Saint Yves Yves Hélory, prêtre et juge en Bretagne (+ 1303)
Pardon de Saint-Yves.
http://irc.lannion.free.fr/index.php?2005/07/13/38-pardon-de-saint-yves
Il était le fils d'un pauvre chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s'en vient à l'Université de Paris. Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les
lettres, la théologie pour être prêtre, et le droit. Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléns, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez, petite
paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier. Sous l'influence de moines franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la
pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres. Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le
défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur. Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autres, à
une vie de prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Ecriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle. Sa
maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres. On l'appelle "le prêtre saint". Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.
A lire sur le site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier:
http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/Saint-Yves-de-Treguier
"La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 mai 1947, le VIe centenaire de sa canonisation par Clément VI (19 mai 1347) attirait à Tréguier, où la basilique–cathédrale garde son
tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins 'de toute nation et de toute langue', deux cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux archevêques et évêques, des centaines de prêtres, les
représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg,
d’Angleterre, des Etats–Unis…
Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint–Yves. Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est en bénédiction.
Pourquoi cet humble prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?"
Il fut canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.
A lire aussi:
Message du Pape à Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, à l'occasion du septième centenaire de la naissance de saint Yves.
http://212.77.1.245/news_services/bulletin/news/13342.php?index=13342
Autre biographie:
Saint Yves Hélory (1250-1303)
Yves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250.
Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à
la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique.
Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez
en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.
Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres
et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.
Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à
pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.
Il mourut à Kermartin le 19 mai 1303 épuisé par le travail et la pénitence. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage.
Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang.
Saint-Yves est le patron de la Bretagne, des avocats, des juristes, des juges, des notaires, des personnes abandonnées et des orphelins.
Prière à Saint-Yves ( proposée dans l’Enclos paroissial de Guimiliau )
Saint-Yves, tant que tu as vécu parmi nous
Tu as été l’avocat des pauvres,
Le défenseur des veuves et des orphelins,
La Providence de tous les nécessiteux ;
Écoute aujourd’hui notre prière.
Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.
Fais que nous sachions défendre nos droits,
Sans porter préjudice aux autres,
En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.
Suscite des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé
Pour que « justice soit rendue dans l’amour ».
Donne nous un coeur de pauvre,
Capable de résister à l’attrait des richesses,
Capable de compatir à la misère des autres
Et de partager.
Toi, le modèle des prêtres,
Qui parcourais nos campagnes
Bouleversant les foules par le feu de ta parole
Et le rayonnement de ta vie,
Obtiens à notre pays les prêtres dont il a besoin.
Saint-Yves, priez pour nous,
Et priez pour ceux que nous avons du mal à aimer.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_H%C3%A9lory_de_Kermartin
http://www.missionet.fr/s_saint_yves.htm
http://ledroitcriminel.free.fr/dictionnaire/noms_propres/biographies/saint_yves.htm
Saint Adolphe (+ 711)
ou Hadulphe. Moine de Saint Vaast qui devint évêque de Cambrai. Son hagiographe, tout en donnant quelques légendes, a l'honnêteté de préciser :"On ne connaît pas le détail des actes de son
épiscopat qui dura douze ans. Mais la réputation de vertu et de sainteté qu'a laissée ce digne évêque dit assez que tous ses moments furent consacrés à la sanctification de ses ouailles et à la
pratique des vertus épiscopales."
Bienheureux Alcuin En charge de l'Abbaye de Saint Martin de Tours (+ 804)
Raban Maur (gauche), soutenu par Alcuin (milieu), dédicace son œuvre à l'archevêque Otgar de Mayence (droite)
Sa famille était originaire d'York en Angleterre et c'est là qu'il fit ses études dans l'école épiscopale où l'on enseignait les arts (lettres), la grammaire et les Saintes Ecritures. Il aimait
fréquenter la bibliothèque qui contenait aussi Aristote, Virgile et Cicéron. Alcuin fut chargé très tôt d'y être professeur. Il alla à Rome pour rapporter à son évêque le "pallium" et c'est sur
le chemin du retour qu'il rencontra Charlemagne à Parme. De cette rencontre naquirent une grande amitié et une grande estime entre eux deux. Sa mission accomplie, Alcuin revint à la cour de
Charlemagne et c'est ainsi que fut fondée l'école du palais (école palatine). Il fut en même temps attaché à l'abbaye de Saint Josse-sur-Mer dont il fut abbé. A quelque temps de là, l'empereur
lui donna la charge de l'abbaye de Saint Martin de Tours dont les domaines étaient considérables. Alcuin était fidèle, mais n'hésitait pas à tenir tête à l'empereur, malgré tant de largesses.
