05 mai

Publié le par echosdelabastide

Sainte Judith * Bénédictine au Disibodenberg (+ 1260)
ou Jutta von Sangerhausen.
Originaire de Thuringe et devenue précocement veuve, elle quitta son pays et sa parenté pour rejoindre son frère qui était grand maître de l'Ordre Teutonique. Elle passa le reste de sa vie près de lui, à Kulmsee, dans l'exercice des bonnes oeuvres.

*Judith est un prénom d'origine hébraïque. C'est la forme féminine de Jude, nom porté par l'un des douze apôtres.


Saint Ange Martyr à Licata (+ 1225)

Il est né à Jérusalem sans doute dans une famille juive convertie. Nous le trouvons chez les carmes de Palestine à l'âge de dix-huit ans où il fait profession religieuse sur ce Mont-Carmel sanctifié par le Prophète Elie. Devenu prêtre, il est envoyé quelque temps après à Rome pour défendre les intérêts de son Ordre et obtenir la confirmation de la Règle de son Ordre. Il est envoyé en Sicile pour évangéliser les cathares et c'est un jour qu'il prêchait à l'église saint Jacques de Licata en Sicile qu'il fut tué de cinq coups d'épée par un seigneur incestueux dont il avait converti la complice. Voilà pour la vérité historique. L'un de ses confrères estimant que cela ne suffisait pas, lui ajouta dans le bréviaire carmélitain d'extraordinaires péripéties. Il lui fit arrêter le cours du Jourdain, rencontrer le Christ qui le conduit en Sicile. Que sais-je encore ? L'admiration n'engendre pas toujours la vérité historique, pas seulement pour la vie des saints, mais nous-mêmes comment faisons-nous parfois pour raconter nos souvenirs de famille…

Autre biographie:
Fils d’une famille de juifs convertis. À l’âge de 18 ans, lui et son frère jumeau se joignent à un groupe d’ermites installés au Mont-Carmel (et qui constitueront les bases de la première maison carmélite). Missionnaire en Sicile, il convertit de nombreux juifs mais rencontre une grande hostilité de la part des citoyens de Palerme. Il est finalement assassiné par le comte Berenger, dont les pratiques incestueuses avec sa soeur ont été dénoncées par Saint-Ange (1145-1220)

Voir aussi:
http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/archive-05-5-2007.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Licata_(Italie)



Saint Avertin (+ 1180)

Disciple de saint Thomas de Cantorbery, ou Thomas Beckett, il accompagna son évêque lors de son exil en France. Après le martyre de saint Thomas, saint Avertin revint en France et se fixa en Touraine pour y vivre la vie érémitique.
Les habitants de la région eurent recours à sa prière et à ses conseils. Ils l'entourèrent d'une telle vénération qu'après sa mort ils donnèrent son nom à leur localité : Saint Avertin-37550.
Saint-Avertin est invoqué pour soulager les maux de tête.
Le diocèse de Tours le fête le 15 mai.
http://www.diocesedetours.catholique.fr/index.php?rub=99#761

"En 1162, le moine Aberdeen (Avertin par déformation) accompagne à Tours Thomas Beckett, archevêque de Cantorbery, pour assister à un concile. Après l'assassinat de ce dernier, quelques années plus tard, Avertin revient en Touraine et décide de vivre en ermite dans les bois de Cangé. De toutes parts, on vient alors le consulter pour des migraines et autres afflictions. Cédant aux prières des habitants, il deviendra le premier curé de la paroisse. La ville prendra son nom en 1371." (source ville de Saint-Avertin)
http://www.ville-saint-avertin.fr/com_his1.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Avertin



Saint Britton (+ 386)
Evêque de Trèves, nous connaissons son ministère par ses interventions pour soutenir un évêque espagnol lors des querelles avec les hérétiques priscillianistes. Saint Ambroise et saint Martin vinrent le rencontrer à Trèves.



