30 juillet

Publié le par Saints & Saintes

Sainte Juliette Martyre en Cappadoce (+ 303)


District de Kayseri
Kayseri est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom, située dans la région de Cappadoce au pied du mont Erciyes. La ville se situe à 320 km de la capitale Ankara et 770 km d'Istanbul. Elle est anciennement connue sous le nom de Césarée de Cappadoce.

Nous la connaissons par l'un des sermons d'un de ses contemporains, saint Basile de Césarée. Elle était riche, mais son homme d'affaires la dépouilla de ses biens. Durant la plaidoirie qui tournait à son avantage, quelqu'un cria qu'une chrétienne ne pouvait ester en justice. Le président du tribunal lui retira la parole, lui intima l'ordre d'offrir l'encens aux idoles. Ce qu'elle refusa. Elle fut immédiatement condamnée à être brûlée vive.

Autre biographie:
Veuve chrétienne de Césarée de Cappadoce, elle se fait confisquer illégalement une partie importante de sa fortune. Elle intente alors une poursuite pour récupérer ses biens, mais elle est dénoncée comme chrétienne. Comme ces événements se produisent durant la période de persécution de Dioclétien (au cours de laquelle les Chrétiens ne peuvent bénéficier des protections légales), elle se retrouve donc accusée et condamnée à périr par les flammes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Juliette
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar%C3%A9e_de_Cappadoce



Bienheureux 19 martyrs de la guerre civile espagnole prêtres, religieux et laïcs martyrs de la guerre civile espagnole (+ 1936)


Béatifiés le 11 mars 2001

En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, dix-neuf bienheureux martyrs : à Calafell, près de Tarragone, Braulion-Marie (Paul Corres Diaz de Cerio), prêtre, et quatorze compagnons les bienheureux Julien (Michel Carrasquer Fos), Eusèbe (Antoine Forcades Ferraté), Constant (Saturnin Roca Huguet), Benoît-Joseph Labre (Arsène Mañoso Gonzalez), Vincent de Paul (Canelles Vives), religieux - Thomas Urdanoz Aldaz, Raphaël Flamarique Salinas, Antoine Llaurado Parisi, Emmanuel Lopez Orbara, Ignace Tejero Molina, Henri Beltran Llorca, Dominique Pitarch Gurrea, Antoine Sanchis Silvestre, Emmanuel Jiménez Salado, novices de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tués en pardonnant à leurs ennemis - à Castelseras, près de Teruel, Joseph-Marie Muro Sanmiguel, prêtre, Joachim Prats Baltueña, religieux, tous deux dominicains, et Zosime Izquierdo Gil, prêtre diocésain - et à Barcelone, Serge Cid Pezo, prêtre salésien.
Martyrologe romain

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_la_guerre_d%27Espagne
http://www.conferenciaepiscopal.es/santos/martires.htm



Saints Abdon et Sennen Martyrs à Rome


Abdon et Sennen, détail du retable de Jaume Huguet (1459-1460), Santa Maria de Terrassa

Princes persans qui renoncèrent aux pouvoirs terrestres pour rester fidèles au Christ. Ils furent amenés à Rome, prisonniers à la suite des victoires de l'empereur Dèce. C'est là qu'ils furent égorgés en refusant de renier le Christ. Saint-Abdon est le patron des fabricants de tonneaux. Il est invoqué pour protéger les cultures des contre les intempéries.
Abdon et Sennen sont deux saints honorés dans l'église de Drudas, village au nord ouest de Toulouse en Haute Garonne.
Ils sont aussi honorés à la fête d'Arles-sur-Tech dans les Pyrénées Orientales.
http://www.ville-arles-sur-tech.fr/fetearles.htm

Egalement, sur le site de l'abbaye saint Benoit: * Bréviaire, romain, récit conforme aux actes publiés par les Bollandistes.
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome02/107.htm

