)

Luthériens : Constantin le Grand (+337), empereur et protecteur du christianisme dans l’empire romain

Maronites : Hélène, mère de Constantin

Orthodoxes et gréco-catholiques : Constantin le Grand et sa mère Hélène, comparables aux apôtres.



LES SEPT MOINES TRAPPISTES DE L’ATLAS (+ 1996) martyrs

Le 21 mai 1996, un communiqué du Groupe Islamique Armé, organisation extrémiste algérienne, annonce qu’a eu lieu l’exécution des sept moines trappistes enlevés deux mois auparavant au monastère Notre Dame de l’Atlas. C’est le point final d’un itinéraire de témoignage évangélique poussé jusqu’à rendre présent l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, au cœur de la haine qui se répand entre les hommes.
Le chemin des moines de l’Atlas avait commencé depuis longtemps, depuis 1938, par l’installation de certains d’entre eux dans la région de Tibhirine, pour témoigner, dans le silence, la prière et l’amitié discrète, la fraternité universelle des chrétiens.
La communauté avait été très près de se fermer dans les années ’60, mais elle avait connu un fort sursaut spirituel grâce à l’intervention directe de divers abbés français et grâce aussi à la direction du nouveau prieur, frère Christian de Chergé. C’est ce dernier précisément qui a laissé à la postérité des écrits de grande valeur évangélique, où transpire la makrothymia, la magnanimité de celui qui, à l’exemple de son Maître, sait désormais voir l’autre, même l’ennemi, avec les yeux de Dieu.
A ses côtés, ses frères Bruno, Célestin, Christophe, Luc, Michel et Paul seront là pour partager jusqu’à la mort toute joie et toute douleur, toute angoisse et toute espérance, pour donner totalement leur vie à Dieu et à leurs frères algériens.
Lorsque les événements s’étaient précipités, ensemble, ils avaient décidé de rester en Algérie et avaient tissé là des liens étroits de dialogue et d’approfondissement spirituel avec les musulmans de la région.
La mort sanglante de ces moines a rappelé à l’attention des chrétiens d’Occident que le martyre est potentiellement présent dans toute vie vraiment chrétienne ; elle a transmis à tout homme capable d’écoute la conviction que seul celui qui a une motivation pour laquelle il est prêt à mourir a une véritable motivation pour laquelle il vaut la peine de vivre.

Lecture

S’il m’arrivait un jour – et çà pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNEE à Dieu et à ce pays.(…)
J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint.(…)
Ma mort, évidemment, semblera donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : « Qu’il dise maintenant ce qu’il pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité.
Voilà que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l’islam tels qu’il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.(…)
Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « A-DIEU » en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! Inch’ Allah !
(Frère Christian de Chergé, Testament spirituel).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_des_moines_de_Tibhirine

Publié dans Saints

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