13 août

Publié le par Saints & Saintes

Saint Hippolyte de Rome Martyr (+ 235)


Le martyre d'Hippolyte, Vies de saints, France, Paris, XIVe siècle

Le plus important théologien du IIIe siècle dans l'Église romaine et le premier antipape (217-235).
S'opposant à saint Calixte 1er, il est exilé en Sardaigne puis se réconcilie avec l'Eglise avant d'être martyrisé, persécuté par l'empereur Maximin.
Hippolyte de Rome est traditionnellement un prêtre romain mort en martyr avec le pape Pontien en 235.
(source: Editions du Cerf)
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=242


Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/08/13.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_de_Rome



Saint Bénilde Frère des Ecoles chrétiennes (+ 1862)


Pierre Romançon de Thuret, saint "Bénildus", reçu le jour de sa prise d'habit des frères de Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle (en juin 1820) le nom de cette jeune sainte espagnole, martyrisée en 853 à Cordoue.
Frère des Ecoles chrétiennes à l'âge de seize ans, il fut toute sa vie instituteur en Auvergne, à Riom, à Aurillac, à Clermont. Tout le monde le louait : M. l'inspecteur, M. le maire, M. le curé. Il vécut humblement au service des jeunes pour leur éducation dans la foi et les connaissances humaines, sans souci du lendemain.
Ces petits riens de chaque jour, Dieu nous donne de les accepter : "Notre Père céleste qui est bon aujourd'hui le sera encore demain." Ce fut là sa sainteté, reconnue par tous ceux qui l'approchèrent.
"L'humble frère Bénilde" est enterré à Saugues (Haute-Loire) là où il a enseigné pendant la plus grande partie de sa vie. En l'église de Saugues, dans une chapelle latérale, un autel, avec chasse et gisant, a été consacré à saint Bénilde.
"Pierre Romançon est entré sous le nom de frère Bénilde dans la famille religieuse des Frères des Ecoles Chrétiennes. Il fut instituteur des campagnes. Son abnégation profonde et son observance rigoureuse de la règle de son institut, transfigurées par son affection pour les enfants, furent la marque de sa sainteté. Il enseigna à Saugues de 1841 à sa mort, le 13 août 1862."
(source: diocèse Puy en Velay)
http://catholique-lepuy.cef.fr/13-aout-Saint-Benilde.html?var_recherche=b%C3%A9nilde
Il a été béatifié en 1948 et canonisé en 1967.


La ville de Saugues

Il aimait dire :
"Sans la foi, ce serait un rude métier que le nôtre. Mais tout change avec la foi."

"Seigneur, tu as mis au coeur de Saint Bénilde la passion de faire connaître l'Evangile aux enfants; suscite encore dans ton église des éducateurs qui se dévouent tout entiers à la formation humaine et religieuse des jeunes."
(Propre des fêtes du diocèse du Puy)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_B%C3%A9nilde
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0108.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saugues



Saint Cassien (4ème s.)


Imola

Il instruisait les enfants qui ne l'aimaient qu'à moitié à cause des châtiments qu'ils recevaient durant leurs études. Découvert comme chrétien, le gouverneur d'Imola le condamna à mort, donnant ce pouvoir aux enfants. Leur supplice fut cruel, car, à cause de leur faiblesse, ces enfants ne purent le tuer qu'en multipliant des coups maladroits et dans un long espace de temps.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Imola
http://www.comune.imola.bo.it/



Saint Dorothée de Gaza Anachorète en Egypte (5ème s.)


Originaire d'Antioche, il reçut une bonne éducation dans les sciences profanes, puis dans les sciences religieuses. Il entra au monastère où saint Séridos fut higoumène. Il sut garder l'humilité dans l'hésycha et la sobriété dans les tracas des affaires. "Avoir un commandement et s'appliquer à le garder, c'est à la fois soumission et souvenir de Dieu" écrit-il dans une de ses lettres dont une centaines nous sont parvenues, constituant un témoignage précieux sur la formation spirituelle , avec ses "Instructions" aux moines.
Plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns des autres. Plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne aussi de Dieu
Saint Dorothée - Instructions VI.78

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout13cinq.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Doroth%C3%A9e_de_Gaza



Sainte Eudocie (+ 460)


Portrait d'Eudocie sur une monnaie.

