04 mai

Publié le par echosdelabastide

Saint Sylvain de Gaza Evêque de Gaza, martyr (+ 311)
Condamné aux mines avec 40 autres chrétiens. Comme tous les condamnés aux mines, il eurent un oeil arraché et un pied brûlé avec un fer rougi. Quand ils furent jugés "inutiles", en raison de leur état physique, on s'en "débarrassa" comme on le faisait pour tous les condamnés aux mines; ils furent décapités. Il vivait à Gaza sous le règne de Dioclétien. C'était un homme doux et pacifique qui servit l'Eglise comme prêtre durant de longues années.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvain_de_Gaza



Saint Albian (+ 304)
Evêque d'Albée et ses disciples martyrs non loin d'Ephèse.



Saint Antoine du Rocher Fondateur du monastère de Saint Julien (6ème s.)
Selon la tradition acceptée par l'Eglise de Tours, il serait l'un des cinq moines qui furent envoyés par saint Benoit de Nursie lui-même, sous la conduite de saint Maur. Il fonda dans le diocèse de Tours le monastère de Saint Julien, puis suivit son attrait pour la solitude à quelque distance, sur les bords de la Loire. Il s'endormit dans le Seigneur, plein de mérites et de vertus. Une localité rappelle son séjour en cet endroit : Saint Antoine du Rocher-37360.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1483.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_434.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Antoine-du-Rocher



Sainte Antonine (+ 311)
Brûlée vive à Nicomédie pour sa persévérance à confesser la divinité du Christ.



Saint Ethelred (+ 716)
Fêté en Angleterre dont il fut l'un des premiers rois (roi de Mercie). Après avoir régné trente ans, en 704, il alla s'enfermer dans un monastère à Bardney et y vécut saintement les treize dernières années de sa vie.
Il est le frère des saintes Kineburge et Kineswide.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/763/Saintes-Kineburge--Kineswide-et-Tibba.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ethelred_de_Mercie



Saint Florian Martyr à Lorsch (+ 304)

Ancien officier romain retiré à Cetium (Zeiselmaur en Autriche) il fut arrêté à Lorch en Carinthie autrichienne où il était venu secourir des chrétiens emprisonnés pour les réconforter. Arrêté et jugé sommairement, il fut noyé dans l'Enns.
Il est le protecteur de l'Autriche où son culte est resté très vivant.

Autre biographie:
Jeune officier romain basé sur le territoire qui correspond actuellement à l’Autriche. Durant la persécution de Dioclétien, ordre lui est donné d’exécuter un groupe de chrétiens. Ayant refusé, il avoue sa foi dans la religion chrétienne, ce qui lui vaut d’être condamné à être jeté dans la rivière Ems (près de Lorch) avec une lourde pierre attachée au cou (+ 304) Saint-Florian est l’un des saints patrons de l’Autriche, mais aussi des ramoneurs de cheminées, des tonneliers, des brasseurs et des personnes qui sont en danger d’être noyées. Il est invoqué pour avoir une bonne récolte et pour lutter contre le feu, les inondations et les orages.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Florian
http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/figures/FLOmytho.htm



Saint Gautier abbé de saint Martin de Pontoise (+ 1099)
ou Walter.
Les diocèses d'Ile de France célèbrent aujourd'hui saint Gautier de Pontoise dont nous avons fait mémoire au 8 avril. Il était moine à l'abbaye saint Martin de Pontoise, mais préférait la solitude. Quand il fut élu abbé, il s'enfuit plusieurs fois à Cluny, puis à Tours. Il fallut l'intervention du Pape Grégoire VII pour le ramener à la tête de ses frères. Ce que saint Gautier fit avec une humble obéissance.



Saint Gervold Abbé de Fontenelle (VIIIe siècle)



Saint Girons (?)
Honoré de tous temps dans le diocèse d'Aire et Dax. Plusieurs localités témoignent de l'existence de son culte mais ne nous apprennent rien de sa vie : Saint Girons d'Aiguevives-33020 - Saint Girons-64300.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Girons_(Ari%C3%A8ge)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Girons-d%27Aiguevives