Des internautes nous écrivent:
"Saint Abdon est également fêté dans la Paroisse Saints Salvy et Rustique en Minervois, diocèse de Montpellier, le 30 juillet, lieu de pélerinage près du village d'Aigne."
"Saint Abdon était vénéré sur la paroisse de Fontaine-le-Dun, diocèse de Rouen, où une léproserie portait son nom. Une statue de lui est toujours présente dans l'église du village. Son culte s'est ainsi étendu jusqu'en Normandie !"
"Il existe une statue de St Abdon et St Sennen dans l'église de Mercurey (71) et une statue de St Abdon au bord d'un chemin, dans un petit oratoire à Rully (71). Il était invoqué contre la foudre et la grêle. Ces 2 villages sont producteurs de vins de Bourgogne réputés."
"Il y a une statue en pierre de St Abdon dans l'église de Ebaty en sud Côte d'Or. Il est représenté nue tête avec les mains enchaînées. (datée du XVIIème ou XVIIème siècle, avec des traces de polychromie). Ce village est à une douzaine de km de Rully, une quinzaine de Mercurey."
"Ces deux saints sont également les patrons de la paroisse de Messac (35480) en Ille et Vilaine. Les statues (en soldats romains) font partie du rétable principal de l'église ancienne, souvent modifiée à travers les siècles et qui vient d'être restaurée."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simiot#L.C3.A9gende_d.27Abdon_et_Sennen
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/07/30/index.html



Saint Abel Ancien Testament : Fils d'Adam et Eve (Livre de la Genèse)


Caïn et Abel offrant leur sacrifice (Gravure illustration Gustave Doré)

Qui, selon la lettre aux Hébreux, "offrit à Dieu un sacrifice de grande valeur". D'ailleurs la prière eucharistique I, ou canon romain, fait mention de lui dans la prière d'offrande et de consécration. La tradition en fait le premier des martyrs et la première figure du Christ.

Autre biographie:
Dès les débuts de l’époque du Nouveau Testament, Jésus et ses disciples ont nommé Abel « le juste », lui qui n’appartenait ni au judaïsme ni au christianisme.
Depuis lors, l’Église n’a cessé de voir représentés en lui tous ceux qui ont connu le vrai Dieu, à travers sa providence dans le monde et la lumière intérieure qui repose dans la conscience de tout homme. Abel est ainsi le premier témoin de la possibilité offerte aux païens d’être objet de l’élection que Dieu a réservée par amour, dès l’aube de l’histoire, à certains personnages, pour que tous aient la vie.
Abel est juste parce qu’il est élu, et il est élu pour témoigner de l’amour de Dieu par le don total de lui-même. C’est, de fait, grâce à son sang, versé comme celui de l’agneau qu’il venait d’offrir à Dieu et dans lequel la liturgie romaine voit préfiguré le sacrifice du Christ, que dès les débuts de l’histoire, à côté de la présence du mal, est déjà présente au milieu des hommes la possibilité de la victoire du bien.
Même si Abel n’est pas un personnage historique, la tradition a vu en lui un symbole de la souveraine liberté de Dieu, qui choisit ses témoins même en dehors de l’alliance abrahamique, pour pouvoir rejoindre tout homme par l’unique réalité qui sauve, le mystère pascal du Christ, son Fils.
Dans l’Église éthiopienne la mémoire d’Abel est célébrée le 2 du mois de terr.

Lecture

Le chrétien, associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, va au-devant de la résurrection.
Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal. (Gaudium et Spes 22).
L’action du Verbe se révèle en tout esprit humain, depuis les origines du monde. Justin n’hésite pas à reconnaître des disciples du Verbe et des saints dans les païens qui ont adhéré à cette révélation, y conformant leur conduite.
Combien d’hommes, dans le monde païen, ont adhéré à une telle révélation ? C’est le secret de Dieu. Il suffisait pour notre intention que l’Écriture nous dise que certains l’ont fait pleinement pour nous autoriser à parler des saints de l’alliance cosmique.

