18 février

Publié le par echosdelabastide

Saints catholiques du jour 
Sainte Bernadette Soubirous Vierge (+ 1879)

Fille aînée d’une famille de meunier que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.
Site officiel du 150ème anniversaire des Apparitions Lourdes 1858-2008.
http://www.lourdes2008.com/
Sainte-Bernadette est la patronne des bergères, des personnes pauvres et des personnes malades. Elle est invoquée pour guérir toutes les maladies considérées comme incurables.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/02/18.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernadette_Soubirous
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/02/11/11-fevrier-notre-dame-de-lourdes-1858.html
http://www.lourdes-france.com/
http://www.sainte-bernadette-nevers.com/



Saint Agapet Evêque et confesseur (4ème s.)
Evêque et confesseur. Moine en Cappadoce, il fut enrôlé de force dans l'armée romaine de Licinius. Il y partageait la même charité avec les autres soldats que celle qu'il avait partagée avec ses frères. Lorsque Constantin devint le seul empereur, Agapet demanda à quitter l'armée. Ordonné prêtre puis évêque de Sinaos en Phrygie, il fut le généreux intendant de la Grâce divine.



Saint Angilbert Confesseur (+ 814)
Conseiller très cultivé de l'empereur Charlemagne, il était chargé du gouvernement civil de toute la contrée entre l'Escaut et la Seine. Il revêtit l'habit monastique dans l'abbaye de Saint Riquier qui connut une grande prospérité sous son abbatiat.

Autre biographie:
Jeune homme de la noblesse franque. Élevé à la cour de Pépin, il y fréquente Alcuin, le diacre anglo-saxon. Très apprécié de Charlemagne, il devient son chapelain, puis il décide de rejoindre les moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Riquier, (http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Riquier) dont il devient l’abbé au décès de son prédécesseur Symphorien. Il est envoyé à Rome à trois reprises pour y remplir des missions importantes. Il est également présent le jour du couronnement de l’empereur (vers 740 - vers 814) (Certaines sources mentionnent qu’il aurait été marié secrètement à Berthe, la fille de Charlemagne.)



Bienheureuse Chrétienne Vierge (+ 1310)
Ses parents étaient de fort pauvres paysans de Sainte-Croix près de Florence. Leur seule vraie richesse était leur foi qu'ils transmirent à Oringa leur fille. Elle gardait les troupeaux et en profitait pour prier. Très belle, trop belle même, mais elle ternissait la peau de son visage pour ne pas attirer les jeunes libertins. Orpheline de bonne heure, elle tomba sous la tutelle de ses frères qui, voulant la marier, lui firent subir des mauvais traitements. Elle quitta alors son village et entra au service d'une riche veuve de Rome. Après un pèlerinage qu'elle fit avec elle, Oringa décida de fonder un monastère, où elle entra à la mort de sa maîtresse. Là, nul ne connaissant son nom, le petit peuple l'appela Christiana à cause de sa vie exemplaire. Et c'est sous ce nom de Chrétienne que nous l'honorons désormais.



Saint Colman Confesseur (+ 676)
Originaire d'Irlande, où il était moine bénédictin, il vint en Angleterre et fut évêque de Lindisfarne. Il prit une part importante dans la fixation de la date de Pâques dans son pays, avant de retourner Irlande.

Autre biographie:
Disciple de Saint-Colomb et moine à Iona, en Irlande, puis évêque de Lindisfarne en Angleterre. Il défend ardemment les pratiques celtiques dans les églises. Lorsque le roi veut imposer l’utilisation du latin, Colman refuse et prend la tête d’un groupe de moines dissidents irlandais et anglais et s’enfuit d’abord en Écosse, puis sur l’île d’Innishboffin, et enfin revient en Irlande où il fonde l’abbaye et le diocèse de Mayo.



Saint Cosmas de Yakhrom (+ 1492)
Confesseur. Il était bien jeune quand il se présenta au monastère, à la laure des Grottes de Kiev, bien trop jeune aux yeux des moines qui hésitèrent à l'accepter. Devant sa ferveur ils revinrent sur leurs hésitations. Quelques années plus tard, il se retira ermite sur les rives de la rivère Yakhrom, non loin de la ville de Vladimir. Son exemple et son rayonnement entraînèrent beaucoup de disciples à venir le rejoindre et l'endroit devint le monastère de la Dormition de la Mère de Dieu, où saint Cosma s'endormit en paix.



