23 février

Publié le par echosdelabastide

Saints catholiques et orthodoxes du jour 

Saint Alexandre l'Acemête Confesseur (4ème s.)
Il naquit dans une île de la mer Egée en Grèce. Sa formation littéraire à Constantinople en fit un grand lettré. Devenu militaire, il fut gouverneur du Prétoire. Après quatre années de service, il se retira au désert comme le prophète Elie, d'abord en Mésopotamie. Les disciples affluèrent et il répartit ses moines en quatre groupes : grecs, romains, syriens et égyptiens. Il leur donna pour règle de se succéder jour et nuit dans l'église pour chanter sans cesse l'office liturgique dans la langue qui était la leur. Puis, il vint à Constantinople où il fut le fondateur du célèbre monastère des Acémètes (ceux qui ne dorment pas mais se relaient pour la prière perpétuelle) dont s'inspirèrent beaucoup d'autres monastères en Orient.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_l%27Ac%C3%A9m%C3%A8te



Saint Boswell Abbé de Melrose en Angleterre (+ v. 661)
ou Boisil.
Moine disciple Saint Aidan de Lindisfarne. Devenu abbé, il fut bibliste. Il avait le don de prophétie et était réputé pour sa faculté à prêcher et il forma les saints Cuthbert et Herbert. Il mourut de la peste.
Il donna son nom à la ville de St Boswell's en Ecosse.



Saint Damien Confesseur (+ 1280)
Confesseur.
Entré au monastère d'Esphigmenou sur la Sainte Montagne de l'Athos, il s'adonna à la prière continuelle sous la direction d'un père spirituel pour éviter les pièges de sa volonté propre. Ses combats sont restés secrets, mais sa sainteté fut vite reconnue.



Saint Félix de Brescia Évêque de Brescia (+ vers 650)



Saint Florent de Séville Évêque vénéré à Séville (+ 485)



Sainte Gorgonie Soeur ainée de saint Grégoire le théologien (4ème s.)
Elle était la soeur ainée de saint Grégoire le théologien et la fille de saint Grégoire de Nazianze, où elle grandit. Mariée à un habitant d'Iconium, Aypios, elle eut trois filles qu'elle éleva dans la fidélité au Christ. Un sourire parait toujours son visage, non pas un sourire mièvre, mais un sourire de la joie intérieure. Elle était une conseillère avisée en de nombreuses questions délicates pour les chrétiens qui vivent dans le monde. Lorsqu'elle reçut, tardivement selon l'usage de l'époque, le saint Baptême, elle pria Dieu des nuits entières, puis s'en fut rejoindre le choeur des saints en la famille trinitaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Nazianze



Saint Jean le Moissonneur Confesseur (11ème s.)
Confesseur. Originaire de Calabre. Elevé par sa mère captive dans une famille arabe de Palerme, il se convertit à la foi en Jésus-Christ à l'âge de 14 ans.



Bienheureuse Joséphine Vannini (+ 1911)

Fondatrice avec le bienheureux Louis Tezza de l'Institut des Filles de Saint-Camille.
Béatifiée le 16 octobre 1994
"Elle naquit à Rome, en Italie, le 7 juillet 1859. Orpheline de père et de mère, elle fut éduquée par les Filles de la Charité jusqu'à l’âge de 21 ans.
A Rome, au cours d'une retraite, elle connut le Père Louis Tezza - à cette époque Procurateur Général des Pères Camilliens - qui comprit ses rares qualités et l'invita à collaborer à la fondation de I’Institut qu'il projetait
Femme forte et d'une profonde vie intérieure, elle sut incarner la vocation évangélique et camillienne, qui la rendit capable de se donner totalement au prochain atteint par la maladie.
Elle mourut le 23 février 1911 à Rome"
(source: la famille camillienne)
http://famille.camillienne.free.fr/temoins_vannini.html



Saint Lazare le Confesseur (+ 827)
Confesseur.
Ce moine peignait des icônes à Constantinople, alors que régnait Théophile, un iconoclaste forcené qui le fit jeter dans un cloaque. Saint Lazare s'en tira et se remit à peindre. L'empereur lui fit alors brûler la paume des mains. Mais l'impératrice Théodora le cacha dans une église, le soigna et le guérit. Devenue régente, elle mit fin à cette persécution et chargea saint Lazare d'aller annoncer la nouvelle au pape de Rome. Saint Lazare serait mort durant ce voyage, dans un naufrage, on ne sait si ce fut à l'aller ou au retour.

Autre biographie:
Moine originaire du Caucase émigré à Constantinople. Dans son monastère, il consacre tous ses temps libres à la peinture, et notamment à restaurer les peintures qui étaient systématiquement détruites par les iconoclastes, soutenus par l’empereur Théophile. Lazare est arrêté, torturé, et on lui mutile particulièrement les mains. L’empereur décédé, le culte des images saintes est rétabli par son successeur (Michel III), et Lazare est libéré, et il se fait même octroyer une charge d’ambassadeur à Rome (+ vers 867)
Saint-Lazare le Peintre est invoqué pour soulager les douleurs causées par des brûlures.