(Jean Daniélou, Les saints païens de l’Ancien Testament)


Caïn menant Abel à la mort par James Tissot (1836-1902)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abel



Bienheureux Édouard Powell, Richard Featherstone & Thomas Abel prêtres et martyrs en Angleterre (+ 1540)


Smithfield (XIXè.s)

Edward Powell était conseiller de la reine Catherine d'Aragon, femme du roi Henry VIII. Gallois, il était chanoine à Salisbury en Angleterre et connu pour son opposition à Martin Luther. Il s'opposa à la suprématie spirituelle instaurée par Henry VIII et pour cette raison, il passa six ans en prison avant d'être pendu à Smithfield - Londres. Il a été béatifié en 1886.
Richard Feather stone était chapelain de la reine et tuteur de la princesse Mary. Dans le conflit né du divorce du roi d'avec la reine, il défendit celle-ci et fut emprisonné puis exécuté à Tyburn.
Thomas Abel, diplomé de l'université d'Oxford, était également chapelain de la reine et lui resta fidèle dans le conflit dû au divorce. Il fut incarcéré dans la Tour de Londres pendant six ans puis exécuté à Smithfield. Il fut également béatifié en 1886.

À Londres, en 1540, les bienheureux Édouard Powell, Richard Featherstone et Thomas Abel, prêtres et martyrs. Docteurs en théologie, ils s’opposèrent au roi Henri VIII dans l’affaire de son divorce et demeurèrent sans faille dans la fidélité à l’évêque de Rome. À cause de cela, après avoir été internés à la Tour de Londres, ils furent accusés de haute trahison et condamnés à être pendus à Smithfield.
Martyrologe romain

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Smithfield_(Londres)



Sainte Godeliève de Ghistelles Martyre à Ghistelles (+ 1070)


Godeleine, Godelaine ou Godelive.
Son histoire, même si elle est triste, a toute raison d'être vraie.
Elle naquit à Saint-Omer en Artois. Elle avait dix-huit ans lorsqu'elle épousa Bertholf, le seigneur de Ghistelles. Elle était bonne, jolie et douce, ce qui n'empêcha pas sa belle-mère de la haïr bientôt et son mari de décider de la faire disparaître. Ils la firent enfermer dans un cachot quelque temps après le mariage, mais elle réussit à s'enfuir et à revenir au château paternel. Son père, par souci de conscience, porta cette séparation devant l'évêque de Tournai qui exigea que les époux reprennent la vie commune. Godeliève lui obéit et revint chez Bertholf qui la fit jeter dans un étang par deux valets, quelques jours après son retour. Le comte de Flandre se soucia peu de cet assassinat, il avait d'autres soucis avec ses seigneurs pour ne pas y ajouter celui-là.
Elle est fêtée dans le diocèse d'Arras le 6 juillet, à Wierre-Efffroy, et aussi en Belgique (diocèse de Tournai-Noyon, à l'époque).
Née vers 1049, de Hemrid, seigneur de Wierre-Effroy, et de Ogine (Boulonnais)
Mariée avec Bertolf, il ne semble pas que ce fut un mariage heureux... Elle décède dans la nuit du 6 au 7 juillet 1070. Les femmes maltraitées peuvent trouver en elle un bel exemple à imiter, et sujet de consolation, puisque Godeleine, après sa mort, transforma les mœurs de son mari...
Les peintres tiennent sainte Godeleine pour vierge, puisqu'ils la représentent avec deux couronnes: celle de la virginité et celle du martyre; on la peint aussi avec une corde, mais préférablement avec un linge tordu ou une écharpe autour du cou; l'épargne qu'elle faisait sur sa maigre portion pendant sa réclusion peut être rappelée par un morceau de pain qu'elle donne aux pauvres.
Une fête et procession patronale a lieu en été le dimanche de juillet proche du 6 juillet. Fête de Sainte-Godeleine à Wierre-Effroy.
http://arras.catholique.fr/page-17426.html

À Ghistelles en Flandre, vers 1070, sainte Godelieve, martyre. Donnée en mariage au seigneur du lieu, elle eut beaucoup à souffrir de son mari et de sa belle-mère, et fut enfin étranglée par deux valets.
Martyrologe romain


fête et procession de Sainte Godeliève à Gistel

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gistel

fête et procession patronale à Gistel:
http://sites.google.com/site/godelieveprocessie/



