31 mars

Publié le par echosdelabastide

Saint Benjamin de Perse Diacre, martyr en Perse (+ 401)
Diacre et martyr en Perse. A la suite d'une provocation de l'évêque de Ctésiphon en Perse qui avait perdu la raison et détruisit un temple païen, le roi Yezdigerd déclencha une cruelle persécution de trois années. Benjamin fut arrêté parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu Soleil. Il fut soumis à la torture et condamné à mort pour avoir préféré adorer le Christ plutôt que le soleil, son éclatant symbole.

Autre biographie:
Diacre Perse emprisonné pour avoir prêché la foi chrétienne durant la persécution de Sapor II. Au bout d’un an, on le libère à condition qu’il ne parle jamais de la religion chrétienne à quiconque ayant un lien avec la cour royale. Il recommence alors à prêcher dans la rue, mais son zèle à répandre la foi lui attire la colère du roi des Perses Yezdigerd, qui le fait arrêter et martyriser (+ vers 421).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perse




Saint Acace d'Antioche Evêque (+ 250)
Evêque d'Antioche, il fut arrêté pendant la persécution de l'empereur Dèce. Nous avons le compte-rendu de son interrogatoire où Acace réfute avec une verve extraordinaire l'interrogatoire du préfet Marcien qui le laisse parler puis l'acquitte. Les « acta » de son interrogatoire semblent authentiques par leur simplicité.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antioche_de_Pisidie



Sainte Albane Fondatrice du prieuré de Ligneu, en Forez (+ XIIIe siècle)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Forez



Bienheureux Aldo (8ème s.)
Il était comte d'Ostrevand quand il se fit moine à Hasnon (59178), un monastère fondé par son frère Jean. Il lui succéda et en devint le second abbé.
Site Internet de la Ville d’Hasnon.
http://www.ville-hasnon.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=14:-il-etait-une-fois-&catid=14&Itemid=30

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hasnon



Saints Amos et Osée Prophètes en Terre Sainte, Ancien Testament (-785 av JC.)

Le prophète Amos vu par Gustave Doré.

Face aux injustices sociales de leur temps et à l'infidélité religieuse du Peuple d'Israël, Amos annonça les rigueurs de Dieu qui se veut être l'Unique (il parle alors de la jalousie divine), tandis qu'Osée faisait appel à une religion du coeur inspiré par l'amour de Dieu.
On adresse des prières à Saint-Amos pour être soulagé des douleurs de la migraine.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amos_(proph%C3%A8te)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27Amos
http://fr.wikipedia.org/wiki/Os%C3%A9e_(proph%C3%A8te)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27Os%C3%A9e



Sainte Balbine Vierge, martyre à Rome (2ème s.)
Vierge et martyre. Nous ne connaissons d'elle que le cimetière de sainte Balbine sur la via Appia à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_Appienne
Un internaute nous signale:
"il existe une chapelle Sainte-Balbine à Luxembourg (entre la gare et le centre ville, au fond de la vallée de la Pétruse)
Sainte Balbine est associée à Saint Quirin, soldat martyr romain (son père) culte tout spécialement célébré à Saint-Quirin, village de Moselle."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Balbine_de_Rome
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Balbine_(titre_cardinalice)



Saint Blaise d'Amorium (+ 908)
Après avoir suivi les études de l'école patriarcale de Constantinople, il fut ordonné diacre de l'église Sainte-Sophie. Durant un pèlerinage vers Rome, il fut pris, vendu à des Scythes comme esclave, par son compagnon de voyage. Mais son maître lui rendit la liberté quelque temps après découvrant qui il était. Arrivé à Rome, il devint moine au monastère grec de Saint-Césaire pendant dix-huit ans. Pour fuir la célébrité qui, progressivement, l'entourait, il repartit pour Constantinople où il fut accueilli au monastère de Studion puis au Mont-Athos. Il mourut lors d'un séjour à Constantinople où il était venu défendre l'indépendance de son monastère.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amorium
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Sophie_(Constantinople)



Bienheureux Bonaventure Tornielli (+ 1491)
Né à Forlì en Italie, il entra dans l'Ordre des Servites. A la demande du pape Sixte IV, il prêcha dans les Etats de l'Eglise et dans le sud de l'Italie. Son culte fut confirmé en 1911.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Servites_de_Marie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sixte_IV