Saint Gohard Evêque d'Hildesheim (+ 1038)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildesheim
(Godehard, Gothard ou Goewaert)
Confesseur.
Moine de l'abbaye d'Altach qu'il quitta, lorsqu'on voulut le nommer Père Abbé, pour devenir moine-pélerin. Il devint curé d'Arneke de 999 à 1002 et prêcha dans plusieurs paroisses de la Morinie sous la protection de l'évêque de Thérouanne ce qui lui valut d'être appelé l'apôtre des Flandres.
Il retourna à son abbaye et en fut Abbé pendant 20 ans.
Il devient évêque d'Hildesheim en 1022. Il fut inhumé dans la cathédrale.
Il est canonisé en 1132 par le pape Innocent II.
A Hidelsheim et à Arneke, les chrétiens viennent prier par son intercession pour lutter contre les maladies des os et les longues maladies.
Il est patron de Mazembroz (Fully, Valais suisse)
Neuvaine de St Gohard, Arneke le 6 mai 2007, homélie de Mgr Defois
http://catholique-lille.cef.fr/page/homelies_comments.php?id=1406_0_6_0_C

"Saint Gohard fut ici, parmi nos ancêtres, le fondateur de l'Eglise du Christ. Dans ces campagnes païennes et souvent détruites par des passions de violence, il a ouvert les yeux et les cœurs pour révéler la grandeur de l'amour. Et ainsi par la foi en l'amour il a été un artisan de paix et un signe vivant de la joie de croire. Et c'est bien pourquoi notre neuvaine faite en mémoire de lui est en même temps une fête pour redonner à nos communautés paroissiales un visage d'amour et de joie."
Il fut d'abord moine en Germanie à Niederalteich. Il devint prieur puis abbé de son abbaye. Avec l'empereur saint Henri, il ranima le monachisme en Germanie. Son zèle le désigna pour être élu évêque d'Hildesheim dans le Hanovre. La chapelle qui lui fut dédiée dans le massif des Alpes porte désormais sa renommée dans l'Europe des voyageurs et des touristes.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1497/Saint-Henri-II.html
Notre saint a donné son nom à un massif des Alpes Suisses.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gothard



Saint Grégoire l'Illuminateur Apôtre de l'Arménie (+ v. 325)

Confesseur et évêque.
Il est le véritable fondateur de l'Eglise arménienne, même si une tradition sérieuse fait remonter les premières communautés chrétiennes à l'époque apostolique. Ce qui s'appuie sur le fait que les soldats romains envahirent le pays et que les marchands furent aussi les "transporteurs de la foi", comme les lettres de saint Paul nous le disent pour ses amis, fabricants de tentes à Corinthe.
La tradition primitive et constante de cette église reconnaît pour premiers fondateurs les apôtres Saint Thaddée et saint Barthélémy, qu’elle nomme, par antonomase, les Premiers Illuminateurs de l’Arménie.
Saint Grégoire était de la famille royale de Tiridate III. Découvert comme chrétien, il connut d'abord près de quinze ans de cachot, mais à la suite d'une maladie du roi, il revint en grâce auprès du souverain, le convertit et c'est ainsi que l'Arménie fut la première nation à donner la paix à l'Eglise et même à reconnaître le christianisme comme religion d'Etat, 75 ans avant l'empire romain.
Sacré évêque par le métropolite de Cappadoce, il sut instruire les prêtres idolâtres pour les conduire au sacerdoce chrétien.
Afin d'assurer la vie de l'Eglise, il consacra évêque son fils Aristakès.
L’Eglise Apostolique Arménienne lui a consacré trois fêtes, celle de son supplice et de son entrée dans le cachot, celle de la sortie du cachot profond et celle de la découverte des Reliques de Saint Grégoire l'Illuminateur, le samedi avant le 4e dimanche après la Pentecôte.

«La conversion de l'Arménie, qui a eu lieu au début du IV siècle et qui est traditionnellement située en l'an 301, donna à vos ancêtres la conscience d'être le premier peuple officiellement chrétien, bien avant que le christianisme ne soit reconnu comme religion de l'empire romain»
Jean-Paul II : lettre apostolique du Saint Père à l'occasion du 1700e anniversaire du baptême du peuple arménien.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_20010217_battesimo-armenia_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_l%27Illuminateur
http://www.netarmenie.com/religion/eglise/eglise.php
http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/gregoire.html



Sainte Hélène * (?)
Les croisés rapportèrent des reliques qu'ils avaient pillées à Constantinople lors de la quatrième croisade. Les chrétiens de Troyes furent heureux d'en avoir une part. Garnier, leur évêque qui était de la croisade, les attribua à une sainte Hélène, mais n'en dit pas plus, n'en sachant d'ailleurs pas plus. Son successeur envoya un messager à Constantinople pour information. Il n'en rapporta que des informations entachées d'un tel anachronisme que l'on ne pouvait les accepter. Hélène aurait été fille du roi de Corinthe et sa piété fut récompensée par le don des miracles. Le culte de sainte Hélène fut autorisé dans le diocèse de Troyes en 1211. Sa châsse magnifique fut détruite à la Révolution. Aujourd'hui on se souvient seulement qu'elle fut honorée dans la ville de Troyes.

