1er janvier

Publié le par echosdelabastide

Dictons 

  • Jour de l'An beau, mois d'août très chaud.
  • S'il tonne en Janvier, les cuves au fumier
  • A l'An neuf les jours croissent du pas d'un boeuf.
  • Mois de Janvier, mois sans vent, est le plus méchant de l'hiver
  • En Janvier jours croissants sont souvent jours cuisants
  • Mouches en Janvier fait économiser four et grenier
  • Janvier d'eau chiche fait le paysan riche
  • Soleil d'or en Janvier est or que l'on doit envier
  • L'or du soleil en janvier, est or que l'on doit renier
  • Poussière de Janvier, abondance au grenier

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8a/Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_Janvier.jpg

Le mois de janvier est le premier mois des calendriers grégorien et julien.

Son nom vient du latin januarius, en l’honneur du dieu romain des portes : Janus.

À l’époque antique, il fut le onzième mois du calendrier romain.


Il est, d’après les psychologues, le mois le plus déprimant de l’année.
Durant ce mois, il est coutume dans les sociétés occidentales de souhaiter la
« bonne année »

Le 1er janvier est le premier jour de l'année du calendrier grégorien.

 

Il reste 364 jours avant la fin de l'année, (365 jours dans le cas des années bissextiles)

 

C'était généralement le jour de l'argile, 12e jour du mois de Nivôse, dans le calendrier républicain français.

 

Le Premier janvier ou Nouvel An ou Jour de l'An est férié dans de nombreux pays.

 

Célébrations 

Saints chrétiens 

Saints catholiques[3] et orthodoxes[4] du jour
Saints et bienheureux catholiques[3] du jour
Saints orthodoxes[4] du jour

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

Sainte Marie, mère de Dieu (1er s.)
Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine. C'est pourquoi le concile d'Ephèse en 431, la proclama la Theotokos, la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/01.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vierge_Marie


Circoncision de Notre Seigneur Jésus-Christ. L'an 1. Octave de Noël

La Circoncision de Notre Seigneur Jésus-Christ. Bartolomeo Veneto. Italie. Début du XVIe.

Dans la liturgie romaine primitive, on célébrait ce jour la mémoire de la naissance et de la maternité divine de Marie, comme en témoigne l’office solennel de «Santa Maria ad martyres» fixé au 1er janvier.
Dans l’orient byzantin, en revanche, on célèbre de longue date la Synaxe de la très sainte Mère de Dieu, au lendemain de la solennité de Noël, le 26 décembre.
Sous l’influence gallicane, et suite à l’introduction par le Pape Serge, au VIe siècle, de diverses fêtes mariales venues de l’orient, la fête de la Circoncision du Seigneur remplaça la mémoire de Marie; son but était d’inscrire dans l’histoire la célébration du mystère de l’Incarnation en distinguant symboliquement les moments essentiels de l’économie salvifique du Verbe.
Au Moyen-Age, enfin, sous l’influence de Bède le Vénérable, de Bernard de Clairvaux et de François d’Assise, se répandit en Occident la dévotion pour le Nom de Jésus: prescrite en 1721comme fête d’obligation, pour toute l’Église, elle se célébrait le dimanche entre le 1er janvier et l’Épihanie.
La mise en présence des diverses influences réunies dans une unique solennité, permet aujourd’hui à l’Église d’Occident de résumer dans l’Octave de Noël le sens fondamental de l’Incarnation, qui est la condescendance du Verbe, qui voulut assumer pleinement notre nature humaine par sa naissance dans la chair, de la Vierge Marie et par sa soumission à la Loi à travers la circoncision.
Et tandis qu’elle contemple l’abaissement du Fils, l’Église glorifie le Nom de Jésus, qui signifie: «Le Seigneur sauve », nom qui lui fut donné le jour de sa circoncision; elle saisit ainsi le sensus plenior de l’incarnation et s’ouvre à la célébration de l’Épiphanie du Seigneur manifesté au peuple d’Israël, à l’Église et au monde tout entier.

