11 mai

Publié le par echosdelabastide

Sainte Estelle Vierge (3ème s.)
Estelle ou Stella (étoile) honorée à Saintes comme ayant subi le martyre au troisième siècle.
Elle fut surtout rendue célèbre grâce au poète Mistral. Son nom était en fait Eustelle (du grec "eu"= beau, bien et "stello"= parer, orner). La forme latinisée Estelle a été donnée par Frédéric Mistral.
Gouverneur de la région de Saintes, son père était un Romain de naissance illustre; sa mère descendait d'une antique et puissante famille de druides. La curiosité de son esprit cultivé la plaça sur le chemin de saint Eutrope, premier évêque de la région. Après avoir entendu ses enseignements, elle demanda le baptême : elle fut baptisée par lui et consacrée à Dieu. Comme elle se refusait à tous les prétendants et qu'elle s'obstinait dans sa Foi, son père la fit mettre à mort dans les arènes de Saintes. Son corps fut enterré dans le tombeau même de saint Eutrope, à qui elle avait donné, peu de temps auparavant, la sépulture. Le nom de sainte Eustelle était si populaire dans la région charentaise que les évêques de La Rochelle et Saintes la choisirent pour patronne de la jeunesse chrétienne.
(Sources : Les Jeunes Saintes, par l'Abbé J. Knell, 1896 / Notice sur Sainte Eustelle, vierge et martyre de l'église de Saintes, par M. l'Abbé Briand, 1837 / Le mystère de sainte Eustelle, drame en trois actes, par le chanoine honoraire L.-M. Dubois, imprimatur de 1922)
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1060/Saint+Eutrope.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Estelle_de_Saintes



Bienheureux Aloysius * (Louis) Rabata ordre des Carmes (+ v. 1490)
Un carme sicilien qui vivait "dans l'amour de la règle" et le pardon pour ses ennemis.
Sur le site du Carmel en France, on peut lire:
"le bienheureux Louis Rabata, prêtre de notre ordre (1430-1490)
Sicilien, prieur du monastère des carmes à Randazio, il eut la tête enfoncée par un assaillant qu'il refusa de traduire en justice. Il mourut quelques mois plus tard, à 60 ans."
http://v1.carmel.asso.fr/prier/calendrier/0511.htm

*Aloïs est un prénom masculin germanique. Il provient de Alwis, al (tout) et wis (savant, lettré, sage).



Bienheureux Anthime (4ème s.)
Prêtre de Rome qui, durant la persécution de Dioclétien, fut jeté dans le Tibre pour avoir rendu témoignage au Christ.



Saint Argyros * (+ 1806)
Jeune chrétien de dix-huit ans, il travaillait chez un tailleur de Thessalonique. Un jour que les Turcs triomphants exhibaient à la terrasse d'un café un chrétien qui avait renié sa foi, Argyros s'avança vers lui et lui reprocha son apostasie. Les janissaires se jetèrent sur lui, et, pour ne pas avoir suivi l'exemple de l'apostat, il fut pendu parce qu'il était resté fidèle à Jésus-Christ.

* Ce mot utilise la racine arg- signifiant « ce qui brille » et ayant donné árgyros (ἄργυρος, « argent »)



Saints Cyrille et Méthode (9ème s.)

Les Eglises d'Orient font aujourd'hui mémoire de ces deux grands évangélisateurs de l'Europe orientale. L'Eglise d'Occident les fête le 14 févier où nous avons donné le récit de leur vie et de leur ministère.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai11bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrille_et_M%C3%A9thode



Saint François Jérôme ( de Geronimo ou de Girolamo) Jésuite italien (+ 1716)
Il était originaire de Tarente en Italie.
Jésuite, prédicateur réputé et très écouté, il favorisa l'apostolat des laïcs et de nombreuses oeuvres sociales au service des malades, des jeunes et des vagabonds.
Il fut canonisé en 1839.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-11.htm#girolamo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michelangelo_Tamburini#L.27oeuvre_missionnaire



Saint Gautier * (+ 1070)
Chanoine régulier au Dorat en Limousin, il sut allier une vie de prière intense avec le soin du monastère dont il était l'abbé. Il avait également le souci du bien matériel et spirituel des populations d'alentours. Sa fête fut établie dès sa mort.

*Gautier (ou Gaultier, ou Gauthier) est un prénom d'origine francique, et donc portés par des nobles et guerriers au Moyen Âge.Du germanique walter provenant de walden qui signifie «gouverner».