C'est ainsi qu'il lui écrivit cette remarque à propos de la conversion forcée des Saxons :"On peut être attiré par la foi, mais non y être forcé. Etre contraint au baptême ne profite pas à la
foi." L'Eglise accepta le culte populaire qui range le très docte Alcuin parmi les bienheureux.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alcuin
http://www.presses.ens.fr/Data/ex_0255-4-reflexion.pdf
Saint Célestin V Pape (190 ème) (+ 1294)
Il y avait deux ans que durait le conclave qui devait élire un pape, mais les factions romaines et les cardinaux soumis à l'empereur germanique n'arrivaient pas à s'entendre sur un nom. Devant
les menaces, ils élirent un saint vieillard qu'ils tirèrent de sa cellule monastique. Il arriva à Aquila monté sur un âne et comprit bien vite qu'il n'était pas fait pour cette charge. Au bout de
six mois, il donna sa démission et fut enfermé par son successeur, Boniface VIII dans le château de Fumone à Agnani. Il y resta dix mois avant de mourir en disant "Je n'ai jamais eu de cellule où
l'on put aussi bien prier."
A la particularité d'être à ce jour le seul pape a avoir démissionné...
Autre biographie:
PIERRE DU MORRONE (Célestin V ; +1296) moine et pasteur
En 1296 meurt dans la tour du château de Fumone, près de Ferentino, où il avait été isolé par Boniface VIII, Pierre du Morrone, ermite et pape de l’Église de Rome.
D’origine humble – il était le onzième enfant d’une famille de paysans – Pierre était parti tout jeune encore de son Isernie natale au monastère bénédictin de Sainte Marie de Faifoli.
Désirant une majeure solitude, Pierre commença très tôt à mener une vie érémitique et à se vouer totalement à la prière. Il acquit une telle notoriété qu’il dut s’enfoncer jusqu’au pied de la
Maiella pour pouvoir se soustraire à la curiosité des pèlerins, attirés par sa quête de Dieu et son radicalisme évangélique.
Mais son nom s’était dès lors répandu à tel point qu’en juillet 1294, à sa grande surprise, il fut élu pape de Rome après un conclave qui avait duré plus de deux ans, et que Pierre lui-même avait
stigmatisé pour son incapacité d’en finir.
Ayant pris le nom de Célestin V, Pierre se présenta comme un pasteur extrêmement humain et compatissant ; et son bref pontificat sembla mettre en route une profonde réforme de l’Église. Pourtant,
convaincu de son inaptitude pour la charge qu’il avait reçue, Célestin renonça au pontificat avec l’espoir de retrouver la paix de son ermitage. Peu après, cependant, il fut mis aux arrêts par
son successeur Boniface qui, bien vite, avait révoqué presque toutes les dispositions prises par Célestin.
Pierre mourut seul, et brève fut aussi la vie de la congrégation d’ermites qu’il avait fondée. Mais son témoignage de liberté évangélique, dont Pétrarque déjà fait l’éloge dans sa poésie, a
laissé des marques profondes dans l’histoire de la spiritualité.
Lecture
La puissance ne m’attire pas, je la trouve même essentiellement mauvaise. Le commandement chrétien qui résume tous les autres c’est l’amour. Durant ces derniers mois, tandis que je m’étais caché
pour échapper aux recherches de votre police, je suis devenu plus conscient que je ne le fus dans le passé, que la racine de tous les maux, pour l’Église, est dans la tentation du pouvoir.
Qu’est devenu le christianisme en s’adaptant au monde ? A quel point l’a-t-il transformé ou en a-t-il été corrompu ? Nous avons oublié que le christianisme a eu son commencement par la Croix…
Mais pourquoi continuons-nous à nous appeler chrétiens ? Qu’est devenue la Croix pour les chrétiens d’aujourd’hui ? Un simple ornement ! (Ignazio Silone, L’aventure d’un pauvre chrétien).
