14 mai

Publié le par echosdelabastide

Saint Matthias * Apôtre (1er s.)

On ne peut guère douter que saint Matthias n'ait été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ; du moins est-il certain qu'il s'attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu'il ne S'en sépara point depuis Son Baptême jusqu'à Son Ascension.
Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité.
On se mit aussitôt en prières, afin de connaître la Volonté du Ciel, après quoi on procéda à l'élection par la voie du sort. Matthias ayant été désigné, on ne douta plus que Dieu ne l'eût choisi pour remplir la place vacante par la mort du traître Judas.
Nous n'avons rien de certain sur les actions de saint Matthias; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.
Clément d'Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.
Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 24 février.
On garde une partie de ses reliques à l'abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l'Apôtre, mais d'un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l'an 120.
L'Année Chrétienne, Tome I, p. 253, 254

*Matthias est un prénom masculin d'origine hébraïque qui signifie don de Dieu .

Autre biographie:
Suite à la trahison de Judas, après la mort et la résurrection de Jésus, les apôtres jugèrent nécessaire de ramener leur nombre à douze, puisque Jésus lui-même l’avait établi, prophétisant que les Douze, lors de sa venue dans la gloire, seraient assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Matthias avait suivi Jésus et écouté son enseignement dès le début de sa prédication, et il avait été parmi les témoins de la résurrection. Il avait donc les conditions requises indispensables pour entrer dans le collège apostolique à part entière.
L’élection de Matthias par tirage au sort, qui pourrait sembler, à première vue, avoir été confiée au hasard, témoigne en réalité du fait que c’est Dieu lui-même qui choisit ses ministres. C’est pourquoi certaines Églises, comme l’Église copte et celle de Serbie, ont maintenu au long des siècles un système analogue d’élection, afin de départager des candidats également dignes pour une charge ecclésiale: aujourd’hui encore elles confient au tirage effectué par un enfant aux yeux bandés le choix de leur nouveau patriarche.
On ne sait pas où Matthias a ensuite exercé son ministère, ni même où il est mort. Selon une ancienne tradition, il a porté l’Évangile en Ethiopie, où il mourut martyr pour le Christ.

Lecture

La foi chrétienne articule de façon originale la révélation et l’histoire, l’Évangile comme événement fondateur et l’Évangile comme bonne nouvelle à transmettre. Elle revendique un commencement dans l’histoire, pour proclamer ensuite que l’authentique portée de l’origine divine sera perceptible et source de salut par l’indispensable médiation d’hommes et de femmes.
Jésus Christ est cette origine divine, personnelle : il est l’événement fondateur. Mais Dieu a besoin d’hommes et de femmes, il faut continuer à annoncer l’Évangile. C’est la tâche des témoins de la Parole, de ceux qui ont été conviés à cette fin. C’est du reste l’étymologie du mot « apôtre » (François Bovon, L’Évangile et l’Apôtre).

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/14.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthias_(ap%C3%B4tre)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/047.htm



Sainte Aglaïs ou Aglaé Martyre (4ème s.)
et saint Boniface, son régisseur et amant. Grande dame, matrone romaine, s'étant convertie, elle convertit Boniface et tous deux devinrent de bons chrétiens.
La tradition veut que saint Boniface ait été martyrisé à Tarse lors d'un pèlerinage demandé par Aglaé. Les deux esclaves qui l'accompagnaient ramenèrent sa tête à Rome qui fut ensevelie dans un oratoire sur la via Latina où Aglaé venait souvent se recueillir.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_9691.html



Saint Apelle (Ampèle) de Gênes (Ve siècle)
Forgeron égyptien, il quitte sa vie ordinaire pour se joindre aux ermites de la Thébaïde avant d’émigrer vers la Ligurie et de se fixer dans une grotte près de la ville de Gênes.



Saint Aproncule (+ 488)
Originaire d'Autun, il fut d'abord évêque de Langres d'où il s'échappa poursuivi par le roi de Bourgogne, Gondebaud, qui l'accusait de comploter contre lui en soutenant Clovis. Devenu évêque de Clermont Ferrand il succéda à saint Sidoine Apollinaire.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1716/Saint-Sidoine-Apollinaire.html



Saint Bénignat (+ 500)
Moine à Pérouse en Italie. Il est l'un de ces nombreux saints ignorés pendant leur vie et que Dieu se plaît à glorifier après leur mort soit par un nom de localité, soit par un sanctuaire populaire, soit par un pèlerinage local.