Sainte Cornélie Martyre en Afrique, compagne de Théodule



Saint Daniel (+ 1411)
D'origine allemande, ce marchand était fort avisé en affaires et il venait souvent les traiter à Venise. Et puis, un beau jour, il décida de mettre ses talents au service des pauvres et prit l'habitude de s'enrichir du silence des moines camaldules voisins à Murano. Il se mit sous leur conduite. Il s'installa dans un petit ermitage, sans jamais rejoindre leur communauté, bien qu'il passât de longues périodes avec eux. Et c'est là qu'il fut assassiné par des voleurs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_camaldule



Bienheureux Guigues (+ 1134)
Il renonça aux honneurs que lui valait sa naissance et entra dans l'Ordre de Saint Bruno. A vingt-six ans, il fut élu Père-Abbé de la Grande-Chartreuse. Sous son gouvernement l'enceinte du monastère devint trop petite et les fondations se multiplièrent : Chartreuse de Porte dans le diocèse de Belley, Chartreuse d'Escouges dans le Dauphiné, Chartreuse de Durbon dans le diocèse de Gap, Chartreuse de Silve-Bénite dans le diocèse de Vienne. Le bienheureux Guigues rédigea par écrit les Règles monastiques que saint Bruno avait données de vive voix. Saint Bernard avait pour lui une grande vénération. De même Pierre le Vénérable, abbé de Cluny.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_chartreux



Saint Guillaume (+ 1046)
Ses parents étaient fort pauvres et il était infirme n'ayant qu'une seule main. Les religieux du monastère de Calme sur les bords de la Durance l'employèrent tout enfant à la garde des troupeaux dans les alpages. Il profita de cette solitude et de la beauté de la nature pour contempler Dieu. Lors de la destruction du monastère par une grave inondation, il entra au monastère d'Oulx, puis à Avignon. Il y fit des études et se révéla capable de cultiver son esprit. Ordonné prêtre, il devint même prieur de la communauté de Notre-Dame de Calme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oulx



Saint Guy de Pomposa Moine puis abbé à Ravenne (+ 1046)
Né aux environs de Ravenne, il vécut d'abord sous la direction d'un ermite qui l'envoya à l'abbaye de Pomposa dont il devint l'abbé. Sa sainteté lui attira de nombreux disciples et fit de son monastère l'un des plus importants de l'Italie du Nord.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Pomposa



Saint Hypatios de Gangres (4ème s.)

Martyr et évêque à Cankiri aujourd'hui en Turquie. Il avait le souci de la formation spirituelle et doctrinale de ses prêtres. Lui-même vivait comme un moine et, dans cette solitude, méditait longuement les Saintes Ecritures ce dont il faisait bénéficier ses fidèles. Les schismatiques novatiens lui portaient une haine implacable. Ils lui tendirent une embuscade et le tuèrent à coups de bâtons et de pierres.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars31.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gangres



Saint Innocent Métropolite de Moscou (+ 1879)

Il naquit dans un petit village près d'Irkoutsk en Sibérie. Il se montra très brillant dans ses études et très habile pour les travaux manuels de menuiserie aussi bien que d'horlogerie. Il continua ainsi jusqu'à ses derniers jours à travailler de ses mains. Elevé au sacerdoce peu après son mariage, il lui fut demandé de devenir missionnaire en Alaska. Après un voyage de 14 mois, il entreprit de convertir les Aléouts dont il apprit la langue et pour lesquels il traduisit les textes liturgiques et les Evangiles, composant ainsi la première grammaire de leur langue. Il eut fort à faire devant l'opposition des chamanes. Il construisait lui-même ses églises. Il fonda des écoles, fournissant aux élèves des manuels en russe et en langue tinglit, rédigés par lui. Venu à Moscou pour le Saint Synode, il apprit à ce moment la nouvelle de la mort de son épouse. Il confia ses six enfants à l'Eglise et fut consacré évêque pour le Kamtchatka et l'Alaska. Il parcourut son nouveau diocèse partageant la vie des indigènes dans des tentes en écorces de bouleau. Il apprit le yakoute et continua ses voyages au coeur du désert sibérien malgré le blizzard et la neige. Il obtint d'abord deux évêques pour le seconder, puis, il fut appelé à devenir métropolite de Moscou et primat de l'Eglise russe. Il organisa la Société Russe des Missions, allégea les formalités bureaucratiques de l'Eglise. Bien que devenu aveugle à cause des journées passées sur la neige, il continua à célébrer de mémoire la Sainte Liturgie, remettant son âme à Dieu quelques instants avant l'office de Pâques.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Innocent_de_Moscou
http://www.oca.org/FS.NA-Saint.asp?SID=4&Saint=Innocent
http://www.asna.ca/alaska/