Lecture

« Seul en effet tu es vraiment Seigneur, toi pour qui dominer sur nous, c ‘est nous sauver ; tandis que pour nous, te servir, ce n ‘est rien d’autre que d’être sauvés par toi.
Comment en effet sommes-nous sauvés par toi, ô Seigneur de qui vient le salut et qui répands sur ton peuple ta bénédiction, si ce n ‘est en recevant de toi de t’aimer et d’être aimés par toi ? C’est pourquoi, Seigneur, tu as voulu que le Fils de ta droite, 1’homme que tu as affermi pour toi, soit appelé Jésus, c‘est à dire Sauveur : car c ‘est lui qui sauvera son peuple de ses péchés, et il n ‘en est pas d ‘autre en qui soit le salut. II nous a appris à l’aimer quand, le premier, il nous a chéris jusqu ‘à la mort de la croix , par son amour et sa dilection, il suscite en nous 1 ‘amour pour lui, lui qui le premier nous a chéris jusqu ‘à la fin »

(Guillaume de Saint-Thierry, La contemplation de Dieu 10,1).

Prière

Père de la lumière, en naissant de la Vierge Marie, ton Fils est venu habiter parmi nous; il s’est soumis à ta Loi et il a reçu de toi le saint Nom de Jésus: accorde-nous de trouver en lui notre paix et de le confesser comme ta bénédiction pour toute l’humanité.

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/01/index.html
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv01.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Circoncision#Christianisme




Saint Albéron Evêque de Liège (+ 1128)
ou Adalbéron. Evêque de Liège. Les contemporains ont vanté "cet homme simple et droit, sans avarice et de bonnes moeurs, qui répandait son âme devant les autels du Seigneur."



Saint Basile (+ vers 475)
Prêtre en Arles et évêque d'Aix-en-Provence (+ vers 475)



Saint Clair du Dauphiné Abbé de Saint-Marcel de Vienne (+ 660)
Originaire de Vienne en Dauphiné, il fut abbé du monastère de Saint-Marcel dans cette ville. Sa sainteté lui fit opérer de nombreux miracles durant sa vie et après sa mort.




Saint Concorde Martyr à Rome (+ 175)
Originaire de Rome, il s'était retiré en Toscane lorsqu'il fut découvert comme chrétien. Après de cruelles tortures, il fut décapité.



Sainte Emilie (+ v. 370)
ou Emmélie. Elle vécut à Césarée de Cappadoce en Asie Mineure. Mère de Saint Basile de Césarée, saint Grégoire de Nysse, saint Pierre de Sébaste, elle transforma la maison familiale en un couvent avec sa fille sainte Macrine. L'Eglise catholique romaine la fête le 30 mai avec son époux saint Basile l'Ancien.



Saint Eugend ou Oyend (+ 510)
450-510. Abbé de Condat, en Franche-Comté, abbaye fondée par saint Romain et saint Lupicin au 5ème siècle. Il y entra à l'âge de sept ans et il y vécut jusqu'à sa mort. Il en fut le quatrième abbé. Si grande était sa sainteté que la localité prit le nom de Saint-Oyend, puis fut appelée Saint-Claude.
Selon son biographe :"Il mettait tous ses soins à assigner à chaque moine les fonctions pour lesquelles il le devinait plus particulièrement doué par le Saint Esprit. Dès qu'il avait du temps libre, c'est à la lecture des Saintes Ecritures qu'il vaquait le plus volontiers de jour comme de nuit."

Autre biographie:
St-Oyend (Eugend) Originaire d’Izernore (Ain), lorsqu’il atteint l’âge de sept ans, ses parents le confient aux saints abbés Romain et Lupicien, fondateurs de l’abbaye de Condat
http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye%20de%20Saint-Claude.html
(sur la commune de Saint-Claude, dans le Jura). Très appliqué à l’étude et aux exercices de piété, il s’astreint à de grandes austérités. Il refuse l’ordination à la prêtrise, mais accepte tout de même de devenir abbé du monastère après le décède de Minase. Sous la direction d’Oyend, le monastère est enrichi d’un église qui abrite des reliques des saints apôtres André, Paul et Pierre.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv01fr.html




Sainte Euphrosyne (+ 470)

ou Emeraude. Elle était d'Alexandrie et souhaitait se consacrer à Dieu dans la virginité. Son père voulut la forcer à se marier. A 18 ans, elle usa d'un stratagème pour réaliser sa vocation. Afin d'éviter que son père ne la retrouve dans l'un ou l'autre des monastères de femmes, elle s'habilla en homme, entra dans un monastère d'hommes et mena, sous le nom d'Emeraude, une vie exemplaire. Elle ne révéla la supercherie à son père, que trente-huit ans plus tard, trois jours avant de mourir.