Saint Engelmer Fils de laboureur en Bavière, ermite, assassiné par un inconnu (+ 1096)



Saint Erembert évêque de Toulouse (+ v. 672)
ou Herembert.
Seigneur d'Ambert, né à Poissy en Ile de France, il fut d'abord moine à l'abbaye bénédictine de Fontenelle, il reçut l'habit des mains de saint Wandrille.
http://www.st-wandrille.com/fr/abbaye/histoire/gp_1.php
Evêque de Toulouse vers 656, où il resta 15 ans, mais la peur de la responsabilité spirituelle d'une telle charge devant Dieu et ses scrupules le firent retourner au monastère à la fin de sa vie.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1550.html
Un établissement scolaire à Saint-Germain en Laye porte son nom.
http://st.erembert.free.fr/guide_etab/st_erembert.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Erembert



Saint Gilles de Santarem (+ 1265)
Jeune abbé d'une abbaye de Coïmbra au Portugal, il ne priait plus, n'allait plus au choeur, sans cesse plongé dans des livres d'alchimie pour y trouver le secret de la nature. Il partit à Paris, espérant que là au moins les savants le lui révèleraient, puisqu'il s'y trouvait une des plus célèbres facultés de médecine. Il n'en fut rien et il se consola dans la débauche qui le conduisit à la tristesse et même au désespoir. Il découvrit que seule la Vierge Marie pouvait le sauver, et il partit rejoindre son monastère. Sur la route, il rencontra un dominicain qui l'agrégea à son Ordre dans le couvent de Valence. Il vécut heureux sans néanmoins connaître le secret de la nature, mais ayant découvert que Dieu est le secret de la paix. Son culte fut reconnu en 1748 par le pape Benoît XIV.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Co%C3%AFmbra

Autre biographie:
St-Gilles de Santarem (Bienheureux) Fils du gouverneur de Coïmbra (Portugal) sous le règne du roi Sancho le Grand. Il étudie pour être admis à la prêtrise et est ordonné alors qu’il est encore très jeune. Il étudie ensuite la médecine et semble plus attiré par les plaisirs faciles de la vie que par les pratiques de dévotion religieuse. Au hasard d’une rencontre, il décide de se rendre à Tolède pour y étudier la magie noire et les pratiques occultes (selon une légende, il aurait même signé un pacte avec le diable, à qui il aurait promis son âme en échange d’une connaissance universelle de la médecine). Il consacre les sept années suivantes à poursuivre conjointement ses études de médecine et de magie noire, et se rend ensuite à Paris où il exerce son métier avec succès. Mais bientôt il commence à avoir des visions diaboliques terrifiantes et il réalise qu’il s’est engagé dans une mauvaise voie. Il se débarrasse alors de tous ses livres de sorcellerie et retourne à Coïmbra. Il y fait la rencontre des frères dominicains et décide de se joindre à eux puis consacre le reste de sa vie à la pénitence, se dévouant entièrement aux autres. Il fonde également plusieurs monastères et contribue grandement à l’essor des Dominicains au Portugal (1185-1265)



Saint Harwald (+ 1043)
Martyr à Oslo en Norvège.



Sainte Hénédine Martyre en Sardaigne (+ 117 ou en 138), compagne de Justa
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-H%C3%A9n%C3%A9dine



Saint Isidore de Chio (3ème s.)
Lieutenant dans l'armée romaine, il était originaire d'Alexandrie. Comme tant d'autres soldats, il refuse d'adorer l'empereur en offrant l'encens, lors d'une escale à Chio. Il fut attaché derrière des chevaux emballés et traîné à terre sur une longue distance puis décapité.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chio



Saint Isidore de Rostov, fol en Christ (1474)
Originaire de Prusse, Saint Isidore devint Orthodoxe dans sa jeunesse, puis, quittant la maison familiale, le bâton de pèlerin à la main, il entreprit de simuler la folie par amour du Christ. Parvenu à Rostov, il s'y construisit une cabane, où il ne se rendait que pour prier la nuit. Ses joumées, il les passait dans les rues, en s'exposant à toutes sortes d'humiliations.
Un jour, un navire pris dans une tempête risquait de sombrer et les passagers tirèrent au sort pour désigner le pécheur qui avait attiré sur eux cette malédiction; un commerçant de Rostov fut désigné. Abandonné à la mer sur une planche, il avait perdu tout espoir, quand Saint Isidore lui apparut et le ramena à bord du navire.
Une autre fois, à l'occasion des noces du prince Sabbas Obolensky, le Saint fit soudain irruption dans le palais et, posant sur la tête du jeune marié un bonnet fait d'herbe et de fleurs, il lui dit : « Voici ta coiffe épiscopale ! » Quelque temps après, l'épouse du prince décéda à la naissance de leur premier enfant, et le prince veuf devint moine sous le nom de Joasaph, puis fut consacré Evêque de Rostov, en 1481.
Quelques jours avant son trépas (1474), Saint Isidore s"enferma dans sa cabane et y pria avec larmes. Lorsqu'il trépassa, un parfum céleste se répandit dans toute la ville. Il fut enterré dans sa cabane, à l'emplacement de laquelle on construisit plus tard une chapelle dédiée à l'Ascension, et où s'accomplirent quantité de miracles
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai14.html