Autre biographie:
Éduqué à l’abbaye de Dorat, il y devient ensuite chanoine. Il rejoint ensuite l’abbaye d’Esterp, au diocèse de Limoges, dont il devient rapidement l’abbé (990-1070).



Saint Gengoux Martyr (+ 760)
ou Gengoul qui supporta avec une grande patience et une grande fidélité son épouse infidèle, non sans lui avoir adressé de salutaires avertissements. Il préféra quitter le cour du duc de Bourgogne et se retirer dans ses terres. Elle le fit assassiner par son amant alors qu'il dormait ans son château près d'Avallon. Plusieurs localités rappellent la mémoire de celui qui est le patron des mal-mariés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gengoux-le-National
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gengoux-de-Sciss%C3%A9

Autre biographie:
Chevalier et courtisan bourguignon marié à une femme infidèle. Pour oublier ses déboires matrimoniaux, il se retire comme ermite dans son château d’Avallon. Quelque temps après, il est assassiné dans son lit par l’amant de sa femme. Il est particulièrement vénéré aux Pays-Bas, en Belgique et en Savoie (+ 760).



Saint Ignace de Laconi Capucin (+ 1781)

de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins.
Vincent de Laconi fut reçu par les capucins et y fit profession en 1722 prenant le nom d'Ignace. Travailleur humble, illettré, il accomplissait des travaux domestiques et aimait écouter la lecture de l'Ecriture. Il a accompli prophéties et miracles.
Canonisé en 1951 par Pie XII.
Sites en lien:
Abbaye Saint Benoît, Suisse
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0074.htm
Le Carmel en France
http://v1.carmel.asso.fr/prier/calendrier/0511.htm

Autre biographie:
St-Ignace de Laconi Fils d’une fratrie de 7 enfants dont les parents sont de pauvres paysans. À 17 ans, il tombe gravement malade et promet de devenir franciscain s’il guérit, ce qui se produit. Mais son père tente de l’en dissuader. Trois années plus tard, un autre épisode tragique le convainc de suivre sa voie et il se joint donc aux moines capucins du monastère Saint-Benoît à Buoncammino, où il passe le reste de sa vie (1701-1781)

L'église de Laconi.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_de_Laconi



Saint Joseph de Kazan (+ 1672)
Il était évêque de Kazan lorsque les cosaques prirent la ville. Ils exigèrent de lui qu'il vienne à leur rencontre. Ce qu'il fit revêtu de ses ornements et accompagné de ses prêtres. Ils l'accusèrent d'avoir aidé une tribu cosaque ennemie. Il enleva ses ornements, se laissa coucher sur des charbons ardents, puis ils le montèrent sur le toit de la cathédrale et le précipitèrent dans le vide.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kazan



Saint Maïeul de Cluny Quatrième abbé de Cluny (+ 994)

Saint Maïeul (ou Mayeul) était né dans les Alpes de Haute-Provence, fit ses études à Lyon et à Mâcon où il fut également professseur. Cluny était en pleine réforme du monachisme occidental. Il fut ainsi requis en Souabe, à Ravenne, à Marmoutiers, à Rome. C'est d'ailleurs au cours d'un de ces voyages qu'il fut fait prisonnier par les Arabes retranchés en Provence et ne dut sa libération qu'au prix d'une lourde rançon. Grand était son rayonnement dans tout l'Occident. Ami des rois et des papes, il refusa même de devenir Pape. Il mourut à Souvigny (Allier).
Né en 906 à Valensoles en Provence, diacre à Mâcon (Saône-et-Loire), puis moine et 4ème abbé de Cluny (Saône-et-Loire) en 965, son influence s'étend à l'Europe entière. Il meurt le 11 mai 994 et est enterré à Souvigny (Allier)
sur le site de la ville de Souvigny:
http://www.ville-souvigny.com/
"Le 11 mai 994, St Mayeul IVème abbé de Cluny en visite à Souvigny, meurt à 87 ans. Devant l'insistance des moines et des gens du pays à garder sa dépouille, il y est inhumé sur place et Souvigny devient à ce jour, terre de pèlerinage pour des millions de femmes et d'hommes de I'occident chrétien".