Saint Flavien de Constantinople Patriarche, malmené lors du brigandage d'Ephèse (+ 449)
que les Eglises d'Orient fêtent quelques jours plus tôt.
Il fut victime de son zèle pour l'Orthodoxie en luttant contre l'hérésie monophysite d'Eutychès. Alors qu'il assistait au concile convoqué par l'empereur Théodose II, le 8 août 449, dans une église d'Ephèse, une foule de soldats, de matelots et de moines exaltés envahirent l'église et rouèrent de coups les Pères conciliaires hostiles à Eutychès. Ce furent ces gaillards qui, ce jour-là, décidèrent qu'il n'y avait qu'une seule nature en Jésus-Christ. Ils s'acharnèrent sur saint Flavien qui fut jeté en prison et mourut peu de jours après des coups reçus, parce qu'il restait attaché à la foi de l'Eglise. Le Pape saint Léon approuva la conduite de Flavien qui fut réhabilité par le concile oecuménique de Chalcédoine en 451 qui le proclama saint et martyr.
Lorsque l'empereur Théodose lui demanda une offrande en or, il lui envoya les vases sacrés de la Grande Eglise Saint Sophie avec ces paroles :" En fait d'or, nous avons ces vases sacrés qui sont la propriété de Dieu." Théodose retira son exigence. Quand Eutychès refusa les décisions du concile de 448 et écrivit au pape de Rome pour lui donner sa version, Flavien écrivit également au pape dont la réponse est restée célèbre sous le nom de ‘tome à Flavien" et fut lue au concile de Chalcédoine en 451. Quelques années plus tard, Eutychès intrigua auprès de l'empereur et, lors d'un pseudo-concile, connu sous le nom de "brigandage d'Ephèse", il obtint que saint Flavien soit destitué, les légats du pape renvoyés. Comme saint Jean Chrysostome, saint Flavien mourut sur le chemin de l'exil en raison des mauvais traitements et des coups qu'il avait reçus.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Flavien_de_Constantinople



Bienheureux Fra Angelico Frère prêcheur italien et peintre (+ 1455)

Confesseur.
Guido est né en Toscane. Adolescent, il va à Florence où il apprend à peindre, mais c'est la vie religieuse qui l'attire. Les deux ne sont pas incompatibles. Avec son frère Benoît, il entre au couvent des Dominicains de Fiesole où il reçoit le nom de Jean. Ordonné prêtre, il devient le prieur du couvent de Fiesole où il peint plusieurs rétables. Puis on l'envoie au couvent Saint Marc de Florence pour le décorer. Il y couvre de fresques le cloître, la salle du chapitre, les cellules et les couloirs du dortoir. Il décore aussi les murs de deux chapelles dans Saint Pierre de Rome au Vatican, puis la chapelle privée du Pape. "Quiconque fait les choses du Christ, doit être tout entier au Christ" aime à dire frère Jean de Fiesole qu'on appelle aussi Fra Angelico. Il est simple et droit, pauvre et humble.
Ses tableaux témoignent de sa ferveur. Ils s'éclairent et nous éclairent de la lumière divine qui l'habite et qui lui valut ce surnom.
Une légende veut que les anges qu'il avait peints, pleurèrent ce jour-là.
Le Pape Jean-Paul II a accordé son culte liturgique en 1982 à l'Ordre des Frères Prêcheurs et en a fait le patron des artistes.
Comme je le disais à Rome en proclamant le bienheureux Fra Angelico patron des artistes, “en lui la foi est devenue culture, et la culture est devenue foi vécue . . . En lui l’art devient prière” (IOANNIS PAULI PP. II Homilia occasione oblata celebrationis iubilaei artificum in basilica S. Mariae supra Minervam, 2, die18 feb. 1984: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, VII, 1 (1984) 430).

