10 mars

Publié le par echosdelabastide

Saint Vivien Soldat romain, martyr en Cappadoce (+ 320)
L'un des quarante soldats chrétiens de la XIIème Légion Fulminata (la Fulminante) en garnison à Mélitène (Malatya - Turquie), condamnés à périr de froid, attachés nus sur un étang gelé, le 9 mars 320, à Sébaste (Sivas - Turquie). On avait offert un bain chaud à ceux qui renonceraient.



Sainte Anastasie Ermite à Scété, en Egypte (+ 567)

Vierge.

Elle était d'une grande beauté et l'empereur Justinien, lors des réceptions de la cour, n'avait d'yeux que pour elle, au point qu'une grande jalousie naquit au coeur de l'impératrice Théodora. Elle dut même s'habiller en homme pour échapper aux avances de l'empereur. Ayant ainsi réussi à se cacher pendant six mois, elle gagna la solitude dans le désert de Scété sous le nom d'Anastase l'eunuque. Elle y vécut de nombreuses années. L'abbé du monastère ne révélera la chose qu'après sa mort, quinze ans plus tard.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars10.html



Bienheureux André de Vallombreuse Abbé du monastère de Strumi (+ 1097)
Originaire de Parme en Italie, il fut le disciple et le défenseur du diacre saint Ariald qui fut persécuté et excommunié parce qu'il s'opposait à la simonie de l'évêque de Milan. Après le martyre de son maître, il se retira dans l'abbaye de Vallombreuse. Puis, il fut abbé du monastère de Strumi, sur l'Arno, et il se distingua par son action pacifique pour réconcilier Florence et Arezzo.



Saint Attale Confesseur (+ 626)
Originaire de la Bourgogne, il fut d'abord moine de Lérins, mais comme il n'y trouvait pas assez de rigueur, il se rendit à Luxeuil pour se ranger sous la direction de saint Colomban. Il le suivit à Bobbio où il lui succéda dans la charge abbatiale.

Autre biographie:
Jeune homme originaire de la Bourgogne, il est d'abord moine à Lérins puis à Luxeuil. Plus tard, il accompagne Saint-Colomban en Italie et l’aide à bâtir l’abbaye de Bobbio, dont il devient l’abbé. Sous son gouvernement, de nombreux moines (dont Saint-Valery et Saint-Blitmond) se rebellent contre la sévérité de la règle de Saint-Colomban.



Saint Blanchard Saint légendaire (+ 659)
Confesseur. Fêté à Nesle-la-Repose, dans la Brie, nous ne savons rien de lui, sinon qu'il est aussi honoré dans le diocèse d'Auch et qu'une localité conserve encore sa mémoire : Saint Blancart-32140.



Saint Caïus Compagnon d'Alexandre, martyrs en Phrygie sous Marc-Aurèle (+ vers 172)



Saint Codrat de Corinthe Martyr (+ 258)
et ses compagnons martyrs, Denis, Cyprien, Anectus et Crescent. Au temps de la persécution de Dèce, le proconsul de Corinthe les fit attacher derrière des chevaux et ils furent ainsi traînés au sol par toute la ville, jusqu'à l'extérieur des murs. Là où ils furent décapités, une fontaine jaillit qui coule encore auprès de l'église où se trouvent leurs reliques.

Autre biographie:
Durant la persécution de Dèce, alors qu’il est encore très jeune, il part se réfugier dans les forêts de Grèce avec sa mère. Lorsque celle-ci décède, il continue à y vivre en ermite, avant de retourner en ville pour étudier la médecine. Durant la persécution de Valérien, qui a succédé à Dèce, il est arrêté et martyrisé en compagnie d’un groupe d’autres chrétiens.
Saint-Codrat de Corinthe est invoqué pour guérir un enfant qui s’est blessé par coupure.



Saint Droctovée Premier abbé du monastère Saint-Vincent à Autun (+ v. 580)
Il était le disciple de saint Germain qui le fit venir à Paris pour être à la tête du clergé qui desservait la nouvelle basilique Saint-Vincent-Sainte-Croix qu'il avait fondée avec l'aide du roi. Il eut en charge d'assurer la mise en oeuvre du service liturgique. La basilique Saint-Vincent ne deviendra abbaye que quelques années plus tard et sera l'abbaye de Saint Germain des Prés. A sa mort vers 580, saint Droctovée y fut inhumé. Il fut inscrit au 10 mars dans le martyrologe de 859 qui deviendra le base du martyrologe romain.



Saint Emilien Confesseur (+ 675)
Il était fêté à Lagny-sur-Marne, non loin de Paris où il avait été le successeur de saint Fursy. Ils furent tous deux de saints moines dont la vie et la sainteté se résument en une grande fidélité à leur idéal monastique.



Saint Himelin Irlandais ou écossais (+ v. 750)
Irlandais ou écossais, peu importe. Nous savons que, revenant d'un pèlerinage à Rome, il mourut en Belgique, à Vissenaken où il est toujours vénéré.