Prière
Ô Dieu, tu as élevé saint Pierre Célestin à la dignité du souverain pontificat et tu lui as appris à lui préférer l’humilité ; accorde-nous dans ta bonté de mépriser comme lui les choses de ce
monde : nous arriverons alors au bonheur de la récompense promise aux humbles. Par le Christ notre Seigneur.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-19.htm#celestin
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_V
Saint Corneille (+ 1537)
Apparenté au Grand-Prince de Moscou, il préféra se retirer au monastère de Saint Cyrille-au Lac-Blanc. Pour mieux vivre l'hésychia, il se fit solitaire à Komel et ce n'est qu'à l'âge de soixante
ans qu'il accepta d'être entouré de disciples qu'il mit sous la conduite d'une règle monastique inspirée à la fois de saint Nil de la Sora et de saint Joseph de Volokolamsk. Mais un beau jour,
les moines se montrèrent indociles et saint Corneille humblement retourna au Lac Blanc. Une invasion des Tatares l'obligea à revenir à Komel et il mourut tandis qu'on y récitait l'hymne
acathiste.
Saint Crispin de Viterbe Capucin italien (+ 1750)
Pierre Fioretti.
Béatifié le 17 septembre 1806 par Pie VII
Cannonisé par Jean-Paul II le 20 juin 1982.
Homélie sur le site du Vatican.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fholy_father%2Fjohn_paul_ii%2Fhomilies%2F1982%2Fdocuments%2Fhf_jp-ii_hom_19820620_canonizzazione-crispino_it.html
Biographie.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_19820620_crispino_it.html
Voir aussi, San Crispino (Pietro Fioretti) da Viterbo
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F54425
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crispin_de_Viterbe
http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=54425&dispsize=Original
Saint Dimitri Donskoi (+ 1389)
Après l'époque de la longue et implacable domination tatare qui avait réduit la Russie à un état lamentable, Dimitri rénova le royaume et l'Eglise, préparant ainsi l'émancipation du joug mongol.
Il y fut aidé par saint Serge de Radonège et saint Théodore de Rostov. Il réunifia les principautés russes de Souzdal, de Riazan et de Tver, affronta les Tatares et les Lituaniens, puis, dans la
plaine de Koulikovo, sa victoire sur la Horde d'Or marqua le réveil spirituel et national du peuple russe. Les Tatares continuèrent leurs incusions, mais il sut les contenir sans jamais les
vaincre totalement.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dimitri_IV_de_Russie
Saint Dunstan (+ 988)
Dunstan et le diable (George Cruikshank)
Abbé bénédictin, il devint évêque de Worchester et de Londres, puis archevêque de Cantorbery. Durant ce siècle de fer, il ranima la ferveur monastique en Grande-Bretagne. C'était un homme assez
extraordinaire. On dit de lui qu'il n'était pas seulement théologien, mais aussi orfèvre, peintre, fondeur, architecte. L'Eglise anglicane en conserve sa mémoire.
Autre biographie:
DUNSTAN DE CANTERBURY (env.910-988) moine et pasteur
En 988 meurt à Canterbury le moine Dunstan, archevêque primat de l’Église d’Angleterre. Dunstan était né aux environs de Glastonbury, probablement en 910. De ses biographies il ne ressort pas de
façon claire si sa famille fut noble, ou s’il n’a été introduit qu’après sa naissance dans l’importante maison de l’évêque de Winchester. Quoi qu’il en soit, c’est ce dernier qui l’a orienté vers
la vie monastique, en le poussant à entrer dans l’abbaye bénédictine de Glastonbury.
Très cultivé et amoureux de la beauté, Dunstan se voua comme moine à diverses activités artistiques, comme la décoration de manuscrits, la composition de musique sacrée et le travail de métaux
précieux.
