10 mai

Publié le par echosdelabastide

Sainte Solange Vierge et martyre (+ 880)
Martyre de la pureté. Dans le Berry, une petite bergère d'une grande beauté. Une humble jeune fille qui refusa d'épouser le fils du comte de Poitiers. Elle voulait se consacrer pleinement à Dieu, le jeune comte voulait l'enlever de force. Il la prit sur son cheval mais la belle paysanne était forte. Elle se débattit tellement qu'au passage d'un ruisseau, elle l'y fit tomber avec elle. Il espéra que l'eau lui permettrait de mieux accomplir son forfait. Elle sortit pour s'enfuir, il la poursuivit et, de rage, l'ayant rattrapée, lui trancha la tête.
Patronne du Berry.
Solveig (prénom viking) est fêté le 3 septembre.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyre_de_la_puret%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Solange



Saint Adelphe (+ 260)
ou Alfio en italien et de nombreux autres martyrs : les saints Philadelphe et Cyrin, les saintes Thècle et Justine, qui, par leur témoignage à Lentini en Sicile, méritèrent la couronne de gloire et un culte séculaire. On ne connaît que cette mémoire et seul le Seigneur connaît ce que fut leur existence.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Adelphe



Saints Alphée, Philadelphe * et Cyrin martyrs (+ v. 251)
Vénérés à Lentini en Sicile, probablement des frères martyrs lors de la persécution de l'empereur Dèce.

*Philadelphe est un surnom grec signifiant « Qui aime son frère ». Il a été porté par plusieurs souverains hellénistiques



Saint Antonin de Florence Frère prêcheur, archevêque de Florence (+ 1459)

Dominicain italien qui remplit les diverses charges de son Ordre avant d'être nommé archevêque de Florence. Il a laissé de nombreux ouvrages de théologie morale, de droit canonique et d'histoire. (dominicain que nous fêtons aussi selon le calendrier de l'Ordre auquel il appartenait)
L'Eglise universelle fait mémoire de lui en ce jour et rappelle que c'est lui qui dirigea les travaux du Bienheureux Fra Angelico qui, par ses fresques, ornait de prière méditative les cellules de ses frères au couvent Saint Marc de Florence, leur faisant ainsi partager sa vie spirituelle.

Autre biographie:
St-Antonin Pierozzi Fils d’un notaire de Florence, après avoir été refusé une première fois en raison de sa santé fragile, il est finalement admis chez les frères Dominicains. Ordonné prêtre, il gravit rapidement les échelons pour devenir vicaire du couvent de Foligno, vicaire général des Dominicains puis archevêque de Florence (en 1446). Diplomate et théologien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont une Histoire du monde (1389-1459)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_de_Florence
http://curia.op.org/



Saint Aurélien évêque de Limoges (3ème s.)
Saint Aurélien Cotta vécut au 3ème siècle. Il est dit qu'il succéda à Saint Martial au poste d'évêque de Limoges. Il contribua à évangéliser le Limousin.
"Un récit liturgique du Xè siècle sur la vie de Saint Martial fait d’Aurélien le successeur du Saint comme évêque de Limoges. Son corps fut solennellement élevé de terre en 1316 dans l’église Saint-Cessateur de la ville et conservé ensuite par la corporation des bouchers dans la chapelle qui porte son nom.
(source: Ostensions 2009 - Saints honorés par des Ostensions septennales)
http://www.ostensions-2009.eu/

"La chapelle Saint Aurélien de Limoges, en Haute Vienne, a vu ses fondements sortir de terre au XVème siècle. Elle abrite les restes de Saint Aurélien, ancien évêque de Limoges. Aujourd'hui propriété de la confrérie qui porte le même nom, elle est et reste le symbole de l'ancienne corporation des bouchers."
(source: Trivago)
http://www.trivago.fr/limoges-36410/eglisecathedralemonastere-/chapelle-saint-aurelien-830576/informations