Bienheureuse Jeanne de Toulouse (+ 1286)
Originaire de Toulouse, elle fut acceptée comme tertiaire des carmélites par saint Simon Stock. C'est pourquoi elle est considérée comme la fondatrice du tiers-ordre du Carmel féminin. Elle voua son temps et son argent à la formation des frères carmes. Son culte fut confirmé en 1895.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Stock



Saint Jonas de Kiev (+ 1464)
A douze ans, il revêtit l'habit monastique et demeura longtemps au monastère de Saint-Simon à Moscou. Consacré évêque de Riazan et Mourom, il fut élu métropolite de Kiev et de toute la Russie, mais un autre, l'évêque Isidore, fut nommé à sa place. Au Concile de Florence (1439), Isidore joua un tel rôle dans les démarches d'union, qu'il revint en Russie avec le titre de cardinal et de légat pontifical ce qui le fit évincer par le Grand-Duc qui le trouvait trop proche des Latins. Jonas fut élu à nouveau métropolite en 1448. Comme la Communion était rompue non seulement avec Rome, mais aussi avec Constantinople, il inaugura l'autocéphalie de l'Eglise russe. Il connut le siège de la ville de Moscou par les Tatares. Saint Jonas parvint à une grande vieillesse comblé de la grâce de l'Esprit Saint.



Saint Léonard Murialdo (+ 1890)

Comme saint Jean Bosco, comme Joseph Cafasso, comme Joseph Cotolengo, saint Léonard Murialdo est turinois et se consacre aux oeuvres sociales chrétiennes, en particulier en fondant la Congrégation de saint Joseph dont l'un des buts s'adresse aux jeunes apprentis. Il défend la doctrine sociale de l'Eglise, se fait traiter de socialiste, mais il n'entend que promouvoir la réalité inscrite dans l'enseignement du Christ. Il sera canonisé en 1970.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonardo_Murialdo



Saint Machabeon (+ 1174)
Irlandais d'origine, il est abbé du monastère Saint-Pierre-et-Paul à Armagh pendant 40 ans, et il en fera l'un des plus grands haut-lieux de la vie monastique irlandaise.



Bienheureuse Marie Mamala (+ 1453)
Elle appartenait à la famille des ducs de Medina, elle épouse Henri de Guzman, mais dès qu'elle retrouve sa liberté, à la mort de son époux, elle se fait pauvre et humble chez les clarisses de Séville.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ducs_de_Medina_Sidonia



Bienheureuse Nathalie Tulasiewicz (+ 1945)
Enseignante et animatrice dans l'apostolat des laïcs, elle partit au service du travail obligatoire pour aider les jeunes femmes qui y étaient astreintes, afin de leur assurer une assistance religieuse. Arrêtée en avril 1944, elle fut tuée dans les chambres à gaz du camp de Ravensbrück, le Samedi-saint 31 mars 1945.


MAT’ MARIJA SKOBCOVA (1891-1945) moniale et martyre
Le 31 mars 1945 meurt à Ravensbrück, dans un camp d’extermination nazi, Elizaveta Jur’evna Pilenko, mieux connue sous son nom de moniale de Mat’Marija.
Elizaveta naquit à Riga, en Lettonie, en 1891. À Saint-Petersbourg, où elle s’était rendue pour le temps du lycée et des premières années d’université, elle prit part aux vifs débats intellectuels et politiques qui caractérisaient la Russie au début du XX è siècle. Compagne d’études de Marina Cvetaeva, Elizaveta aimait elle aussi la poésie. Dans l’espoir de satisfaire son besoin de justice, elle s’associa aux premiers révolutionnaires.
Après avoir épousé en secondes noces un officier de l’Armée Blanche, Elisaveta émigra avec lui à Paris en 1923. C’est là qu’elle entra en relation avec les plus grands représentants de l’orthodoxie russe en exil (Bulgakov, Florovsky, et surtout Berdiaev, Fedotov et le métropolite Euloge). Après une profonde crise spirituelle; elle demanda et obtint le divorce, avec le consentement de l’Église orthodoxe, et émit les vœux monastiques en 1932 dans les mains d’Euloge.
La moniale Mat’Marija – ce nom qui la rendra célèbre dans la diaspora orthodoxe – fonda, ces années-là, à Paris, un monastère unique en son genre, dédié à l’accueil des plus pauvres, provenant surtout des nombreux émigrés russes à Paris.
Arrêtée en 1943 pour l’aide qu’elle avait apportée à maintes reprises à l’expatriation de petits enfants juifs, Mat’Marija mourut dans la chambre à gaz du camp de Ravensbrück, prenant la place d’une compagne de prison. Mat’Marija disait ainsi, une fois encore, par son dernier geste, sa vie totalement donnée, sans réserves, à tous ceux qu’elle avait rencontrés.