Saint Joseph Yuan Gengyin martyr en Chine (+ 1900)


Canonisé le 1er octobre 2000 par Jean-Paul II avec les martyrs de Chine.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_zhao-rong-compagni_fr.html

À Daying, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Yuan Gengyin, martyr. Il tenait un comptoir sur le marché du village, quand fit irruption la troupe de la secte de Yihetuan, et il fut massacré en haine du nom chrétien.
Martyrologe romain


Carte indiquant la localisation du Hebei (en rouge) à l'intérieur de la Chine

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hebei



Saint Léopold de Castelnuovo prêtre capucin (+ 1942)


ou Léopold Mandic. Né en Dalmatie, frêle de nature, il désirait être missionnaire en Orient pour réconcilier les Églises séparées. C'est en confessant qu'il remplit ce désir: "ce qui attirait les pénitents, c'étaient sa bonté et sa douceur, sa compréhension si délicate de la faiblesse humaine. Ils étaient véritablement ses amis, il les aimait en vérité: voilà peut-être tout le secret de son rayonnement."
(Capucins - province de France - saint Léopold Mandic, 1866-1942)
http://www.capucins.org/Vocation_-_Capucins_Province_de_France/FS_St_Leopold_Mandic.html

Béatifié le 2 mai 1976 par Paul VI, canonisé le 16 octobre 1983 par Jean-Paul II.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_19831016_mandic_it.html

À Padoue en Vénétie, l’an 1943, saint Léopold de Castelnuovo (Bogdan Mandic), prêtre capucin, qui montra un zèle ardent pour l’unité des chrétiens et consacra toute sa vie au ministère de la réconciliation.
Martyrologe romain


Saint Léopold Mandic à Rijeka

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_Mandic
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fsaints.sqpn.com%2Fsaint-leopold-bogdan-mandic%2F
http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=592



Sainte Marie de Jésus du Saint-Sacrement Fondatrice des Sœurs Filles du Cœur de Jésus au Mexique (+ 1959)


Guadalajara (Mexique)

Née Marie Venegas de la Torre à Zapotlanejo, Jalisco le 8 septembre 1868 - Fondatrice des Sœurs Filles du Cœur de Jésus - Béatifiée le 22 novembre 1992 par Jean-Paul II canonisée le 21 mai 2000 (première femme mexicaine à être canonisée)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zapotlanejo

- biographie en espagnol
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20000521_venegas-de-la-torre_sp.html

- homélie en anglais.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000521_canonizations_en.html

À Guadalajara au Mexique, en 1959, Marie de Jésus du Saint-Sacrement (Marie Venegas de la Torre), vierge, qui passa cinquante-quatre ans à soigner les malades dans un petit hospice pour les pauvres, où elle fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Coeur.
Martyrologe romain

 


L’Hospice Cabañas (Hospicio Cabañas), situé à Guadalajara est un des plus anciens et plus grands hôpitaux de toute l'Amérique latine.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guadalajara_(Mexique)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hospice_Caba%C3%B1as



Bienheureuse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée fondatrice de l'Institut des Servantes des Pauvres au Mexique (+ 1949)
Née Vincente Chavez Orozco à Cotija le 6 février 1867 - Fondatrice de la Congrégation des Servantes de la Très Sainte Trinité et des pauvres - Béatifiée le 9 novembre 1997 par Jean-Paul II
- homélie en anglais.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1997/documents/hf_jp-ii_hom_19971109_en.html

À Guadalajara au Mexique, en 1949, la bienheureuse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée (Vincente Chavez Orozco) vierge, fondatrice de l’Institut des Servantes des Pauvres. D’une confiance totale en Dieu seul et dans le secours de sa Providence, elle donna un beau témoignage de bonté et d’attention aux affligés et aux pauvres.
Martyrologe romain

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guadalajara_(Mexique)



Saintes Maxima, Donatille et Secunde martyres à Thuburdo (+ 304)


Plan général du site de Thuburbo Majus.

