11 janvier

Publié le par echosdelabastide

Le 11 janvier est le 11e jour de l'année du calendrier grégorien.

Il reste 354 jours avant la fin de l'année, (355 jours dans le cas des années bissextiles).

C'était généralement le jour du sel, 22e jour du mois de Nivôse, dans le calendrier républicain français.

 

Célébrations 

Saints chrétiens

Saints catholiques[2] et orthodoxes[3] du jour
Saints et bienheureux catholiques[2] du jour

 

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

  • Paulin, au calendrier civil 2010, et ses dérivés : Pauline, Paulinien, etc.

Et aussi aux :


Saint Paulin d'Aquilée Patriarche d'Aquilée (+ 804)
On ignore s'il était d'origine allemande ou italienne. Il passa pour être l'un des hommes les plus savants de son époque, écrivant aussi bien en prose qu'en vers. Alcuin le considérait comme son maître et l'empereur Charlemagne l'appela à sa cour pour en faire l'un de ses conseillers en matière religieuse. C'est lui qui le fit nommer évêque d'Aquilée, dans le Frioul italien. Selon ses contemporains, il fut "la lumière de la chrétienté" sans pour autant négliger le soin de son propre diocèse. Il fut l'un des grands défenseurs du "Filioque" ajouté dans le texte latin du Concile de Nicée. Il évangélisa les Avars et les Slovènes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paulin_d%27Aquil%C3%A9e



Saint Guillaume Carter (+ 1584)
martyr. Il fut condamné à être pendu à Tyburn pour sa fidélité à l'Eglise catholique romaine durant la persécution menée par la reine Elisabeth I.



Saint Hortens Evêque de Césarée (2ème s.)
Evêque de Césarée dans les premiers siècles du christianisme. Nous connaissons son existence par saint Jérôme qui le cite comme évêque et martyr du 2ème siècle. Il n'en dit pas plus.



Saint Hygin Pape (9 ème) de 136 à 140 (+ 140)

Pape d'origine grecque, il eût à supporter les premiers remous causés par l'hérésie gnostique. Il était un vrai philosophe. Il fut martyrisé après quatre ans de pontificat.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hygin_(pape)



Saint Michel de Klops Ermite dans la Thébaïde (+ 1456)
Fol en Christ. Nul ne savait d'où venait ce moine inconnu qui, dans l'église du monastère de Klops, près de Novgorod, lisait le livre des Epîtres à la lumière d'un cierge et ne répondait, lorsqu'il était interrogé, qu'en répétant les questions qu'on lui posait. L'higoumène lui donna une cellule ne cherchant ni son nom ni son origine, le laissant dormir parfois dans sa cellule, parfois dans les champs, d'autres fois sur un tas de fumier. Jusqu'au jour où le frère du prince de Moscou, Constantin Dimietrievitch, reconnut, dans la voix de celui qui lisait à haute voix, son cousin disparu quelques années plus tôt. Constantin vint le retrouver et par la suite se fit aussi moine.



Saint Palamon Ermite, maître de Saint Pacôme (+ 330)
Ermite dans la Thébaïde égyptienne, il initia saint Pacôme à la vie monastique et lui en donna les principes fondamentaux : veiller et prier dans le jeûne et la solitude, ce qui sera désormais la règle de vie des Pères du Désert.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Pac%C3%B4me



Saints Pierre et Leucius martyrs (4ème s.)
dont nous parle le martyrologe de saint Jérôme. Ils furent martyrs de la foi durant la persécution de l'empereur Maximien.



Saint Salve Martyr en Afrique (2ème s.)
Martyr en Afrique, dont saint Augustin prononça l'éloge devant les fidèles de Carthage.