Fille d'un philosophe célèbre d'Athènes, elle épousa l'empereur Théodose. Elle fit un pèlerinage à Jérusalem où elle assista à la consécration de la première église dédiée à saint Etienne, dont elle rapporta des reliques à Constantinople. Accusée faussement d'infidélité, elle dut s'exiler en Palestine. Elle encouragea le développement des pèlerinages dans les Lieux Saints et c'est là qu'elle remit son âme à Dieu.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout13.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eudocie



Saint Hérulphe (+ 781)


Ces armoiries de Langres sont très anciennes puisqu'on les retrouve déjà dans le sceau de Saint Hérulphe, 32e évêque

(Hariolf ou Hariulf). Jeune homme issu de la noblesse, il devient moine bénédictin à l’abbaye de Saint-Gall. Après avoir fondé l’abbaye d’Ellwangen il est nommé évêque de Langres.


Abbaye de Saint-Gall

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Langres
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Gall
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Langres
http://catholique-hautemarne.cef.fr/



Sainte Irène (+ 1134)


Irène représentée sur une mosaïque de Sainte-Sophie de Constantinople

Fille du roi Ladislas de Hongrie, elle fut mariée à l'empereur Jean II de Constantinople. Elle vécut au palais impérial dans la simplicité et la prière, encourageant la fondation des monastères. C'est ainsi qu'elle fonda le monastère du Christ Pantocrator où fonctionnaient trois établissements de bienfaisance, un dispensaire et une léproserie.


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ir%C3%A8ne_de_Hongrie
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout13bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ladislas_Ier_de_Hongrie




Bienheureux Jacques (Jakob) Gapp prêtre de la Société de Marie et martyr (+ 1943)
Né en Autriche en 1897, il entre chez les Marianistes en 1920. Ordonné prêtre en 1930 à Fribourg, il exerce son ministère principalement à Graz, guillotiné en 1943.

Avec un grand courage, Jacques (Jakob) Gapp déclara publiquement que les lois du régime nazi n’étaient pas compatibles avec la doctrine chrétienne. Exposé pour cela aux persécutions, il fut contraint à s’exiler en France, puis en Espagne, mais, arrêté par des émissaires du régime, il fut décapité à Berlin.
Martyrologe romain

Béatifié le 24 novembre 1996 à Rome par Jean Paul II.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marianiste



Saint Jean Berchmans Jésuite belge (+ 1621)


Jésuite dont la bonne humeur, malgré ses souffrances, savait s'accompagner d'une affection délicate et charitable à l'égard de tous. Il était né au Brabant et, à 17 ans, entra au noviciat de Malines. Il fut envoyé à Rome pour y poursuivre ses études. Elève brillant et studieux, il se souciait de soumettre l'intellectuel au spirituel. Il s'endormit dans le Seigneur à l'âge de 22 ans.

Autre biographie:
Fils de Jean-Charles Berchmans, un cordonnier demeurant à Diest (Belgique Flamande). Vers l’âge de 10 ans, il est confié aux soins d’un prêtre qui se charge de son éducation. Mais ses parents ne sont pas riches et bientôt ils ne peuvent plus continuer à payer ses études. Jean est alors obligé de s’engager comme clerc d’un chanoine de Malines. L’année suivante, il est admis dans la nouvelle école qui vient d’être ouverte à Malines par la Compagnie de Jésus. Après y avoir étudié la rhétorique pendant quelques années, il est admis au noviciat de la même Compagnie de Jésus en 1616. Quelques années plus tard, il se rend à Rome pour étudier la philosophie puis les langues étrangères dans le but d’enseigner aux enfants des immigrants. Malheureusement, il décède à l’âge de 22 ans dans des circonstances mystérieuses alors qu’il vient de participer à un débat public sur la foi (1599-1621) Saint-Jean Berchman est le patron des enfants de chœur, des serviteurs de la messe et des jeunes en général. Il est aussi fêté le 26 novembre.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Berchmans
http://missel.free.fr/Sanctoral/08/14.php#biographie2