Autre biographie:
Fille d'un riche citoyen d'Alexandrie, elle renonce au mariage projeté par ses parents et s'enfuit pour s'engager dans la vie religieuse. Afin de ne pas être retrouvée par ses parents, elle prend des habits de moine et se fait appeler Smaragde. Dans cet habit, elle devient même le directeur spirituel de son père, qui ne la reconnaît pas. C'est seulement le jour de sa mort qu'elle lui révèle la vérité. Il devient alors moine à son tour et passe les dix dernières années de sa vie dans la même cellule que sa fille.



Saint Félix Evêque de Bourges (+ 576)
Evêque de Bourges, il laissa le souvenir d'un homme d'une grande sagesse. Il fut de ceux qui, lors du 4ème concile de Paris, surent imposer au roi Sigisbert, un changement de sa conduite à l'égard de l'Eglise.



Sainte Faine (Fanchéa) (+ 585)
Fondatrice et abbesse d'un couvent dans le comté de Fermanagh, au diocèse de Clogher, en Irlande.



Saint Fulgence de Ruspe Evêque de Ruspe (+ 533)
A la lecture des oeuvres de saint Augustin, il renonça à une brillante carrière pour embrasser la vie monastique. Devenu plus tard, évêque de Ruspe, aujourd'hui Henchir-Sbia en Tunisie, à l'époque de l'arianisme, il fut, pour sa foi en la divinité du Christ, exilé en Sardaigne où il fonda un monastère à Cagliari. Il composa alors de nombreux ouvrages que nous avons encore dans la "Patrologie" éditée par l'abbé Migne (Pères de l'Eglise). Il y combat les hérétiques ariens, monophysites et pélagiens. Il put revenir à Ruspe, quelques années avant sa mort.

Autre biographie:
Claude Gordien Fulgence est le fils d’un sénateur de Carthage, mais il voit le jour à Byzacène, ses parents ayant été obligés de quitter leur domicile pour fuir les Vandales. Orphelin de père alors qu’il est encore enfant, il est élevé dans la piété par sa mère Marianne. Après avoir reçu une excellente instruction, il étudie le latin et le grec et devient fonctionnaire des impôts. Mais bientôt, attiré par la vie religieuse, il réussit à convaincre l’évêque Fauste de l’autoriser à entrer au monastère, malgré l’opposition de sa mère. Il change bientôt de monastère pour rejoindre Félix, un de ses amis devenu abbé dans un autre monastère. Ensemble, ils déménagent à plusieurs reprises pour échapper aux persécutions et aux barbares, puis Fulgence effectue un voyage à Rome. De retour en Afrique, il fonde un nouveau monastère, est ordonné prêtre puis nommé évêque de Ruspe (Tunisie), en 508. Peu de temps après, cependant, il est exilé en Sardaigne par le roi Thrasimond, qui avait interdit la nomination d’évêques orthodoxes. En 523, le monarque étant décédé, Fulgence rentre en Afrique et retrouve son évêché. Il passe la dernière année de sa vie dans la solitude sur une île et rentre à Ruspe dans ses derniers instants afin de mourir au milieu de ses fidèles.



Saint Guillaume de Cluny Moine bénédictin à Cluny (+ 1031)
Moine bénédictin de Cluny, il fut de ceux qui en étendirent l'influence par la création de plusieurs monastères.
Fils du Duc de Volipano, bénédictin, fondateur et abbé d'une abbaye en Piémont.




Bienheureux Martyrs d'Angers (+ 1793)
Cérémonie de béatification des martyrs d'Angers et de père Giovanni Mazzucconi,
homélie du pape Jean-Paul II, Basilique Vaticane - Dimanche 19 février 1984.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1984/documents/hf_jp-ii_hom_19840219_beatificazione-repin-mazzucconi_fr.html

"Les très nombreux martyrs qui, au diocèse d’Angers, au temps de la Révolution française, ont accepté la mort parce qu’ils voulaient, selon le mot de Guillaume Repin, “conserver leur foi et leur religion”, fermement attachés à l’Eglise catholique et romaine."
Aujourd’hui ces quatre-vingt-dix-neuf martyrs d’Angers sont associés, dans la gloire de la béatification, au premier des leurs, l’Abbé Noël Pinot, béatifié depuis presque 60 ans.
Extraits du discours du pape Jean-Paul II aux pèlerins d'Angers à l'occasion de la
béatification de Guillaume Repin et ses compagnons, le 20 février 1984.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1984/february/documents/hf_jp-ii_spe_19840220_pellegrini-angers_fr.html