Saint Jean le Bulgare Martyr (+ 1802)
Il n'avait que dix-huit ans quand il offrit sa vie pour Dieu. Orfèvre à Soumla en Bulgarie, une jeune turque s'éprit de lui et, sous le prétexte de commmander une bague, l'attira chez elle. Il résista à ses avances. Déçue, elle appela les voisins, criant qu'il avait voulu abuser d'elle. Il reçut cette offre : l'épouser, devenir musulman et garder la vie sauve, ou bien périr dans les tortures. Il refusa d'apostasier. Il eut les pieds brisés à coups de bâtons, puis on le suspendit deux jours sous les aisselles dans un cachot et ses bourreaux lui coupèrent alors une lanière de sa peau du nombril jusqu'au cou et saupourdrèrent la plaie de sel. Enfin, ils lui appliquèrent des osselets sur les tempes, retenus par une corde qu'ils serrèrent en la tournant avec deux bâtons. Il fut enfin décapité.



Sainte Julienne de Norwich recluse (+ 1416)
La Communion anglicane célèbre cette mystique bénédictine dont le livre "Les Révélations de la vie divine" est encore l'un des livres mystiques anglais lu et relu de nos jours.
"Dieu est notre Mère", texte des “Révélations de l’amour divin” de sainte Julienne de Norwich (1342-1416), (LIX, LXXXVI). 7 août 2001: Ste Julienne de Norwich, Chemins de l'Esprit
(site du Vatican).
http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010807_giuliana-norwich_fr.html
A lire: Le Livre des révélations par Julienne de Norwich (Ed. du Cerf)
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=2448
"Mal connue, Julienne de Norwich (1342-1416), recluse, mystique et voyante, est aujourd’hui tenue pour l’une des très hautes figures de l’histoire mystique universelle. Grâce à seize visions liées à la Passion, Julienne reçoit un enseignement sur les multiples présences invisibles de Dieu.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julienne_de_Norwich



Saint Léonce de Jérusalem (+ 1190)
Né en Macédoine, il vint dans la capitale de l'empire pour entrer au monastère de la Mère de Dieu de Ptélidion dans les faubourgs de Constantinople. Lors d'un pèlerinage à Patmos, il resta au monastère de Saint Jean le Théologien à Patmos, y menant une vie ascétique très rude, dormant dans une tombe, allongé nu, sur des ossements la nuit et se fustigeant d'une lanière cloutée durant le jour. Il dut abandonner ces pratiques quand il fut appelé à diverses charges dans son monastère, protégeant ses frères par son état paisible lors de plusieurs pillages par des corsaires. Après une longue maladie, il se rendit en pèlerinage à Jérusalem et c'est à son retour qu'il s'endormit dans la paix du Seigneur, à Constantinople.



Saint Marc le Crétois (+ 1643)
Devenu musulman dans son enfance, il découvrit sa foi chrétienne par un sage maître d'école. Dès lors il n'eut de cesse que de proclamer Jésus-Christ, ce qui le conduisit au supplice et à la décapitation. Il avait dix-sept ans.



Sainte Marie-Dominique Mazzarello Fondatrice de l'Institut de Marie-Auxiliatrice (+ 1881)

Elle réunit d'abord des jeunes filles pour les instruire et leur enseigner le catéchisme. Selon le désir de saint Jean Bosco, son oeuvre prit le nom de Congrégation de Marie-Auxiliatrice. Elle essaima ses religieuses du Piémont jusqu'aux cinq continents.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Dominique_Mazzarello
http://www.salesien.com/bosco/mazza1.htm



Saint Ponce (Pons, Pontius) martyr de Cimiez (+ 257)
Il était né à Rome dans une famille païenne. Il se convertit à la foi chrétienne, distribua ses biens aux pauvres et se consacra à la prédication. Lorsqu'éclata la persécution, il s'enfuit en Provence, à Cimiez près de Nice où il subit le martyre. Plusieurs localités rappellent sa mémoire : Saint-Pons-04440.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Pons
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimiez
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_Cimiez
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Pons_(Alpes-de-Haute-Provence)



Sainte Théodore Guérin fondatrice des Soeurs de la Providence (+ 1856)

Mère Théodore, Anne-Thérèse Guérin, canonisée le 15 octobre 2006 par Benoît XVI.
Née à Etables-sur-Mer (Côtes-d’Armor) en 1798, entrée chez les sœurs de la Providence à Ruillé-sur-Loir (Sarthe), elle fonde les Soeurs de la Providence de Sainte-Marie-des-Bois (Indiana, Etats-Unis).
(site du Vatican)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20061015_guerin_fr.html
Quelle force l’âme tire de la prière! Quel calme divin elle trouve dans le coeur de Jésus. Mais quel confort peut-il exister pour ceux qui ne prient pas?