"Les Saints ne sont plus à eux. Ils ne conservent rien pour eux. Ils sont à Dieu. Et comme Dieu est immortel, les Saints ne meurent pas. Ils entrent dans la gloire de Dieu. Ils reflètent la lumière de Dieu. Ils participent à la puissance de Dieu.
Les Saints dont nous vénérons aujourd'hui les reliques, saint Martial, le premier Évêque de Limoges, saint Loup et saint Aurélien, trois saints limousins..."
(source: Homélie du Cal Moussa Ier Daoud, préfet de la Congrégation pour les Eglise orientales lors de la cérémonie des ostentions - Limoges - le 7 avril 2002)
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/orientchurch/interventi/rc_con_corient_doc_20020407_homelie-moussa-daoud_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lien_de_Limoges



Bienheureuse Béatrice * d'Este Solitaire (+ 1262)
Fille du marquis de Ferrare, où elle fonde un monastère de bénédictines. Modèle de pauvreté et d'obéissance, elle est vénérée dès sa mort comme une sainte. Son culte fut confirmé en juillet 1774 et elle est inscrite au martyrologe romain à la date du 10 mai: vierge moniale, qui fonda dans les collines Euganéennes, le monastère de Gemmola et, au cours d’une brève existence, parcourut un chemin ardu de sainteté.

*Beatrix est un prénom féminin latin (qui veut dire bienheureuse) dont la forme française est Béatrice.



Saint Catalde (7ème s.)

Chapelle San Cataldo à Tarente.

Evêque de Tarente. Moine irlandais, il dirigea pendant plusieurs années une école monastique dans son pays. Parti en pèlerinage à Jérusalem, comme tant d'autres à cette époque, il s'arrêta sur le chemin du retour pour convertir à la foi chrétienne la population de la région de Tarente, revenue au paganisme après avoir été, selon la tradition, convertie par saint Pierre lui-même.

Autre biographie:
St-Catalde Irlandais, il étudie à l’école monastique de Lismore, où il enseigne plus tard comme professeur et dont il devient le doyen. De retour d’un pèlerinage en Terre Sainte, une violente tempête se déchaîne et son navire fait naufrage près de la ville de Tarente, en Italie. Il décide de s’y installer et en devient l’évêque (+ vers 685)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalde_de_Tarente



Saint Comgall Moine écossais fondateur du monastère de Bangor (6ème s.)
Moine écossais, il fonda sur la côte de l'Ulster le célèbre monastère de Bangor qui fut un centre de haute spiritualité jusqu'au temps des invasions danoises. Saint Bernard dans sa "vie de saint Malachie" n'hésite pas à considérer Bangor comme "une pépinière de saints qui a produit tant de fruits pour la gloire de Dieu." Ce monastère connut jusqu'à trois mille moines qui lui étaient agrégés. C'est de cette école de sainteté que sortit saint Colomban. C'est aussi de Bangor que se répandit en Occident la pratique de la pénitence privée et de la confession fréquente.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bangor_(Irlande_du_Nord)



Bienheureux Damien de Molokai (Joseph de Veuster) Prêtre - Religieux Picpus (+ 1889)

Né à Tremelo (Belgique) le 03.01.1840 Retourné à Dieu le 15.04.1889 à Molokaï (Hawaï) Béatifié le 04.06.1995 par Jean-Paul II à Bruxelles Joseph de Veuster naît dans une famille belge de langue flamande au village de Tremelo en 1840. Il est le septième de huit enfants dont quatre entreront en religion. Il suit l’un de ses frères dans la Congrégation des Sacrés Cœur de Jésus et Marie (ou Pères de Picpus), prenant le nom de Damien. Il y développe son amour de l’adoration eucharistique qui sera son seul soutien dans les heures de solitude, et son amour de la Sainte Vierge. Dans son ardeur missionnaire, le jeune religieux s’adresse directement au supérieur général et obtient la permission de partir, à la place de son frère tombé malade, dans la mission nouvellement fondée aux îles Hawaï. Il s’embarque avant même son ordination sacerdotale qui lui sera conférée à Honolulu. Le gouvernement avait regroupé d’autorité tous les lépreux de l’archipel dans l’île Molokaï, le Père Damien est choisi parmi d’autres volontaires pour assurer une présence sacerdotale dans cet enfer de désespoir et de misère morale. Il organise alors la vie religieuse, sociale et fraternelle dans cette île mise au ban de la société. Seul au milieu des Canaques, il souffre de ne pouvoir se confesser. Il se solidarise avec les lépreux (il aimait dire: "nous les lépreux") et même, malgré ses précautions, il est atteint à son tour par la maladie. “Qu’il est doux de mourir comme un enfant du Sacré-Coeur”, disait-il à son dernier jour. Il avait souhaité que ce fut le jour de Pâques; ce fut le Lundi Saint, 15 avril 1889.
source Abbaye Saint Benoît de Port-Valais
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/