Lecture

Il est deux façons de vivre : marcher sur la terre ferme, ne faisant que ce qui est juste et respectable, et aussi mesurer, peser, prévoir.
Mais on peut aussi marcher sur les eaux. Alors, plus question de mesurer et de prévoir : une seule nécessité s’impose : croire sans se lasser. Un instant d’incrédulité... et voilà qu’on commence à couler.

Mat’Marija, Journal (31 août 1934)

Tout est pesé. C’est la balance qui le fait. Cloche, sonne ton dernier battement. Ultime son pour l’ultime abandon. Tout est pesé, et rien ne me retient plus.
Je laisse le salaire du monde, la fatigue, le commerce, je prends des ailes et de l’élan, et je dis pour toujours : « Dans ton nom, au nom de la croix et de ses bras, au nom du supplice de la croix, Seigneur, je fais Tiens tous mes jours »
J’ai écouté la vie, Seigneur, avec amour et fougue j’ai vécu ; avec amour, à présent, j’accueille la mort. Voici, le calice déborde. A tes pieds il est versé le calice. Et c’est à tes pieds que j’ai répandu ma vie.

Mat’ Marija, Poésies



Saint Renovat (+ v. 633)
Il avait grandi dans l'arianisme, mais il revint à l'authentique foi chrétienne. Moine, puis abbé du monastère de Cauliana, dans l'actuel Portugal, il sera choisi comme évêque de Merida en Espagne.



Les Églises font mémoire...

Anglicans : John Donne, prêtre et poète (Voir ci-dessous)

Coptes et Ethiopiens (22 baramhät/maggäbit) : Cyrille (+386/387), évêque de Jérusalem (Église copte)

Luthériens : Acace de Mélitène (Ve s.), évêque en Arménie

Orthodoxes et Gréco-catholiques : Hypatios le Thaumaturge (+env. 326), évêque de Gangres, hiéromartyr ; Nicolas Velimirovic’ (+1956), évêque de Okhrida et Zica (Église serbe).



JOHN DONNE (1571-1631) prêtre

En mars 1631, après avoir fait le plus beau de ses sermons, John Donne, prêtre et poète au nombre des plus grands de la littérature anglaise, s’éteint à 59 ans.
Né en plein cœur de Londres d’une famille catholique, il était resté très tôt orphelin de père. Adolescent, il s’était montré étudiant sérieux et brillant, et à la fois passionné de la belle vie, si l’on en croit les pièces qu’il composait dans ses jeunes années.
Passé peu après ses vingt ans à l’Église d’Angleterre, au terme d’une lente réflexion, Donne épousa Ann More, une jeune fille encore mineure, sans la permission de son tuteur. Incarcéré, il perdit tous les projets de carrière qui s’étaient ouverts à lui en raison de son talent. Cependant, il trouva une plénitude de sens pour sa vie dans la famille (Ann lui donnera douze enfants).
Poète d’une très grande finesse, capable de dire de façon incomparable la beauté de l’amour humain comme de l’amour divin, Donne n’écrivait pas tant pour être publié que pour partager son art avec ses amis les plus chers.
Après avoir plusieurs fois refusé l’ordination presbytérale qu’on lui proposait, Donne finit par l’accepter un an après avoir été élu au Parlement, sur la requête du roi Jacques en personne.
Dans la dernière partie de sa vie, il mit son extraordinaire faculté d’écrivain, qu’il avait reçue comme un don, au service d’une intense activité de prédicateur, qui fera de lui le doyen de la cathédrale Saint-Paul de Londres. Ses sermons, splendides sur le plan littéraire, riches de citations bibliques et patristiques, serviront longtemps de modèle de prédication dans l’Église d’Angleterre.

Lecture

Si cette nuit même était la dernière du monde ? Grave dans mon cœur , ô âme qui y demeure, le Christ crucifié, et dis-moi si ce visage peut te frapper d’épouvante : les larmes dans ces yeux apaisent l’insoutenable éclat, le sang répandu de la tête transpercée efface le courroux du front. Peuvent-elles te condamner les lèvres qui imploraient le pardon pour la honte des bourreaux ? Non, non ; mais comme dans l’idolâtrie je disais à mes amis profanes : beauté de piété, brutalité de rigueur est un signe sûr, ainsi je te dis : aux mauvais esprits reviennent des membres qui font horreur, cet aspect superbe m’assure la piété de mon esprit.

John Donne, Sonnets sacrés 13

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Donne
http://www.pierdelune.com/donne1.htm

Publié dans Saints

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