"L’histoire de ces 99 martyrs nous montre tout un peuple chrétien: les vocations sont diverses, la foi solide et bien enracinée. Avec leurs prêtres, les laïcs tiennent une grande place, et notamment les femmes, originaires de tous les milieux et professions. Les personnes de l’aristocratie, de la bourgeoisie, du peuple, commerçants ou paysans, sont allées ensemble au martyre.
Le témoignage des bienheureux d’Angers nous interpelle nous-mêmes dans ces pays de l’occident où la persécution ne sévit pas, mais où l’indifférence religieuse, le matérialisme, le doute, l’incroyance et le climat de permissivité morale ébranlent les chrétiens.
Nos martyrs nous appellent à un sursaut. Ils nous montrent comment nous comporter dans ce monde."
Guillaume Repin, Rosalie du Verdier, Antoine Fournier, Renée Feillatreau, Marie Cassin, Sœur Marie-Anne...

Le mot “martyr” a le sens premier de témoin. Jésus a dit: avec la force de l’Esprit Saint, vous serez mes témoins . . . jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Act 1, 8).




Saints Méduin et Eluan (+ 198)
Ils auraient été tous deux, disciples de Joseph d'Arimathie. Ce qui n'est pas prouvé, mais il est plus certain qu'avec saint Fugace et saint Damien, ils furent parmi les premiers évangélisateurs de la Bretagne.



Saint Mochua Abbé en Irlande (7ème s.)
Abbé en Irlande, il avait quitté le service militaire pour devenir moine. Le fait saillant de sa vie, c'est qu'il construisit la première église en pierre que l'Irlande ait connue.



Saint Pierre (+ 1776)
Originaire du Péloponèse en Grèce, il fut pendu à Témissis en Asie Mineure pour avoir refusé de baiser le Coran et préféré ainsi le martyre par fidélité au Christ.



Saint Télémaque Martyr à Rome (+ 400)
ou Almachius. Ermite en Orient, il vint à Rome. Descendant dans l'arène où se déroulait alors un combat de gladiateurs qui faisaient partie des jeux du cirque, il tenta de séparer les combattants. Ce fut un "tollé" général de la foule, privée du plaisir de voir le sang couler. Il fut martyrisé dans l'arêne où il avait tenté d'empêcher ces jeux païens meurtriers. L'empereur Honorius les abolit en 405.



Saint Vincent Strambi Evêque de Macerata et Tolentino (+ 1824)
biographe de saint Paul de la Croix, le fondateur des Passionnistes, qu'il avait rejoints en 1768.
Né le 1er janvier 1745, à Cititavecchia près de Rome.
En 1773, il devient responsable des étudiants au monastère Saint Jean Saint Paul à Rome.
Bon prédicateur, il écrivit un manuel appelé 'Eloquence sacrée'
Il est dit que juste avant sa mort saint Paul de la Croix lui confia la congrégation.
Recteur en 1780, élu provincial en 1781, il écrivit la vie de saint Paul de la Croix.
Nommé par le pape Pie VII évêque de Macerata and Tolentino le 26 juin 1801.
Malgré le Concordat, Napoléon envahit les états papaux et le pape fut emmené en exil à Fontainebleau en mai 1812.
Vincent et les autres évêques refusèrent de prêter allégeance à l'Empereur et s'exila de ses diocèses. Après la signature du traité de Vienne, il rejoint Rome et fut conseiller du pape Léon XII qui succéda à Pie VII.
Il mourut le 1er janvier 1824, fut canonisé en 1950.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=906&fd=0



Saint William de Dijon (962-1031)
Fils du comte Robert de Volpiano, famille de la noblesse piémontaise, dans le nord de l'Italie, moine bénédictin à Locadio et à Cluny, puis abbé de l'abbaye Sainte-Bénigne de Dijon (962-1031)