Autre biographie:
En 1455, à Rome, meurt au couvent de Santa Maria sopra Minerva, frère Jean de saint Dominique, religieux dominicain, passé à l’histoire sous le nom de Fra Angelico.
Avant d’entrer chez les dominicains, frère Jean s’appelait Guido di Piero ; il était né vers la fin du XIV ème siècle, près de Florence, dans une famille très pauvre. Entré tout jeune dans la Compagnie de San Niccolò, une confrérie florentine, le jeune Guido s’était vite signalé pour ses dons précoces et peu ordinaires de peintre.
Guido jouissait de l’estime de ses contemporains pour sa douceur et sa simplicité ; mais il éprouvait la nécessité de contribuer par toute sa vie au renouveau évangélique qui était devenu un impératif dans l’Église à cette époque. Il entra donc au couvent des dominicains de Fiesole, qui appartenait à l’aile réformatrice de l’Ordre ; là, il accomplit son service de prédicateur discret et silencieux, de théologien et de poète au bénéfice de ses contemporains. Mais ce fut surtout grâce à sa peinture que le Beato Angelico sut créer l’harmonie entre l’art de la Renaissance naissante et la pureté de cœur d’un vrai chercheur de Dieu
Comme Michel-Ange a pu le dire : ce fut son oeuvre qui « lui fit mériter le ciel, pour pouvoir contempler toute la beauté qu’il a représentée sur la terre ».
Dès 1438, frère Jean, en compagnie de trois confrères peintres, s’établit à Florence au couvent Saint Marc, dont il sera nommé plus tard prieur. Là, Fra Angelico et ses compagnons nous ont laissé une des expressions les plus pures et les plus sobres de l’art religieux de la Renaissance.
Appelé à Rome par les premiers papes humanistes, frère Jean mourut au couvent du Maître général de l’Ordre. Selon la légende, à sa mort, une larme coula sur la joue de chacun des anges qu’avait peints Fra Angelico.

Lecture

Fra Angelico chanta la gloire de Dieu par toute sa vie, ce Dieu qu’il portait comme un trésor au plus profond de son coeur et qu’il exprimait dans ses oeuvres d’art. Il est resté dans la mémoire de l’Église et dans l’histoire de la culture comme un extraordinaire artiste-religieux. Fils spirituel de saint Dominique, par son pinceau il exprima sa « somme » des mystères divins, comme Thomas d’Aquin l’énonça en langage théologique. Dans ses oeuvres les couleurs et les formes « se prosternent vers le temple saint de Dieu » et proclament une exceptionnelle action de grâces à son Nom.
La fascination particulièrement mystique de la peinture de fra Angelico nous oblige à nous arrêter émerveillés devant son génie et à nous exclamer avec le psalmiste : « Que Dieu est bon pour les hommes au coeur pur ! » (Jean-Paul II, Homélie du 18 février 1984).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fra_Angelico
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Tableau_de_Fra_Angelico
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fresque_de_Fra_Angelico
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8me_de_l%27Annonciation_chez_Fra_Angelico
http://www.artcyclopedia.com/artists/angelico_fra.html(Anglais)



Saint Hellade Confesseur (+ 632)
Administrateur du gouvernement de Tolède, il quittait souvent son rang pour aller au monastère d'Aguilar, confondu parmi les moines, pour y vivre simplement leurs occupations. Dès qu'il le put, il entra définitivement dans la vie monastique et c'est dans sa vieillesse qu'il devint évêque de Tolède. Saint Ildefonse, son successeur, nous a donné quelques détails sur cette vie toute simple mais exemplaire.



Saint Jean-Pierre Néel Martyr (+ 1862)