En 943, le nouveau roi du Wessex le nomma abbé de Glastonbury et profita de sa vaste culture pour engager la renaissance du monachisme dans tout le pays. Comme abbé, Dunstan promut l’étude et
l’amour pour l’art dans divers monastères, organisant une réforme qui atteindra son apogée quand il sera élu archevêque de Canterbury sous le roi Edouard. Même si, dès 970, Dunstan perd l’appui
du roi, son engagement de prédicateur, de maître et d’animateur du monachisme ne sera pas diminué pour autant. Les hagiographes font mémoire de lui pour son discernement et l’énergie avec
laquelle il dirigea jusqu’au bout le diocèse dont il était le pasteur.
Lecture
Dunstan étudia avec zèle les livres des anciens pèlerins irlandais arrivés à Glastonbury, méditant sur les chemins de la vraie foi ; toujours il examina avec attention les livres d’autres savants
que lui, grâce à la vue pénétrante de son cœur, avait perçu comme étant garantis par les enseignements des saints pères.
Il veillait sur sa propre conduite en ayant recours, chaque fois qu’il le pouvait, à l’examen des Saintes Écrituress : c’était comme si Dieu lui parlait à travers elles. Et véritablement, chaque
fois qu’il pouvait être soustrait aux sollicitudes terrestres pour trouver sa joie dans la prière, il lui semblait que c’était lui qui parlait à Dieu
(
Vie de Dunstan 11).
Prière
Dieu tout-puissant, tu as fait de Dunstan un authentique pasteur de ton troupeau, un restaurateur de la vie monastique et un fidèle conseiller de qui avait autorité ; accorde à tous les pasteurs
les mêmes dons de ton Esprit, pour qu’ils puissent être de vrais serviteurs du Christ et de tout son peuple. Par Jésus Christ notre Seigneur.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dunstan_de_Cantorb%C3%A9ry
http://christophe.giordani.free.fr/superstitions.htm
Bienheureuse Emilienne (+ 1246)
Née à Florence, elle fut mariée à seize ans à un mari brutal. Elle s'en vengea en le soignant avec patience, amour et délicatesse durant sa maladie mortelle. Devenue veuve, elle entra dans le
Tiers-Ordre de Saint François. Elle connut des extases et des visions. Elle mourut à l'âge de vingt-sept ans.
Bienheureuse Humiliana de’ Cerchi Recluse laïque à Florence (+ 1246)
ou Humiliane.Tiers Ordre franciscain.
Elle subit avec patience les violences de son époux et, devenue veuve, se consacra à la prière et aux oeuvres de charité.
Autre biographie:
Fille de la grande famille florentine des Cerchi, elle se maria à l'âge de seize ans. Aprés la mort de son précoce de son mari, elle devint la premiére tertiaire franciscaine cloîtrée de
Florence.
Culte approuvé par Innocent XII.
Saint Ignace de Vologda (+ 1522)
Mis en prison à l'âge de treize ans, avec ses frères, par le prince de Moscou, pour des raisons de politique, il y vécut trente-cinq ans et y rendit son âme à Dieu, sans avoir connu la liberté,
acceptant cette épreuve avec une grande paix intérieure.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vologda
Saint Jean Moine de Kantara à Chypre (+ 1231)
et les douze moines de Kantara à Chypre qui témoignèrent de leur attachement à la foi orthodoxe devant le roi latin de Chypre qui les condamna à être attachés par les pieds derrière des chevaux
lancés au galop dans les rues. Puis on détacha leurs corps expirants pour les jeter dans un bûcher dressé à cette intention, et sur lequel se trouvaient des ossements d'animaux pour mieux les
déshonorer.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai19.html
Bienheureux Jean de Dominique (+ 1619)
Martyr dominicain à Suzuta au Japon. C'est au terme de cette grande persécution que l'Eglise japonaise devint une Eglise du silence pendant près de 250 ans.
Sainte Marie-Bernarde (+ 1924)
Verena Bütler était originaire du canton d'Argau en Suisse, mais toute sa vocation s'accomplira en Amérique Latine. Religieuse capucine, elle partit en Equateur, puis en Colombie en 1888, après
avoir été supérieure du couvent d'Altstätten en Suisse. Elle aimait répéter: "Celui qui reçoit le corps du Christ ne saurait mépriser ses frères." Elle les servit dans sa vocation éducative et
caritative en fondant en Colombie la congrégation des franciscaines de Marie Auxiliatrice.
