6 février

Publié le par echosdelabastide

Décès 

Saints catholiques et orthodoxes du jour 
Saints catholiques du jour 
Saints orthodoxes du jour 


CLEMENT XII
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le 7 avril 1652 à Firenze
Décédé le 6 février 1740 à Rome à l'âge de 87 ans

Inhumé à Rome dans l' église de San Giovanni en Laterano - chapelle Corsini.

Clemente XII Corsini

Lorenzo Corsini


246ème pape

Parents:
Bartolomeo Corsini
1622-1685
Elisabetta Strozzi +1682 
Le conclave de 1730 fut près de devenir un véritable marché : les Medicis appelèrent de partout leurs banquiers pour acheter le maximum de voix en faveur du cardinal Lorenzo Corsini, un Florentin en qui ils espéraient trouver leur meilleur soutien, c'était un grand mécène. On suppose que, dans cette atmosphère de corruption, le Saint-Esprit dut un peu battre de l'aile. Lorenzo Corsini, sous le nom de Clément XII, était octogénaire quand on le fit asseoir sur le trône de Pierre, il allait y siéger 10 ans, dirigeant l'Eglise de son lit, devenu aveugle en 1732. Maintes fois on le crut mourant, mais le moribond se reprenait à respirer. Son premier souci comme pape fut de faire enfermer pour 10 ans au château Saint-Ange l'infâme Coscia, le cardinal-escroc, qui avait exploité tout le monde, en particulier son prédécesseur Benoît XIII, et à la restitution de tous les biens qu'il s'était attribués. Cela permit au pape d'achever la Fontaine de Trevi, ainsi que la façade de la basilique du Latran. Il fit aussi ériger dans la basilique la magnifique chapelle Corsini, une des plus belles chapelles du monde. Le pape ne borna pas ses largesses à Rome, il améliora le port d'Ancône et fit construire à Ravenne d'impressionnantes installations hydrauliques qui protégeaient efficacement la ville contre les inondations. Enfin c'est lui qui accorda à la petite république de San Marino sa liberté et son indépendance. La puissance politique de la papauté n'avait cessé de diminuer depuis plus d'un siècle, les cours d'Europe ignoraient froidement le prestige et les droits de l'Eglise. Si le pape s'élevait contre Madrid ou Naples, les relations diplomatiques étaient rompues. A la fin de la guerre de succession de Pologne (de 1733 à 1737), le traité de Vienne de 1737 disposa, sans même consulter le pape, de certains territoires comme Parme et Plaisance qui relevaient de lui. Le pape protestait, on ne l'écoutait pas, les humiliations ne lui furent pas épargnées. Son activité proprement religieuse fut marquée par la canonisation de aint Vincent de Paul et par la première condamnation de la Franc-Maçonnerie ; celle-ci avait fait son apparition à Florence en 1733 et était arrivée à Rome en 1735. Le pontificat de ce vieillard supérieurement intelligent, profondément bon et rigoureusement honnête n'avait été pour lui, en somme, qu'un interminable calvaire.
 
CLEMENT XIII
7 mars 1693 - 6 février 1769
Vatican (Cité du)
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Clemente XIII Rezzonico

 248ème pape du 6 juillet 1758 au 2 février 1769
(Carlo   Rezzonico)

  • le 7 mars 1693 à Venise
  • Décédé le 2 février 1769 à Rome à  l'âge de 75 ans
  • Inhumé dans la  Basilique Saint-Pierre de Rome

    Éduqué par les Jésuites à Bologne, il fit des études de droit canonique et commença sa carrière en 1716, à la Curie romaine, comme référendaire au Tribunal suprême de la Signature apostolique. En 1725, il fut promu auditeur de la Rote romaine pour la république de Venise. Il fut nommé cardinal-diacre en 1737. En 1747 il fut consacré évêque de Padoue.

     

    En 1766, il rédigea la bulle Christianæ reipublicæ salus, contre les Lumières. Face à la France et au Portugal, il refusa de modifier les Constitutions de la Compagnie de Jésus.
    De tous les ordres religieux, la Compagnie de Jésus était le plus influent. Les cours les plus hostiles à Rome en étaient conscientes, et, en attaquant les Jésuites, c'était la Papauté qu'elles visaient. Sous Clément XIII, ce fut la curée. Tous les Bourbons, du Portugal à Naples en passant par la France, lancèrent l'offensive. L'Espagne se joignit aux manoeuvres anti-jésuites, puis la Sicile, Parme. Le pape résistait, on exigeait de lui la suppression de la Compagnie de Jésus. Clément XIII se tourna vers les cardinaux pour l'aider à sauver la situation.

    L'offensive contre les Jésuites n'avait pas constitué la seule épreuve de ce pontificat. Cinq livres parurent sur les rapports entre les pouvoirs des évêques et la primauté pontificale. Nettement influencé par le gallicanisme, l'ouvrage reflétait l'émancipation de ce Siècle des Lumières.

    Au milieu de ces difficultés, Clément VIII sut se consacrer cependant au soulagement de ses sujets éprouvés par une famine. Dans l'épreuve, il avait su donner à la papauté une vraie grandeur. Son soutien au père de l'archéologie moderne, Winckelmann, ou à des artistes comme Giovanni Piranesi, le souci qu'il eut d'enrichir la bibliothèque vaticane, laissent soupçonner quel essor il eût pu donner aux sciences et aux arts en des temps plus paisibles.

    Il mourut la veille du jour où la commission constituée pour examiner le problème des Jésuites devait se réunir. Il avait défendu la Compagnie de Jésus, en vain, sa résistance était à bout, son coeur céda le 2 février 1769.

     

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