23 mai

Publié le par echosdelabastide

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SAINT DIDIER

(mort en 608)



Evêque de Vienne, né à Autun vers 540, il s'éleva contre la reine Brunehaut pour critiquer la vie dissolue de la cour. Lors d'un concile, il fut exilé sur de faux témoignages de viols mais fut rappelé par la reine lorsque les faux témoins moururent tous deux de manières inexplicables. Continuant à dénoncer les crimes de la reine, celle-ci envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider en 608 à Saint-Didier-sur-Chalaronne près de Lyon.

Didier de Langres Evêque (+ 356)
Didier (+ 407)
Euphrosyne (+ 1173)
Guibert de Gembloux Bénédictin à Gorze (+ 962)
Guillaume (+ 1201)
Jean-Baptiste de Rossi Prêtre (+ 1764)
Léonce de Rostov (+ 1077)
Lucius, Montanus et leurs compagnons, martyrs à Carthage (+ 259)
Marie de Cléopas (1er s.)
Michel (+ 826)
Paissos de Galitch (+ 1460)
St Désiré, évêque (+ 407)

SAINTE JEANNE-ANTIDE THOURET

(1765-1826)



Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d'une famille très chrétienne composée de neuf enfants ; ses parents exerçaient le métier d'agriculteurs.

Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt: Jeanne-Antide sera désormais l'éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l'aumône.

Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu'un riche jeune homme l'a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu'elle refuserait la main d'un roi. Après cinq longues années d'attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s'opposent à sa vocation religieuse.

Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l'habit des Filles de la Charité et on l'envoie travailler successivement à l'hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l'hospice.

La Révolution était déjà amorcée. Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d'une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse.

Aussitôt qu'elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention.

Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-elles un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s'appelleraient : Soeurs de la Charité de Besançon. Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l'énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l'espace de dix ans.

Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice. Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de : Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul. Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d'une scission entre les communautés de France et celles d'Italie.

En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l'Ordinaire du lieu. Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n'y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s'être vue refuser l'entrée de la maison mère de Besançon.

Dieu rappela à Lui sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d'Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l'Église l'élevait sur les autels.

Tiré de J.-M. Planchet, édition 1946, p. 403-404 -- Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 256-258

SAINT CRISPIN de VITERBE

Capucin

(1668-1750)



Crispin de Viterbe eut pour parents de pauvres ouvriers. Sa mère lui inspira, dès ses premières années, une grande dévotion à Marie: "Voilà ta vraie Mère," lui avait-elle dit, en le conduisant à son autel.

Le pieux enfant fut placé chez un de ses oncles qui était cordonnier ; le samedi soir, avec le petit salaire de la semaine, Crispin allait acheter un bouquet pour la Sainte Vierge.

La vue de plusieurs Capucins décida sa vocation : il avait vingt-cinq ans. Quoique faible de santé, Crispin, dans le couvent où il fut admis, suffisait à tout : il bêchait le jardin, allait à la quête, soignait les malades. Un religieux infirme, plein d'admiration pour lui, disait : "Frère Crispin n'est pas un novice, mais un ange."

Dans tous les couvents où il passait, Crispin dressait à son usage un petit autel à Marie. Un jour qu'il y avait placé deux belles fleurs, elles furent volées par deux petits espiègles. Peu après, un religieux lui donna deux cierges ; le bienheureux les alluma et sortit pour cueillir des légumes dans le jardin ; le religieux qui les avait donnés les ôta, et se cacha pour voir ce qui arriverait. A son retour, Crispin, attristé, se plaignit à Marie : "Comment ! Hier les fleurs et aujourd'hui les cierges ! O ma Mère, vous êtes trop bonne ; bientôt on vous prendra votre Fils dans les bras et vous n'oserez rien dire!"

Quand on le plaignait de son excès de travail, il disait en riant le mot de saint Philippe de Néri : "Le Paradis n'est point fait pour les lâches !" Un jour, la maladie sévit dans un couvent : "Voulez-vous risquer votre vie et aller soigner vos frères? lui dit son supérieur. Voulez-vous ? reprit Crispin ; j'ai laissé ma volonté à Viterbe, en entrant chez les Capucins." Il guérit tous les malades du couvent et revint lui-même en parfaite santé.

Il aimait beaucoup les fonctions de frère quêteur et se plaisait à s'appeler l'âne des Capucins. Si, pour l'éprouver, on l'accablait d'injures : "Dieu soit loué! s'écriait-il ; on me traite ici comme je le mérite." Sa charmante humeur l'a fait appeler le Saint joyeux.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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