Jean-Pierre Néel naît en juin 1832 à Sainte-Catherine-sur-Riverie, dans le diocèse de Lyon. Prêtre de la Société des Missions Étrangères de Paris, il part pour la province du Guizhou (Kouy-tchéou), en Chine, le 21 août 1858. Le pays est alors en pleine persécution. En décembre 1861 son évêque, Mgr Faurie, l'envoie visiter une famille de Kia-cha-loung (=Jiashalong) déjà préparée au baptême par un catéchiste. Il arrive sur place le 5 janvier 1862. Il attire quatre nouvelles familles au Christ. Beaucoup de femmes désirant connaître la doctrine chrétienne, le missionnaire envoie chercher la vierge-catéchiste Lucie Y pour remplir cet office. Le missionnaire s'apprête à repartir après avoir gagné une cinquantaine de nouveaux néophytes, mais voilà qu'un chrétien est arrêté et les autres sont menacés. Le missionnaire écrit à l'évêque: "Je reste au poste pour soutenir mes néophytes, dont le plus ancien, Jean Tchang, mon hôte, a été baptisé ce matin."(c'est dire - avec humour - qu'ils sont tous "baptisés de fraîche date"!). La troupe arrive le mardi 18 février. Le missionnaire n'a que le temps de jeter sous le lit le calice et les ornements sacrés. La porte vole en éclat; on lui lie les mains et on fait main basse sur tout ce qu'on peut trouver comme butin. On arrête aussi son hôte, Jean Tchang, ainsi que Jean Chên et Martin Wu, catéchistes. On les emmène tous les quatre pour être jugés à la ville voisine de Kay-tchéou. Jean-Pierre Néel est attaché par les cheveux à la queue d'un cheval et ils le font courir au gré du cavalier, ce qui excite l'hilarité de la troupe. On envoie aussi arrêter la vierge Lucie Y (1814-1862) qui instruit des femmes catéchistes dans un hameau voisin. Après des tentatives inutiles pour les faire apostasier, les quatre prisonniers sont décapités sous les yeux de Lucie Y. "Au moment où la tête de M. Néel roulait sur le sol, rapporte Mgr Faurie, on dit qu'une nuée lumineuse descendit rapidement du ciel, resta immobile quelques instants au-dessus de son corps, puis s'évanouit. La foule des païens en fut effrayée et le bourreau plus que les autres. Du reste, ce prodige n'étonnera aucun de ceux qui ont connu M. Néel; c'était un saint." Lucie Y est décapitée le lendemain, mercredi 19 février. Ces 5 martyrs de Kay-tchéou font partie des 120 martyrs de Chine canonisés par Jean Paul II le 1er octobre 2000.
Agostino Zhao Rong (+ 1815) et 119 compagnons, martyrs en Chine (+ 1648 – 1930)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/documents/ns_lit_doc_20001001_zhao-rong-compagni_fr.html

Voir aussi:
http://saintjeanpierreneel-lyon.cef.fr/rubrique.php3?id_rubrique=37
http://www.gralon.net/tourisme/a-visiter/info-chapelle-saint-jean-pierre-neel-sainte-catherine-8846.htm
http://www.passioniste.org.pf/jeanpierreneel.htm



Saint Léon de Patare (3ème s.)
et saint Parégoire, martyrs. A Patare en Lycie, Parégoire venait être mis à mort par fidélité au Christ. Léon qui était un vieillard, en fut témoin et il voulut imiter son exemple. Il alla devant le temple du dieu Serapis et en détruisit les cierges allumés. Aussitôt arrêté et soumis à la torture, il resta inflexible. Son corps dénudé fut traîné sur les rochers jusqu'au torrent voisin. Si grande en fut la cruauté qu'il mourut sur le parcours et jeté dans un gouffre. Des chrétiens purent l'en retirer. Il avait le visage frais et souriant de la joie éternelle.



Saint Maxime Martyr à Ostie, près de Rome (+ 295)
et sa famille, martyrs. Arrêtés sur ordre de l'empereur Dioclétien, Maxime et son frère Claude, Prépédigne, la femme de Claude et leurs deux fils, Alexandre et Cuthias, furent condamnés à être brûlés vifs comme chrétiens. Ils offrirent leur vie à Dieu au port d'Ostie près de Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ostie



Saint Siméon Evêque et martyr à Jérusalem (+ 107)

Vincenzo Camucci. XVIIIe.

