Il est originaire de la Bourgogne. Moine de Lérins, il tomba malade en raison de ses austérités. Son abbé l'envoya se faire soigner à Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l'évêque auquel il succéda en 503. Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine. Il présida d'importants conciles provinciaux et fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Il fut un très grand évêque, un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Eglise des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.
Autre biographie:
En 543 meurt Césaire, moine et évêque du diocèse d’Arles.
Né vers 470 près de Chalon-sur-Saône, Césaire partit à l’âge de vingt ans au monastère de l’île de Lérins, où il fut initié à la vie monastique. En raison de ses excès en matière d’ascèse, il fut contraint de se retirer à Arles, auprès de l’évêque Eon, qui lui confia la direction d’un monastère. À la mort d’Eon, en 503, Césaire fut élu pour le remplacer dans l’administration du diocèse, en des temps particulièrement difficiles, en raison des diverses dominations qui se sont succédé et des controverses pélagiennes incessantes.
Prédicateur passionné de l’Évangile, Césaire s’employa avec insistance à transmettre aux prêtres et aux fidèles son amour pour la parole de Dieu ; homme de grand discernement, il présida plusieurs synodes importants des Églises de Gaule et donna son élan à la vie monastique, qui lui était restée chère : il composa des règles pour les moines comme pour les moniales, où il essaya de nouvelles synthèses entre l’expérience des pères du désert et le monachisme cénobitique de son temps.
Son œuvre littéraire, plutôt vaste même si elle n’est pas toujours originale, fut largement diffusée dans tout l’Occident médiéval.
Lecture
Sœurs, quand vous travaillez en équipe, que l’une de vous fasse la lecture aux autres jusqu’à dix heures du matin ; le reste du temps, il ne faudra pas interrompre la méditation de la Parole de Dieu et la prière intérieure. Ayez un seul cœur et une seule âme dans le Seigneur ; ayez tout en commun, comme il est rapporté dans les Actes des Apôtres.
Puis quand vous priez Dieu par des psaumes et des hymnes, que ce que vos voix prononcent se reflète dans votre cœur ! Quelles que soient vos occupations, quand vous n’y êtes pas adonnées à la lecture, méditez encore et toujours tel ou tel passage des divines Écritures.
(Césaire d’Arles, Statuts des saintes vierges 20 et 22)
Prière
Tu as donné, Seigneur, à saint Césaire d’Arles une grande aptitude pour enseigner au peuple ta Parole ; daigne ouvrir nos cœurs au message qu’il nous a transmis avec fidélité et conviction.
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/08/26.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9saire_d%27Arles
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k330725#
Saint Alexandre de Bergame Martyr (4ème s.)
C'est sur qu'une église lui fut dédiée à Bergame en Italie, depuis le 5ème s. Il est certain qu'il fut martyr. Mais pour le reste, les traditions qui en font un des centurions de la Légion thébéenne qui se serait échappé, n'est pas des plus historiques.
Saint Amateur (1er s.)
ou Amadour au diocèse de Cahors. Il aurait débarqué en Gaule avec Lazare, Marthe et Marie. Il les quitta pour chercher une solitude qu'il trouva au pied d'un rocher escarpé devenu Roc'Amadour. La petite statuette de la Vierge Marie que lui avait façonnée Zachée devint l'objet d'un culte marial qui ne se dément pas. Roc-Amadour l'un des pèlerinages les plus fréquentés depuis des siècles et l'est maintenant encore.
Saint Anastase le foulon martyr (+ v. 304)
Foulon à Aquilée en Vénétie, il s'installa à Salone en Dalmatie. Il témoigna de sa foi en marquant sa porte d'une croix et c'est ainsi qu'il fut arrêté et livré au martyre.
Saint Bregwin archevêque de Canterbury (+ 765)
Moine originaire de Saxe, 12e archevêque de Canterbury (successeur de Saint Cuthbert?), enterré dans la cathédrale.
Sa vie a été décrite par Eadmer et ses lettres à saint Lull de Mayence existent encore.
Son nom a été donné à Saint-Brévin.