Saint Tethwin Moine à Redon (+ 880)
Moine à Redon en Bretagne, qui devint muet et paralytique durant les cinq dernières années de sa vie, ce dont il souffrit le plus parce qu'il aimait chanter la psalmodie des offices. Il ne les chanta plus que dans son coeur et sa mémoire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Redon



Saint Théodose de Trebizonde (+ 1370)
Frère aîné de saint Denys, fondateur au Mont-Athos du monastère de Dionysiou, il fut d'abord prêtre de la Grande Eglise (Sainte Sophie) de Constantinople, puis moine sur la Sainte Montagne. Capturé par des pirates turcs et vendu comme esclave, il fut racheté et, en 1368, fut consacré métropolite de Trébizonde jusqu'à son départ vers le Seigneur.

l'homme n'a pas une pierre où reposer Sa tête. Mt. 8,20 Saint Théodose

SAINT THÉODOSE
Abbé
(423-529)

Théodose naquit, l'an 423, dans une petite ville de la Cappadoce. Jeune encore, il se sentit inspiré de visiter les Lieux Saints. En route, il voulut voir saint Siméon Stylite et le consulter sur le genre de vie qu'il devait choisir. Siméon le distingua dans la foule des pèlerins, et, l'appelant par son nom: "Théodose, homme de Dieu, lui dit-il, soyez le bienvenu." Il le fit monter sur la haute colonne qui lui servait de demeure, le bénit et lui annonça qu'il serait le père d'un grand peuple de moines.

Théodose, après son pèlerinage, se fixa dans la Terre Sainte et chercha la solitude sur une haute montagne, où il vécut dans les jeûnes et la prière. L'éclat de sa vertu lui attira des disciples; il en reçut d'abord un tout petit nombre, mais bientôt sa charité lui fit accepter tous les sujets de bonne volonté. Il les exerçait à la vertu par la parole et par l'exemple. Pour leur rendre toujours présente la pensée de la mort, il leur fit creuser une tombe; puis, se tenant au milieu d'eux, il leur dit en souriant: "Voici tout prêt le lieu du repos, qui de nous en fera la dédicace?" Un prêtre, nommé Basile, fléchit le genou: "Veuillez me bénir, mon Père, ce sera moi!" On lut pendant quarante jours l'office des funérailles, et au quarantième jour, sans fièvre, sans douleur, sans agonie, Basile s'endormit du dernier sommeil.

Théodose, sur un avis céleste, fit bâtir un monastère si vaste, qu'il avait l'aspect d'une cité. Outre les bâtiments réservés aux moines, il y avait de grands établissements pour tous les métiers, et plusieurs hôpitaux pour les foules d'infirmes et de malades; l'enceinte de ce monastère ne renfermait pas moins de quatre églises.

Dieu récompensa l'immense charité de son serviteur. Certain jour, il y eut cent tables dressées dans le monastère pour les étrangers; la Providence pourvoyait à tous les besoins. Une fois, les provisions étant épuisées, les frères se mirent à murmurer, Théodose leur dit: "Confiance, Dieu ne nous oubliera pas." Bientôt arrivèrent des mulets chargés de vivres. Le Saint vit venir avec joie la mort, dans la pensée de laquelle il avait puisé le principe d'une vie si parfaite; il était arrivé à l'âge de cent six ans.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



Saint Théodose le Cénobiarque Moine près de Bethléem (+ 529)

Icône représentant la vie de saint Théodose

Né en Cappadoce, Théodose décide d'aller en Terre Sainte mener la vie de perfection. Sur son chemin, il fait un détour par Antioche pour consulter saint Syméon le Stylite. Celui-ci prophétise la vie du futur moine. Il lui déconseille de rejoindre les ermites du Désert dont beaucoup sont alors adeptes de l'hérésie monophysite. Il entre dans une petite communauté de la Ville Sainte où il s'initie à la vie monastique. Refusant d'être élu higoumène, il se réfugie dans une grotte et là découvre peu à peu la bonté et la miséricorde quand de nombreux disciples viennent vers lui. Ils seront près de 400 au moment de sa mort. Le patriarche de Jérusalem lui demande de devenir archimandrite (responsable) des communautés monastiques cénobitiques (d'où son nom) tandis que son ami saint Sabas devient responsable de l'ensemble des ermites. Jusqu'à la fin de sa vie, il défendra avec fougue la foi au Christ vrai Dieu et vrai homme, définie par le Concile de Chalcédoine.