"Construire un monde plus juste en solidarité avec les plus pauvres"
Damien : une source inépuisable d’inspiration
(la Fondation Damien)
http://www.fondationdamien.be/damien/biographie_complete-intro.cfm

Béatifié par le Pape Jean-Paul II le 4 juin 1995
Biographie sur le site site officiel de la Province de France des Frères et du Secteur France des Sœurs de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (dite de Picpus).
http://www.ssccpicpus.fr/article.asp?contenu_ssrub=Biographie+de+Damien+de+molokai+%28Joseph+de+Veuster%29+ss%2Ecc++&contenu_rub=Bx+DAMIEN+DE+MOLOKA%CF

Il sera canonisé le 11 octobre 2009 et une 'année Damien' s'ouvre à Louvain le 10 mai. (Cathobel)
http://www.ssccpicpus.com/pag.aspx?id=447&&ln=fr

le Bienheureux P. Damien de Veuster descendit dans la léproserie de Molokai – considérée alors "le cimetière et l’enfer des vivants" – et, dès sa première prédication, il embrassa tous ces malheureux en disant simplement: "Nous lépreux. " Et au premier malade qui lui dit : " Attention, Père, vous pourriez attraper mon mal", il répondit: "Mon fils, si la maladie m’emporte le corps, Dieu m’en donnera un autre."
site du Vatican
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cclergy/documents/jub_preti_20000516_checroix_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Damien_de_Molokai
http://fr.wikipedia.org/wiki/Damien_de_Molokai#Liens_externes



Saint Fronime Successeur de Saint-Sylvestre comme évêque de Besançon (IVe siècle)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Besan%C3%A7on



Saint Gordien Martyr à Rome (+ 362)
et saint Epimaque (250)
Tous deux martyrs à Rome à des dates différentes, mais célébrés ensemble parce qu'ils furent ensevelis au même endroit.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/9572/Saint-Epimaque.html



Saint Guillaume (+ 1193)
Moine anglais d'origine, il est fêté à Pontoise. Nous savons qu'il était honoré de l'amitié du roi de France Philippe- Auguste et que c'est dans le palais royal qu'il termina sa carrière terrestre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe-Auguste



Saint Hesychius (4ème s.)
Originaire de Cappadoce, il s'entretenait en son coeur avec Dieu, conformant ainsi sa vie à son nom en vivant l'hésychia. Il aurait été ermite sur le mont Maïon et martyr. Ce qui est attesté, c'est qu'à l'époque de l'empereur Constantin VI, en 781, ses reliques furent transférées du mont Maîon à Amasée.



Saint Isidore le Laboureur Paysan (+ 1130)

Statue de saint Isidore qui est portée chaque année en procession à Madrid.

Lui et sa femme furent toute leur vie domestiques de ferme chez le seigneur Vergas dans la région de Madrid. Chaque dimanche, après la grand-messe dont il chantait la liturgie au lutrin, il passait sa journée en prière. Chaque jour il prenait sur son sommeil le temps d'aller à la messe avant de se rendre à son travail. Son maître voulut se rendre compte qu'il ne perdait pas ainsi des heures précieuses. Il vint un matin et, tandis qu'Isidore était en extase, il vit les boeufs continuant leur travail, comme s'ils étaient conduits par deux anges. C'est au roi Philippe III d'Espagne que l'on doit d'avoir un laboureur authentique dans le calendrier, car il avait été guéri par son intercession.
Le 12 mars 1622, le pape Grégoire XV canonisait simultanément saints Ignace de Loyola, sainte Thérèse d'Avila, saint François Xavier, saint Philippe Néri et... saint Isidore !