Saint Junien (+ 587)

Collégiale St Junien(XIe au XIVe siècle) : son origine remonte au VIIe siècle, lorsque l'évêque de Limoges, Rorice II, fit construire un oratoire sur le tombeau de l'ermite Junien. Un collège de chanoines fut installé afin d'assurer le culte de Junien. La nef et le transept de ce monument de style roman limousin datent de la fin du XIe siècle ; il a été complété à la fin du XIIe siècle par la façade ; le chevet carré, d'aspect sévère, est du XIIIe siècle. Le clocher central, écroulé en 1922, a été reconstruit. Les principales curiosités à découvrir dans cette collégiale sont le tombeau de saint Junien en calcaire (XIIe siècle), la fresque de la nef représentant les vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse (XIIe siècle) et la chapelle Saint-Martial (XIIIe siècle). Elle est classé monument historique depuis la première liste des monuments historiques de 1840.

Fils d’un couple de nobles de Champagné-le-Sec (Deux-Sèvres), il reçoit le baptême des mains de Saint-Rémi, l’évêque de Reims. Après avoir étudié les lettres et les Saintes Écritures à Poitiers, il part s’installer comme ermite dans une forêt des environs de Chaunay. Un jour, il reçoit la visite de Sainte-Radegonde et des liens d’amitié se nouent entre eux. Puis la réputation de sainteté de Junien se répand dans la contrée et bientôt de nombreux disciples viennent se placer sous sa direction. Il fonde alors pour eux une communauté à Mairé, qu’il place sous la règle de Saint-Benoît et dont il devient l’abbé.


Façade de la collégiale St Junien

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Junien



Saint Laudulf évêque (6ème s.)

L'église Saint-Taurin faisait partie d'un ancien monastère bénédictin installé dans un endroit de la ville d'Évreux sillonné de canaux et de bras de rivière.
Selon la légende de saint Taurin, le tombeau de ce saint évêque aurait été découvert par Landulf au VIe siècle, lequel aurait construit, sur cet emplacement, un modeste oratoire en bois, détruit lors des invasions normandes à la fin du IXe siècle.

Laudulphe ou Laudulfus, évêque d'Evreux, après 585.
Il découvrit le corps de saint Taurin, premier évêque d'Évreux. Il construisit alors sur ce lieu une basilique en l'honneur de saint Martin et une communauté s'y installa; il semblerait que ce soit là le monastère primitif qui donna par la suite l'abbaye Saint-Taurin d'Évreux.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laudulphe_d%27%C3%89vreux
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Taurin
http://evreux.catholique.fr/



Saint Liutolf Abbé de Corvey, évêque d'Augsbourg (+ 983)


Augsbourg en Allemagne

Il succéda à saint Ulrich.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/7496/Saint-Ulrich.html
site du diocèse d'Augsbourg (Allemagne)
http://www.bistum-augsburg.de/ba/dcms/sites/bistum/index.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Augsbourg



Saint Maxime le Confesseur Moine, confesseur de la foi (+ 662)


13 août, Fête pour les églises d'Orient
21 janvier, Fête Locale
Originaire des environs de Tibériade, saint Maxime, orphelin, fut élevé dans un monastère de Palestine. Mais l'époque, troublée, n'était guère favorable à une vie monastique tranquille. Les invasions perses et arabes obligent Maxime, comme nombre d'autres moines d'Orient, à fuir à plusieurs reprises, de plus en plus à l'Ouest. On suit sa trace à Chrysopolis près de Constantinople, puis en Egypte et jusqu'à Carthage dans l'actuelle Tunisie.
A cette époque, pour refaire l'unité de l'empire et rallier les monophysites dissidents, l'empereur byzantin et le patriarche de Constantinople tentèrent d'imposer un compromis théologique : le monothélisme, qui ne reconnaît au Christ qu'une seule volonté divine, sa volonté humaine étant absorbée par elle. Saint Maxime s'y oppose de toutes ses forces avec le Pape Martin de Rome. L'agonie du Christ à Gethsémani montre que le Christ nous a sauvés en soumettant librement sa volonté humaine à sa volonté divine.
Saint Maxime connaît alors procès, exils et même tortures de la part des tribunaux impériaux. On lui coupe la main droite et on lui arrache la langue : il ne pourra ainsi ni de bouche ni de plume confesser la foi du concile de Chalcédoine. Mais son silence devint témoignage et c'est ainsi qu'il meurt dans l'exil caucasien où on l'a relégué.
Le concile oecuménique de 680 condamnera le monothélisme.