À Thuburbo de Lucernaria (*), en Afrique, l’an 304, les saintes Maxime, Donatille et Secunde, vierges et martyres. Lors de la persécution de Dioclétien et de Maximien, les deux premières repoussèrent sans crainte l’ordre de l’empereur de sacrifier aux idoles et, en vertu d’une sentence du proconsul Anulinus, elles furent, avec une jeune fille, Secunde, d’abord livrées aux bêtes, ensuite égorgées par l’épée.
Martyrologe romain

(*) Thuburbo de Lucernaria, non loin de l'actuelle ville de Tunis.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thuburbo_Majus



Saint Pierre Chrysologue Evêque de Ravenne, docteur de l'Eglise (+ 451)


Ravenne était alors la résidence des empereurs d'Occident. L'évêque Ursus étant mort, le pape choisit pour lui succéder un simple diacre d'Imola, ville voisine : Pierre. On raconte que ce choix fut guidé par l'apôtre saint Pierre lui-même et saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Il était éloquent d'où son surnom. Nous pouvons le constater par les sermons qui nous restent de lui et dont l'une des qualités et sans doute la meilleure quand ils sont riches de spiritualité : la brièveté. Saint Germain l'Auxerrois se rendit à Ravenne en 418 pour plaider devant l'empereur la cause de l'Armorique opprimée par son gouverneur. Il fut reçu par l'impératrice Galla Placidia et par l'évêque Pierre. C'est là qu'il mourut assisté par Pierre durant ses derniers instants.

"Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie, levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit dans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels."

Saint Pierre Chrysologue - sermon sur le Notre Père

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Chrysologue
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/12/04/index.html
http://jesusmarie.free.fr/pierre_chrysologue.html



Saint Sylvain d'Anjou Moine de l'abbaye Saint Mesmin de Micy (6ème s.)


Eglise de Saint Sylvain d'Anjou-49480

Il est surtout fêté dans la province du Maine. Moine de l'abbaye Saint Mesmin de Micy, près d'Orléans, il s'en fut ermite sur les bords de l'Evre. Une localité conserve sa mémoire et la vénère : Saint Sylvain d'Anjou-49480.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Sylvain-d%27Anjou


Abbaye de Saint-Mesmin 1707 dessin Louis Boudan

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Mesmin_de_Micy



Saint Urse évêque d'Auxerre (+ 508)


Auxerre, l’abbaye surplombant l'Yonne

Ours, Ursus ou Urse évêque d'Auxerre de 502 à 508,
liste des évêques d'Auxerre - site de la cathédrale d'Auxerre.
http://www.cathedrale-auxerre.com/images/listeeveques.pdf

Il aurait été ermite avant d'être nommé évêque à un âge avancé pour avoir, par ses prières, sauvé la ville d'un incendie.

À Auxerre, au début du Ve siècle, saint Ours, évêque.
Martyrologe romain

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_d%27Auxerre
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_d%27Auxerre



Les Églises font mémoire…

Anglicans : William Wilberforce, réformateur social (Voir ci-dessous)

Catholiques d’occident : Pierre Chrysologue (+450), évêque et docteur de l’Église (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Éthiopiens (23 abib/hamlë) : Longin le Centurion (1er s.), martyr (Église copte)

Luthériens : William Penn, père des quakers en Angleterre ; August Vilmar (+1868), théologien en Asie

Orthodoxes et gréco-catholiques : Silas, Sylvain, Crescent, Epénète et Andronic (1er s.), disciples de saint Paul http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet30.html