Autre biographie:
Saint Isidore naquit à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas. Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle. Quoique occupé du grossier travail de mener la charrue, saint Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier. Jamais il ne négligeait en rien son travail; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges aider le Saint. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison. Saint Isidore opéra des miracles en sa faveur; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur saint Isidore du soin de sa maison. Saint Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose: celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini. Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants. "C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ." En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux.
La femme de saint Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et, à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.
Saint Isidore mourut avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors le Saint apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps. Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques; on y vit un grand concours de peuple; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.
P. Giry, Vie des Saints, p. 241

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isidore_le_Laboureur
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/10/index.html



Bienheureux Ivan Merz, laïc(1896-1928)

Ivan Merz, apôtre des jeunes d'aujourd'hui
Ivan Merz fut un jeune laïc croate qui vécut au cours d'une période historique marquée par de profonds changements politiques qui transformèrent le visage de l'Europe. Il naquit le 16 décembre 1896 à Banja Luka, occupée par l'empire austro-hongrois dans une famille libérale. Il suivit tout d'abord des études à l'Académie militaire de Wiener Neustadt, qu'il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait, pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé dans l'armée et envoyé au front, où il passa la majeure partie des années 1917 et 1918. A la fin de la Première Guerre mondiale, il se trouve à Banja Luka, où il assiste à la naissance du nouvel Etat yougoslave. En 1919-20, il se rend à nouveau à Vienne où il étudie la philosophie, puis, en octobre 1920, il part pour Paris où il suit des cours à la Sorbonne, puis à l'Institut catholique, préparant son doctorat sur l'"Influence de la liturgie sur les écrivains français", qu'il présente à l'Université de philosophie de Zagreb en 1920. Il passe ensuite l'examen lui permettant d'enseigner la langue et la littérature française et allemande, devenant professeur au Collège archiépiscopal de Zagreb, jusqu'à sa mort en 1928. Sa vie a été définie comme "un fruit spirituel spontané", car il accomplit seul sa première formation spirituelle sans passer par le noviciat ou le séminaire, sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action catholique selon les directives de Pie XI, créant également un mouvement pour les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Dans sa personnalité se retrouvent d'un point de vue ethnique et culturel des éléments des diverses nations européennes, fondus dans un ensemble harmonieux, parfaitement soudés par la religion catholique.
Ivan Merz peut servir de modèle pour les citoyens d'une future Europe unie par ses racines chrétiennes communes.
Il a été béatifié le 22 juin 2003 par le Pape Jean-Paul II.
Site officiel du Vatican

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Merz
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_fr.html
http://www.ivanmerz.hr/international/fran/franc_uvodna.htm



Saint Jean d'Avila Prêtre (+ 1529)
Ses parents étaient des juifs convertis. Il fut ordonné prêtre, après de brillantes études, à Alcala et il mit ses talents d'orateur et de théologien au service de l'Evangile. Il obtint ainsi de nombreuses conversions dont celles de saint Jean de Dieu et de saint François Borgia. Son extraordinaire clairvoyance théologique le fit suspecter par l'Inquisition espagnole qui l'emprisonna. Selon la parole du pape Paul VI "Il domina ces épreuves par une intense spiritualité."
Dès l'âge de quatorze ans, il se distingue par sa maturité intellectuelle. A Salamanque, ses études universitaires furent des plus brillantes, d'autant qu'il avait grande facilité à exprimer le sens exact de sa pensée. Il vivait une vie chrétienne profonde. Quand il perdit son père et sa mère, il se sentit libre de s'orienter vers la sacerdoce après avoir vendu la majeure partie de ses biens pour les plus pauvres. Ses prédications à Tolède attiraient les foules et, parmi ceux dont il marqua définitivement la vie, nous pouvons mentionner saint Jean de Dieu, saint François Borgia, sainte Thérèse d'Avila. Il insistait sur la nécessité de bien se connaître et bien connaître Dieu. Il fut l'un des maîtres spirituels de son temps et ses lettres sont encore d'actualité. Accusé de rigorisme, il connut même, un temps, les rigueurs des prisons de l'Inquisition. Lorsque son innocence fut reconnue, il remercia les juges d'avoir voulu le perdre et ainsi de lui avoir fait partager un temps la vie du Divin crucifié.
Canonisé en 1970 par Paul VI.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_d%27Avila