Voir aussi Esprit et Vie, Revue catholique de formation permanente éditions du Cerf.
http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=951

Le 25 juin 2008, Benoît XVI a évoqué saint Maxime le Confesseur. "Il fut un grand Père de l'Eglise... et mérite le titre de confesseur que lui a donné la tradition chrétienne au vu du courage et des souffrances avec lesquels il témoigna (confessa) de l'intégrité de la foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sauveur du monde".
Source: VIS 080625 (480) texte intégral:
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080625_fr.html
«En tout ce que nous faisons, Dieu cherche le but : si nous agissons pour lui, ou pour une autre cause.»
http://www.orthodoxie.com/2005/06/saint_maxime_le.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_le_Confesseur



Saint Nersès Snorhali catholicos arménien (+ 1173)


Timbre-poste commémorant le neuf-centième anniversaire de la naissance de Nersès Chnorhali, Poste arménienne (2000).

Nerses Glaietsi, né en 1102, oncle de Saint Nersès de Lamprun, formé et ordonné par son oncle Grégoire II auquel il succéda en 1166 comme patriarche, il mérita le tire de Snorhali, le gracieux, grâce à sa bonté et à ses talents litéraires. Il améliora les relations entre les diverses Eglises arménienne, grecque et romaine.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1528/Saint-Nerses-de-Lamprun.html

"Nersès «Snorhali», «le gracieux», appartenait aux Pahlavuni, une illustre famille de la Grande Arménie. De 1120 à 1166, Nersès fut le bras droit de son frère le patriarche Grigoris III. En 1166, il devint patriarche à son tour. Dans sa fonction, il avait un double souci : la sanctification de son peuple et la continuation de ses efforts œcuméniques.
Comme il ne pouvait pas visiter ses fidèles dispersés entre diverses entités politiques, il leur adressa une lettre encyclique, texte d'une rare densité spirituelle.
Nersès déploya aussi un très grand zèle pour écarter tous les obstacles qui s'opposaient à l'unité entre l'Église d'Arménie et l'Église de Byzance et s'intéressa avec passion aux efforts accomplis pour rétablir l'unité entre Byzance et Rome.
Avant d'avoir pu réunir un concile pour accomplir l'unité avec Byzance, le patriarche mourut, usé par un travail incessant et par la malaria.
Nersès, qui a su assimiler l'héritage littéraire de son peuple et des peuples voisins, spécialement dans le domaine religieux, est considéré comme précurseur de la Renaissance du XIIe siècle et comme le meilleur écrivain de l'époque."
(source: les éditions du Cerf)
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=4412

Autre biographie:
En 1173, à Hromklay, en Arménie, meurt Nersès Snorhali, moine et catholicos des Arméniens.
Né en 1102, au château de Covk’ d’une famille de grande tradition ecclésiale, Nersès entra très jeune au Monastère Rouge de K’esun avec son frère Grégoire.
Ordonné prêtre en 1120, il est pris par Grégoire, devenu entre temps catholicos, comme collaborateur personnel, et c’est de ses mains qu’il reçut quelques années plus tard l’ordination épiscopale.
Personnage d’une grande affabilité et très cultivé, Nersès se vit attribuer le pseudonyme de Snorhali, qui signale un bel équilibre de douceur et d’amabilité, grâce aux dons remarquables qu’il s’est acquis par l’ascèse monastique et qu’il a manifestés tout au long de sa vie. Il sut en effet présider à l’unité de sa propre Église et entretenir en même temps le dialogue avec l’Occident latin et l’Orient byzantin, avec lequel l’Arménie n’avait plus rétabli la pleine communion depuis l’époque du concile de Chalcédoine.
A la mort de son frère, en 1166, Nersès lui succéda à la tête de l’Église arménienne ; c’est alors qu’il put diriger la préparation du synode de réconciliation qui sera présidé, après sa mort, par Nersès de Lambron.
Profondément convaincu que la principale charge d’un pasteur est celle de servir l’unité de l’Église et entre les Églises, il ne cessa jamais de rappeler à tous combien il faut, pour construire une unité durable, une foi authentique et une charité enracinée dans l’adhésion au chemin d’abaissement qui est révélé dans la kénose du Verbe.