autre biographie:
Né à Garissos en Cappadoce, Théodose partit jeune au désert de Palestine, attiré par la vie monastique, riche seulement d’une remarquable connaissance des Écritures que lui avait valu l’ordination comme lecteur dans son très jeune âge.
Suivant les conseils de Siméon le Stylite, Théodose opta pour la vie solitaire et se réfugia dans le désert de Juda, où il vécut seul dans une grotte pendant plus de trente ans.
Sa renommée fut telle qu’il attira bien des disciples et de très nombreux pèlerins. Ces derniers voulaient le combler de cadeaux, mais il montrait une extrême réticence à les accepter Et lorsqu’il le faisait, c’était seulement pour mettre toute chose en commun avec les autres, surtout avec les pauvres, les malades, les pèlerins, montrant ainsi combien le partage est la voie royale vers l’authentique pauvreté chrétienne.
Théodose fonda un grand monastère de cénobites dans les environs de Bethléem et y accueillit des centaines de moines de diverses nationalités et de traditions liturgiques différentes; pour eux, il fit bâtir quatre églises différentes, pour qu’il fût possible, dans son monastère, de prier en même temps en grec, en syriaque et en arménien.
Théodose s’employa tout particulièrement à alléger les maux de ceux qui souffraient, surtout des malades mentaux, qu’à cette époque personne ne voulait approcher, parce qu’on les considérait possédés du démon.
Engagé dans la difficultueuse réception du Concile de Chalcédoine, il défendit la foi de la Grande Église avec saint Sabas, son contemporain, avec lequel il était lié par une profonde amitié.
Pour le courage dont il a fait preuve jusque dans son âge avancé pour défendre la foi, quand il mourut plus que centenaire en 529, le patriarche de Jérusalem voulut présider en personne la cérémonie de ses funérailles.

Lecture

Théodose se tenait caché dans sa grotte, ayant choisi une grande pauvreté volontaire, il se contentait de plantes et persévérait dans la prière; c’est alors que parut un homme épris du Christ et qui arrivait de Byzance; il se nommait Acacios et désirait acquérir la perle précieuse dont parle l’Évangile; il vint le trouver dans sa grotte et s ‘assit pour l’écouter.
Ayant appris que Théodose n ‘acceptait de dons de personne, il enterra en cachette une bourse de cuir contenant cent pièces d’or.
Le lendemain du départ d’Acacios, Théodose trouva 1 ‘or caché dans sa cellule et construisit, avec cette fortune, d’abord une hôtellerie au-dessus de la grotte où il accueillait quiconque venait le voir. Ensuite, il acheta deux petits ânes, et c‘est lui qui les montait pour rapporter les choses nécessaires pour vivre. Seulement alors, il se mit à édifier son monastère. A partir de ce moment, ils furent nombreux ceux qui accoururent auprès de lui et le priaient de vivre en sa compagnie. Il les recevait et les guidait vers le parfait accomplissement de la volonté de Dieu.

Cyrille de Scytopolis, Vie de Saint Théodose 3

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odose_le_C%C3%A9nobiarque
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv11.html
http://www.magnificat.ca/cal/fran/01-11.htm#theodose



Saint Tipasius martyr à Tigava (Maurétanie) (+ v. 297)
Vétéran de l'armée romaine, rappelé au service, il refusa de sacrifier aux dieux et fut décapité.



Saint Vital de Gaza (7ème s.)
Il avait soixante ans lorsqu'il réalisa que l'Evangile invite les femmes de "mauvaise vie" à entrer, elles aussi, dans le Royaume de Dieu. Il résolut de les y décider sur place. Il quitta son ermitage de Gaza en Palestine, et rejoignit Alexandrie d'Egypte, célèbre en cela par son quartier du port. Il y loua une petite chambre et fit deux parts de son temps. Le jour, il mendiait l'argent aux portes des bonnes maisons; le soir il mendiait la conversion aux portes du péché. Ces dames le prirent vite en amitié respectueuse tant il était bon et miséricordieux dans ses paroles et ses jugements. Quand il abordait l'une ou l'autre qui était attristée de son métier, il doublait ou triplait ce qu'elle comptait gagner, l'emmenait dans sa chambre et lui parlait du bonheur que donne une vie honnête. Souvent, elles changeaient de vie. Mais les "saintes âmes" dénoncèrent saint Vital à l'évêque qui l'enferma. Les filles de joie passèrent des nuits devant la résidence épiscopale, criant et tapageant, réclamant leur ami. L'évêque comprit. Quelques jours plus tard, saint Vital fut abattu d'un coup de couteau par un souteneur furieux de son action. Près du saint, on trouva cette tablette écrite :"Attendez, pour juger, le jour du jugement."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vital_de_Gaza