Saint Job Personnage du livre biblique du même nom, Ancien Testament
Livre de Job
Jb 1, 1 Il y avait dans le pays d'Uts un homme qui s'appelait Job. Et cet homme était intègre et droit; il craignait Dieu et se détournait du mal.
...
Jb 42, 17 Et Job mourut âgé et rassasié de jours.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Job_(Bible)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_de_Job



Saint Laurent Moine du Mont Athos (4ème s.)
Il quitta son monastère au moment de la querelle hésychaste et fonda un monastère dans la région de Volos en Grèce grâce à l'empereur Alexis III Comnène.



Saint Léonard * (6ème s.)
Retiré dans la forêt de Marchenoir en Beauce, disciple de saint Mesmin de l'abbaye de Micy près d'Orléans. Il fut inhumé dans cette localité qui perpétue sa mémoire. Saint Léonard en Beauce-41370, où toute la région venait en pèlerinage auprès de ses reliques.

*Léonard est un prénom français d'origine Germanique. À l'époque mérovingienne on disait Liudhard. Ce qui signifie en germanique « aimé fort ». De Liu qui veut dire « aimé » et de hard qui veut dire « fort ».



Saint Nicolas * Albergati archevêque de Bologne (+ 1443)
Ce fils doué, issu d’une grande famille de magistrats de Bologne suivit les traces paternelles en faisant son droit. Mais l’absolu le tenaille. Ses études terminées, c’est à la chartreuse qu’il entre. Ses dons trouvent à s’y employer: prieur de son couvent, visiteur de l’Ordre, archevêque de Bologne, cardinal. Lui qui cherchait la solitude du désert, trouve le service de Dieu au milieu de son siècle. Qu’à cela ne tienne. L’essentiel est de le servir en quelqu’endroit qu’il nous envoie. Nicolas accomplit plusieurs missions diplomatiques de conciliation entre le pape et l'empereur germanique, comme entre le pape et le roi de France. La Peste Noire ravage Bologne: Nicolas se dévoue pour ses concitoyens. Cela ne l’empêche pas de se faire le protecteur des humanistes. Voici qu’un concile général se réunit à Ferrare pour la réconciliation des Eglises d’Orient et d’Occident. Nicolas est chargé de le présider: ses qualités de négociateur seront fort utiles. C’est lui qui représente le pape pour recevoir à leur arrivée à Venise l’empereur et le patriarche de Constantinople. Il meurt à Sienne peu après la fin du concile de Ferrare-Florence ayant mené à bien sa mission qui ne lui survivra malheureusement pas.
Entré jeune dans l’Ordre des Chartreux, puis ordonné évêque, il rendit les plus grands service à l’Église par son zèle pastoral et ses légations apostoliques. (martyrologe romain)

*Nicolas est un prénom d'origine grecque, Nikólaos (Νικόλαος), qui signifie « celui dont le peuple est vainqueur » (de nikê : victoire et laos : peuple).



Saint Palais (+ 384)
Neuvième évêque de Bourges. Une localité perpétue sa mémoire: Saint Palais-18110.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Palais



Saint Palmace Consul romain, (+ 232)
Il subit le martyr en compagnie de sa femme, de ses enfants et de tous ses domestiques sous la persécution d’Alexandre Sévère.



Bienheureux Pierre René Rogue (+ 1796)
Il passa toute sa vie à Vannes en Bretagne. Etudiant au collège Saint Yves, puis au séminaire, il sera aumônier de la "Retraite des femmes". Admis dans la congrégation de la Mission, il est en même temps professeur de théologie et curé de paroisse. Malgré les interdictions de la Constitution civile du clergé, lors de la Révolution française, il continue son ministère dans la clandestinité. "Prêtre réfractaire", il est arrêté la veille de Noël 1795 alors qu'il porte l'Eucharistie en viatique à un malade. Condamné à mort, il est guillotiné deux jours plus tard en chantant un cantique qu'il avait composé. Le diocèse de Vannes le célèbre à la date de sa béatification.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vannes



Saint Simon de Vladimir (+ 1226)
Pasteur édifiant et miséricordieux, il était issu de la grande tradition monastique de la Laure des Grottes de Kiev avant d'être élevé à l'épiscopat à Vladimir. Après sa mort, son corps fut transféré à Kiev où il est encore vénéré.