Lecture

C’est Paul qui nous a révélé comment un évêque doit être et se comporter : « Que l’épiscope soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, pondéré, de bonne tenue, hospitalier, capable d’enseigner, ni buveur ni batailleur, mais doux ; qu’il ne soit ni querelleur ni cupide » et il continue sur ce ton. Il doit, avec le pouvoir qui lui a été confié, garder inébranlables les structures de ces temples que Dieu habite et qui sont les fidèles. Il est tenu à leur donner, selon le commandement du Seigneur, la nourriture de la Parole au temps voulu, jour après jour.
Quand nous disons que l’évêque doit être doux, humble, honnête, nous pensons à Moïse et David, qui furent d’authentiques pasteurs du peuple d’Israël. De la même manière les nouveaux pasteurs sont appelés à paître le troupeau avec humilité et dans la paix, se comportant comme des pasteurs et non avec la pompe et les outrances des princes de ce monde.
Quand l’Apôtre rappelle la douceur, il enseigne cette humilité qui fut donnée comme exemple par le Christ lui-même : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur.»
(Nersès Snorhali, Epître générale)

Prière

Ô saints traducteurs, à l’exemple du véritable amour des saints apôtres, l’Esprit source de dons en vous a pris vie, jaillissant comme une source inépuisable. Venez, adorons la lumière sans fin !

A lire:
Jésus, Fils unique du Père
"Le poème «Jésus, Fils unique du Père» est une œuvre représentative de la littérature arménienne. Il a été écrit par Nersès en 1152 en distiques, rimés d’une manière inspirée par la poésie arabe. Le poème se présente comme une prière, un dialogue entre Jésus-Christ, Fils unique du Père, et Nersès devenu fils par grâce."
Le livre présente la première tradution du texte arménien en français.
(Collection «Sources chrétiennes»)
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=702

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ners%C3%A8s_Chnorhali



Bienheureux Patrick O’Healy et Conn O’Rourke martyrs franciscains (+ 1579)

Comté de Limerick ou se situe Kilmallock

Quand on découvrit leur état sacerdotal, sous la reine Élisabeth Ière, ils furent condamnés à mort et livrés aux supplices du gibet. Martyrologe romain

Patrick O'Healy, né dans le comté de Leitrim en Irlande en 1545, rejoint les franciscains. Il étudie à l'université d'Alcala en Espagne, il semble avoir aussi passé quelque temps à Rome et à Paris. Il est nommé évêque de Mayo.
En 1579, accompagné de Conn O'Rourke, un prêtre franciscain, en provenance de Bretagne, il arrive près de la côte de l'Irlande où ils sont arrêtés et amenés à Limerick. Ils refusèrent d'accepter l'acte de suprématie qui fondait l'Eglise anglicane et furent éxécutés à Kilmallock en Irlande.

Voir aussi CatholicIreland.net
http://www.catholicireland.net/pages/index.php?art=864#section1



Bienheureux Pierre Gabilhaud prêtre de Limoges et martyr (+ 1794)


Les pontons de Rochefort

Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut d’inanition et de maladie dans la baie devant le port de Rochefort.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.

Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html

Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés (diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246


Croix de galets, île Madame.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pontons_de_Rochefort
http://www.foi-et-contemplation.net/amis/pretres/pretres-deportes/Hist-Pretres-Refrac.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clerg%C3%A9_r%C3%A9fractaire
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cret_contre_les_pr%C3%AAtres_r%C3%A9fractaires
http://fr.metapedia.org/wiki/Les_pontons_de_Rochefort



Saint Pontien Pape (18 ème) de 230 à 235 et martyr (+ 235)


Un pape qui eut à s'affronter à saint Hippolyte qui s'opposait aux réformes entreprises par l'évêque de Rome. Mais l'empereur les réconcilia dans le martyre. Hippolyte fut condamné aux mines en Sardaigne. Et à quelque temps de là, saint Pontien le fut également, et tous deux, rendirent ainsi ensemble le témoignage de l'unique foi en Jésus-Christ.