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Mary Slessor (+ 1915) missionnaire en Afrique Occidentale

Coptes et Ethiopiens (2 tubah/terr) : Théonas (+3 00 env.) 16è patriarche d’Alexandrie (Église copte) ; Abel (Église éthiopienne)

Luthériens : Ernest le Confesseur (+1546), défenseur de la Réforme en Basse-Saxe

Orthodoxes et Gréco-catholiques : Théodose le Cénobite, moine



DOM LAMBERT BEAUDUIN (1873-1960) moine, témoin de l’œcuménisme
Le 11 janvier 1960 s’éteint, dans le monastère qu’il avait fondé en 1925, Lambert Beauduin, moine bénédictin et pionnier du mouvement liturgique et de l’œcuménisme dans l’Église catholique.
Beauduin était né à Rousoux-lès-Waremme, en Belgique, en 1873. Après son orrdination présbytérale à 26 ans, on lui confia le souci pastoral des travailleurs. D’emblée, il se rendit compte de la nécessité d’une réforme effective de la liturgie catholique pour combler la distance qui s’était creusée depuis des siècles entre le culte de l’Église et la vie quotidienne des gens.
En 1906 Beauduin décida de devenir moine dans l’abbaye bénédictine du Mont César; en peu de peu d’années, il devint la référence principale du mouvement liturgique naissant, grâce à la création de revues et la rédaction de textes importants pour l’avenir des réformes. Ce fut par la liturgie que dom Beauduin aborda l’œcuménisme, devenant un fidèle connaisseur des Églises d’Orient. A la demande de Pie XI, il donna vie au monastère de l’Union en 1925, qui sera transféré à Chevetogne en 1939, avec pour finalité la promotion de la pleine communion entre les Églises.
Beauduin toutefois entendait la recherche de l’union selon le fameux principe: «Les Églises unies à Rome, non pas absorbées par Rome ». Pour cette vision et pour d’autres positions évangéliques qu’il prit dans le domaine de la liturgie, il fut condamné par le tribunal ecclésiastique et contraint à un long exil dans l’abbaye française d’En Calcat. Il ne pourra réintégrer Chevetogne qu’en 1951. Malgré la condamnation ecclésiastique de ses positions en 1931, le pape Jean XXIII déclara, à la veille du renouveau conciliaire, que l’unique véritable méthode de travail dans le but de réunir les Églises était celle que dom Lambert avait pratiquée.

Lecture

Semblable à la merveilleuse basilique, la liturgie tient en réserve, pour toutes les âmes et pour toutes les conditions, des richesses et des splendeurs infiniment variées. Oui! que les prédicateurs la commentent, que les éducateurs l‘enseignent, que les théologiens la consultent, que les hommes d’œuvre la propagent, que les mères l’épellent, que les enfants la balbutient; les ascètes y apprendront le sacrifice, les chrétiens la fraternité et l’obéissance, les hommes la vraie égalité, les sociétés la concorde. Qu ‘elle soit la contemplation du mystique, la paix du moine, la méditation du prêtre, l’inspiration de 1‘artiste, 1‘attrait du prodige ! Que tous les chrétiens, hiérarchiquement unis à leur curé, à leur évêque, au Père commun des fidèles et des pasteurs, la vivent pleinement, viennent puiser le véritable esprit chrétien à cette « source première et indispensable » et réalisent, par la liturgie vécue, /‘oraison de la première Messe du Grand-Prêtre éternel, ut sint unum : suprême souhait et suprême espérance!
Le mouvement liturgique est cela ; il est tout cela, et il n‘est QUE cela.

Dom Lambert Beauduin, La piété liturgique. Principes et faits, Louvain 1922

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lambert_Beauduin

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