"Maria Bernarda Bütler (1848-1924), religieuse d’origine suisse, sera la deuxième sainte suisse après saint Nicolas de Flüe qui fut canonisé en 1947. Elle fut la fondatrice à Carthagène, en
Colombie, des Missionnaires franciscaines de Marie-Auxiliatrice. Morte en Colombie en 1924, cette dernière avait été béatifiée par Jean Paul II le 29 octobre 1995.
Verena Bütler naît en 1848 à Auw, canton d'Argovie (Suisse), dans une famille de paysans modestes qui compte en tout huit enfants. Elle entre en 1867 chez les Capucines de Maria Hilf à Altstätten
et prend le nom de Maria Bernarda du saint Cœur de Marie. Elle assume bientôt les responsabilités de maîtresse des novices puis de supérieure. L'Église de l'Équateur demandant des missionnaires,
elle s'embarque avec six compagnes.
Partie pour une fondation, elle se trouve rapidement à la tête d'un nouvel institut: la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Auxiliatrice. A Chone, elle se dévoue à des soins charitables
et à l'apostolat. Les conditions sont difficiles: chaleur équatoriale, pauvreté, malentendus avec les autorités ecclésiastiques. Elle supporte tout sans juger personne et en pardonnant à ses
détracteurs. Elle essaime dans d'autres localités de l'Équateur. Une révolution d'inspiration maçonnique l'oblige à fuir le pays en 1895. Avec 15 sœurs, elle arrive à Carthagène, en Colombie, où
l'évêque de cette ville les a invitées, leur confiant une dépendance délabrée de l'hôpital appelée "Obra Pia". Sa spiritualité est marquée par l'esprit franciscain: amour de Dieu s'exprimant par
l'amour de tout homme, spécialement des pauvres et des marginaux."
(source : Service de presse du Vatican)
Canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2F2008%2Fns_lit_doc_20081012_verena_it.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Verena_B%C3%BCtler
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0365.htm
Saint Patrice (4ème s.)
Evêque de Prousse, martyr avec plusieurs chrétiens. Ils furent décapités en chantant une ultime prière d'action de grâces.
Sainte Pudentienne Vierge à Rome (+ 160)
La grande famille romaine des "Pudens" fut l'une des premières à devenir chrétienne et à offrir aux nouvelles communautés chrétiennes les maisons dont elle disposait.
Culte de sainte Pudentienne supprimé en 1969.
Saint Serge de Choukhtov Au monastère de Choukhtov, près de Novgorod (+ 1609)
Il se considérait indigne de la vie monastique. Alors il se fit pèlerin, de Solovki dans le Grand Nord jusqu'à Jérusalem, de Novgorod à Constantinople, menant une vie rude et pauvre. A 73 ans, il
se prépara à l'étape dernière et se stabilisa au monastère de Choukhtov, près de Novgorod. Six ans plus tard, il se reposa dans le Seigneur.
Saint Théophile de Corte Frère mineur (+ 1740)
Prêtre franciscain, il ranima la vitalité de nombreux couvents par sa fermeté et sa douceur, forçant même l'admiration des moines qui lui étaient le moins favorables.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Dunstan, archevêque de Canterbury, a redonné vigueur à la vie monastique
Catholiques d’occident : Célestin V, pape et ermite (calendrier monastique)
Coptes et Ethiopiens (11 basans/genbot) : Paphnuce (Xe s.), évêque (Église copte-orthodoxe) ; Yared l’Hymnographe (VIe s.), diacre (Église éthiopienne)
Luthériens : Alcuin (+804), abbé et docteur en Franconie
Maronites : Philétère et Eubiote de Nicomédie (III-IVe s.), martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Patrice, évêque de Brousse, et ses compagnons (+env. 100), martyrs ; Transfert des reliques de Saint Sava (Église serbe)
LES ROGATIONS
1/ SIGNIFICATION ET HISTOIRE DES ROGATIONS
2/ SERMON POUR LES ROGATIONS.
SERMONS DE GUERRIC, ABBÉ D'IGNY, DISCIPLE DE SAINT BERNARD, POUR LE COURS DE L'ANNÉE
1/ SIGNIFICATION ET HISTOIRE DES ROGATIONS
1° Qu'est ce que les Rogations ?