Martyrologe romain au 13 août: "Mémoire des saints martyrs Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre de Rome. Celui-ci, théologien de renom, s’était érigé en chef d’une communauté dissidente. Lors de la persécution de Maximin, tous deux furent déportés en Sicile et soumis ensemble aux travaux forcés et probablement couronnés ensemble du martyre, avant 236. Leurs corps furent ensuite rapportés à Rome : Pontien fut enterré au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, et Hippolyte, sur la voie Tiburtine."


LA CRYPTE DES PAPES

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pontien
http://www.catacombe.roma.it/fr/cripta.html



Sainte Radegonde Reine des Francs, moniale au monastère Sainte-Croix de Poitiers (+ 587)


Fille du roi de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s'entendirent pour assassiner son père et s'emparer de son pays, en 531.
Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l'épouser. Elle s'enfuit, mais, rejointe, elle devint reine durant une vingtaine d'années, épouse d'un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s'empiffrer et s'enivrer, tandis qu'à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec.
En 555, les Thuringeois s'étant révoltés, Clotaire tua son frère et elle obtint d'entrer en religion. Il avait alors peur de l'enfer. Il lui construisit un monastère à Poitiers où elle se retira, le monastère de la Sainte Croix, selon les régles monastiques de saint Césaire d'Arles. Elle y passa trente années de bonheur et de paix.
Plus de deux cents jeunes filles de la noblesse franque l'y rejoignirent, leur donnant ainsi le même bonheur et la même paix dans un monde encore brutal. Elle leur donna une abbesse en la personne d'une de ses amies, elle-même gardant des tâches humbles comme la vaisselle ou le balayage.
Le site Internet de l'église sainte Radegonde de Poitiers donne des informations sur la vie de cette sainte.
Un internaute Guide conférencier nous précise:
"Elle est Patronne de Poitiers et Patronne secondaire de la France.
Saint Fortunat fut son confident et futur évêque de Poitiers et composa le "Vexilla Régis" et d'autres hymnes chantées dans la liturgie romaine. Son monastère, l'Abbaye Sainte-Croix, existe toujours depuis 552. C'est le plus vieux monastère féminin ayant une histoire continue depuis plus de 14 siècles.
Il est construit autour d'une relique insigne de la Croix. Sainte Radegonde est vénérée par les catholiques, les orthodoxes et les luthériens. Ses litanies, très proches de celle de la Vierge, avec toutefois des éléments poitevins, l'invoquent principalement comme "Reine de la Paix" Le Christ dans une vision lui a dit : "Pourquoi te faire tant souffrir? sache que tu es une des plus belles perles de mon diadème".
On peut voir dans cette parole un appel de l'Amour miséricordieux vers tous les humains."


