18 mars

Publié le par echosdelabastide

Saint Cyrille de Jérusalem Evêque de Jérusalem, docteur de l'Eglise (+ 387)

Originaire des environs de Jérusalem, il devint prêtre en 345 puis évêque de Jérusalem en ce IVe siècle troublé par les querelles entre ariens et orthodoxes. Il fut, à trois reprises, chassé de son siège épiscopal par les ariens qui contestaient la pleine divinité du Christ. Il vivra en tout dix-sept années en exil. En 378, il revient enfin définitivement dans Jérusalem déchirée par les divisions. Il prêchera inlassablement pour enfanter un peuple chrétien dans la ville qui connut la Passion du Christ et sa Résurrection. Ce seront ses admirables catéchèses de la nuit pascale pour la formation des nouveaux baptisés. Il le faisait près des deux "grottes mystiques", celle du Tombeau du Christ près du calvaire, et celle du Mont des Oliviers. Elles lui ont valu d'être proclamé docteur de l'Eglise par Léon XIII.
Le 27 Juin 2007 Benoît XVI a consacré sa catéchèse à la figure de saint Cyrille de Jérusalem (né vers 315 et mort en 387), qui fut "un évêque de grande culture biblique".
Cyrille fut ordonné évêque en 348 par le Métropolite de Césarée de Palestine Acacius, philo arien et qui pensait trouver en lui un allié. Bientôt il fut en conflit avec Acacius et "pas seulement dans le domaine doctrinal mais aussi juridictionnel car Cyrille défendit l'autonomie de son siège par rapport à celui de Césarée". Cela lui valut trois exils en vingt ans et ce n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur philo arien Valens, qu'il reprit définitivement possession de son diocèse, où il ramena unité et paix parmi les fidèles. On conserve de Cyrille 24 catéchèses précédée d'une catéchèse introductive.
"La catéchèse -a ajouté le Pape- est un moment important au cœur de l'existence, au long notamment de la vie liturgique de la communauté chrétienne... C'est là qu'était préparé du futur fidèle, accompagné par la prière et le témoignage des frères. Il s'agissait d'un moment fondamental car ce n'était pas qu'une catéchèse intellectuelle, mais un cheminement d'apprentissage de la vie communautaire chrétienne". L'œuvre de saint Cyrille constitue une catéchèse systématique et réaliste, consacrée à la renaissance du chrétien par le baptême".
Au plan doctrinal, son œuvre établit un "rapport symphonique" entre les deux Testaments, plaçant le Christ au cœur de l'univers". Dans sa catéchèse morale il invite à la transformation des attitudes païennes en une vie nouvelle dans le Christ, tandis que dans sa catéchèse mystagogue il pousse les nouveaux baptisés à découvrir dans les rites...les mystères cachés".
"Le mystère qu'il faut cueillir est le dessein de Dieu qui s'accomplit par l'action salvifique du Christ et de l'Eglise. A son tour, il faut s'ouvrir à la dimension mystagogue qui s'accompagne des symboles, des expériences spirituelles qu'elle engendre".
"Pour cela -a conclu Benoît XVI- une catéchèse intégrale, qui implique le corps, l'âme et l'esprit, demeure fondamentale pour les chrétiens d'aujourd'hui. Demandons au Seigneur de nous aider à acquérir un christianisme complet qui englobe toute notre vie et fasse de nous des témoins crédibles du Christ,vrai Dieu et vrai homme".
Source: VIS 070627 (410)

Lecture

Donc on appelle l’Église « catholique » en raison de son extension à l’ensemble du monde habité, d’une extrémité à l’autre de la terre. A cause aussi de ce qu’elle enseigne universellement et sans défaillance tous les dogmes qui doivent à la connaissance des hommes, tant sur les choses visibles que sur les invisibles, sur les célestes que sur les terrestres. Encore, parce qu’elle soumet tout le genre humain à la piété, chefs et subordonnés, savants et ignorants. Aussi parce qu’elle soigne et guérit universellement toutes les sortes de péchés que commettent l’âme et le corps, et possède en elle toutes les formes de ce qu’on appelle vertu, dans les oeuvres et les paroles et dans toutes les diverses sortes de dons spirituels.
Cyrille de Jérusalem, Catéchèses 18,23


Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/03/18.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/03/18/index.html
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars18.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrille_de_J%C3%A9rusalem
http://www.patristique.org/



Saint Alexandre de Jérusalem Evêque (+ 251)
Originaire de Cappadoce, il y accueillit saint Clément d'Alexandrie qui avait été dépossédé de son siège. Puis il partit pèleriner en Terre Sainte et n'en revint jamais, car il avait été choisi comme évêque de Jérusalem. Là il eut bien des difficultés pour que les fidèles judéo-chrétiens acceptent les fidèles d'origine païenne. Il est à l'origine de la bibliothèque de Jérusalem où il plaça les ouvrages de valeur de son temps, ouvrages qui pouvaient servir à l'édification intellectuelle et spirituelle de sa communauté. Il accueillit Origène, l'ordonna prêtre et lui procura un asile paisible à Césarée où ce grand homme put continuer l'oeuvre immense qu'il devait léguer à la postérité. Durant la persécution de Dèce, il fut mis en prison et y mourut. Origène écrivait de son bienfaiteur :"Jamais je n'ai rencontré un évêque aussi doux et d'une telle bonté."

Autre biographie:
Étudiant d’Origène à Alexandrie, il est ensuite nommé évêque. Emprisonné de 204 à 211 sous la persécution de Sévère, il effectue un pèlerinage à Jérusalem après avoir été libéré, il devient coadjuteur de cette ville avec Saint-Narcisse. Emprisonné à nouveau sous la persécution de Dèce, il est condamné à être jeté aux fauves, mais ces derniers refusent de l’attaquer. Remis en prison, il y décède des suites de mauvais traitements (+ 251)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_de_J%C3%A9rusalem



Saint Anselme de Mantoue Evêque (+ 1086)
Originaire de Mantoue en Italie, il fut choisi comme évêque de Lucques par son oncle qui venait d'être élu pape sous le nom d'Alexandre II. Il eut tout de suite contre lui les chanoines dont il voulait améliorer le comportement. Peu après sa consécration épiscopale, il se retira dans un monastère bénédictin où il travailla, par la prière et ses efforts, à rétablir la paix troublée par l'empereur.

Autre biographie:
Neveu du pape Alexandre II, il est nommé évêque de Lucques en 1073. Impliqué dans une querelle impériale, il refuse d’abord les symboles de son office de l’empereur Henry IV, mais finit par les accepter sur les conseils de Grégoire VII. Mais troublé par des problèmes de conscience, il se retire au monastère de Cluniac, où il devient moine bénédictin. Rappelé par le pape Grégoire VII, il est de nouveau impliqué dans un conflit qui lui fait perdre sa charge. Il se retire alors à Canossa et devient le directeur spirituel de la comtesse Mathilde (1036-1086).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anselme_de_Lucques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucques



Saint Edouard le Martyr Roi de Wessex (+ 978)

Le prince Edouard se fit baptiser par saint Dunstan, archevêque de Cantorbery. Il était le fils du roi Edgard le Pacifique, qui, par la suite, se remaria trois fois. Succédant à son père à l'âge de treize ans, il fut l'objet de la haine de la troisième femme d'Edgard. Sa belle-mère, lors d'une fête où elle l'avait invité, lui fit donner un coup de poignard. Mais sa mort n'éteignit pas la mémoire d'Edouard II dans son peuple, tant fut grande sa bonté et sa sagesse.