* Hélène est un prénom féminin d’origine grecque (Ἑλένη Helénē). Le prénom n'a aucun rapport ni avec le soleil, ἥλιος "hélios", ni avec hellène (dans le sens de "grec"), Ἑλλην. Hélène peut venir du grec "hêlê" (éclat du soleil) ou encore "hélènè" une sorte de flambeau rituel, donc garde le sens de la lumière.



Saint Jacques Diacre et martyr à Bergame (+ 380)
Les ariens l'attaquèrent un jour qu'il prêchait. Ils le blessèrent à la tête d'un coup de flèche, puis, malgré ses fidèles qui prirent sa défense, il fut précipité au sol et achevé à coups de bâtons.



Bienheureux Jean-Martin Moyë Prêtre des Missions étrangères de Paris (+ 1793)

Né à Cutting en Lorraine, il fonda les Soeurs de la Providence pour "l'éducation de la jeunesse" (Directoire). Entré ensuite aux Missions Étrangères de Paris, il partit pour la Chine où il créa "les vierges chinoises" consacrées à l'évangélisation de leurs frères. Épuisé par les contradictions et la maladie, il revint en Lorraine en 1784. Au moment de la Révolution française, il s'exila avec les religieuses de la Providence en Allemagne et s'éteignit à Trèves le 4 mai 1793.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Martin_Moye
http://moye.chez-alice.fr/biographie.htm



Saint John Houghton Martyr en Angleterre (+ 1535)
et ses compagnons martyrs, Robert Lawrence, Augustin Webster, tous deux chartreux et saint Richard Reynolds, brigittain. Tous fidèles à la foi de l'Eglise romaine, catholique et apostolique, jusqu'à donner leur vie pour elle qui est le Corps du Christ.
Il fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10122/Saints-Quarante-martyrs-d-Angleterre-et-du-Pays-de-Galles.html http://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_d%27Angleterre_et_de_Galles



Saint Malou (6ème s.)
ou Malulfe, évêque de Senlis qui est célèbre par sa conduite miséricordieuse. Il avait été méprisé par le roi Chilpéric. Quand le roi fut assassiné à Chelles, en Ile de France, et abandonné de tout le monde, saint Malou, pardonnant les injures, fut le seul à se préoccuper de la sépulture de celui qui l'avait rejeté.



Saint Marcouf Abbé près de Coutances (+ 558)
ou Marculphe.
Originaire de Bayeux il se fit moine, mais ne se coupa pas pour autant de la vie de ses contemporains. Il partit pour l'île de Jersey à la recherche d'une plus grande solitude. Mais les instances royales le firent revenir à Compiègne et à son monastère de Nanteuil, dans le diocèse de Coutances.
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Coutances:
http://catholique-coutances.cef.fr/communication/local/calendriersaints.php

"Né à Bayeux, fin du 5ème siècle, il se met sous la conduite de l'évêque de Coutances, Possesseur. Il est vénéré comme le principal évangélisateur du Cotentin et des îles de la Manche. Saint Hélier fut son disciple."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Marcouf



Bienheureuse Marie Léonie Paradis (+ 1912)

Son nom de famille symbolise le Canada pour les lecteurs du roman "Maria Chapdelaine", où l'on parle de ce François Paradis pour qui Maria récita tant d'Ave Maria. Issue d'une humble famille de Blairfindie, elle entre chez les soeurs marianites de Sainte-Croix pour aboutir au collège de Memracook, en Acadie. Grâce au ferme appui de son évêque, Mgr Laroque, elle fonde à Sherbrooke les Petites Soeurs de la Sainte Famille, vouées à l'éducation, aux séminaires et aux foyers sacerdotaux.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-L%C3%A9onie_Paradis
http://www.centremarie-leonieparadis.com/index_marie_leonie.htm