Un internaute nous signale:
Deux communes ont eu Brevin (Brewing, Bregwin Breguvin) comme saint patron - Berné (56) et Saint-Brevin-les-Pins (44)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bregwin
Saint Edern ermite
Saint Édern est un ermite du Pays de Galles. Après y avoir vécu dans deux ermitages différents, il vint en Bretagne, fut à l'origine du "Plou" (paroisse) de Plouédern, puis, après s'être fixé un temps à Édern, bâtit son dernier ermitage à Lannédern. Il y recueillit un cerf qui désormais ne le quitta plus. Moine pérégrinant à la recherche de Dieu, il évangélise par sa seule présence le peuple qui l'entoure. Il serait mort à Lannédern, où est son tombeau.
(source: Les saints de Bretagne célébrés au diocèse de Quimper et Léon)
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/copy_of_saint-edern
Voir aussi:
"Il existe deux versions possibles pour la vie de ce saint qui patronne, entre autres communes,
Lannedern et Plouedern. Selon une légende celtique, il aurait fait partie de l'entourage du Roi Arthur. Selon d'autres légendes, Edern fut un simple moine qui, monté sur un cerf, fixa, en les parcourant en une nuit, les limites de son domaine. On le représente le plus souvent monté sur cet animal. Les fidèles l'invoquent contre les maladies des yeux."
(source: Tro-Breizh et saints de Bretagne)
http://www.viaouest.com/PDF/sanctus.php?sanctus=28
Lire "La légende du Saint au Cerf"
http://www.bretagne.com/fr/patrimoine/contes_et_legendes/brasparts
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Edern
Saint Éleuthère d'Auxerre évêque (+ 561)
Évêque d'Auxerre de 532 à 561, nous le connaissons parce qu'il participa à quatre conciles locaux qui se tinrent à Orléans.
Voir liste des évêques du diocèse d'Auxerre.
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/auxerre/article.php3?id_article=19
Saint Eulade (+ 516)
Premier évêque de Nevers. Sa famille, les premières années de sa vie, son ministère pastoral, tout de lui nous est inconnu, sauf qu'il consacra sa vie au service du Seigneur et de ses fidèles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Nevers
Bienheureux Herluin "Hellouin", abbé fondateur du Bec (+ 1078)
Le sceau de l'abbaye du Bec : la Vierge, l'Enfant Jésus et Herluin (mitré et crossé), entouré par l'inscription :
« Sigillum conventus monasterii beate Marie de Becco Helluyny ». 1363.
Après avoir porté les armes jusau'à l'âge de 40 ans, ce seigneur flamand revêtit l'habit monastique pour militer pour le Christ. Il fonda l'abbaye du Bec, en Normandie, qui désormais porte son nom :"Bec-Helouin"
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Herluin
Bienheureux Jacques Retouret prêtre et martyr (+ 1794)
Carme du Couvent de Limoges, à la Révolution française, il refusa d'abord de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, puis le prêta mais rétracta le serment de “Liberté-Égalité”. Il fut déporté sur l’île Madame, au large du port de Rochefort où il mourut de froid, laissé jour et nuit presque sans aucun vêtement.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés
(diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246
Sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages Fondatrice des Filles de la Croix-Saint-André (+ 1838)
Elisabeth Bichier des Ages se mit sous la direction de saint André Hubert Fournet, curé de Maillé, que nous fêtons le 13 mai. Elle installa aux environs de Poitiers une petite communauté qui se consacra à l'enseignement et au soin des malheureux : "Les Filles de la Croix".
Voir aussi "Quelques saints du Poitou et d'ailleurs"
http://www.diocese-poitiers.com.fr/patrimoine/saints.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne-Elisabeth_Bichier_des_Ages
http://www3.planalfa.es/fillesdelacroix/filles_de_la_croix.htm
Bienheureuse Laurence martyre (+ 1952)
Leocadie Harasymiv devenue soeur Laurence dans la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, fut déportée en 1950 dans un camp de travail à Kharsk en Sibérie, durant la persécution menée par le régime soviétique athée. Sa congrégation ukrainienne était de rite oriental uni à Rome. Sa persévérance dans la foi la mena au martyre.