"Frère du Seigneur", au même titre que saint Jacques auquel il succéda à la tête de la communauté chrétienne de Jérusalem. Il organisa l'évacuation des chrétiens lors du siège de Jérusalem par les romains en 70. Il fut crucifié par les Romains qui redoutaient une recrudescence du nationalisme juif.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sim%C3%A9on_de_J%C3%A9rusalem

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/02/18/index.html



Saint Théodone (+ 1166)
Confesseur. Après avoir été prieur du couvent de Viseu, il fonda le monastère de Sainte-Croix à Coïmbra, la ville universitaire du Portugal où il rétablit la discipline régulière des chanoines du Latran. Il était en relation avec saint Bernard qui, en signe d'amitié, lui avait envoyé son bâton d'abbé.



Les Églises font mémoire...

Catholiques d’occident : Patrick (+ 461), évêque (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (10 amsir/yakkatit) : Jacques, fils d’Alphée, apôtre (Église copte)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_d%27Alph%C3%A9e

Luthériens : Martin Luther (+1546), réformateur à Wittenberg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther

Maronites : Léon le Grand (+ 461), pape et confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Léon, pape de Rome ; Théodose (+ 1696), archevêque de Tchernigov (Église russe)
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsfevrier/fev18.html

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GREGOIRE V
Gregorio V de Franconie

pape du 5 mai 996 au 18 février 999
(Brunon de Franconie)

Parents:

 
On se souvient qu'il frappa d'anathème le roi de France, Robert II "le Pieux". (E.Polti)

C'était le fils du duc de Carinthie et le cousin d'Otton III, qui le plaça sur le trône pontifical à vingt-quatre ans à peine. Il fut accompagné à Rome par l'archevêque de Mayence et par Hildebald de Worms, chancelier de l'empereur, et consacré. Ce fut le premier pape allemand à monter sur le trône pontifi­cal. Il changea son nom de Bruno en Grégoire pour se référer au modèle de saint Grégoire le Grand. A peine intronisé, le nouveau pape couronna Otton III empereur à Saint-Pierre et patrice des romains » qui avait été toujours attribué à un membre de la famille des Crescenzi dans la période précédente. Crescenzio II Nomentano, respon­sable des vicissitudes de Jean XV, fut condamné à l'exil et gracié immédiatement par l'in­tercession du pape qui désirait gagner les faveurs de la noblesse romaine. Le nouveau pape se démontra tout de suite trop indépendant envers Otton III et soutint Arnould lors de la querelle pour l'archevêché de Reims qui l'opposait à Gerbert d'Aurillac. L'empereur, pour sa part, refusa de renouveler le pacte avec le Siège apostolique stipulé par Otton 1er et de restituer à l'État pontifical la Pentapole, qui faisait partie de la donation de Pépin. Quand Otton III quitta Rome pour l'Allemagne, refusant de rester pour protéger le pape, une rébellion guidée par Crescenzio II obligea Grégoire V à se réfugier à Spolète. Après avoir tenté en vain de reprendre possession de la ville par la force, le pape tint à Pavie un syno­de lors duquel il excommunia Crescenzio II et remit en vigueur les normes du pape saint Symmaque sur les nominations papales. La simonie fut également de nouveau condamnée. A Rome, entre-temps, Crescenzio II et ses partisans élurent antipape l'évêque de Plaisan­ce Jean Filagato, ancien précepteur d'Otton III, qui, étant grec, jouissait du soutien byzan­tin, et qui prit le nom de Jean XVI. Excommunié par l'épiscopat occidental, l'antipape fut déposé, jugé et emprisonné en 998 quand l'empereur revint à Rome et au moment de sa capture on lui creva les yeux et il fut atrocement mutilé. Crescenzio II fut décapité et Gré­goire V put reprendre possession de son siège. Après avoir soutenu la réintégration d'Ar­nould à l'archevêché de Reims, le pape accepta que Gerbert fusse nommé archevêque de Ravenne. Le pape tenta également de rétablir le siège de Magdeburg supprimé par Benoît VIL Le pontife mourut alors qu'il n'avait pas encore trente ans, de la malaria, même si on soupçonna un empoisonnement. Son épitaphe fait l'éloge de sa capacité de prêcher en français et en allemand, en plus du latin.
Source: "les papes vingt siècles d'histoire" de l'administration pontificale de la Basilique Patriarcale Saint-Paul (2002)

Publié dans Calendrier

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