Autre biographie:
Fille de Berthaire, le roi de Thuringe (France). Lorsque Clotaire Ier s’empare de cette province (qui avait auparavant été prise par Hermenfroi, le frère de Berthaire), il fait de nombreux prisonniers, parmi lesquels figurent Radegonde (à peine âgée de 10 ans) et son jeune frère. Ramenée en France, elle est installée dans un château des environs d’Amiens. Là, elle reçoit une éducation conforme à son rang, s’adonne à ses exercices de piété et commence à apporter son soutien aux pauvres et aux malades. Quelques années plus tard, Clotaire décide de l’épouser, bien qu’il ait déjà trois épouses. La nouvelle position de Radegonde ne diminue en rien sa ferveur religieuse, bien au contraire, puisqu’elle s’astreint à toujours plus de rigueurs. Elle profite également des richesses de la cour pour augmenter son soutien aux nécessiteux et aux prisonniers. Cependant, elle souffre toujours des mœurs violentes de la cour, et lorsque son jeune frère est assassiné sur ordre de Clotaire, elle n’en peux supporter davantage et demande à son époux de lui rendre sa liberté. Elle demande à l’évêque de Noyon, Saint-Médard, de lui remettre l’habit de diaconesse. Elle se rend ensuite à Tours pour visiter la sépulture de Saint-Martin puis s’installe finalement à Poitiers où elle fonde un monastère. Refusant d’en devenir l’abbesse, elle confie plutôt cette charge à sa compagne Agnès et elle place sa communauté sous la Règle de Saint-Césaire d’Arles. À partir de ce moment, sa vie est principalement marquée par les terribles mortifications qu’elle s’impose et par les liens qu’elle noue avec quelques personnes, dont le poète Venance Fortunat. Elle déploie également beaucoup d’énergie à acquérir des reliques de saints et elle obtient même un morceau de la Sainte-Croix. Habile diplomate, elle joue également un rôle important dans les affaires d’État et elle est créditée de plusieurs miracles (518-587) Sainte-Radegonde est la patronne de la ville de Poitiers, des potiers et des tisserands. Elle est invoquée pour guérir les ulcères et les plaies et pour faire baisser la fièvre. Elle intervient également dans les cas de mariages difficiles et pour être préservé de la noyade.


Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/08-13.htm#radegonde
http://missel.free.fr/Sanctoral/08/13.php#mort
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout13quater.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Radegonde



Sainte Radegonde de Wellenbourg Vierge (+ 1330)
Radegonde ou Radiane.
Elle fut toute sa vie simple servante au château de Wellenbourg (diocèse d'Augsbourg), et c'est dans cette humble condition, au milieu des travaux, des fatigues et des peines qui en étaient inséparables, qu'elle pratiqua la vertu la plus pure.
Contente de son état de pauvreté et de dépendance envers ses maîtres, elle se trouvait encore plus heureuse qu'une infinité d'autres, et en remerciait souvent le Seigneur dans la sincérité de son cœur. Son premier soin, avant tous les autres, était de remplir avec une scrupuleuse exactitude les devoirs attachés à son service, non en vue des hommes, mais en vue de Dieu, dont elle savait que ses devoirs exprimaient la volonté à son égard. Quant au temps libre qui lui restait, elle l'employait soit à la prière, soit à l'exercice des œuvres de charité envers les malheureux du pays; elle faisait même toutes les économies qui lui étaient possibles pour en soulager un plus grand nombre. Elle fut accusée auprès de son maître de faire du bien aux pauvres à ses dépens; mais le Seigneur prit soin de la justifier lui-même, et dès lors elle jouit non seulement de la confiance la plus entière, mais encore de l'estime et du respect de tous les habitants du château.
On avait construit depuis peu, à quelque distance de Wellenbourg, un lazaret pour les lépreux, les malades, les pauvres et les voyageurs privés de secours. Sainte Radegonde allait fréquemment leur donner ses soins, et appliquait ses propres gages à l'adoucissement de leurs misères. Comme il fallait traverser, pour s'y rendre, une forêt qui le séparait du château, elle y fut attaquée un jour par des loups, qui la déchirèrent de telle sorte qu'elle en mourut trois jours après. Son maître, désolé, la fit enterrer au côté du lazaret, et fit construire une chapelle sur son tombeau. En 1521, l'archevêque de Salzbourg fit remplacer la chapelle par une très-belle église, qu'il dédia en son honneur.
(source Histoire universelle de l'Eglise catholique)
http://books.google.com/books?id=usVDAAAAIAAJ&pg=PA259&lpg=PA259&dq=Sainte+Radegonde+de+Wellenbourg&source=web&ots=XHw5joqg2j&sig=7qXBByk35yJwhyp_Qtvh6XbphWU&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=1&ct=result



Saint Seridos (5ème s.)
Higoumène du monastère de Thawata, dans la région de Gaza, il était un père plein de bonté et de sagesse, doté du charisme du discernement spirituel dans la conduite de ses frères vers la sainteté. Il connut également une longue maladie qu'il supporta avec patience.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8res_de_la_r%C3%A9gion_de_Gaza#Monast.C3.A8re_de_S.C3.A9ridos.2A



Saint Tikhon de Zadonsk Evêque de Voronège (1779)