Autre biographie:
Surnommé 'le Martyr', il est le fils d’Edgar, roi d’Angleterre, et d’Engelflède, fille du duc Ordmer, épousée en seconde noces. Au décès de cette dernière, Edgar épouse en troisièmes noces Elfride, fille du roi de Cornouailles et veuve d’Elwolde, le chef des anglais orientaux (avec qui elle avait eu un fils du nom de Ethelred). Edouard est pressenti par son père pour lui succéder. Cependant, lorsque ce dernier décède, en 972, une importante querelle familiale a lieu, attisée par sa veuve Elfride, qui défend les intérêts de son propre fils Ethelred et veut le faire régner à la place d’Edouard. Les archevêques du Royaume (Dunstan de Cantorbéry et Oswald d’York), assemblés avec les évêques, les abbés, ducs et seigneurs de la couronne, délibèrent et sacrent Edouard, suivant la volonté d’Edgar. Le nouveau roi s’attire le respect de tous grâce à sa bonté et à son habile maniement du gouvernement. Et pourtant, un jour qu’il rend visite à son frère, il est assassiné dans un guet-apens tendu par sa belle-mère.


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_le_Martyr



Saint Frigdien Confesseur (6ème s.)
Ce moine irlandais s'en fut en pèlerinage aux tombeaux des Apôtres et c'est au retour de Rome qu'il fut choisi comme évêque de Lucques en Toscane. Là il organisa le clergé de sa ville en une communauté de chanoines réguliers. L'une de ses oeuvres principales fut de reconstruire la cathédrale que les Lombards avaient incendiée.



Bienheureuse Marthe Aimée le Bouteiller (+ 1883)
Née en 1816, religieuse dans la congrégation sainte Marie-Madeleine Postel à l'abbaye de Saint-Sauveur le Vicomte, soeur Marthe y accomplit les tâches les plus humbles pendant 40 ans.
Béatifiée en 1990, le 4 novembre.

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1990 n.45
Réf. dans la Documentation Catholique: 1990 p.1091

Voir aussi:
http://www.mmpostel.com/indexx.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marthe_Le_Bouteiller
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Sauveur-le-Vicomte



Saint Merole Dix-neuvième évêque du Mans (+ 785)
L'histoire nous dit qu'il fut le dix-neuvième évêque du Mans. Ses fidèles n'eurent qu'à louer Dieu pour ce père spirituel qui fut un exemple de pureté et de dévouement. L'Ordre bénédictin retient qu'il termina son cheminement terrestre dans l'abbaye bénédictine d'Evron dans la Mayenne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9rolle
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saulges



Saint Narcisse Evêque et martyr à Girone en Catalogne espagnole, avec son diacre (4ème s.)
Selon la tradition qui tient de la légende, il prêcha l'Evangile dans le canton des Grisons en Suisse puis à Augsbourg. Vers la fin de sa vie, il retourna à Girone et c'est là qu'il rendit le témoignage suprême du martyre.



Saint Salvator d'Orta Frère mineur à Marcelon (+ 1567)
Né en 1520 dans le diocèse de Gérona en Espagne, il était cordonnier. Il devint frère lai franciscain à Barcelone. Employé comme cuisinier à Horta, il mourut en Sardaigne en 1567. Il fut canonisé en 1938.
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rone



Saint Trétic Evêque d'Auxerre et confesseur (+ 709)
Il avait le souci de la beauté de la liturgie. Son souci d'une Eglise pure et irréprochable provoqua bien des oppositions ce qui lui valut d'être assassiné, à Escamps, par l'un des archidiacres de son Eglise à qui il reprochait son inconduite.



Saints Trophime et Eucarpe Martyrs (4ème s.)
Soldats païens, ils furent convertis par la charité des chrétiens qu'ils poursuivaient. Pour ce motif, ils furent condamnés aux flammes.



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Cyrille, évêque de Jérusalem, maître de la foi

Catholiques d’occident : Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l’Église (calendrier romain)

Coptes et Ethiopiens ( baramhät/maggäbit) : Conon d’Isaurie (IIIe s.), martyr (Église copte-orthodoxe) ; Arrian (IVe s.), martyr (Église copte-catholique)

Luthériens : Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l’Église ; Marie Schlieps (+1919), témoin de la foi jusqu’au sang en Lettonie

Maronites : Cyrille de Jérusalem, confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Cyrille, archevêque de Jérusalem ; Recouvrement des reliques de Théodore de Smolensk et de ses enfants (1463 ; Église russe)

Syriens d’orient :Cyrille de Jérusalem, évêque (Église malabar)

Publié dans Saints

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