Née en 1911, dans le village de Rudnyky, district de Lvov. En 1931, elle rejoint la congrégation des soeurs de Saint-Joseph où elle fit ses premiers voeux en 1933. Arrêtée en 1951 par les agents du KGB et envoyée à Borislav puis exilée à Tomsk en Sibérie, elle était en mauvaise santé et fut envoyée dans le village de Kharsk où elle du partager la chambre d'un homme paralysé car personne ne voulait loger avec une tuberculeuse. Elle continua à prier avec assiduité et à remplir d'humbles taches. Elle supporta avec patience des conditions inhumaines et mourut le 26 Août 1952 dans le village de Kharsk.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_des_s%C5%93urs_de_saint_Joseph
Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié (+ 1878)
Mariam Baouardy est née en Galilée, à Abillin. A trois ans, elle se retrouve orpheline. Son oncle la recueille. A Alexandrie où sa famille a émigré, Mariam se consacre au Seigneur; elle a douze ans. Son oncle veut la marier. Elle refuse et s'enfuit chez un proche de sa famille qui est musulman et qui lui conseille d'embrasser l'Islam. Devant son refus indigné, il s'emporte et lui tranche la gorge. Mais elle est guérie par l'intercession de la Vierge Marie et se place dans une famille qu'elle suivra comme servante au Liban puis en France. Elle n'oublie ni sa consécration virginale ni sa guérison miraculeuse. Elle se décide à entrer au Carmel de Pau où elle y vécut une floraison d'expériences mystiques : extases, bilocation, stigmates, prophéties et même possessions diaboliques au cours desquelles elle découragea le démon par sa confiance absolue en l'Esprit Saint. Au mlieu de ces grâces déconcertantes à nos yeux, elle garde une humilité entière et une humeur paisible et joyeuse. Elle participe à la fondation du Carmel de Mangalore en Inde et à celui de Bethléem. C'est là qu'elle meurt à 32 ans à la suite d'un accident de chantier. Elle sera béatifiée en 1983.
Voir aussi sur le site du Carmel en France, Mariam de Bethléem.
http://www.carmel.asso.fr/-Mariam-de-Jesus-Crucifie-.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_J%C3%A9sus_Crucifi%C3%A9
http://www.carmelholyland.org/
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0240.htm
Saint Martory (?)
Moine d'Orient dont la tradition veut qu'il revint un jour au monastère portant dans ses bras un lépreux qui se fit connaître devant ses frères, comme étant le Christ lui-même. L'ancien bréviaire de la Comminges rappelle que les reliques de ce serviteur de Dieu furent apportées à Calagorge qui prit ainsi le nom de notre moine :
Saint Martory-31360.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Martory
Bienheureux Martyrs espagnols martyrs (+ 1936)
Ambroise (Louis Valls Matamales) et Pierre (Alexandre Max Ginestar), prêtres capucins, mis à mort, l’un à Valence, l’autre à Denia, et Félix Vivet Trabal, religieux salésien, tué près de Barcelone, tous trois victimes de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile en Espagne.
Béatifiés par Jean-Paul II le 11 mars 2001.
"Aujourd'hui, à travers cette proclamation solennelle de martyre, l'Eglise désire reconnaître chez ces hommes et ces femmes un exemple de courage et de constance dans la foi, aidés par la grâce de Dieu."
Homélie de Jean-Paul II sur le site du Vatican.
http://benedettoxvi.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010311_beatification_fr.html
Lire aussi:
Beatification des serviteurs de Dieu, José Aparicio Sanz, prêtre et 232 compagnons prêtres, religieux, religieuses et laïcs :
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_20010311_sanz-compagni_sp.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_la_guerre_d%27Espagne
Saint Maximilien martyr (+ v. 295)
Martyr à Rome, au cimetière de Basille, sur l’ancienne voie Salariene.
Saint Mexme abbé (5ème s.)
Mexme (ou Maxime?)
disciple de Saint Martin, fonde un monastère à Chinon vers le milieu du Vème siècle
Voir Calendrier du Propre diocésain de Tours
http://catholique-tours.cef.fr/
Un internaute nous communique:
"Ce Saint disciple de St Martin, serait mort vers 463 d'après Grégoire de Tours. Après un séjour à Lyon au monastère de L'Ile-barbe, il revint en Touraine et fonda le monastère de Chinon. A la suite du siège de la ville par les Wisigoths en 463 il obtint par des prières une pluie abondante qui apporta l'eau nécessaire aux assiègés."
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Mexme-les-Champs#.C3.89poque_r.C3.A9cente
Sainte Natalie * de Nicomédie (4ème s.)
ou Natacha.
Elle servit les persécutés chrétiens. Son action est mentionnée dans les rapports sur le martyr de saint Adrien.
"C’est une sainte très populaire dans l’Eglise orientale. Elle serait la femme de saint Adrien de Nicomédie. Mais, en dehors de merveilleuses et pieuses "légendes", on n’en sait pas plus sur elle que sur lui."