Saint Ephrem (1426)

Ephrem était devenu Moine à l'âge de quatorze ans dans un Monastère qui était alors florissant. Au bout de vingt-sept années de vie ascétique, il fut pris par les Turcs, qui décapitèrent tous les autres Moines et détruisirent le Monastère ; et, du 14 septembre 1425 jusqu'au 5 mai 1426, il fut soumis à de nombreux supplices. Finalement, les barbares le pendirent la tête en bas à un mûrier, lui clouèrent les pieds et la tête sur l'arbre, puis ils livrèrent son corps aux flammes.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai05.html



Saint Euthyme (+ 305)
Martyr. Diacre d'Alexandrie en Egypte, il fut mis en prison pour avoir proclamé l'Evangile. C'est là qu'il s'endormit dans la paix du Seigneur.



Saint Euthyme (10ème s.)
Originaire de Thrace, sur les bords de la mer, il fut placé par sa mère dans un monastère de Constantinople. Il y brilla pendant trente ans par sa vertu, puis se retira hors de la ville pour y converser seul à seul avec Dieu et y mener la vie hésychaste. Au bout de quatre ans, l'évêque de Périnthos le fit élever à l'épiscopat. Il se dépensa sans compter pour ses fidèles et sa renommée fut si grande que même l'empereur venait le visiter.



Saint Hilaire d'Arles Evêque d'Arles (+ 449)
Né en Gaule (Belgique) d'une famille d'origine grecque, il suivit saint Honorat, son parent, à Lérins, puis lui succéda sur le siège épiscopal d'Arles à l'âge de vingt-neuf ans. Il présida en tant que métropolite de Provence, les conciles de Riez (439), d'Orange (441) et de Vaison (442). Il connut des débuts difficiles car son caractère lui faisait interpeller du haut de la chaire les fidèles pour les apostropher par leur nom. "Vous l'épicière, vous faussez vos balances... vous le juge, votre jugement dépend des poulardes qu'on vous donne." Il changea sa façon de parler quand il s'aperçut que son auditoire se clairsemait et qu'ainsi la Parole de Dieu n'était plus entendue.

Autre biographie:
Fils d’une famille païenne de la Lorraine, il occupe un poste important dans la fonction publique locale. Très proche de son parent Saint-Honorat, il se laisse convaincre par ce dernier et abandonne sa vie civile. Ayant distribué tous ses biens aux pauvres, il se fait baptiser et se joint aux moines de Lérins. Il devient ensuite le secrétaire de Saint-Honorat lorsque ce dernier est nommé évêque d’Arles. Un peu plus de deux ans après, Saint-Honorat décède et Saint-Hilaire lui succède (en 429) malgré son jeune âge (28 ans). Il administre son diocèse avec zèle si grand qu’il entre en conflit avec plusieurs citoyens et doit être rappelé à l’ordre par le Pape. Il est l’auteur de plusieurs écrits (notamment un panégyrique de Saint-Honorat), dont quelques-uns subsistent (400-449)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai05bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilaire_d%27Arles
http://stmaterne.blogspot.com/2008/05/saint-hilaire-darles-un-belge-comme.html



Saint Jovinien (+ 260)
Martyr et témoin du Christ à Auxerre.



Saint Maurant (+ 350)
ou Mauront. Baptisé par saint Riquier, il passa toute sa vie dans sa Flandre natale. Sa première éducation terminée, il fut envoyé à la cour du roi Clovis II où il demeura plusieurs années. Au moment où sa famille voulut le marier, il refusa. Sa mère, craignant qu'il ait pris cette décision pour mieux s'adonner à la débauche, consulta l'évêque saint Amand qui la rassura. La décision de saint Maurant était guidée par un appel de Dieu. Et c'est ainsi que nous le retrouvons moine du monastère du Breuil et père spirituel de l'abbaye de Marchiennes. Il s'endormit dans le Seigneur après une vie pleine de mérites et de vertus.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Maurant



Saint Maxime Evêque de Jérusalem et martyr (+ 350)
Il était évêque de Jérusalem quand il fut condamné aux mines pour avoir confessé la divinité de Jésus-Christ. Il fut libéré lors de la paix constantinienne. Il fut présent au concile de Nicée en 325 et soutint saint Athanase lors de son expulsion par les ariens. Lui-même d'ailleurs fut chassé par eux de son siège de Jérusalem.