Autre biographie:
PIERRE LE VÉNÉRABLE ET LES SAINTS ABBÉS DE CLUNY (X-XIIe s.)
En France, entre le X è et le XII è siècle, les abbés Odon, Mayeul, Odilon, Hugues et Pierre le Vénérable rendent célèbre le nom de Cluny dans tout l’Occident.
En 909, le duc d’Aquitaine avait fait don à l’abbé de Baume, Bernon, de la localité de Cluny, pour qu’il y fondât un monastère dédié aux saints Pierre et Paul. C’est ainsi que commençait l’une des plus remarquables aventures du monachisme occidental.
Odon, qui avait pris part à la fondation de la nouvelle abbaye, en fut le premier grand maître. Il donna à la vie clunisienne ce mélange savant de grandeur et d’humilité qui en marquera l’histoire au long des siècles.
Odon proposa le retour à l’idéal de l’Église primitive par le partage des biens, la vie commune, l’assiduité à la prière, et il voulut en même temps que l’architecture et la liturgie fussent des signes tangibles de la Jérusalem céleste à laquelle les moines aspirent de tout leur être.
Les abbés de Cluny surent discerner les voies qui mènent à Dieu en tout ce qui apparaît beau et bon dans la réalité créée, unissant culture et vie spirituelle pour répandre la bonté et la paix et pour témoigner de la miséricorde et de la beauté du Seigneur.
À Odon (927-942) succéda une série impressionnante d’abbés de grande envergure, qui maintinrent au moins durant deux siècles l’abbaye de Cluny au sommet de la vie spirituelle : Mayeul (948-994), Odilon 5994-1048), Hugues (1049-1109), et enfin Pierre le Vénérable (1122-1156).
En Pierre le Vénérable, homme d’une vaste et sereine humanité, intelligent et cultivé, alliant la force à la douceur, les caractéristiques les plus belles de la spiritualité clunisienne trouvèrent sans doute leur expression la plus authentique. Il rechercha toujours la charité intelligente et prudente, la discretiva caritas, l’humble charité qui seule peut établir la vie fraternelle à l’intérieur de l’Église et ouvrir le cœur de tous au dialogue et à la communion.

Lecture

Le jour où je mourrai, le prieur de Baume, quel qu’il soit, offrira à tous ses frères, au réfectoire ou à l’infirmerie, le menu des grands jours et des solennités majeures, c’est-à-dire du bon pain, des fèves, de l’excellent vin, des poissons délicieux de fort grande taille. Quant aux malades, si ce n’est pas un jour de très grande abstinence, il leur sera servi une superbe portion de viande. Le même jour, on offrira à cent pauvres du pain, du vin et de la viande ou, si c’est un jour d’abstinence officielle, on les rassasiera d’aliments qu’il est possible de manger ce jour-là. Et tout cela, par grâce de Dieu, on le fera toujours le jour anniversaire de ma mort. Tant que je serai en vie, ces repas spéciaux seront servis sans aucune restriction aux frères et aux pauvres, le 9 des calendes de novembre, vigile de la consécration de notre Église majeure.
(Pierre le Vénérable, Constitutions de Baume)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFeul_de_Cluny
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Cluny



Saint Mamert Evêque de Vienne, en Dauphiné (+ 477)

Il serait peut-être né à Lyon. Ce dont on est sûr c'est qu'il devint prêtre un demi-siècle avant le baptême de Clovis et toute sa vie dans l'Eglise se déroula durant les invasions des barbares. Evêque de Vienne, il était là quand les Burgondes s'installèrent dans la vallée du Rhône, répandant l'arianisme en même temps que leurs cousins, les Wisigoths de Toulouse. Il ne semble pas qu'il ait réussi à convertir ces Burgondes. Mais il est surtout célèbre pour avoir institué la prière des "Rogations" à la suite de plusieurs tremblements de terre, inondations et sécheresses. Il imagina de faire, trois jours de suite, des processions dans les champs pour demander au ciel la cessation de ces fléaux. Le pape Léon III les rendit obligatoires dans toute l'Eglise au 9ème siècle.

Autre biographie:
Archevêque de Vienne. Il se consacre également à l’étude de la théologie. En 463, il entre en conflit avec le Pape Saint-Hilaire au sujet des privilèges au diocèse d’Arles. Il est le créateur des processions des Rogations et il fait bâtir une église consacrée à Saint-Ferréol (+ 477)
Saint-Mamert est le premier du terrible trio des trois 'Saints de glace'.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mamert_de_Vienne
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/11/index.html



Saint Mocius (4ème s.)
D'origine romaine, il était né en Macédoine et fut ordonné prêtre. Durant les persécutions ordonnées par Dioclétien, il fut arrêté, torturé puis décapité à Byzance. Les détails de son martyre sont très proches de ceux de saint Acace également martyr à Byzance et que nous avons fêté le 7 mai.