Saint Nicéphore (+ 813)
Né à Constantinople, dans une famille très chrétienne. A la mort de son mari et lorsque ses enfants furent éduqués, sa mère se fit moniale. Ses frères suivirent son exemple et gagnèrent la solitude érémitique. Nicéphore, en cette période de persécutions iconoclastes, préféra rester au milieu du peuple chrétien et fonda un monastère pour cela. Il prit part au second concile de Nicée qui rétablit le culte des saintes Images. Il voulut se rendre à Constantinople, mais il mourut en chemin dans l'île de Halki.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai04bis.html



Sainte Pélagie * Martyre à Tarse (4ème s.)
La tradition veut qu'elle ait été fiancée à l'un des fils de l'empereur Dioclétien. Intriguée par le christianisme, elle chercha à le connaître et se fit baptiser. Quittant les vêtements de sa condition, elle s'habilla si simplement qu'elle se fit ainsi découvrir comme chrétienne. L'empereur la fit enfermer et périr dans un boeuf d'airain rougi au feu.

* Pélagie est un prénom issu du mot grec pélagos signifiant océan.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Saints et martyrs anglais de l’époque de la Réforme

Coptes et Ethiopiens (26 barmüdah/miyazya) : Sisinnius d’Antioche (III-IVe s.), martyr (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Michael Schirmer (+ 1673), poète à Berlin

Maronites : Monique (+ 387), mère d’Augustin
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/04/index.html

Orthodoxes et gréco-catholiques : Pélagie de Tarse (IVe s.), martyre
[url]http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai04.html[/url]
[url]http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/03/index.html[/url]

Vieux Catholiques : Wiborada (+ 926), ermite et martyre



MARTYRS ANGLAIS DE L’ ÉPOQUE DE LA RÉFORME

L’Église d’Angleterre fut ensanglantée entre le XIV et le XVII è siècle par une longue série de discordes intestines. Ces luttes, qu’elles furent de nature ecclésiastique ou qu’ elles trouvèrent leur motif dans l’inextricable mariage entre pouvoir politique et religion, constituèrent une grave contradiction à l’enseignement de Jésus sur la manière d’exercer l’autorité dans les communautés chrétiennes.
La violence fit rage surtout au XVI è siècle : la faction ecclésiale qui tour à tour détenait le pouvoir n’épargna ses vexations et ses persécutions à aucun de ceux qui pensaient autrement qu’elle. Thomas More, John Fisher, Thomas Crammer, Edmund Campion le payèrent de leur sang ; de même que de très nombreux autres qui n’ont pas connu l’honneur des autels, mais furent victimes de la conviction que la vérité tout entière était l’apanage d’un seul groupe social ou ecclésial.
Pour cette raison, dans un climat ecclésial plus serein, et pour ne pas oublier à quelles contradictions avec l’Évangile peut conduire le mariage entre l’intolérance face à la différence et la confusion entre autorité religieuse et pouvoir politique, les anglicans font mémoire aujourd’hui de tous les martyrs, de toutes confessions chrétiennes, qui à cette période subirent la mort par haine de cette foi que chacun considérait, en son âme et conscience, pleinement conforme aux enseignements du Christ.

Lecture

Nous devons reconnaître honnêtement la raison pour laquelle nous faisons mémoire de certaines choses tandis que d’autres s’attachent à d’autres évocations. Alors nous apprendrions à voir que ceux qui souffrent et meurent, en dépit de leurs différences, meurent tous pour l’unique Christ que chacun cherchait à servir et à suivre. Voilà ce qui définit un martyr. Les martyrs transcendent nos causes, nos perceptions partielles de la vérité. Ils nous appartiennent à nous tous, parce qu’ils témoignent de la seigneurie du Christ sur tout homme qui se dit son disciple.
(Mark Santer, Leur Seigneur et le nôtre).

Prière

Dieu de miséricorde, quand ton Église était lacérée dans ce monde par les dévastations du péché, tu as fait se lever des hommes qui ont témoigné, dans l’histoire, de leur foi, avec courage et persévérance ; donne à ton Église la paix selon ta volonté et accorde à ceux qui ont été divisés sur terre de se réconcilier au ciel pour partager la vision de ta gloire. Par Jésus Christ.

Publié dans Saints

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