*Nathalie est un prénom féminin d'origine latine signifiant « naissance », en référence à celle du Christ[1]. En France, il est fréquent d'ajouter un h après le t. Cependant certains préfèrent écrire Natalie et déclarer cette orthographe à l'état-civil. Le nom de Nathalie est très porté en Russie si bien que le diminutif russe « Natacha » est devenu populaire en France.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout26.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adrien_de_Nicom%C3%A9die
Saint Probace (1er s.)
Saint Probace, venu évangéliser la Provence, serait mort à Tourves au 1er siècle.
Ermitage Saint-Probace à Tourves.
http://w.barthelemy.free.fr/tourvesstprobace.html
La chapelle de St Probace, située sur "La costa du Gau", au sud du village de Tourves, domine le Caramy. Saint Probace a la réputation de faire tomber la pluie. Lorsque la commune manque d'eau, les villageois retiennent sa statue dans l'église, et ne le ramènent dans sa chapelle qu'après ondée reçue.
Saint Tarcicius Martyr à Rome (+ 217)
Alexandre Falguière: Tarcisius, martyr chrétien, 1868, musée d'Orsay
Sa fête est le 15 août et le 26 août. C'était sans doute un diacre chargé de porter l'eucharistie. Il se fit tuer plutôt que de livrer les Saintes Espèces à des païens qui voulaient les profaner quand ils découvrirent qu'il était chrétien. Nous connaissons sa mort par une inscription de saint Damase.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tarcisius_de_Rome
Sainte Thérèse de Jésus Jornet (+ 1897)
Née en Catalogne dans une famille de cultivateurs, elle se consacra d'abord à l'enseignement puis fonda, avec quelques compagnes "l'Institut des Petites Soeurs des Vieillards abandonnés" qui, en quelques années, compta jusqu'à 58 maisons.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_b%C3%A9atifications_par_Pie_XII#27_avril_2
Saint Tithoes (5ème s.)
Il vivait au désert d'Egypte et ses paroles sont conservées dans les "Apophtègmes des Pères du Désert". "La voie de l'humilité, répondait-il à un moine, c'est en même temps, la maîtrise de soi, la prière et de se considérer inférieur à toute créature."
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Apophtegmes_des_P%C3%A8res_du_d%C3%A9sert
Saint Victor de Césarée martyr (?)
A Césarée en Numidie, Afrique du Nord, il fut condamné à mort comme chrétien et supplicié un jour de sabbat.
Saint Victor du Mans Evêque (+ 422)
Ce fut saint Martin de Tours qui, selon la tradition, le proposa comme évêque, alors que saint Victor n'était encore que sous-diacre. Il aurait également reçu la consécration épiscopale des mains de l'évêque de Tours. Le nouvel évêque du Mans travailla de longues années, trente-deux ans, à sanctifier le troupeau dont le Seigneur l'avait fait berger.
Autre biographie:
St-Victor 1er Sous-diacre de Saint-Liboire, Victor est marié à Maura et père d’un fils unique. En dehors de sa charge auprès du Saint évêque, il travaille comme cultivateur dans un vignoble des environs (près de Rouillon, dans la sarthe). Saint-Liboire vivant ses derniers instants, Saint-Martin se rend au Mans pour s’occuper de sa succession. Arrivé aux abords de la ville, il aperçoit Victor travaillant et un signe du Ciel lui fait comprendre qu’il est celui qui doit succéder à Liboire. Invité à suivre Saint-Martin, Victor se retrouve donc en présence du clergé et des fidèles rassemblés pour l’occasion, et qui approuvent ce choix à l’unanimité. Hésitant, il invoque son état d’homme marié pour refuser cette charge, mais l’obstacle est vite balayé lorsque Maura, invitée à se présenter, accepte de bon gré de se considérer désormais comme une sœur pour Victor. Peu de temps après, elle demande encore à Saint-Martin de lui remettre le voile des religieuses et de baptiser son fils, alors âgé de 10 ans. L’épiscopat de Victor dure un peu plus de 30 ans, et de nombreux miracles sont opérés sur son tombeau (+ 422)
Les Églises font mémoire…
Catholiques d’occident : Alexandre de Bergame (III-IV s.), martyr (calendrier ambrosien) ; Geronce (1er s.), évêque de Talco (Italica) (calendrier mozarabe)
Coptes et Éthiopiens (20 misra/nahasë) : Les sept dormants d’Ephèse (IIIe s. ; Église copte) ; Salama le Traducteur (+1388), métropolite (Église d’Éthiopie)
Luthériens : Wulfila (+env. 383), évangélisateur des Goths ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wulfila
Werner Sylten (+1942), témoin jusqu’au sang à Berlin
Maronites : Zéphirin 1er (IIIs s.), pape ; Adrien et Nathalie de Nicomédie (IVe s.), martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Adrien, Nathalie et leurs compagnons de Nicomédie, martyrs ; Tykhon de Zadonsk, évêque et thaumaturge (Église russe) Voir ci-dessous
Syro-orientaux : Shirin (Meskenta) et ses deux fils (+445), martyrs (Église assyrienne)
TYKHON DE ZADONSK (1724-1783) pasteur et moine
En 1783 meurt Tykhon de Zadonsk, moine et évêque du diocèse local, en Russie. Né à Korotsk en 1724, Timothée Savelic Sokolov entra à seize ans au séminaire de Novgorod. En 1758, il reçut la tonsure monastique et fut ordonné prêtre. Élu évêque de Voronej en 1763, Tykhon se retira cinq ans plus tard au monastère de Zadonsk en raison de graves problèmes de santé.