Saint Nicodème (+ 1325)
Il se distingua tout d'abord comme higoumène du monastère de Chilandar au Mont-Athos. Elu archevêque de Serbie, il travailla à la conversion des hérétiques bogomiles, favorisant l'instruction de son peuple par l'édition de nombreux écrits religieux en langue serbe. Il s'endormit en paix au monastère de Pecs.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Nicod%C3%A8me



Saint Possesseur Magistrat à Verdun (+ vers 485)
Il est nommé évêque en 470 et doit composer avec une période de grands troubles, marquée par des vagues successives d’invasions barbares : Francs, Vandales, Goths, etc.




Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Odon, Mayeul, Odilon, Hugues et Pierre le Vénérable, abbés de Cluny (calendrier monastique)

Coptes et Ethiopiens (3 basans/genbot) : Jason (1er s.), un des 72 disciples (Église copte)

Luthériens : Johann Arndt, témoin de la foi en Basse Saxe (Voir ci-dessous)

Maronites : Pontien (IIIe s.), martyr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pontien

Orthodoxes et gréco-catholiques : Cyrille (+869) et Méthode (+885), équivalents des apôtres et lumières des Slaves ; Maucius de Byzance (+ env.295), hiéromartyr ; Dédicace de la ville de Constantinople à la très sainte Mère de Dieu (330)http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai11.html

Syro-occidentaux : Jacques de Nisibe (338), évêque
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Nisibe

Syro-orientaux : Philippe et Jacques, apôtres (Église malabar)



JOHANN ARNDT (1555-1621) pasteur luthérien

Le 11 mai 1621 meurt à Brunswick, en Allemagne, Johann Arndt, théologien et spirituel luthérien.
Johann était né en 1555 à Edderitz. Il avait grandi en se nourrissant des œuvres des mystiques médiévaux et de l’Imitation de Jésus Christ, à quoi il associera avec le temps une étude approfondie des théologiens de la Réforme, à l’université de Helmstadt, Wittenberg, Strasbourg et Bâle.
Au-delà des lectures très diverses que son œuvre a reçues dans l’histoire, Arndt fut profondément luthérien dans son inspiration, même s’il développa de façon très pointue et parfois originale les intuitions déjà présentes chez Luther au sujet de la vie intérieure.
Il proposa dans ses écrits, surtout dans Le vrai christianisme, une vie chrétienne fortement centrée dans la suivance quotidienne du Christ, qui, pour Arndt, se fonde sur l’union intérieure à Dieu dans la prière.
L’impact qu’eut Arndt sur le luthéranisme allemand, surtout dans le peuple, fut énorme. Les piétistes, surtout leur chef de file Philipp Jacob Spener, lui voueront une grande admiration.
Signataire de la Formule de Concorde, Arndt devint pasteur dans la cité de Badeborn en 1583, mais il donna sa démission de la paroisse locale à la suite d’une controverse sur la liturgie du baptême.
S’étant rendu à Quedlinburg, puis à Brunswick, il fut nommé surintendant de la principauté du Lüneberg, charge qu’il garda jusqu’à sa mort.

Lecture

Nous sommes appelés chrétiens non seulement parce que nous croyons en Christ, mais aussi parce que nous devons vivre en Christ et lui en nous. Le vrai repentir doit jaillir du fond de notre cœur ; cœur, intelligence et sens doivent être transformés pour se conformer au Christ et à son saint Évangile. Nous devons quotidiennement être renouvelés par la parole de Dieu pour devenir des créatures nouvelles ; puisque, comme toute semence porte le fruit de son espèce, ainsi la Parole de Dieu doit-elle chaque jour porter en nous de nouveaux fruits spirituels, et comme nous sommes devenus des créatures nouvelles par la foi, c’est ainsi que nous devons vivre conformément à notre nouvelle naissance.
En nous Adam doit mourir pour qu’en nous Christ vive. Il ne suffit pas de connaître la Parole de Dieu, mais on doit aussi la mettre en pratique.
(Johann Arndt, Le vrai christianisme)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Arndt

Publié dans Saints

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