Sainte Zdislava de Lemberk tertiaire dominicaine (+ 1252)
Née vers 1215, dans une famille aristocratique à Krizanov. "Lorsqu'elle s'est mariée avec le seigneur Havel de Lemberk de la famille des Markvartic, elle n'avait que quinze ans. L'époux de Zdislava était un chevalier du XIIIe siècle devenu celèbre sur le champs de bataille. Mais il n'était pas seulement un vaillant guerrier, il avait esprit des croisés exaltés pour les affaires religieuses. Havel apportait son soutien aux frères dominicains et contribuait aussi à la construction de l'hôpital pragois Na Frantisku, bâti à l'inititative d'Agnès de Bohême, une autre sainte tchèque. Tout porte à croire que les deux saintes, Agnès et Zdislava, se connaissaient."
(source Radio Praha)
http://www.radio.cz/fr/article/12392

"Zdislava est devenue mère de quatre enfants. Avec son mari, elle a fit construire à Jablonné v Podjestedi, non loin du château de Lemberk, en Bohême du nord, l'église Saint-Laurent et un couvent pour les dominicains. Elle même est entrée dans l'ordre comme une collaboratrice laïque. Zdislava fréquentait souvent les pauvres, les pélèrins, malades, personnes nécéssiteuses rencontrant toujours un accueil chaleureux chez elle. Menant une vie modeste elle-même, elle distribuait l'argent partout où l'on en avait besoin. Aimée par tout le monde, Zdislava a reçu le nom de mère des pauvres."
Béatifiée en 1908 à Rome par Pie X.
Canonisée le 21 mai 1995 à Olomouc (Tchéquie - Moravie) par Jean Paul II.

"Son exemple apparaît éminemment actuel surtout par rapport à la valeur de la famille qui, comme elle nous l'enseigne, doit être ouverte à Dieu, au don de la vie et aux besoins des pauvres." (Jean Paul II)



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Nom et circoncision de Jésus

Catholiques d’Occident : Octave de Noël — Marie, Mère de Dieu (calendrier romain) -Circoncision de Jésus (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (22 kiyahk/tahsas) :Gabriel, archange ; Ba ala Daqsyos (Apparition de la Vierge à Ildefonse de Tolède; Église éthiopienne)

Luthériens : Nom et circoncision de Jésus ; Jour de l’An

Maronites : Circoncision de Jésus — Basile et Grégoire de Nazianze

Orthodoxes et greco-catholiques : Circoncision de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ ; Basile le Grand, archevêque de Césarée; Georges l’Ecrivain et Sabas de Chachuli (X-XIe), moines (Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Circoncision de Jésus; Basile de Césarée et Grégoire de Nysse (+ 395 ; cf. 10 janvier), pères de l’Église

Syro-orientaux : Circoncision de Jésus

Vieux Catholiques : Nom de Jésus (octave de Noël) , Jour de l’An
  • Le Jour de l'an est férié dans un grand nombre de pays, notamment tous ceux de tradition chrétienne occidentale : le Christ, dont la naissance a été fixée le 25 décembre de la dernière année de l'ancienne ère, est circoncis huit jours après selon le loi juive, soit le 1er janvier ; cet événement marque son entrée dans le monde des hommes avec un nom et une identité sociale. Son avènement en plénitude coïncide symboliquement avec la nouvelle année et l'ère nouvelle. Toutefois, l'Église catholique n'attache plus la même importance qu'autrefois à cette fête.
  • Cette journée a été proclamée la Journée mondiale de la paix à l'initiative de l'Église catholique.

Bouquet spirituel: Voici la servante du Seigneur; qu'il Me soit fait selon votre parole. Lc 1, 38

Père Éternel

LE PÈRE ÉTERNEL

TOUTE la vie du Père dans la Sainte Trinité est de «dire» Son Fils, Son Verbe, d'engendrer, par un acte unique, simple, éternel, un Fils semblable à Lui, à qui Il communique la plénitude de Son être et de Ses perfections. Dans cette Parole, infinie comme Lui, dans ce Verbe unique et éternel, le Père ne cesse de reconnaître Son Fils, Sa propre image, la splendeur de Sa gloire. -- Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis Mes complaisances. Ces paroles, prononcées sur le Thabor au moment de la Transfiguration, sont la plus grande révélation que Dieu ait faite à la terre, elles sont comme un écho même de la vie du Père. Le Père, en tant que Père, vit d'engendrer Son Fils; cette génération n'a ni commencement ni fin. Dans l'éternité nous verrons avec étonnement, admiration et amour, cette procession du Fils engendré dans le sein du Père, procession qui est est éternelle: Tu es Mon Fils, aujourd'hui Je T'ai engendré. Cet aujourd'hui est le présent de l'éternité.