Bienheureux Jean de Vallombreuse Moine bénédictin (+ v. 1380)
Il était moine du monastère bénédictin de la Sainte Trinité à Florence. Il se lança dans la magie noire et ce nécromancien dépravé, dénoncé auprès de l'abbé-général, fut enfermé dans une prison sordide. C'est là que, revenant sur lui-même, il se repentit et préféra rester dans sa prison jusqu'à sa mort pour y expier ses fautes dans cet étrange ermitage. Il correspondra alors avec sainte Catherine de Sienne.



Saint Jean Ogilvie Jésuite écossais, martyr (+ 1615)

Martyr. Converti du calvinisme à l'Eglise catholique, à Louvain, il retourna en Ecosse où il fut arrêté en raison de sa fidélité à l'Eglise romaine. Malgré la torture, il ne livra aucun de ses amis et fut condamné à être pendu à Glasgow. Il a été canonisé en 1976.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ogilvie
http://www.jesuites.com/histoire/saints/jeanogilvie.htm



Saint Macaire de Jérusalem Patriarche de Jérusalem (+ 334)
Patriarche de Jérusalem de 313 à sa mort, il fut un bâtisseur grâce à l'appui de l'impératrice sainte Hélène. Il fit construire les basiliques du Saint Sépulcre, du Mont des Oliviers et de Bethléem.

Autre biographie:
Nommé évêque de Jérusalem en 314, il combat vigoureusement l’hérésie arienne. Il est chargé par l’empereur Constantin de bâtir une église sur le tombeau du Christ (+ vers 335) Selon la légende, il aurait été présent au moment où Sainte-Hélène aurait trouvé les trois croix, et lui aurait suggéré de les faire toucher par une femme gravement malade afin de déterminer laquelle des trois était celle de Jésus; ainsi fut fait, et la femme recouvra instantanément la santé en touchant l’une des trois croix, qui fut proclamée comme étant La Vraie Croix.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Macaire_de_J%C3%A9rusalem



Sainte Marie-Eugénie Milleret Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (+ 1898)
Née à Metz le 25 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France. Comblée dans une famille incrédule dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus-Chriist au jour de sa première communion : «Je ne l'ai jamais oublié.»
En 1830, son père ruiné doit vendre la manoir de Preisch puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent en 1831 et elle vient à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille amie, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent : «Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises... Mon ignorance de l'enseignement de l'Eglise était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme.» (Lettre à Lacordaire - 1841)
Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1835, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. «Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller.» «Ma vocation date de Notre-Dame» dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamennais, de Montalembert et de ses amis. Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Eustache en mars 1837. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, irréligieux pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse. Elle hésite d'abord à le suivre, puis elle acquiesce.
En avril 1839, elles sont deux à se réunir pour cela rue Férou dont le changement de numérotation rend difficile la localisation et se retrouvent bientôt quatre dans un appartement, 104 rue de Vaugirard, étudiant la la théologie, l'Ecriture Sainte et les sciences profanes. Kat O'Neill, une irlandaise, est déjà là qui prendra le nom religieuse de Thérèse-Emmanuel et dont la forte personnalité l'accompagnera toute sa vie de son amitié. Et c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Pétri des idées de Lamennais, force de Jésus-Christ, attaché à l'Eglise, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance. Les fondations ne se comptent plus à travers le monde.
Rome reconnaît cette nouvelle congrégation en 1867. Les «Constitutions» de la Congrégation de l'Assomption seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, «un état où ne reste plus que l'amour», elle s'efface peu à peu. «Je n'ai plus qu'à être bonne.» Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire. Le 10 mars 1898, à Paris, elle rejoint le Christ ressuscité, qui, sur terre, était son unique passion.

Le 9 février 1975, le pape Paul VI béatifie celle qui, venue de l'incrédulité, a découvert la foi dans un amour passionné du Christ et s'est retrouvée fondatrice au cœur de l'Eglise. - En savoir plus...
http://www.assumpta.fr/article.php3?id_article=441
A Rome, le samedi 16 décembre 2006, le Pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le Décret relatif au miracle attribué par l’intercession de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) fondatrice des Religieuses de l’Assomption. En savoir plus...
http://www.assumpta.fr/article.php3?id_article=621
A Rome, le dimanche 3 juin 2007, le Pape Benoît XVI a canonisé Sainte Marie-Eugenie de Jésus. En savoir plus...
[url] http://www.marie-eugenie.org/[/url]

La vieillesse, un état où il ne reste plus que l’amour. Je n’ai plus qu’à être bonne.
Sainte Marie Eugénie Milleret

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Eug%C3%A9nie_Milleret
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20070603_eugenie-jesus_fr.html
http://www.assumpta.fr/



Saints Martyrs de Sébaste 40 personnes (+ 320)

Ils étaient quarante militaires de la XIIe légion, Fulminata (la Fulminante), cantonnée à Sébaste en Petite-Arménie, lorsque l'empereur Licinius ordonna à toute l'armée de renouveler son serment de fidélité en sacrifiant aux dieux. Ces quarante soldats se déclarèrent chrétiens et ils furent condamnés à être jetés, nus, sur un étang gelé et à mourir de froid, lentement, alors qu'au bord de l'étang des thermes bien chauffés tentaient de les séduire. Un seul apostasia et fut immédiatement remplaçé par le gardien des thermes, impressionné par leur courage. Au matin, ceux qui étaient encore en vie, furent tués à coups de barres de fer. Leurs reliques furent tout de suite l'objet d'un culte très populaire.