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_Th%C3%A9odore_Gu%C3%A9rin



Saint Victor de Damas (2ème s.)
et sainte Couronne, martyrs qui, sommés de sacrifier aux idoles, préférèrent sacrifier leur vie pour le Christ. Nul ne connaissait leur nom et c'est pourquoi ils reçurent celui qui marquait leur victoire et la couronne des saints.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Matthias, apôtre

Catholiques d’occident : Matthias, apôtre (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (6 basans/genbot) : Isaac de Typhre (+ env.306), martyr (Église copte) ; Salomé (XV è sièc.), moniale (Église éthiopienne)

Luthériens : Nicolas von Amsdorf (+1565), évêque en Saxe

Maronites : Boniface de Tarse (+ 290), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Isidore de Chio (+251), martyr ; Tamara la Reine (+1213 ; Église géorgienne)

Vieux Catholiques : Pacôme (+346), abbé



ISAAC DE NINIVE (VIIe s.) moine
Isaac le Syrien (ou de Ninive) est né dans la première moitié du VII ème siècle dans la région du Qatar, sur les bords du Golfe Persique.
Ordonné évêque par le catholicos de Séleucie-Ctésifonte entre 661 et 681, il reçut la charge de l’Église de Ninive. Mais après cinq mois seulement, il quitta le service épiscopal et se retira dans le monastère de Rabban Shabour, dans l’actuel Iran. Il passa là les dernières années de sa vie et, devenu aveugle par « la lecture assidue des Écritures », il dicta ses enseignements spirituels à ses disciples qui les mirent par écrit.
A sa mort, survenue vers la fin du VII è siècle, Isaac fut enseveli dans le monastère même de Rabban Shabour.
Son enseignement, transmis dans deux collections de discours, fut reconnu dès le IX è siècle comme l’un des piliers de la spiritualité chrétienne ; et, malgré les blessures désormais bien profondes entre les Églises, ces écrits connurent une rare diffusion, comme en témoignent les antiques traductions en grec, arabe, géorgien, éthiopien, slavon et latin.
Profond connaisseur de l’humain autant que du divin, investigateur passionné de l’incarnation du Christ, Isaac invite à lire dans l’humain ce qui est divin et dans le divin ce qui est humain : « Efforce-toi d’entrer dans la chambre du trésor de ton cœur et tu verras le trésor du ciel… Trouve la paix en toi-même, et la terre aussi bien que le ciel te combleront de paix ». Tout doit cependant être placé sous la protection des deux réalités qui semblent constituer les contreforts de son enseignement spirituel : l’humilité et la compassion.
Un moine arabe du IX è siècle résume ainsi sa pensée : « Isaac a prêché avec insistance l’amour de la miséricorde qui est le fondement de l’adoration, et l’humilité qui est le rempart de la vertu ».
La date de ce jour est celle de l’unique antique synaxaire oriental qui comporte expressément la mémoire d’Isaac de Ninive.

Lecture

Celui qui manque de connaissance de son infirmité, manque d’humilité ; qui manque d’humilité manque de plénitude ; et qui manque de plénitude est encore angoissé.
Sans l’humilité la fatigue de l’homme ne saurait être marquée du sceau : sur le document de sa libération le sceau de l’Esprit n’a pas encore été apposé ; il est encore esclave et sa fatigue ne s’élève pas au-dessus de son angoisse. Sans l’humiliation, la fatigue de l’homme n’est pas consolidée ; sans les tentations, il n’a pas pu acquérir la sagesse ; et sans la sagesse il n’a pu atteindre l’humilité.
Il est une humilité qui vient de la crainte de Dieu et il en est une autre qui vient de l’amour de Dieu. Il en est qui sont devenus humbles par peur de Dieu, et il y a ceux que sa gloire a rendus humbles. Aux premiers la correction du maintien, l’ordre dans les sens et un cœur toujours contrit ; aux autres au contraire, une grande liberté et un cœur qui s’épanouit et ne peut être contraint
(Isaac de Ninive, Discours spirituels).

Prière

Dieu de tendresse et d’amour, qui par Isaac et les saints pères de l’Église syriaque nous as donné un récit de Jésus doux et humble de cœur, donne-nous l’Esprit saint, afin que nous vivions radicalement le saint Évangile et le commandement nouveau de la charité envers toutes les créatures. Par Jésus Christ notre Seigneur.

Publié dans Saints

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