Saint Michée de Radonège (+ 1385)
Saint Michée était disciple de saint Serge de Radonège qu'il rejoignit dans la vertu. Grande était la pureté de son coeur et sa douceur.
Depuis sa mort, ses reliques sont vénérées à la Laure de la Trinité Saint Serge, non loin de Moscou.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1447/Saint+Serge+de+Radon%25E8ge.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_de_Radon%C3%A8ge



Saint Nunzio Sulprizio Orphelin (+ 1836)
Orphelin très tôt, il fut recueilli par son oncle qui ne se privait pas de le battre. Ouvrier à Naples, il portait les trace d'une ancienne plaie à la jambe, causée par ces traitements. "Le petit saint boîteux" comme l'appelaient ses camarades de travail, était patient et plein de douceur, humble et fidèle à la prière. Avec toute la dignité de sa foi à l'égard de ses frères aimés par Dieu, en Jésus-Christ, il partageait la peine et les difficultés des travailleurs pauvres de son temps. Il meurt à 19 ans laissant au monde ouvrier son message de foi et de charité.



Saint Sacerdos évêque de Limoges (+ v. 720)
Fêté au diocèse de Périgueux, il fut évêque de Limoges et de toujours patron de la ville de Sarlat, en Périgord.
Avant l’épiscopat, il fut d’abord moine puis abbé et choisit de terminer sa vie en moine. (martyrologe romain)
Sur le site du diocèse de Périgueux, paroisse St Sacerdos.
http://www.diocesedeperigueuxetsarlat.cef.fr/spip.php?article172
Voir aussi de saint Sacerdos à Saint-Sardos sur le site du village de Saint-Sardos (Tarn-et-Garonne):
http://www.saint-sardos.fr/us_histoire.htm

"Sacerdos naquit vers le milieu du Vème siècle au lieu de Calviac en Quercy où son père Laban et sa mère Mondane, qui étaient de Bordeaux, s'étaient retirés. Laban mourut peu d'années après et laissa son fils sous la tutelle de Mondane qui lui donna une excellente éducation et les plus grands principes de religion. Elle le mit sous la discipline de Saint Capuan, évêque de Cahors qui lui conféra les ordres sacrés. Sacerdos revint alors dans sa patrie à Calabre ou il trouva un petit monastère pauvre, vivant d'aumône. Sacerdos fit réparer ce monastère ou il prit l'habit quelques temps après et y vécut sept ans en tant que simple religieux. Après quoi, il fut élu abbé. La réputation de sa sainteté fut telle que, l'évêque de Limoges, Aggerius, étant mort, il fut unanimement élu à sa place. Sacerdos gouverna son diocèse pendant plusieurs années mais, voyant sa fin proche, souhaita mourir dans son monastère. Il n'y parvint pas mais fut quand même inhumé dans l'église du monastère. Il s'y fit depuis de nombreux miracles, mais plusieurs siècles après le monastère de Calviac est ruiné par des guerres.
Cette abbaye est alors réunie à celle de Sarlat et le corps de Sacerdos fut aussi transporté dans cette ville qui le prit pour patron. En 1122, lors de la fondation de Saint-Sacerdos, il est déjà canonisé. Un buste-reliquaire en son honneur se trouve encore aujourd'hui dans l'église."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Sacerdos_de_Sarlat



Saint Sacerdos de Saguntum Évêque espagnol, vénéré à Murviedro (+ 560)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Murviedro


Saint Serdon Évêque de Sagonte (VIe siècle)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sagonte


Sainte Teutérie Vierge, ermite près de Vérone (VIIe-VIIIe siècle)
http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9rone


Sainte Valdrade Vierge, Abbesse à Metz (+ vers 563)



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Philippe, apôtre (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (27 barmüdah/miyazya) : Victor le Général (IVe s.), martyr (Église copte)

Luthériens : Gothard (+ 1038), évêque à Hildesheim

Maronites : Irène de Maghedon (IVe s.), martyre ; Pélagie de Tarse (IVe s.)

Orthodoxes et gréco-catholiques : Irène de Maghedon, mégalomartyre

Publié dans Saints

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