Autre biographie:
Dans bien des églises d’Orient on célèbre aujourd’hui la mémoire des 40 martyrs de Sébaste, que le Martyrologe romain reporte au 10 mars et l’Église arménienne le samedi après la mi-carême.
La douzième légion de l’armée romaine, au début du IV è siècle, était cantonnée dans la petite ville arménienne de Sébaste. Face à l’ordre de l’empereur Licinius d’imposer à tous les soldats romains de sacrifier aux dieux, quarante hommes opposèrent un ferme refus, en raison de leur foi chrétienne. Immédiatement arrêtés, ils furent condamnés à mourir de froid, complètement nus sur un lac gelé par les rigueurs de l’hiver.
L’histoire des 40 martyrs de Sébaste fut vite transmise et proposée comme exemple de témoignage communautaire rendu au Christ jusqu’au don de sa vie. Dans l’iconographie traditionnelle, on met en rélief l’aide réciproque que les quarante martyrs se communiquèrent les uns aux autres devant une mort désormais certaine.
Selon la tradition, ce fut Emilia, mère de Basile de Césarée, qui fit construire la première église dédiée à leur mémoire ; leur culte s’étendit rapidement à toutes les Églises chrétiennes.

Lecture

Dès qu’ils eurent entendu la sentence, ils ôtèrent avec joie jusqu’à leur dernière tunique et coururent vers la mort par le gel, s’exhortant l’un l’autre comme au partage d’un butin : « Ce n’est pas un vêtement que nous avons ôté, disaient-ils, c’est le vieil homme que nous avons déposé, lui qui va se corrompant dans les plaisirs illusoires. Nous te rendons grâces, Seigneur, car avec ce vêtement c’est le péché que nous avons déposé. Comme nous avions été vêtus à cause du serpent (du Paradis terrestre), nous sommes dévêtus à cause du Christ. Que donnerons-nous en échange au Seigneur qui pour nous se dépouilla le premier ? Rude est l’hiver, mais comme est doux le paradis ! Douloureuse est la gelure, mais comme elle fait plaisir la consolation ! Supportons-le un peu et le sein d’Abraham le patriarche nous réchauffera ».

de l’Homélie 19 de Basile de Césarée

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmars/mars09.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_de_S%C3%A9baste
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Quarante_martyrs_de_S%C3%A9baste_(fresque)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/03/10/index.html



Saint Matthieu Del Castillo Saint mexicain canonisé par Jean Paul II (+ 1928)
Né en 1882, dans une famille modeste de paysans mexicains, à Yuriria, il fut orphelin très jeune et dut remplacer son père pour assurer la subsistance de sa famille. Dès qu'il le put, il entra au séminaire des Augustins et prit le nom religieux d'Elie del Socorro, en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Prêtre en 1916, il fut envoyé dans un pauvre village en 1921, connaissant lui-même la pauvreté. En 1926, les persécutions gouvernementales l'obligèrent à devenir clandestin pour continuer son apostolat auprès de la population. Découvert dans la grotte où il se retirait, il fut emprisonné et fusillé le 10 mars 1928, en bénissant le peloton d'exécution. Il fit partie des saints mexicains que la pape Jean Paul II a canonisés durant le Jubilé 2000.



Saint Michel d'Agraphia Boulanger à Thessalonique (+ 1544)
Originaire de Granitsa en Thessalie, il se maria et s'en vint à Thessalonique comme boulanger. Si grand était son amour pour le Christ qu'il décida durant un Carême de lui donner sa vie. Accusé d'avoir blasphémé le nom de Mahomet, il ne répondit qu'en louant le Dieu Trinité. Il fut condamné à être brûlé vif. "J'ai hâte, dit-il alors, d'être cuit comme un pain de choix afin d'être offert sur l'autel de la Sainte Trinité". Du tribunal au lieu de son supplice, la foule emplit les rues, les uns criant leur haine, d'autres priant en silence. Il fut enduit de souffre et, sitôt allumé, son corps "s'embrasa comme un cierge votif" (Hiéromoine Macaire)



Saint Sedna Moine bénédictin, abbé de Seir-Kieran puis évêque d’Ossory, en Irlande (+ vers 570)



Saint Silvestre Evêque (+ v. 420)
Evêque, il fut l'un de ceux qui évangélisèrent l'Irlande.



Saint Victor Martyr africain (3ème s.)
Il est mentionné par saint Augustin dans son commentaire du psaume 115.



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (1 baramhat/maggabit) : Grégoire (+604), pape de Rome (Église copte-catholique)

Luthériens : Les 40 soldats de Sébaste (+320), martyrs en Arménie

Orthodoxes et gréco-catholiques : Quadratus de Corinthe et ses compagnons (+258), martyrs

Vieux Catholiques : Les 40 martyrs de Sébaste

Publié dans Saints

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