Saint Villebaud (+ 660)
ou Vulbas. Gouverneur de Franche-Comté et du pays de Gex au temps de Dagobert, il fut mis à mort par le maire du palais de Bourgogne, jaloux d'avoir été contrarié par son influence auprès des grands de ce royaume. La paroisse de Saint Vulbas fut un pèlerinage fréquenté jusqu'au 19ème siècle. Saint Vulbas-01150.



Les Églises font mémoire…

Coptes et Ethiopiens (2 basans/genbot) :Théodore, disciple de Pacôme (Église copte-orthodoxe) ;
Voir ci dessous ; Job le Juste, prophète (Église copte-catholique)

Luthériens : Johann Hüglin (+ 1527), témoin jusqu’au sang près du Lac de Constance

Maronites : Simon le Zélote, apôtre ; Brasier des reliques de saint Sava (XVIe s. ; Église serbe)

Orthodoxes :mémoire du Saint Apôtre SIMON le ZELOTE
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai10.html



Saint THÉODORE DE TABENNE (+ 368) moine
Le 2 du mois de basans de l’an 368, Théodore, disciple de Pacôme et son troisième successeur à la direction de la koinonia pacomienne, remet son esprit entre les mains du Seigneur, dans une paix et une douceur conquises de haute lutte.
Tout jeune, Théodore avait embrassé la vie anachorétique en se retirant dans un monastère du diocèse égyptien de Shne. Épris d’absolu, il comprit la grandeur de Pacôme par les récits qui circulaient dans les milieux monastiques ; il partit donc pour Tabennesi, la première communauté cénobitique chrétienne née en terre d’Egypte, pour pouvoir connaître le père de la « sainte koinonia ».
Pacôme en fit bien vite son disciple de prédilection, même si Théodore dut lutter bien des années, jusqu’après la mort de son maître, pour combattre la tentation de l’orgueil et du pouvoir qui, depuis le début, allait de pair avec son radicalisme ascétique.
Pacôme lui confia des charges importantes : il eut recours à ses services pour ramener les frères à l’obéissance évangélique, pour commenter les Écritures, pour dissiper les situations délicates. Mais Théodore trahit la confiance de Pacôme, qui n’en fit pas son successeur immédiat. Il ne deviendra vraiment disciple et imitateur de l’humilité et de la douceur de Pacôme qu’après la mort de ce dernier, quand il apprendra, dans une communauté déchirée par des schismes et des divisions, à prendre sur lui le péché de ses frères, acceptant d’être solidaire avec eux dans leur échec. Ainsi la liturgie définit à juste titre Théodore comme « le sanctifié », pour montrer son long cheminement à travers les contradictions qui éprouvèrent son tempérament et le façonnèrent en conformité avec l’Évangile.

Lecture

Théodore enfin parla ainsi : « Seigneur Dieu miséricordieux, mon unique juge, tu as en pitié les vivants et les morts, toi qui connais mon cœur, mes pensées, ma conscience, mes désirs, puissent ta bonté et ta compassion parvenir jusqu’à nous dans la misère où nous sommes. Nous avons dévié des sentiers de la vie, de tes lois et de tes préceptes que tu avais donnés à notre fidèle père Pacôme et moi je me tiens à présent sur sa sainte dépouille » (Vie de saint Pacôme 198).

Prière

Tu es la gloire des ascètes, Théodore, toi qui as pris la place de ton père Pacôme. Tu as conduit tes frères sur les sentiers de la piété et tu les as encouragés par la douceur de ta parole ; tu as rendu forts les faibles et les pusillanimes en les aimant d’un amour parfait par notre Seigneur Jésus Christ. Soyez salués, vous, nos saints pères, abba Pacôme le cénobite et Théodore son disciple, que le Christ a aimés. Priez le Seigneur pour nous, qu’il nous pardonne nos péchés.

Publié dans Saints

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