Rogations, du latin " rogatio ", veut dire une prière de demande. " Les Rogations " sont une prière de demande liturgique, accomplie par la Communauté Chrétienne à une époque de l'année fixée au
printemps, les trois jours avant l'Ascension.
Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d'une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de
travail. On peut aussi les faire dans des circonstances diverses, comme par exemple aujourd'hui la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle, les inondations, etc.
2° Histoire des Rogations
Les Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert (encore connu dans le dicton météorologique parmi les " Saints de Glace ", avec les Saints Pancrace et Servais dont la fête tombe
les 11, 12 et 13 mai ; c'est à cette époque en effet que peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation). A l'époque il y avait des calamités de tout ordre, non
seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions incendies et guerres, Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On
dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.
Les rogations en tout cas avaient été étendues à toute la Gaule Romaine : par Sidoine Apollinaire à Clermont, et Césaire d'Arles les trouve déjà établies dans son diocèse . Les Conciles d'Orléans
en 511 , de Tours et de Lyon en 567 ordonnent de les célébrer , et unifient leur date aux trois jours précédant l'Ascension. Le pape Grégoire Ier les institue à Rome.
Lors de la réforme liturgique, en 1969, le nouveau " Calendarium romanum " a maintenu les prières des Rogations, mais en précisant qu'elles ne pouvaient être célébrées à la même date sur toute la
terre. En effet les Rogations, avec le temps, avaient accentué leur côté rural, avec des processions et aspersions d'eau bénite dans les champs, et étaient attachées au printemps de l'hémisphère
boréal. Le Calendrier Romain de 1969 observait aussi qu'elles n'avaient pas le même sens et la même importance à la ville et à la campagne. Enfin il donnait tâche aux Conférences épiscopales pour
en fixer " la discipline ". A ce jour, la Conférence épiscopale française n'a rien fixé.
Même si elles n'ont pas de caractère obligatoire, on peut donc toujours célébrer des Rogations à l'époque du printemps, les trois jours qui précèdent l'Ascension, avec des litanies après une
messe ou au cours d'une procession ; une bénédiction avec de l'eau bénite peut être faite. On pourrait d'ailleurs faire de telles prières à d'autres époques selon les circonstances. On trouve
dans le " Livre des Bénédictions " une bénédiction sur la terre qui peut être faite justement pendant les Rogations.
(Source :
http://www.1000questions.net/fr/chroniq/rogations.html )
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SERMON POUR LES ROGATIONS.
SERMONS DE GUERRIC, ABBÉ D'IGNY, DISCIPLE DE SAINT BERNARD, POUR LE COURS DE L'ANNÉE.
1. « Prêtez-moi trois pains (Lc. 11, 5). »
« Des amis » nous sont arrivés de voyage et je n'ai rien à leur servir. « Je ne suis point médecin, et en ma maison, il n'y a pas de pain (Is. 3, 7). » Aussi, je vous le disais dès le principe, «
ne me constituez pas prince. » Celui qui ne peut être utile ne doit point commander. Or comment peut-il être utile celui qui n'est point médecin, qui n'a point de pain en sa maison, c'est-à-dire,
qui ne connaît pas l'art de guérir, et qui ne possède pas la doctrine suffisante pour nourrir? Voilà ce que je vous disais, mais, hélas! vous ne m'avez nullement écouté; car vous m'avez établi,
chef. N'ayant pu éviter le danger, il me restait donc de recourir au remède, et d'entendre à ce sujet le conseil du sage : « On t'a établi supérieur, sois parmi tes inférieurs comme l'un d'entre
eux (Si. 32, 1). » Mais malheur à moi ! Ce refuge ne m'a point été laissé. Car, de même que mon peu d'habileté m'empêche d'être au dessus des autres, de même mon infirmité ne me permet pas d'être
parmi eux ; et, comme par l'esprit je ne suis pas capable de prêcher la parole, de même par le corps, je ne puis donner l'exemple.
Ne pouvant donc ni vous gouverner, ni habiter avec vous, où puis-je être placé, sinon à la dernière place, qui est la plus assurée, et qui se trouve après toutes les autres? Et je le puis, en
ayant de moi des sentiments humbles mais vrais ; rien ne m'empêche, et la vérité m'y engage beaucoup, rien ne m'empêche d'être, par la pensée, au dessous de tous, bien que ma charge me place à
votre tête.