Syro-occidentaux: Grégoire Bar Hebraeus (+1286), moine



WILLIAM PENN (1644-1718) témoin


Le 30 juillet 1718, meurt William Penn, une des plus grandes figures des Quakers anglais.
William était né en 1644 à Wanstead, dans le Sussex, dans un milieu fortement puritain. Après avoir connu la « Société des Amis » (les quakers) par la prédication de Thomas Loe, il dut supporter bien des mésaventures à cause de son désir manifeste de s’agréger à ce mouvement qui se voulait témoin d’une Parole capable de contester de façon radicale, même par des moyens pacifiques, la vie sociale de la société industrielle naissante tout comme des institutions ecclésiastiques de l’époque. Devenu quaker par conviction, Penn sut, grâce à sa culture, donner une profonde impulsion à ce recentrement sur le kérygme évangélique dont la « Société des Amis » avait eu besoin dès ses débuts.
Homme de grande paix intérieure, rendu doux par les humiliations supportées dans la foi, défenseur passionné de la liberté de conscience et de l’égalité entre les hommes, William Penn couronna, du moins en partie, son rêve d’une société plus libre et solidaire en acquérant, en peuplant et en organisant, en Amérique du Nord, ce qu’on appellera l’État de Pennsylvanie, dont la capitale portera le nom, chargé de sens, de Philadelphie. Il voulut que cet Etat soit dépourvu d’armée et ouvert au dialogue avec les tribus indiennes présentes à ses frontières. William Penn mourut à soixante-quatorze ans.

Lecture

La croix doit intervenir là où se trouve le péché. Certains penseront que la vie dans un cloître est une croix richement parée de mérites, mais, pour autant qu’on la dise méritoire, la vie du cloître n’est pas naturelle. La croix du Christ est d’un autre genre. Ceux qui la portent ne sont pas enchaînés comme des fauves qui s’apprêtent à mordre ; ils ne sont pas davantage incarcérés comme des criminels dont on craint qu’ils ne s’évadent… Jésus ne s’est pas enfermé dans un couvent. Il a parcouru monts et jardins, rives des lacs, villes et villages. Eh bien c’est ainsi que le chrétien doit être libre et sans contraintes.
La vraie piété religieuse n’éloigne pas les hommes de ce monde, mais elle les rend capables de vivre mieux et suscite en eux des forces pour rendre ce monde meilleur.

(William Penn, Ni croix, ni couronne)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Penn
http://orlabs.oclc.org/identities/lccn-n80-13224



WILLIAM WILBERFORCE (1759-1833) témoin


En 1833, meurt à Londres William Wilberforce, politicien et promoteur du mouvement missionnaire anglais.
William était né à Hull en 1759 ; devenu parlementaire en 1780, il assuma très jeune des responsabilités prestigieuses. En 1787, deux ans après sa conversion au mouvement évangélique, il accepta de soutenir au parlement la motion sur l’abolition de l’esclavage. La lutte contre le commerce humain des esclaves devint ainsi son principal engagement jusqu’en 1807, quand les deux chambres du parlement anglais approuvèrent une loi qui garantissait la fin de l’esclavage dans les territoires britanniques.
Mais le témoignage de Wilberforce continua ; il fut, jusqu’à la fin de sa vie, un infatigable promoteur des missions en Inde et parmi les esclaves rachetés, et fonda la Société Biblique dans son pays.
Ses trois fils comptèrent parmi les personnalités de très grande valeur spirituelle dans l’Église d’Angleterre du XIX è siècle.

Lecture

Messieurs, la politique n’est pas le principe qui me fait agir, et je n’ai pas honte à le dire.
Il y a un principe qui est au-dessus de toute réalité politique. Quand je me mets à réfléchir sur le commandement qui dit « Tu ne tueras pas « , en croyant qu’il est d’autorité divine, comment pourrais-je formuler un quelconque raisonnement qui ose le contredire ?

(William Wilbeforce, Discours à la chambre des Communes)

Prière

Seigneur, notre libérateur, tu as envoyé ton Fils Jésus Christ pour délivrer ton peuple de l’esclavage du péché : fais que, comme ton serviteur William Wilberforce a lutté contre le péché de l’esclavage, nous puissions nous aussi porter à tous notre compassion en oeuvrant pour la liberté de tous les fils de Dieu, par Jésus Christ ton Fils notre Seigneur.


schéma d'un navire négrier, 'the Brookes', utilisé pour illustrer les conditions inhumaines de transport des esclaves.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Wilberforce

 

Publié dans Calendrier

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