C'est une chose excellente, dans la vie spirituelle, d'avoir toujours pour ainsi dire présent, aux yeux du coeur, ce témoignage du Père. Rien ne soutient si puissamment notre foi. Et disons alors: «Oui, Père, je le crois, je veux le répéter après Vous: ce Jésus qui est en moi par la foi, par la grâce, par la Communion, est Votre Fils; et parce que Vous l'avez dit, je le crois. Et parce que je le crois, j'adore Votre Fils, pour Lui rendre mes hommages; et par Lui, en Lui, pour Vous rendre aussi, à Vous, ô Père céleste, en union avec Votre Esprit, tout honneur et toute gloire.» Une telle prière est extrêmement agréable à notre Père des cieux, et quand elle est vraie, pure, fréquente, elle nous rend l'objet de l'amour du Père. Dieu nous enveloppe dans ces complaisances qu'Il prend en Son propre Fils Jésus. C'est Notre-Seigneur Lui-même qui nous le dit: Le Père vous aime, parce que vous avez cru que Je suis sorti de Lui, que Je suis Son Fils. Et quel bonheur pour une âme d'être l'objet de l'amour du Père, de ce Père «d'où descend tout don parfait» qui réjouit les coeurs! [Dom Marmion]


LA CIRCONCISION

C'est dans ce jour béni que la terre voit couler les prémices du Sang divin qui doit purifier et sauver l'humanité déchue; Jésus, le huitième jour après Sa naissance, Se soumet à la Circoncision, et commence à souffrir pour nous. -- La Circoncision était le signe de l'alliance faite autrefois par le Seigneur avec Abraham; et le peuple juif, descendant de ce grand patriarche, avait toujours été fidèle à cette pratique sacrée, considérée comme l'initiation au service du vrai Dieu. L'enfant, dans la loi ancienne, devenait enfant de Dieu par la Circoncision, comme il devient, d'une manière plus parfaite, enfant de Dieu dans la loi nouvelle par le Baptême. Jésus, Fils de Dieu et la Sainteté même, n'avait nul besoin de Se soumettre à une loi dure et humiliante, faite pour les hommes pécheurs. Mais le double but de Sa venue sur la terre Lui fait accepter de grand coeur ce premier sacrifice; Il Se montre, en ce jour, à la fois, notre Sauveur et notre Modèle: Sauveur, Il inaugure l'oeuvre de notre rédemption; Modèle, Il nous apprend à aimer la loi de Dieu, à la garder fidèlement, à ne point chercher de vains prétextes pour excuser notre lâcheté et nos désobéissances, et à guérir notre orgueil par la pratique de l'humilité. -- La Circoncision corporelle cache, du reste, pour le chrétien, un beau et grand mystère, car elle est l'image de la Circoncision spirituelle qui consiste à circoncire notre coeur de toutes ses coupables affections, à détruire en nous le péché et les passions mauvaises et à vivre d'une vie surnaturelle.

L'Apôtre saint Paul a creusé à fond le sens spirituel de la Circoncision charnelle; les Pères et les auteurs spirituels n'ont eu qu'à commenter les textes si suggestifs de ses Épîtres: "La vraie Circoncision, dit-il (Rom. II, 28), n'est pas celle qui paraît dans la chair; la circoncision est celle du coeur, dans l'esprit, et non dans la lettre." -- "Dans le Christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision n'ont de valeur, mais bien la foi, qui est agissante par la charité. Ce qui est tout, c'est d'être une nouvelle créature (Gal. V, 6; VI, 15)." -- "En Jésus-Christ vous avez été circoncis d'une circoncision non faite de main d'homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair (Col. II, 11)." Toute la doctrine du grand Apôtre se résume à montrer que l'Ancienne loi n'était qu'une figure et une préparation de la Loi du Christ, que toute la vie chrétienne consiste à renoncer à la chair avec ses convoitises pour vivre intérieurement de la vie de l'esprit, et que ceux-là seuls sont vraiment au Christ qui le suivent dans la voie du sacrifice. C'est tout l'Évangile lui-même.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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