2. C'est vous-même, Seigneur, qui ordonnez qu'on s'abaisse et qui néanmoins voulez qu'on commande; je vous demande, et j'attends de vous, je vous demande de me rendre humble et utile en même
temps dans le ministère que vous m'avez confié : humble, en ayant de moi des sentiments véritables ; utile, en parlant, de vous, ô Sion.
Mettez l'un de ces biens dans mon cœur, et l'autre dans ma bouche. Mettez sur mes lèvres des paroles justes et bien sonnantes, vous qui avez dit : « ouvre ta bouche et je la remplirai (Ps. 80,
11), » afin que toute votre famille soit remplie de bénédictions. Voici que des amis me sont venus. S'ils sont les miens, ils sont encore plus les vôtres. Je n'ai rien à leur servir, et il faut
qu'on me prête ce qui me manque. Et quel autre est aussi riche ou aussi généreux à donner que le Seigneur de tous? Il est riche envers tous ceux qui l'invoquent (Rm. 10, 12), il ouvre sa main et
remplit tout être animé de bénédictions (Ps. 144, 16), il donne à tous sans reproches (Jc. 1, 5), si ce n'est peut-être à celui qui demande avec nonchalance et retient avec ingratitude la grâce
qu'il a reçue? Que de mercenaires dans la maison de ce père de famille ont en abondance du pain ; comme ils annoncent le Christ, bien que ce soit sans pureté d'intention, néanmoins la grâce de la
doctrine ne leur est point refusée, mais c'est dans l'intérêt des autres. Là où les mercenaires sont dans l'abondance, les fils seront-ils dans l'indigence ?
Eh bien donc, ô Seigneur, je n'ose vous dire mon ami, mais seulement mon Seigneur, prêtez-moi trois pains pour nourrir mes amis, de crainte que si je les renvoie à jeun ils ne tombent en
défaillance en route, et qu'on ne me dise « les petits enfants ont demandé du pain, et nul ne s'est trouvé pour le leur rompre (Lm. 4, 4). » Prêtez-moi, Seigneur, un bien qui tourne à votre
profit, vous pourrez reprendre avec usure, quand cela vous plaira, ce qui vous appartient : Prêtez-moi trois pains, s'il vous plaît, prêtez-moi si peu que ce soit, une bouchée de pain même ; une
seule bouchée de pain peut suffire à je ne sais combien de mille personnes, si vous la bénissez.
Vous voulez, je le sais, que nous soyons importuns, bien que vous ne répondiez pas, et que vous donniez pour excuse que vous êtes rentré au ciel, que vos apôtres sont avec vous dans ce lieu de
repos, vous voulez que nous continuions à demander, à chercher, à frapper, parce que l'innocence qui nous fait vos amis ne suffit point pour mériter la doctrine si elle n'est accompagnée d'une
prière constante et assidue qui nous rende comme importuns. Pour moi, je n'ai aucune de ces deux choses : je ne m'appuie que sur les mérites de ceux qui doivent être nourris de la parole sainte;
ils méritent ce que je ne suis pas digne d'obtenir.
3. Pour vous, mes frères, pour l'usage et en vertu des mérites de qui je demande ces pains, croyez vous que nous suffirons, moi à les rompre, et vous à les manger !
Je crains que l'on ne me dise : « Ne cherchez point les choses qui sont au dessus de vous, et ne scrutez pas ce qui vous dépasse (Si. 3, 22).» Je crains que l'on ne vous dise: «Vous êtes des
enfants qui ont besoin de lait non de pain (He. 5. 12). »
Je sais, en effet, que chez le père de famille, il y a des pains de telle qualité, qu'ils briseraient plutôt nos dents qu'ils ne garniraient nos estomacs, c'est-à-dire qu'ils n'édifieraient nos
âmes, si notre âge tendre avait la hardiesse de les demander. Qui comprendrait, en effet, qui pourrait expliquer ou saisir, comme il faut, le mystère ineffable de la Trinité, comment le père est
de lui- même, comment le Fils procède du Père, comment le Saint-Esprit procède et du Père et du Fils, et comment, enfin, trois personnes se trouvent en l'unité de substance ?