Sainte Marthe Vierge et Martyre (+ 252)
Vierge et martyre. Elle vivait à Astorga au temps de l'empereur Dèce. Le gouverneur la remarqua parmi les chrétiens arrêtés pour leur foi. Il fut conquis par sa beauté de cette très jeune fille et voulut la faire renoncer à Jésus-Christ. Comme il ne parvenait pas à la soumettre par la douceur, il eut recours à la violence. Il commanda que la vierge soit totalement dépouillée de ses vêtements devant la foule hostile et la fit battre de bâtons noueux. Elle persista dans sa décision. Le gouverneur la fit décapiter.



Saint Méraut Abbé de Vendôme (IXe siècle)



Sainte Mildburge Abbesse de Wenlock, fille du roi Merewald d'Anglie (+ 722)
Vierge. Issue d'une famille princière d'Angleterre, elle prit le voile avec ses deux soeurs au monastère de Wenlock dont elle devint abbesse et où elle fut comblée par Dieu de faveurs mystiques.



Saint Polycarpe Evêque de Smyrne (+ 167)

Evêque et martyr.
Dans sa jeunesse, il connut l'apôtre saint Jean dont il est devenu le disciple. Evêque de Smyrne, il transmettra la tradition johannique au jeune Irénée, le futur évêque de Lyon. Lorsqu'éclate la persécution commandée par Marc-Aurèle, l'empereur-philosophe, saint Polycarpe est très âgé. Il est plein de noblesse devant le proconsul :"Voilà bientôt quatre-vingt six ans que je sers le Christ, et il ne m'a fait aucun mal. Comment pourrais-je outrager mon roi et mon sauveur ?" Il est alors brûlé vif, "comme un pain dans le four" selon son expression.
Saint-Polycarpe est invoqué pour soulager les douleurs aux oreilles.

Lecture

Polycarpe, les yeux levés au ciel, dit : « Dieu tout-puissant Seigneur, Père de ton Fils Jésus Christ aimé et béni, grâce à qui nous avons reçu la joie de te connaître, sois béni pour m’avoir jugé digne en ce jour et à cette heure de prendre place au nombre des martyrs, de boire au calice de ton Christ pour la résurrection à la vie éternelle de mon âme et de mon corps dans l’incorruptibilité de l’Esprit saint. Que parmi eux je sois accueilli aujourd’hui en ta présence comme un sacrifice qui te soit agréable, de même que toi, le Dieu de vérité qui ne connaît pas le mensonge, tu l’as d’avance disposé, manifesté et accompli. Pour cela, par dessus tout, je te loue, je te bénis, je te rends gloire par l’intermédiaire de ton grand prêtre éternel et céleste, ton Fils bien-aimé Jésus Christ. A toi la gloire, avec lui et avec l’Esprit saint, maintenant et pour les siècles à venir. Amen ! »
(Martyre de Polycarpe 14)

Seigneur Dieu tout puissant, Père de Jésus Christ ton enfant bien-aimé, de qui nous avons reçu connaissance de ton nom, Toi, le Dieu des anges, des puissances et de toute la création, ainsi que de la race des justes qui vivent en ta présence, je Te bénis de m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure afin de me faire prendre part au nombre de tes témoins, et de participer au calice de ton Christ pour la résurrection de la vie éternelle de l’âme et du corps
Paroles de saint Polycarpe au moment de sa mort



Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/02/23.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsfevrier/fev23.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Polycarpe_de_Smyrne
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/5524/TM.htm#



Bienheureuse Raphaëlle Ybarra Mère de famille nombreuse à Bilbao (+ 1900)
A Bilbao, au pays basque. Une mère de famille nombreuse qui trouva encore le temps de se dévouer aux jeunes filles malades et abandonnées.



Sainte Romaine Sur les bords du Tibre, à Rome (+ 324)
Sainte Romaine aurait vécu au 4ème siècle et mourut, sur les bords du Tibre, à Rome, vers 324. Ce prénom peut aussi se rattacher à saint Romain. Ils sont plusieurs à porter ce nom :
- saint Romain du Jura + 460 (28 février) qui fonda le monastère de Saint-Romain-de-la-Roche.
- saint Romain de Subiaco + 560 (22 mai) moine en Italie.
- saint Romain de Rouen + 639 (23 octobre) qui se dévoua pour les prisonniers.
- saint Romain du Mans + 385 (24 novembre) qui s'en fut évangéliser le bordelais et la région de Blaye.