Il vit le jour en 1724, au sein de la famille d'un pauvre sacristain du village de Koretzk dans le diocèse de Novgorod. La famille menant une vie d'une grande misère après la mort prématurée de son père, l'enfant allait travailler chez des paysans pour gagner tout juste son pain quotidien. Pieux et assidu à l'étude, il fit ses études à l'école ecclésiastique, puis au séminaire de Novgorod, où il fut nommé professeur de rhétorique dès l'obtention de son diplôme.
Lire la suite:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout13ter.html



Sainte Vitalina (4ème s)


ARTONNE

Nous ne savons d'elle que sa solitude d'ermite à Artonne, près de Riom en Auvergne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Artonne



Saint Wigbert Prêtre à Fritzlar (+ vers 738)


Cloître et déambulatoire du monastère Saint-Pierre de Fritzlar (Dr. Paul Herre, 1912).

Moine anglais, il fut invité pas st Boniface à se rendre en Allemagne, où il fut nommé abbé de Fritzlar, prés de kassel, puis d'Ohrdruf en Thuringe.
Il mourut à Fritzlar.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fritzlar



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Jeremy Taylor, (Voir ci-dessous) évêque de Down et Connor, éducateur de la foi; Florence Nightingale (+1910), infirmière, réformatrice sociale; Octavie Hill (+1912), réformatrice sociale

Catholiques d’occident : Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre (IIIe s.) , martyrs (calendrier romain et ambrosien) ; Hippolyte, martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (7 misra/nahasë) : Annonce à Joachim qu’Anne concevra la Vierge Marie

Luthériens : Radegonde (+587), bienfaitrice en France ; Paul Richter (+1942), témoin de la foi jusqu’au sang en Saxe

Maronites : Claire (+1253), moniale (cf.11 août)

Orthodoxes et gréco-catholiques : Clôture de la fête de la Transfiguration ; Translation des reliques de Maxime le Confesseur (662) ; Benjamin, métropolite de Pétrograd et Gdovsk ; Serge, Georges et Jean (+1922), néo-martyrs (Église russe) ; Arsène Ninozmindeli (+ env.1018 ; Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Cyriaque (VIIIe-IXe s.), patriarche

Vieux catholiques : Maxime le Confesseur



JEREMY TAYLOR (1613-1667) pasteur
En 1667, meurt en Irlande Jeremy Taylor, évêque anglican de Down et Connor.
Né en Angleterre en 1613, Taylor fit ses études à Cambridge. Ordonné prêtre en 1633, il devint cinq ans plus tard recteur de Uppingham. À la mort du roi Charles 1er , dont il était devenu chapelain, Jeremy partit, pour l’Irlande où il fut élu évêque de Down et Connor.
Auteur d’ouvrages polémiques, habitué à s’inspirer tant de la lecture spirituelle de l’Écriture que du Book of Common Prayer, Jeremy Taylor est aimé dans l’Église anglicane, qui se souvient surtout de ses enseignements sur la vie intérieure, la prière et le sens chrétien de la mort : selon la meilleure tradition anglo-saxonne, ils sont concrets, d’une grande sobriété et caractérisés par la recherche d’une unité profonde entre l’expérience religieuse et la vie de chaque jour.

Lecture

Même si, au premier abord, il ne nous plaît guère de penser à donner une bonne partie de notre temps à des actes explicites de culte ou de prière, toutefois abandonner toute activité qu’il nous est loisible de laisser, pour nous adonner au service de Dieu et à l’œuvre de l’Esprit en nous, deviendra non seulement un devoir, mais encore une action providentielle. Le meilleur commerçant est celui qui dépense son temps pour Dieu et ses deniers pour les pauvres.

(Jeremy Taylor, Vivre saintement)

Prière

Dieu vivant et saint, qui habite dans le cœur des hommes et nous rends participants de la nature divine en Christ notre grand prêtre : accorde-nous, à nous qui faisons mémoire de ton serviteur Jeremy Taylor, de mettre notre confiance dans tes promesses célestes et de vivre en conformité avec tes commandements. Par Jésus Christ.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Taylor

 

Publié dans Calendrier

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