La femme insensée, la vanité pleine d'audace des hérétiques, sollicite ceux qui ont des démangeaisons dans les oreilles à discuter ces mystères, alors que Dieu doit être l'objet de notre foi, non
pas de notre examen. Touchez sans crainte, disent-ils, à ces pains cachés. Comme un insensé, vous toucherez ce qui dépasse la hauteur même des anges. Et que m'importe de porter la main sur des
pains cachés que je ne puis rompre ou manger sans péril ?
Il me suffit de savoir que ce sont des pains, qu'il y en a trois. Je ne parle pas de la Trinité des personnes, mais de la trinité des discours, ou plutôt des conceptions relatives à ces personnes
: ce sont trois pains de même grandeur, de même poids, de même forme et de même goût. Tout ce qu'on dit du Père, il faut le dire du Fils ou du Saint-Esprit : avec cette seule exception, que les
propriétés particulières font le nombre des personnes dans la Trinité, comme elles font la différence des intelligences, quand il s'agit de les distinguer.
4. Laissons donc l'intelligence sublime des anges rompre ces pains, jusqu'à ce que, parvenus à la hauteur de ces esprits bienheureux, nous soyons en état de nous asseoir à leur table.
Car, dans l'Écriture, nous trouvons ces trinités d'autres pains mieux proportionnés à notre infirmité: par exemple, pour ne pas trop nous éloigner de la Trinité suprême, que toutes choses sont de
Dieu, par lui, et en lui: que le Père nous a créés; que le Fils nous a rachetés et que le Saint-Esprit nous a sanctifiés. En ce sens, on peut dire tant de choses, que, quelque affamé que soit
l'ami qui arrive de voyage, si vous lui en serviez seulement la moitié, il ne serait pas moins exposé à sentir du dégoût qu'il ne ressentait auparavant les aiguillons de la faim, et l'abondance
pourra bien accabler celui que le besoin tourmentait auparavant. Car vous pourrez décrire en trois manières, non-seulement celui qui nous a faits avec tout ce qui a été fait, mais encore ce qui a
été écrit pour nous, en sorte que nous trouvons une réfection abondante dans les trois pains de l'histoire, de l'allégorie et de la morale.
Tout l'ensemble de l'Écriture, divisé en trois parties, forme comme trois pains quand elle traite de la justice naturelle, ou de ce qui est selon la loi de la lettre ou selon celle de l'esprit,
c'est-à-dire de ce qui est avant la loi, sous la loi et après la loi, je veux dire sous la grâce. La nature a donné l'intelligence droite, la loi donne l'acte, et la grâce, l'affection. Le
Pasteur et Docteur des nations dans la foi et dans la vérité, nous apprend que l'Église doit être nourrie d'une sorte de trinité de pains, et que celui qui l'édifie doit parler pour «
l'édification, l'exhortation et la consolation. »
Pour l'édification, afin que vous sachiez ce que vous devez faire pour l'exhortation, afin que vous vouliez ce que vous connaissez, pour la consolation, afin que dans l'adversité vous puissiez
accomplir ce que vous connaissez et ce que vous voulez. Et non-seulement dans la matière, les sens et les parties des Écritures, dans le genre et les tournures de langage qui s'y trouvent, mais
même dans toute la fin à laquelle elles aboutissent, vous trouverez une trinité de pains, trinité salutaire et pleine de goût : c'est-à-dire, la foi, l'espérance et la charité.
Car la charité seule a été définie comme la fin du précepte, et cette vertu est triple en une certaine façon, puisqu'on doit l'avoir de tout son cœur, de toute son âme, et de toute sa force. Mais
comme un repas trop long et composé de mets trop variés est réputé blâmable, nous mettrons fin à ce discours, vous laissant recueillir les miettes qui sont restées, c'est-à-dire les pensées plus
subtiles qui sont tombées de nos mains : quant à vous et à nous, nous chanterons à celui qui nous nourrit : béni soit Dieu en ses dons, lui qui vit et règne dans tous les siècles des siècles.
Amen.
GUERRIC, ABBÉ D'IGNY
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