Fin connaisseur de la théologie latine et du piétisme allemand, il contribua à répandre une spiritualité empreinte de la contemplation du mystère de l’amour de Dieu qui s’est révélé dans le Christ souffrant. L’attention qu’il porta au mystère de la croix l’aida ainsi à affronter ses limites considérables en présence des gens – il était très lunatique et irascible- au point de lui faire apprendre l’accueil et la douceur, surtout envers les petits de son temps qu’il ne manqua jamais de défendre la nécessité se présentait. C’est la raison qui fit de lui un starets très aimé des pauvres et l’un des saints les plus vénérés de la Russie moderne. Dostoïevski trouva aussi en lui son inspiration pour esquisser, dans son chef-d’œuvre Les frères Karamasov, le portrait célèbre du starets Zosime.
Tykhon vécut en reclus les quatre dernières années de son existence, se préparant dans la solitude et la prière à la rencontre face à face avec Dieu.
Lecture
Ô pur amour, véritable et parfait !
Ô lumière essentielle !
Donne-moi la lumière pour qu’en elle je reconnaisse ta lumière.
Donne-moi ta lumière pour qu’en elle je voie ton amour.
Donne-moi de voir en elle ta miséricorde de père.
Donne-moi un cœur pour t’aimer,
des yeux pour te voir, des oreilles qui entendent ta voix,
des lèvres capables de parler de toi et le goût de te savourer.
Donne-moi l’odorat pour humer ton parfum,
des mains pour te toucher et des pieds pour te suivre.
Sur terre et dans le ciel, je ne désire que toi, mon Dieu !
Tu es mon unique désir, ma consolation,
la fin de toute angoisse et de toute souffrance.
(Tykhon de Zadonsk, Donne-moi la lumière)
Prière
Successeur des apôtres, gloire des saints évêques, docteur de l’Église orthodoxe, prie le Seigneur de tous les hommes, qu’il donne à tous la paix et qu’il ait de nos âmes grande pitié.
MARTYRS JUIFS DU RÉGIME STALINIEN (m.1952)
En 1952, sur l’ordre de Staline, vingt-six intellectuels juifs sont assassinés secrètement.
Le dictateur soviétique fomentait depuis longtemps l’arrestation de tous les artistes juifs et la fermeture de toute institution yiddish. Au nombre des victimes se trouvent plusieurs chefs et organisateurs du Comité juif anti-fasciste, qui jouaient un rôle-clef dans la vie culturelle juive. Sous le coup de l’accusation de « nationalisme juif », leur élimination voulait frapper au cœur le judaïsme russe.
Lecture
Pourquoi ? Ne demandez pas, ne demandez pas pourquoi ! Tout le monde le sait, du meilleur au plus méchant des goyim : le plus méchant a fourni la main des bourreaux ; le meilleur est là à regarder, les yeux mi-clos, faisant mine de dormir.
Non, personne ne demandera justice, personne pour faire une enquête, personne ne demandera pourquoi.
Notre sang ne vaut pas cher, on peut le verser. Ils peuvent nous tuer, ils peuvent nous assassiner impunément. (Yitzhak Katzenelson, Le chant du peuple juif massacré)
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