Saint Sérène Martyr à Sirmium (+ 307)
ou Cerneuf.
Il était jardinier en Pannonie, l'actuelle Hongrie. Dénoncé comme chrétien par une femme dont il avait repoussé les avances, il fut décapité. Ses reliques furent apportées en Auvergne quelque temps après et sa mémoire fut longtemps conservée à Billom.
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9r%C3%A8ne

Autre biographie:
Moine grec, ermite en Pannonie (ancienne région située en partie sur la Hongrie et la Croatie actuelles), qui vit de la culture de son jardin potager. Un jour (durant la période des persécutions de Dioclétien), il fait une remarque à l’épouse d’un garde impérial, ce dont elle se plaint à son mari. Sérène est arrêté, jugé et acquitté. Mais comme on découvre alors qu’il est chrétien, il est condamné à être décapité (+ vers 303)
Saint-Sérène le Jardinier est invoqué pour protéger les femmes contre les maladies, en général.



Saint Véterin Confesseur (4ème s.)
Disciple de saint Martin, il libéra l'Anjou de l'idolâtrie en y apportant l'Evangile.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anjou



Saint Willigise Evêque et confesseur (+ 1011)
Originaire de la Saxe, il fut chapelain de l'empereur Othon II, puis archevêque de Mayence. Il prit un soin particulier à faire élire des évêques de grande qualité et de grande sainteté.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Willigis



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Polycarpe, évêque de Smyrne, martyr

Catholiques d’occident : Polycarpe, évêque et martyr (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (15 amsir/yakkatit) : Paphnuce (IVe s.), moine (Église copte)

Luthériens : Polycarpe, évêque et martyr en Asie Mineure

Maronites : Polycarpe, martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Polycarpe, évêque de Smyrne, hiéromartyr ; Jean Petrizi (XIe-XIIe s.), Église géorgienne

Vieux Catholiques : Polycarpe, évêque et martyr

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EUGENE IV
1383 - 23 février 1447
Vatican (Cité du)

Evêque de Sienne, puis Cardinal de Saint-Georges, puis Pape (1431)

né Gabriele Condulmer à Venise en 1383
mort le 23 février 1447)

moine bénédictin italien, avant de devenir pape de 1431 à 1447.

Neveu par sa mère de Grégoire XII, Gabriele Condulmer est élu pape le 3 mars 1431, devenant le 207e pape de l’Église catholique, sous le nom d’Eugène IV.

Invoquant la maladie, le nouveau pape italien Eugène IV n’ose pas se présenter au concile de Bâle qu’il voulait œcuménique, mais en l’absence de l’Église d’Orient, il le nomme «Concile Général» Profitant de son absence, les évêques réaffirmèrent la supériorité d’un concile d’évêques par rapport à la voix d’un pape.

Eugène ayant dissout le concile, les évêques refusèrent d’obéir.

Quelques semaines plus tard une émeute populaire dans Rome, obligeait le pape Eugène IV à venir s’installer à Florence pour neuf ans.

Le concile de Bâle poursuivait ses travaux malgré la dissolution ordonnée par le pape. En 1438, l’Église d’Orient, qui cherche du soutien pour faire face à la menace turque, donne son accord pour participer à un concile œcuménique, sous réserve qu’il se situe sur les bords de la Mer Adriatique, afin qu’en cas d’attaque turque les orientaux puissent retourner rapidement dans leur pays. Eugène IV transféra donc le concile de Bâle à Ferrare.

La majorité des prélats comprirent le but de ce transfert et l’acceptèrent, mais quelques évêques et 300 ecclésiastiques considérèrent ce geste comme un abus d’autorité de la part du pape et s’y opposèrent en élisant le 5 novembre 1439 un antipape, Félix V (le duc Amédée III de Savoie), qui n’était même pas cardinal, et ne fut reconnu que par la Lituanie et la Pologne.


Armes du pape Eugène IV.Le 24 janvier 1439, Eugène IV rencontre à Ferrare le patriarche Joseph de Constantinople. Cette même année, au concile transféré à Ferrare, il essaye de réaliser enfin l’union de Rome et des Églises d’Orient. Un moment interrompu par une épidémie de peste, le concile s’enlise seize mois sur la version byzantine du Credo de Nicée. Mais, en 1440, une avancée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople accélérent une rapide proclamation d’union (alliance) entre les deux Églises, qui n’entra jamais en vigueur !

Eugène put retourner à Rome, mais à Byzance, ni le monde orthodoxe grec, ni l’Église slave n’acceptèrent cette union sacrée. À part quelques centaines de soldats vénitiens et gênois venus défendre leurs intérêts, Constantinople, la vieille Byzance assiégée par les Turcs en 1453, sera abandonnée par l’Occident à son sort .

Eugène IV instaura une taxe sur le vin pour recueillir des fonds pour l’Université de Rome « la Sapienza » mais cet argent servit à construire un palais près de Saint-Eustache, que l’on baptisa à son tour « la Sapienza » (la sagesse)

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